Après la levée de motion de grève des agents de la santé : Tiraillement entre le Syntraco et le front de la santé au Chd-Op

juin 30, 2009

Les différents syndicats intervenant dans les officines de santé du Bénin sont sortis de leur long mouvement de grève, fragilisés et divisés. Hier à Porto-Novo, le Syntraco est monté au créneau pour dénoncer la création d’un front des syndicats de la santé sur leur dos. Le président du front refuse leur accusation. La situation pourrait déteindre sur les prestations du Chd-Ouémé/Plateau.
Après la sortie du Fesyho, du Syntrasesh et du Syntra-Fms, c’est le Syntraco, c’est-à-dire le Syndicat des travailleurs contractuels locaux du Chd-Ouémé/Plateau qui est monté au créneau pour fustiger la création d’un front des syndicats de la santé sur le dos des syndicats suscités à la veille de la rencontre avec le chef de l’Etat pour parler et agir en leur nom. Pour le secrétaire général du Syntraco, M. Michel Houémagnon, il s’agit d’un acte de trahison perpétré par certains responsables syndicaux, pour s’arroger la paternité du mouvement de grève qui a secoué le secteur de la santé. «  La motion de grève levée le 15 juin dernier par le Syntraco, ne concerne guère sa formation syndicale », renchérit-il. Il considère d’ailleurs le front comme un club de supercherie qui veut profiter de la situation en cours pour se faire une place dans le monde syndical et soutenir le gouvernement. Il en veut pour preuve les déclarations de remerciement du front sur les ondes de radio et, la levée précipitée de la motion. Le Sg-Syntraco et ses militants ont dit leur engagement à combattre le front jusqu’au bout. Cette crise qui couve n’a pas empêché  le Syntraco d’inviter le gouvernement à régulariser très vite les dossiers des contractuels qui n’ont pas encore perçu les 50%  des primes à cause des erreurs que comportent les listes de paiement. Il invite le gouvernement  à revenir sur sa décision de suppression des primes et le rapprochement du délai de paiement des 25% prévu pour 2011. Un moratoire de trois mois est donné au gouvernement pour régler les problèmes évoqués.

Du berger à la bergère

Les accusations du Syntraco ont été vite balayées du revers de la main par le président du front des travailleurs du secteur de la santé, M Chitou. Pour lui, il ne s’agit pas d’une manœuvre politique. A en croire ses propos, les différents syndicats en grève dont le Syntraco étaient invités à la bourse du travail pour une séance de travail quand l’idée du front a germé. L’objectif était d’empêcher les agents des officines de santé où les primes exceptionnelles ont été payées d’aller négocier en leur place auprès du chef de l’Etat. «  Le Sg-Syntraco était dans la salle quand le front a été créé. Mais il n’a pas marqué son désaccord. Ce front regroupe les Ape. Il a enregistré l’adhésion du Sg du syndicat des contractuels locaux de l’hôpital du Zou, de M Ambroise Akoha  et de Mme Gninmassou également Sg du Syndicat des contractuels locaux du Borgou. Ces deux responsables sont membres de la Fédération des syndicats des hôpitaux  du Bénin dont M. Houémagnon est le premier responsable », a exposé M Chitou. Pour ce qui concerne la levée de la motion jugée précipitée, il estime que dès que les syndicats des contractuels locaux et des travailleurs recrutés sur mesures sociales ont décidé de prendre la portion congrue proposée par le gouvernement, cela signifie qu’ils ont accepté les conditions et l’échelonnement fait unilatéralement par le gouvernement. C’est pourquoi ils ont levé la motion après que le paiement ait démarré. Pour M Chitou, tous les travailleurs des départements du Zou, du Mono, du Borgou et de l’Atacora ont suivi leur mot d’ordre puisqu’ils ont repris le travail en respect de la décision du front. C’est seulement le Syntraco dans l’Ouémé qui a traîné jusqu’au jeudi dernier. Pour lui, le Syntraco ne peut pas empêcher l’application de la convention 87 de l’Oit qui consacre la pluralité syndicale.

Tobi Ahlonsou

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Brevet de technicien supérieur pour l’année 2009 : Le ministre Abiola lance la première épreuve à Parakou

juin 30, 2009

Hier a effectivement débuté sur tout le territoire national, les épreuves de l’examen du Brevet de technicien supérieur. Le tout nouveau centre de la commune de Parakou a enregistré le lancement officiel des épreuves de cet examen. C’est le ministre de l’enseignement supérieur le professeur Abiola François qui l’a fait.
La comptabilité et gestion est l’épreuve par laquelle le Ministre François Abiola a lancé  officiellement hier à Parakou, l’examen du Brevet de technicien supérieur Bts. Le ministre avant de procéder au lancement de cette épreuve, a invité les candidats à la sérénité. Il n’a pas manqué de les inviter à de bons comportements au cours du déroulement de cet examen. Le ministre a signifié aussi bien aux examinateurs qu’aux étudiants en composition, sa volonté de voir cet examen pour son premier coup d’essai, être un coup de maître. Pour la circonstance, le ministre Abiola était accompagné du conseiller technique à l’éducation du chef de l’Etat Monsieur Chabi Bio Orou, du préfet des départements du Borgou/Alibori Dénis Ali Yérima, du deuxième adjoint au maire de Parakou et du recteur de l’université Simon Apkona.
Le préfet des départements du Borgou/Alibori Dénis Ali Yérima s’est réjoui de l’effectivité à compter de la date d’hier du déroulement du Bts dans son département. Il a rappelé combien est important pour son département, la création de ce centre de composition.
L’examen dans son ensemble a bien débuté dans le centre de Parakou. Quelques irrégularités mineures ont été enregistrées. Il s’agit entre autres, de l’omission du nom d’un candidat sur la liste d’émargement.
Au centre de Parakou composent 389 candidats. Les 389 candidats sont répartis comme suit : en informatique industrielle maintenance, 65 ; informatique de gestion, 17 ; comptabilité gestion, 159 ; banque finances d’entreprise, 40 ; marketing et action commerciale 93 ; secrétariat bureautique, 13 ; management des ressources humaines, 47 ; communication d’entreprise 11 ; télécommunication 02 ; tourisme 02.

Boniface Koawolé Biaou

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Lutte contre l’inondation à Cotonou et environs : La contribution des sapeurs pompiers soulage les populations

juin 30, 2009

Les  sapeurs pompiers  ne croisent pas les bras face aux inondations qui sévissent  actuellement dans la vile de Cotonou  et  environs. Plus d’une centaine de  ces hommes aux bérets rouges,  s’attèlent   depuis les premières pluies,  à secourir à l’aide de motopompes,  les victimes de ce phénomène récurrent. Et la joie des populations justifie la satisfaction qu’elles expriment.
Le colonel  Laurent  Amoussou, commandant du Groupement national des sapeurs pompiers et ses  hommes sont actuellement en guerre contre l’inondation. Ils sont près d’une centaine  à travailler d’arrache-pied dans  Cotonou et ses environs, afin de soulager les sinistrés. Les quatre officiers, les  seize sous-officiers et quatre-vingts militaires de rang,  ont pris l’engagement  de sauver les victimes de l’inondation.  La stratégie est toute simple, mais très efficace. Ils aspirent l’eau qu’ils  évacuent  à l’aide des motopompes et autres engins d’intervention. «  L’opération est menée là où il existe un déversoir », a notifié le colonel Laurent Amoussou, avant de saluer  l’efficacité de la  mesure  dans les  quartiers  comme : Cadjèhoun, Saint-Jean,  Camp Marié,  Camp Guézo,   Akpakpa Sodjèatinmè, Cocotomè et Godomè, pour ne citer que ces zones d’interventions. Les populations, surtout les  sinistrées d’Abomey- Calavi, ont également bénéficié  de l’intervention des bérets rouges. Et c’est en collaboration avec le maire de Calavi le colonel Hounsou-Guèdè que les hommes de Laurent Amoussou ont accompli   leur mission au bonheur  des  riverains. «  Nous continuerons d’intervenir à la hauteur de nos moyens jusqu’à satisfaction des populations », a rassuré le colonel, avant d’inviter les sinistrés à continuer par faire confiance aux  sapeurs pompiers  toujours engagés, selon lui,  au service des populations. « Nous tirons fierté du mieux-être des populations », a-t-il ajouté. Toujours selon lui, II  existe chez les sapeurs pompiers,  un dispositif annuel   pour secourir  les personnes inondées. Cette opération de sauvetage  des personnes inondées s’inscrit dans les  attributions des sapeurs pompiers.  L’opération  ajoute-il,  consiste à aspirer à l’aide des motopompes de l’eau  des maisons inondées sans pour autant créer  le phénomène de l’osmose. C’est à  chaque période pluvieuse que les sapeurs pompiers s’engagent à  sauver les populations victimes de l’inondation dans la ville de Cotonou à l’aide des motopompes, a indiqué le colonel.  Ce service est gratuit et toute personne en pareille difficulté, peut solliciter l’expertiser des sapeurs pompiers en la matière, a-t-il ajouté. A côté des exploits qu’ils réalisent dans  plusieurs domaines, les hommes de  Laurent Amoussou veulent faire face à ce problème récurrent de l’inondation. « L’Etat a mis les moyens à notre disposition. Le matériel est  également disponible et les ressources humaines  sont également prêts pour conduire à bien cette opération », a fait remarquer le colonel commandant  du groupement  des sapeurs pompiers. Mais de nombreux défis  s’imposent, selon le colonel. Il s’agit de l’augmentation de la couverture opérationnelle à travers la création de nouveaux centres de secours ; de l’intensification des actions de sensibilisation sur la prévention des catastrophes puis,  de l’élaboration des schémas départementaux d’analyse et de couverture des risques. Le gouvernement  doit regarder un peu du côté des bérets rouges qui, en ces temps de pluies et d’inondation,  réalisent des prouesses afin de rendre heureux les sinistrés. En dehors de leurs domaines  d’intervention, ils se montrent encore plus disponibles  à lutter contre l’inondation, malgré les moyens dont ils disposent.

Junior Fatongninougbo

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La Sbee : un cauchemar ?

juin 30, 2009

Les ménages auront à subir la dureté de la hausse des prix de l’eau et de l’électricité. La Société Béninoise de l’Electricité (SBEE) tente de se maintenir. Et pour y parvenir, les dirigeants sont prêts à faire toutes les réformes possibles. La seule option qui reste à cette société est d’augmenter le prix de l’électricité. Le gouvernement comme à son habitude ne prépare aucun Programme d’Information d’Education et de Communication (IEC) sur la question. Les arguments avancés sont plutôt d’une fatalité un peu déconcertante. On avance que c’est une recommandation de la Banque mondiale. Qui dirige le Bénin ? Si c’est la Banque mondiale qui devrait dicter au Bénin ce qu’il convient de faire, inutile de continuer à organiser des élections présidentielles dans le Pays. Il suffit de demander à la métropole de nous fournir des présidents. Ce que les consommateurs (il n’existe plus d’associations de consommateurs au Bénin) auraient voulu, c’est une argumentation claire et limpide. On sait depuis que le niveau des eaux est souvent l’argument avancé par les autorités. On sait aussi que le Bénin ne peut pas continuer à subir les humeurs des dirigeants de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo . La vérité est que le Bénin est endetté mais alors gravement. Le Bénin a des problèmes financiers énormes. Le Bénin est malade de sa mauvaise gestion. La Sbee a des problèmes parce que ses dirigeants sont à court d’idées. La Sbee a des problèmes. Le Bénin du changement a investi près de 70 milliards dans cette société désormais moribonde. Que faut-il faire ? Augmenter le prix de l’électricité pour permettre aux populations d’apurer des dettes occasionnées par des individus irresponsables qui ont détourné l’argent du contribuable est une pilule amère. On ne sait pas comment les populations vont se comporter face à ces  » hors-la-loi  » qui ont volé l’argent de l’électricité pour se construire des villas d’une bourgeoisie insultante dans les quartiers du pays où la pauvreté danse de la  » Samba  » ? Les dettes du Bénin sont évaluées à des dizaines de milliards. Que peut-on faire aujourd’hui sans énergie ? Rien. L’énergie est la condition sine qua none de toute émergence. Un pays longtemps dans le noir développe des vices dangereux : le vol, l’illettrisme, la fécondité absurde… Le gouvernement doit expliquer abondamment pourquoi l’augmentation du prix de l’électricité peut permettre à notre pays de commencer à être à jour vis-à-vis de la Communauté Electrique du Bénin (Ceb). Le Bénin peut ressurgir si les dirigeants lancent des signaux forts contre l’impunité envers ceux qui ont pillé la Société en empochant les redevances. Sans cette volonté, toute hausse du prix de l’électricité serait impopulaire. Et ce serait bien dommage pour un gouvernement qui a pourtant fait de l’industrialisation, une priorité majeure. Comment peut-on y arriver lorsqu’on sait que dans tout l’espace Cedeao, c’est le Bénin qui souffre le plus de ce manque d’électricité atroce ?

Marie-Richard Magnidet

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Interpellation du Chef de l’Etat sur les propos attentatoires de Fagnon à Dassa : Yayi envoie ses Ministres pour le formalisme à l’hémicycle

juin 30, 2009

Interpellé par le parlement au sujet des déclarations attentatoires à la démocratie du Ministre des transports,  Nicaise Fagnon à Dassa, le Président de la République n’effectuera effectivement pas le déplacement de ce jour. Il sera représenté par le Ministre Zachari Baba Body pour répondre aux députés.
Le Chef de l’Etat ne sera pas effectivement face aux députés ce jour comme l’a annoncé son  Ministre porte-parole du gouvernement, M. Victor Topanou. C’est le Ministre Zachari Baba Body qui répondra des propos du ministre Fagnon qui portent atteinte à la liberté d’association et au multipartisme au Bénin. Propos  tenus à Dassa au détour d’une activité politique au nom des Fcbe. A en croire les déclarations du  ministre porte-parole du gouvernement sur le plateau de la télévision canal3, c’est le ministre chargé des relations avec les institutions M. Baba Body qui se chargera de la mission. C’est une mission embarrassante. On peut en déduire que c’est pour cela que le Ministre Topanou a jeté son dévolu sur Me Baba Body, avocat de profession, pour défendre son collègue d’une part, mais surtout le Président de la République interpellé, d’autre part. C’est simplement à un formalisme que les Béninois  assisteront, quel que soit le membre du gouvernement qui sera enfin désigné par le Président de la République. Parce que  les Ministres, les députés et les personnalités proches du régime du changement ont tous banalisé l’acte du Ministre. Leur opinion est connue sur le sujet. Pour eux, M. Fagnon n’a pas agi en qualité de membre du gouvernement parce qu’il ne serait pas parti faire une activité entrant dans le cadre de ses prérogatives gouvernementales.  Pour les Ministres du gouvernement et certains barons du régime, il a agi sous la casquette de citoyen ordinaire, militant Fcbe. Les opposants ont déjà annoncé les couleurs.  Que le ministre Fagnon interdise les manifestations d’un autre parti outre que la Fcbe à Dassa publiquement est très grave et nuisible à la démocratie béninoise. Que  le gouvernement considère que Fagnon a posé son acte en qualité de militant Fcbe ne pose pas de problème à tous les égards. Mais,   le Président de la République qui a prêté serment pour préserver la paix et l’Etat de droit devrait rappeler son ministre à l’ordre, à défaut de le désavouer. Sa formation politique Fcbe devrait faire de même si elle ne se retrouve pas dans ses déclarations tendancieuses. Mais, c’est le contraire qui a été observé jusqu’à l’interpellation du Chef de l’Etat. Ce comportement du gouvernement, de son chef et des responsables Fcbe ou Umpp s’assimile à un consentement.

Tobi Ahlonsou

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Voyage du Chef de l’Etat à l’étranger : Boni Yayi poursuit son périple en Libye ce jour

juin 30, 2009

Absent depuis vendredi dernier de Cotonou, le Président Boni Yayi  sera ce jour au sommet extraordinaire du Maep en Libye. Il poursuivra le 1er juillet avec le sommet de l’Union africaine.
Le Chef de l’Etat sera absent jusqu’au 3 juillet au moins. C’est ce que l’on peut retenir du programme de son périple à l’étranger. Du Koweït où il était depuis le vendredi dernier, le Président de la République se rend ce jour mardi 30 juin 2009 à Syrte en Lybie. Il participera au 21 ème sommet du Comité des Chefs d’Etat et de Gouvernement chargés de la mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) au 11 ème forum du Mécanisme Africain d’évaluation par les pairs (Maep). Mais dès le 1er juillet s’ouvre le sommet de l’Union africaine où il sera question de l’agriculture surtout en vue de développer le continent africain. Le chef de l’Etat y conduit la délégation béninoise. C’est dire que le Président de la République est absent encore pour environ trois jours du territoire national. On comprend alors l’accalmie qu’il y a chez les marcheurs, même si au sein de sa famille politique des voix continuent de s’élever pour dénoncer des mauvais traitements internes. Ce sera certainement la tasse de thé à servir au Chef de l’Etat dès son retour à Cotonou. Pour l’heure, en plus des ennuis économiques qui font courir le Chef de l’Etat, il doit répondre aux obligations de coopération ou de représentativité du Bénin dans les regroupements régionaux.

Guy Constant Ehoumi

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Aéroport international de Cotonou : Baptême de l’air pour cinq journalistes à bord de l’avion présidentiel

juin 30, 2009

Cinq journalistes et des militaires de l’Etat-major de l’armée de l’air appuyés par le Général Robert Gbian ont décollé hier à l’aéroport international de Cotonou autour de 15 heures à bord de l’avion présidentiel pour un survol à la ronde de la ville de Cotonou. Le but de cette opération, selon le Colonel Camille Mitchodjèhoun, est de montrer aux Béninois que l’avion présidentiel n’est pas en panne et qu’il peut aller même aux Etats-Unis.
 « Comme tout autre appareil que vous avez en main, il peut avoir une panne. Mais ici, ce n’est pas le cas. Je voudrais tout simplement vous dire que cet avion est bel et bien en état de voler. Je vole sur cet avion qui a des caractéristiques que je vous avais donnés la dernière fois et que je suis en mesure de répéter » C’est par ces propos que le Colonel Camille Mitchodjèhoun a rassuré hier les journalistes qui ont fait le déplacement de l’aéroport international de Cotonou après les informations qui ont circulé au sein de l’opinion publique au sujet de l’avion présidentiel acquis par l’Etat béninois depuis quelques semaines. Abordant les caractéristiques de cet appareil objet de toutes les polémiques, le Colonel Mitchodjèhoun dira qu’il s’agit d’un Boeing 727-200 équipé de trois moteurs fabriqué dans les années 80 et qui a subi récemment un Check C qui l’a ramené à la vie zéro. Cet appareil dont les qualités ont été vantées par le Chef d’Etat-major de l’armée de l’air  a une autonomie de vol de sept heures. Il peut transporter jusqu’à 46 passagers Vip à une altitude variant entre 11.000 et 13.000 m. Cet avion, a-t-il dit, est équipé de trois moteurs  pour pallier  toute déficience qu’on pourrait enregistrer dans les phases multiples de vol, à savoir le décollage ou l’atterrissage pour la grande sécurité de la Haute Autorité. Par ailleurs, le Colonel Mitchodjèhoun a fait observer que l’appareil est équipé de dispositifs pour amoindrir le bruit. Il est capable de voler dans tous les pays européens, même au Etats-Unis, a-t-il ajouté. Cependant, il est à noter que pour aller aux Etats-Unis, l’avion doit faire une escale technique afin de se ravitailler, de revérifier les systèmes avant de repartir, toujours pour la grande sécurité du Chef de l’Etat. « Nous ne sommes pas une exception dans ce domaine. Beaucoup de pays africains comme la Côte d’Ivoire font des escales techniques avant d’aller aux Etats-Unis », a rassuré le Chef d’Etat-major de l’armée de l’air. Il a profité de l’occasion qui lui a été offerte pour lever un coin de voile sur le fait que le Chef de l’Etat n’ait pas emprunté cet avion acquis récemment pour certains de ses voyages. « Ce n’est pas parce que je suis immensément riche que je dois acheter un gros camion Titan pour aller à un mariage. Une petite voiture me suffit. Je veux faire comprendre par là que la délégation du Chef de l’Etat qui devrait se rendre au Gabon était composée d’environ cinq personnes. La question, c’est de savoir si pour un pays comme le nôtre, c’était très indiqué de prendre un gros avion pour s’y rendre quand on compare le coût qu’il faut pour exploiter un gros avion de cette capacité. Pour le nombre que constituaient les membres de la délégation, c’était très opportun de partir avec un plus petit avion », a révélé  le Colonel Mitchodjèhoun.

Affissou Anonron

L’avion présidentiel  ira bientôt en check C
L’avion présidentiel n’est certes pas en panne.  Mais il doit aller bientôt en check C, selon les responsables qui  ont la charge de son fonctionnement.
Le gouvernement a voulu montrer aux journalistes hier que l’avion présidentiel n’était pas en panne. Mais  le développement qui a suivi l’arrivée des professionnels des médias à l’aéroport ne les a pas convaincus de la bonne forme du Boeing 727-200. La première situation qui a surpris les journalistes, c’est bien le fait que sur les 40 passagers programmés pour faire le baptême de l’air avec l’avion présidentiel, seul  cinq  ont pu entrer dans l’appareil pour faire le tour. Or, le Boeing serait de 45 places. En plus des cinq journalistes, les hommes de l’armée ont pris part au voyage témoin. Mais si l’avion a pu décoller facilement, son atterrissage a inquiété plus d’un.  Le bruit qui a suivi l’atterrissage était en effet semblable à celui d’un détonement de pétards. Ceux qui étaient à bord de l’appareil ne l’ont pas vécu à cause du dispositif mis en place pour amoindrir le bruit à l’intérieur. Déjà avant l’embarquement pour un survol à la ronde sur la ville de Cotonou, le Colonel Camille Mitchodjèhoun avait dit que cet appareil piloté par un équipage anglais irait bientôt en check C pour la grande sécurité de la Haute autorité.  Cela semble confirmer les inquiétudes des uns et des autres. Par rapport à ces inquiétudes, le Général Robert Gbian, Directeur du cabinet militaire du président de la République, se veut plutôt rassurant. Pour lui, il n’y a pas de doute à avoir par rapport à l’état de cet appareil que le Bénin n’est pas le seul à avoir. C’est d’ailleurs le même avis qu’ont exprimé les journalistes qui ont fait un baptême de l’air avec cet appareil présidentiel.

Guy Constant Ehoumi

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Tendance à la remise en cause des engagements pris par Obasandjo : Yar’ Adua rend la vie dure à Boni Yayi (Les espoirs du Chef de l’Etat par rapport à la coprospérité s’envolent)

juin 30, 2009

Alors que sous le président Obasandjo, le Bénin et le Nigeria ont semblé filer le parfait amour, avec comme fruit cette fameuse alliance pour la coprospérité, l’actuel président nigérian donne l’impression de ne pas être du tout chaud pour cette affaire. Chaque jour que Dieu fait, les relations entre les deux pays se détériorent  au point  où on est tenté de croire que le voisin nigérian n’a aujourd’hui qu’une seule ambition : mettre le Bénin à ses bottes en l’asphyxiant économiquement.
Du 12 au 13 février 2007, 450 participants ont pris part au 1er forum économique sur la coprospérité entre le Nigeria et le Bénin.  Quatre objectifs ont été assignés à ce forum : le renforcement des relations d’affaires entre les deux pays ;  la présentation des nouvelles opportunités d’affaires qui s’offrent dans des secteurs variés, notamment le tourisme et l’éco-tourisme, l’agro-alimentaire, la production et le transport de l’énergie électrique, les télécommunications, le pétrole, l’immobilier et les travaux publics ;  la présentation du cadre incitatif nouveau mis en place au Bénin par le Président Boni Yayi pour encourager et promouvoir les investissements ; la définition des mécanismes souples pour favoriser la création des entreprises. Plus de deux ans après cette grande messe présidée par les présidents Olusègun Obasanjo et Boni Yayi, la coprospérité est malheureusement au point mort. Aujourd’hui, le Nigeria fait du Bénin ce qu’il veut en jouant sur sa monnaie. Il n’est d’ailleurs pas exagéré de dire que le président Yar’Adua a choisi de mettre entre parenthèses les acquis de ce forum qui avait pourtant suscité un grand espoir au niveau des opérateurs économiques béninois. A en croire les témoignages de certains d’entre eux, les échanges commerciaux entre le Bénin et le Nigeria ont considérablement chuté, que ce se soit dans le secteur formel que dans le secteur informel à cause de la fluctuation du Naïra. Dans le domaine des véhicules d’occasion par exemple, les Nigérians qui sont les gros clients des importateurs béninois ont déserté les parcs, réduisant cette activité au ralenti. C’est d’ailleurs tirant leçon de cette situation catastrophique pour l’économie béninoise que le Président Boni Yayi s’est rendu à Abuja il y a quelques semaines. A l’occasion de cette visite,  on avait pensé à une reprise sinon à un réchauffement des relations entre les deux pays. Mais hélas ! Le compte rendu fait de cette visite appuyé par l’intervention du Ministre  des affaires étrangères sur les résultats de cette visite pouvait laisser croire à cela. Il avait en effet été entre autres question de la nécessité de tenir au plus tôt les travaux de la commission mixte de coopération entre les deux pays aux fins de passer en revue un certain nombre de questions touchant à la coopération entre les deux pays dans des secteurs vitaux de l’économie. Ces assises bénino-nigérianes devaient être l’occasion de faire avancer  les dossiers  de coopération restés bloqués jusque-là.  Il avait été même dit, par la voix du Ministre des affaires étrangères, pour montrer l’importance de ces assises, que les conclusions des travaux devaient être validées par les deux chefs d’Etat en marge du sommet de la Cedeao le 22 juin 2009 à Abuja. Mais, de tout cela, rien n’a été. Visiblement, les travaux de la commission mixte réunie à Abuja n’auraient pas comblé les attentes, tant du côté nigérian que du côté béninois. Du coup, les deux chefs d’Etats n’avaient plus pratiquement rien à se dire, contrairement à ce qui avait été annoncé. En réalité, cette situation serait dû  à l’inconstance de nos voisins nigérians dans leur volonté de coopérer avec le Bénin. Au-delà des intentions, ils ne donnent aucune preuve de leur volonté de traiter avec le Bénin en partenaire. C’est tout comme s’ils  prenaient notre pays comme une province du Nigeria. Alors qu’on nous rabat les oreilles ici de coprospérité et de partenariat gagant-gagant. En réalité, ce qui se passe entre le Bénin et le Nigeria aujourd’hui est symptomatique de la volonté du gouvernement  nigérian de faire échec à tout ce qui avait été entrepris sous Obasandjo. Tout le reste n’est qu’hypocrisie. Ce que refuse de voir ceux qui nous gouvernent actuellement par manque de vision prospective. C’est vrai que dans la situation économique difficile que traverse le Bénin, se mettre à dos le géant nigérian, c’est se mettre la corde au cou. Mais, comme Boni Yayi a le dos au mur, que lui reste t-il à faire ? C’est la grande interrogation.

Affissou Anonrin

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Acquisition d'un avion par le Bénin : Devoir de reconnaissance de Kogui N'Douro à Kérékou

juin 29, 2009

 L’avion béninois est désormais disponible. Le Chef de l’Etat, les autorités béninoises et même les « Ecureuils du Bénin » pourront désormais se déplacer avec un moyen personnel du Bénin pour les grands événements à l’étranger.  L’œuvre entreprise depuis des années par le Président Mathieu Kérékou a été reconnue par le Ministre de la défense Kogui N’Douro.

Un avion finalement pour le Bénin. Le projet est devenu réalité. Le gouvernement du Général Mathieu Kérékou a eu le mérite d’engager le processus. Et depuis le mardi dernier l’avion trône sur le tarmac de l’aéroport Cardinal  Bernardin Gantin de Cotonou. A la réception du joyau, le Ministre de la Défense nationale M. Kogui N’Douro a reconnu le mérite du gouvernement Kérékou qui avait acquis l’appareil, même s’il était encore au sol. Ce bœing 727-200 volant à 9 km/h avec une altitude de 13000m a été suivi et remis en forme pour intégrer désormais comme patrimoine béninois. Le gouvernement s’en réjouit et le peuple aussi. Désormais, il n’y aura plus d’avion stop pour le Chef de l’Etat. Le devoir de reconnaissance au gouvernement du Général est à l’actif du Ministre Kogui N’Douro. Car, reconnaître à César ce qui  lui est dû et   à Dieu ce qui lui revient est un acte de grandeur. Tous les actuels dirigeants n’en n’ont pas l’humilité ou la finesse.

Guy Constant Ehoumi

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Indifférence du gouvernement face aux morts dans les hôpitaux : La marche de l'opposition met le pouvoir de Yayi à nu

juin 29, 2009

Une gigantesque marche des leaders de l’opposition a parcouru les rues de Cotonou pour  échouer au Ministère de la santé hier jeudi 28 mai 2009. C’était une grande occasion pour mettre à nu du gouvernement et surtout son mutisme face aux morts dans les hôpitaux. Takpara a reçu, malgré lui, la motion.
De la place Lénine à Akpakpa le cortège a battu les pavés et le goudron pour se retrouver au Ministère de la santé. Des pancartes étaient brandies pour dénoncer les morts dans les hôpitaux et centres de santé et  le silence observé par le  gouvernement depuis plusieurs mois. La plupart des leaders politiques étaient présents. Séfou Fagbohoun, Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Léady Soglo, Issa Salifou,  Lazare Séhouéto, et la plupart des députés dont Eric Houndété, Ybatou Sanni Glèlè, Louis Vlavonou, Jude Lodjou, Gbèdiga Jocelyn Dégbey, Arifari Bako, Joachim Dahissiho,et d’autres barrons des partis politiques étaient sur le terrain. La mobilisation était totale. Les militants par milliers venus de l’Ouémé, du Plateau, du Couffo  de l’Atlantique et du Littoral ont accompagné leurs leaders pendant ladite marche. Ils scandaient des slogans hostiles au gouvernement pour montrer le tort qu’il causait au peuple qui meurt par son indifférence à satisfaire les revendications du personnel de la santé.
Lorsque les marcheurs sont arrivés au Ministère, la police a barricadé l’entrée et refusé tout accès. Elle a même voulu brutaliser des leaders. L’altercation a duré près de vingt minutes. Un émissaire du ministre est ensuite venu dire que le ministre demande de faire venir les leaders.
Takpara refuse de descendre
Le Ministre Takpara qui a voulu entre temps recevoir les leaders au portail s’est ensuite ravisé pour leur demander de venir. Mais une fois sur le terrain, il a refusé de descendre de l’escalier de l’entrée principale du bâtiment à étages où il travaille. Toutes les explications pour l’inviter à descendre les marches pour recevoir la motion ont été vaines. Il est resté collé au mur de l’entrée. Il a demandé de vernir lui remettre leur papier et il transmettra. La tension a monté, Issa Salifou de l’Upr, Saka Fikara du Mds, et Moukaram Badarou du Prd, sont allés lui dire qu’ils resteront aussi longtemps qu’il refusera de descendre, ou, au mieux, ils marcheront sur la Présidence. Tout cela n’a rien donné. Le porte- parole des jeunes de la coalition des différents partis, M. Mathias Agon a dû lire la Motion. Il est ensuite allé la remettre au Ministre et les leaders ont fait demi tour laissant le Ministre à sa place. Après leur départ, le ministre s’est adressé aux journalistes pour déclarer que « le gouvernement n’a pas attendu la marche avant de régler le problème des paramédicaux. Depuis hier, les primes sont déjà mises à la disposition des régies pour être payées aux ayants droit ». Les ledears très fâchés ont dénoncé l’attitude du Ministre qui n’aurait pas eu d’égard à toutes les autorités et personnalités qui ont marché et à qui il devait le respect d’écouter et de prendre la motion dans les  formes requises.
Tout compte fait la marche a réussi, ont dit les organisateur et le gouvernement a été mis à nu. Le peuple vient ainsi de désavouer, selon eux, le comportement du gouvernement vis-à- vis des travailleurs dans les centres de santé.

Guy Constant Ehoumi

Quelques déclarations après la marche

Arifari Bako : Je pense que nous avons mené une action citoyenne de défense du ministère public, dont celui de la santé. Nous sommes arrivés au ministère pour soutenir la lutte que mènent les travailleurs du domaine de la santé et nous avons essuyé une fin de non recevoir du ministre de la santé qui a tout simplement refusé de recevoir tout ce parterre de personnalités venues défendre  le service public de la santé. C’est l’expression d’un mépris, c’est malheureusement aussi l’expression d’un déshonneur pour eux.

Joachim Dahissiho : download something about us daftpunk Vous savez que depuis un certain temps, la gestion des ressources humaines est très mauvaise. Le gouvernement ne considère pas la valeur humaine. C’est le gouvernement lui-même qui a créé des indemnités et qui a promis de payer les gens. Mais après, il est  incapable de satisfaire ce qu’il a promis. C’est bien dommage. On constate que les gouvernants sont pris à leur propre piège. Ils n’ont pas prévu tout cela dans le budget. Ils sont désormais incapables et ils gèrent le pays au coup par coup.

Jocelyn Dégbey : La marche, je pense est un acte positif. Il n’y a pas que les actes politiques qu’il faudrait soutenir. On peut soutenir des actes sociaux. Nous demandons à ce gouvernement de faire de la bonne gouvernance. Il pouvait recevoir les gens et dire ce qui existe. Nous avons toujours vu des gouvernements et il y a toujours eu de revendications.  On n’a pas commencé par eux. Il y a beaucoup de gens qui sont morts. J’ai des parents dans le cas. Ce n’est pas bon. La marche est positive et s’il y a des actions du genre à l’avenir, il faut qu’on les fasse. Par rapport  au comportement du ministre, je crois qu’il a choisi. Il est un homme de la santé. Nous sommes venus les soutenir pour régler un problème et il agit ainsi.  Il ne restera pas là de façon immuable. Demain, il ne sera plus là et nous verrons ce qu’il dira.

Eric Houndété : Nous sommes venus pour exiger l’arrêt de la mort des malades dans nos hôpitaux. La marche a été une réussite. Malgré qu’ils aient organisé une rencontre pour les  jeunes au stade de l’amitié pour les démobiliser, il y a eu du monde. Ils n’ont pas voulu nous laisser entrer dans le ministère ; c’est de la dictature. S’ils veulent nous frapper qu’ils le fassent et on va voir.

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