mai 29, 2009

L’Union a joué son rôle

Et l’opposition non déclarée décida de marcher pour faire marcher le gouvernement. C’est un acte de bravoure qu’il faut saluer, vu que le gouvernement avait l’air d’être le conquérant de la planète Bénin. Hier, le peuple a compris qu’il était temps de mettre un terme à cette cacophonie des Verts. Face à la marée humaine des jaunes et blancs, les gars ont perdu tout de leurs beaux discours. C’est cela  l’essentiel, et il faut tirer chapeau à cette Union qui a véritablement joué son rôle.

Tard que jamais!
C’est presque tout le peuple béniniois qui a poussé un ouf de soulagement hier après la démonstration de force de l’Union fait la Nation. Depuis son village de Ouèdèmè, Amangbégnon a constaté la joie des populations. C’est comme une délivrance. Elle a tardé à venir certes, mais mieux vaut tard que jamais. Vivement d’autres actions similaires pour désinfecter notre environnement longtemps empesté par les marches cauris.
 
Mea culpa
Au forum des jeunes de Kouhounou, le Président Boni Yayi a déclaré qu’il n’a jamais dit que rien n’a été fait sous le régime de Kérékou. C’est tant mieux. En fait, ce n’est pas lui qui a dit ça. Ce sont les ministres Alexandre Hountondji et Irénée Pascal Koupaki qui martelaient que les caisses de l’Etat étaient vides  au point où Yayi  était venu en sauveur. Le vrai mea culpa aurait pu provenir des auteurs de l’affront. Pourvu que ce mea culpa soit sincère.
 
Négociation quinquennale
Le gouvernement dit qu’il a entamé les négociations avec les paramédicaux depuis 2006. Depuis, les négociations n’ont pas abouti. On est en droit de nous demander si le quinquennat sera consacré à des négociations. Il y a un temps pour négocier, un temps pour agir. Et le temps qui sonne, c’est le temps des actes concrets pour la satisfaction des revendications. Le ministre de la santé aurait pu éviter ces mots de trop.

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Appréciation de l’organe de médiation : Les confessions religieuses expérimentent à succès l’Opm

mai 29, 2009

L’Organe présidentiel de médiation vient de gagner un nouveau pari. Le médiateur a fait aboutir en l’espace d’un mois le dossier de demande de dédommagement des écoles confessionnelles qui traîne depuis. Hier, le médiateur a rendu compte à la communauté catholique, protestante et musulmane ayant saisi l’Opm de la décision du gouvernement de solder par échelonnement à partir de 2009 jusqu’à 2012 .  

Saisi le 16 Avril 2009 seulement par  le collectif des communautés confessionnelles au sujet de la demande de dédommagement des écoles confessionnelles, l’Opm a déjà obtenu gain de cause. Sur un ensemble de plus de 3 milliards réclamés depuis l’avènement de la démocratie, un milliard cent soixante douze millions cinq cent quatre vingt dix neuf mille huit cent vingt neuf francs (1.172.599.829) CFA  avait été reconnu par le gouvernement béninois qui a promis de payer en 2008. Mais rien n’a suivi après. Grâce au plaidoyer de l’Opm  qui a saisi le Président de la de République et certains ministres, le conseil des ministres a pris en sa séance des 09 et 11 Mai la décision de libérer les dédommagements à partir de l’année 2010. par lettre N°160/MFE/SGM/DGB/DPB en date du 25 Mai 2009 faisant suite à la correspondance N°219/PR/OPM/DC/SG/DR/SA      du 20 Avril de l’Opm, le ministre de l’économie a notifié cette décision gouvernementale à qui de droit. En raison de ce dénouement heureux, le médiateur a convié les représentants mandataires des écoles confessionnelles en question à une séance d’information et d’échange pour partager le contenu de la lettre d’accord de principe du gouvernement. Pour la circonstance, l’Abbé Epiphane Ahouanssè, agissant pour le compte de l’église catholique, a exprimé sa satisfaction  mais ses inquiétudes au Mediateur. De meme, M Pierre Orè, inspecteur de l’enseignement secondaire à la retraite, agissant pour le compte des protestants, a abondé dans le même
sens que  son prédécesseur. Il a souhaité comme le premier, le paiement intégral des trois milliards évalués comme ce fut le cas lors de l’indemnisation des exilés et prisonniers d’opinion du régime révolutionnaire. Tadé Moucharafou représentant des  trois écoles coraniques dont  Ansar Dine salue la perspicacité du médiateur et la disponibilité du gouvernement à coopérer. Mais il souhaite l’application effective de la décision pour s’en convaincre.

Tobi Ahlonsou

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Aveux du Chef de l’Etat au Forum national de la jeunesse : Yayi veut se racheter auprès de Kérékou

mai 29, 2009

Les jeunes se sont réunis hier en un pompeux forum organisé pour eux par le gouvernement. A cette occasion, le Chef de l’Etat a dit sa honte de n’avoir rien fait encore pour eux. Mieux, il a affirmé n’avoir jamais dit que rien n’a été fait sous ses prédécesseurs. Un nouveau discours qui montre la volonté de l’homme de se racheter auprès de Kérékou.
Il faut vivre d’espoir. « J’ai honte devant vous parce qu’on n’a encore rien fait pour vous » Ainsi s’adressait le chef de l’Etat aux jeunes hier au Palais des sport du stade de l’amitié de Cotonou. Dans son intervention, le Chef de l’Etat a insisté sur le volet agricole avec tout ce que le gouvernement a entrepris actuellement dans le domaine. Ce fut l’occasion pour lui, de rendre justice à ses prédécesseurs. « Je n’ai jamais dit que rien n’a été fait sous mes prédécesseurs » a révélé Boni Yayi, sommé sans doute par sa conscience. A moins qu’il s’agisse une fois encore, d’un discours visant juste à caresser ceux dont ils parlent dans le sens du poil. Pour beaucoup, sa cible n’est autre que le Général Kérékou. Celui-là qui lui a passé le témoin mais qui a fait l’objet de toutes les humiliations possibles de la part de ses proches. Mieux vaut tard que jamais. Le mea culpa du Chef de l’Etat est à rapprocher d’autres propos enregistrés ces derniers jours, dont ceux venant du Ministre d’Etat chargé de la Défense quant au rôle joué par l’ancien régime dans le processus ayant abouti à l’acquisition de l’avion présidentiel. C’est un discours qui tranche nettement avec celui entendu à l’avènement du changement. L’approche de la fin du mandat aurait-il pour effet d’amener plus de sagesse dans la maison Cauris ?

Amener les jeunes à la terre

Pour l’heure, Boni Yayi veut que les jeunes adhèrent à sa politique. Son discours n’était ni plus ni moins qu’un plaidoyer pour qu’ils retournent à la terre. Il leur a même dit clairement qu’on ne peut pas leur dire d’aller dans l’agriculture sans les accompagner. C’est donc le sens de la rencontre. Il demande aux jeunes d’évaluer toutes les actions mises en œuvre pour assurer leur avenir. Comme quoi, les jeunes qui croyaient entendre autre message en matière d’emploi n’auront autre chose à faire que de voir comment ils pourront chercher leur emploi dans le secteur agricole. Ils doivent alors fonder leur espoir sur le champ et s’armer de courage pour s’engager dans ce secteur porteur d’espoir, selon le Chef de l’Etat. Leur adhésion totale pourra certainement booster la production agricole au Bénin. Le seul problème reste comment reconvertir les jeunes de Cotonou en pantalon et en robe pour rejoindre les champs des villages et campagnes loin des lieux de cinéma, des voies bitumées, des plages, de l’eau potable et de l’électricité ?

Guy Constant Ehoumi

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Pour mieux faire entendre leurs revendications : Le Synforb et le Syntra-Sen boycottent la journée de l’arbre

mai 29, 2009

Le Syndicat des forestiers du Bénin (Synforb) et le Syndicat national des travailleurs du secteur de l’environnement (Syntra-Sen) ont décidé de rester en marge de  cette journée de l’Arbre et menacent aussi de boycotter la campagne de reboisement de l’année 2009. A travers un communiqué signé de M. Marcel  Dagbeto, ceux-ci  reprochent à leur ministre de tutelle l’injustice  qui entoure la satisfaction de  leurs revendications.

Le 1er juin de tous les ans  la nation béninoise se  joint aux  institutions à caractère environnemental  pour célébrer la journée de l’Arbre .Pour cette édition prévue pour le lundi prochain, les forestiers et les environnementalistes réunis au sein  du Syndicat des forestiers du Bénin (Synforb) et le Syndicat national des travailleurs du secteurs de l’environnement (Syntra-Sen) ont  décidé de boycotter cette célébration et aussi la campagne de reboisement de cette année. En optant pour cette arme  de revendication, ces forestiers et environnementalistes voudraient faire entendre l’injustice qui leur est faite dans la satisfaction de leurs revendications. Selon le communiqué signé de M. Marcel Dagbeto le Secrétaire général du Synforb, à la date du 28 mai 2009, ils exigent le paiement des primes de motivation des années 2007-2008 ; la satisfaction des points de revendication  et la célérité au niveau de l’administration pour satisfaire le personnel. Aussi menacent-ils de renouveler cet arrêt de travail de 48 heures qui accompagne le boycott. Ils prennent à témoin la communauté internationale et le peuple béninois des déconvenues qu’engendrerait la sourde oreille du Ministère de l’environnement et de la protection de la nature (Mepn) et de son cabinet face à la satisfaction de leurs points de revendications.

Victorin Fassinou (Coll)

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En fin de mission au Bénin : Tévoédjrè reçoit l’ambassadeur Weyer à déjeuner

mai 29, 2009

Pour manifester l’hospitalité légendaire béninoise vis-à-vis de l’ambassadeur Weyer en fin de mission  au Bénin,  témoigner sa gratitude pour son soutien déterminant dans l’implantation, le fonctionnement et  la survie de l’Organe présidentiel de médiation, le professeur Albert Tévoédjrè a organisé un déjeuner en l’honneur de son hôte de marque. C’était hier à son domicile au Refuge du pèlerin.
Une sculpture, une robe de soir. C’est par ce geste symbolique que le Médiateur a marqué la présence béninoise dans l’esprit de l’ambassadeur du royaume des Pays Bas et son époux en fin de mission au Bénin. En prélude à cette cérémonie, il y a eu un déjeuner offert par le Médiateur à son hôte et ses amis ambassadeurs du Royaume du Danemark, de la Suisse et la représentante de la Commission de l’Union Européenne Mme Elisabeth Ferret. Les amis du professeur Tévoédjrè dont  le ministre Baba Body Zachari, l’Inspecteur général d’Etat Ali Koussé, les membres de son cabinet etc  ont tous communié avec l’ambassadeur Weyer. Ce fut un grand moment de  témoignages éloquents et patents. Pour le Médiateur, l’ambassadeur du Royaume des Pays Bas est l’un des pionniers ayant contribué à l’existence de l’Opm. Le diplomate est en fin de mission, c’est pour cette raison qu’il a organisé le déjeuner qu’il espère réparateur et inspirateur. «  C’est l’un des partenaires les plus méritants, reconnu et apprécié. J’avoue que j’admire beaucoup la coopération que nous avons eue. Vous partez, mais je voudrais que vous reteniez que  votre confiance placée en l’Opm ne sera pas trahie ». Dans une ambiance très festive, l’ambassadeur Weyer à travers  une allégorie de renard témoigne ce qu’elle a gardé de plus cher du professeur Tévoédjrè. Selon les termes de son appréciation, le Médiateur est un homme de grande expérience, de sagesse, de dynamisme et très enthousiasmé. «  Vous m’avez toujours appuyé, conseillé sur certains dossiers. Vous êtes un renard doré et éveillé » a commenté son excellence l’ambassadeur Weyer.  

Tobi Ahlonsou

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Longues files et nuits blanches à la Dds.Op : Les agents payés remercient Houngbédji et ses alliés

mai 29, 2009

Le paiement de primes exceptionnelles de motivation au titre de l’année 2008 aux personnels de la santé (agents permanents et contractuels d’Etat) a démarré à la Dds-Op tard dans la nuit du mardi 27 mai. Une poignée de personnes ont pu avoir les primes alors que la grande masse est exposée aux intempéries. Déjà des nuits blanches pour certains venus des confins du Bénin. Néanmoins, ils tiennent le coup, marquant leur gratitude à tous ceux qui ont forcé la main au gouvernement.
« Je ne veux pas vous parler car je risque de sortir des balivernes. L’essentiel est qu’on nous donne nos sous, nous ne quémandons pas ; nous réclamons nos dus » a lancé un agent de santé sous anonymat. «  La personne à remercier, c’est Houngbédji et ses alliés. N’eût été leur initiative, ce gouvernement arrogant allait continuer à nous mépriser. S’il faut toute la semaine, j’attendrai pour toucher mes primes. Je n’ai  plus confiance en ce gouvernement. Car une fois l’effet de la marche passé, ils sont capables de nous dire que l’argent est terminé » a commenté Mme Avocèvoun, infirmière d’Etat.
C’est par message radio n°2931/MS/DC/SGM/SA du 26 mai 2009 que le ministre Issoufou Takpara a saisi le directeur départemental de la santé de l’Ouémé -Plateau afin qu’il fasse diligence pour informer les différents syndicats  en grève de la décision de paiement des primes exceptionnelles de motivation qui démarre le même jour. Aussi a–t-il instruit son  directeur départemental en vue de prendre les dispositions nécessaires pour amener les syndicats à lever leur motion de grève. Le personnel de la santé, du moins les agents permanents et contractuels concernés par la décision du gouvernement, se sont dépêchés dans les locaux de la direction départementale de la santé de l’Ouémé Plateau. Une foule monstre qui a pris d’assaut la cour de Dds-Op à partir du crépuscule du mardi. Jusqu’à 23 heures de cette première journée, seuls les responsables  des syndicats ont été satisfaits. Juste pour leur donner la preuve que les sous sont disponibles, ce qui devait permettre  lever la motion de grève. Les agents lambda sont retournés bredouille dans leurs maisons. Ceux qui sont venus des zones reculées ont dû passer la nuit dans les couloirs  de la direction, la mort dans l’âme. Très tôt hier matin, ils se sont inscrits sur la liste de présence ouverte pour le paiement. Jusqu’à midi, moins d’une vingt personnes  ont réussi à parapher les documents et toucher leur prime. « Il faut au moins une vingtaine de minutes par personne pour remplir les formalités. Les choses n’avancent pas. Seuls les syndicalistes ont été payés lundi nuit. Ils ont fermé, au grand désespoir de nous tous, à 23heures environ dans la nuit du lundi. Tout laisse croire qu’ils ne se sont pas du tout préparés. J’ai passé la nuit ici pour être parmi les premiers à toucher. Voilà qu’il est  midi et  j’attends d’être appelé. C’est chiant. On ne peut pas servir dignement l’Etat et toucher ses émoluments dans ces conditions. Les autorités n’ont pas d’égard pour nous. Les syndicalistes aussi. Ils devraient,  eux, s’assurer de l’ordre et des conditions de paiement avant de prendre leur part » a regretté dame Hounmènou venue de l’un des centres de santé de la vallée. La grande masse dispersée sous les arbres, au seuil des bureaux de Dds, dans le parking, arrosés par moments  de gouttelettes d’eaux de pluies, s’impatientent dans la cour de la direction, attendant leur tour.
 Cependant quelques agents conventionnés et contractuels des hôpitaux, ceux des mesures sociales, du financement PIP etc rencontrés sur les lieux sont totalement remontés contre le gouvernement. Ils ont cru qu’ils sont concernés par les paiements en cours comme ce fut le cas au Cnhu. Malheureusement, ils ont été abandonnés à leur triste sort. Ils sont les plus nombreux dans le secteur de la santé. C’est une bombe à retardement car ils ont toutes les chances de bénéficier en cas de poursuite de leur motion de grève du soutien de leurs pairs contractuels ou agents permanents de l’Etat.

Tobi Ahlonsou

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Tournoi de football de l’Upmb : La compétition commence ce week-end

mai 29, 2009

Dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale de la Liberté de Presse, l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (Upmb) organise, entre autres activités, un tournoi de football dans les grandes métropoles du Bénin. Ainsi, pour l’édition de 2009, le tournoi qui se déroule sur terrain réduit (Petit camp) se jouera simultanément à Cotonou, Porto-Novo, Bohicon ou Abomey et Parakou.
Pour ce qui concerne Cotonou, la compétition démarre ce week-end avec des rencontres très intéressantes. Les terrains de l’Ecole Primaire publique de Gbégamey (Groupe 1) et de Kouhounou (Groupe 2) sont retenus. C’est un tournoi qui concerne les rédactions et se va dérouler en deux groupes avec les éliminatoires directes dans chaque groupe. Les vainqueurs de groupe vont se rencontrer pour la grande finale. Selon M. Brice Houssou, le président de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin, il s’agit juste de permettre aux professionnels des médias de s’amuser et de démontrer quelques talents de footballeur. Pas plus. Donc, l’enjeu n’est rien d’autre que la solidarité de corps. Le fair-play est vivement souhaité par les organisateurs. Rendez-vous donc ce samedi sur les terrains de l’EPP Gbégamey et de Kouhounou.

Pascal Hounkpatin

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Forum national des jeunes du Bénin : Trois jours de travaux pour redonner espoir à la jeunesse

mai 29, 2009

Comme annoncé, le Forum national des jeunes du Bénin (FoNaJeB) est officiellement lancé hier au Palais des Sports du stade de l’Amitié de Cotonou. C’était en présence du Président Yayi Boni, de ses ministres concernés, des membres du corps diplomatique et de plusieurs autres personnalités.
Depuis hier, le Forum national des jeunes du Bénin est entré dans sa phase active. Le Palais de Sports du Stade de l’Amitié abrite les travaux qui regroupent plus de 500 jeunes venus des 77 communes de notre pays. Dans une salle prise d’assaut par les jeunes, le chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi qui était prévu pour ouvrir officiellement le forum s’est juste contenté d’un message aux jeunes qu’il avait en face de lui. La raison de ce changement protocolaire est qu’il effectue un  voyage express en Libye. Cependant, dans un langage direct, il a tenté de montrer aux jeunes l’importance pour eux prendre en main leur propre destin. Profitant de l’occasion, Boni  Yayi a rappelé à la jeunesse béninoise tout ce qui est entrepris pour faire du secteur agricole le levier du développement de notre pays. Ainsi, il a incité les jeunes à adhérer à ce vaste projet et à s’y investir ; car, leur avenir, celui du Bénin, est également là.
Pour M. Clémént Dègbo, président du comité d’organisation, les jeunes sont les acteurs privilégiés dans la mise en œuvre efficiente des politiques et des programmes de construction d’un Bénin émergent. D’où l’annonce de la bonne nouvelle qu’est l’institutionnalisation du Forum national des jeunes du Bénin. Sur l’initiative personnelle du chef de l’Etat qui veut voir et aider les jeunes à assumer pleinement leur destin,dit-il.
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Etienne Kossi, le ministre chargé de la jeunesse a exprimé sa joie de voir le FoNaJeB s’ouvrir effectivement, et surtout a demandé aux jeunes de saisir cette opportunité pour se pencher sur leurs problèmes et trouver les voies et moyens de les résoudre de façon durable. Il avait à ses côtés Mmes Reckyath Madougou et Christine Oinsavi, respectivement ministre de la micro finance et l’emploi des jeunes et des femmes, et ministre du commerce.
Des thèmes abordant plusieurs problématiques lièes à l’éducation, à la formation à l’insertion et l’emploi des jeunes, sans oublier les questions de culture, de sports et de loisirs etc. sont au programme des trois jours de travaux qui vont se dérouler en plénières et en aeliers. Le Forum national des jeunes du Bénin prend fin samedi prochain.

Pascal Hounkpatin

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Grande mobilisation autour des problèmes de Santé sous le changement : L’Union pour la Nation teste ses forces

mai 29, 2009

La grande marche qui a agité Cotonou hier n’est pas un acte innocent. Elle est certes l’expression d’une solidarité face aux graves  disfonctionnements du système sanitaire béninois. Mais elle a été surtout l’occasion de se rendre compte de la force de mobilisation de ce qu’on appelle la vieille classe politique qui vient de prouver qu’elle peut encore faire mal.
La vieille classe peut encore frapper fort. La sortie musclée et réussie d’hier a donné la mesure de la capacité de mobilisation de ces leaders politiques que Boni Yayi a cru avoir enterré. C’était plutôt un test réussi pour cette nouvelle organisation politique appelée l’Union fait la Nation. Une organisation vielle de quelques jours seulement mais qui vient de démontrer qu’elle regroupe effectivement en son sein des gens qui savent de quoi on parle, quand on parle politique. Et les derniers soubresauts du gouvernement qui s’est hâté de prendre des mesures d’urgence n’y ont rien pu. En réalité, les organisateurs de la marche d’hier ne pouvaient que frapper fort. Face à un Gouvernement qui offre chaque jour des occasions de le flécher, il n’était que temps pour les ténors de cette opposition de se mettre en vedette. Et c’est ce qu’ils ont fait en ayant la bonne inspiration de se saisir d’un problème qu’il faut reconnaître est vraiment préoccupant, à savoir la santé des populations avec les morts qu’on ne compte plus du fait de la pagaille qui règne dans le secteur depuis des mois. Jamais le système sanitaire béninois n’a été aussi éprouvé…L’Union fait la Nation avait donc une juste et bonne occasion pour tester sa force. Et elle a été aidée en plus par les gaffes de la police et le manque de tact du ministre, qui ont contribué a donné de l’envergure à l’initiative. Ceux qui pensent avoir enterré ce qu’ils appellent la vielle classe politique savent désormais à quoi s’en tenir. Un des leaders de l’opposition n’avait-il pas dit sur le ton bien ironique qu’on lui connaît qu’ils étaient en train de s’échauffer ? Visiblement, ils veulent monter à présent sur le terrain. Par la marche d’hier, l’opposition annonce les couleurs de ce que seront les mois qui nous séparent de 2011. Toutes les fois que le Gouvernement lui donnera l’occasion de sortir, elle le fera. Et on sait désormais à quoi peuvent ressembler ses sorties.

Euloge Badou

Motion de protestation
- Considérant que le régime dit du changement, navigue à vue depuis plus de trois ans et fait une gestion émotionnelle des affaires publiques;
- Considérant que le secteur de la santé ne saurait être négligé ni faire l’objet de politique-spectacle, où nos gouvernants ne s’intéressent qu’à ce qui est visible et autour duquel on peut faire du matraquage médiatique;
- Considérant que les mesures prises depuis trois ans dans ce secteur, relèvent, au mieux, de la politique-spectacle et qu’il urge que les pouvoirs publics prennent conscience de la nécessité d’écouter les acteurs et d’établir des priorités convenables;
- Considérant que les syndicats et le collectif des hospitaliers ont posé clairement les problèmes les plus cruciaux du secteur de la santé et que les diagnostics existent;
- Considérant enfin que le gouvernement ne saurait évoquer l’alibi du manque de ressources financières, puisqu’il est passé maître dans les dépenses improvisées et le gaspillage des ressources publiques,
Nous, dirigeants et membres de L’Union fait la Nation, à travers la présente manifestation,
1. Exprimons notre sincère compassion avec le Peuple béninois des villes et des campagnes, pour tous les drames qu’ils vivent du fait de la paralysie quasi généralisée du système de santé dans notre pays;
2. Condamnons le gouvernement, pour avoir laissé mourir enfants, femmes enceintes et citoyens pauvres, pendant plusieurs mois, en adoptant une attitude de mépris et de désinvolture vis-à-vis des revendications des travailleurs de la santé. Par ce comportement, le gouvernement et surtout son Chef a violé, encore une fois, le serment qu’il a prêté en prenant la tête de l’Etat;
3. Exigeons du gouvernement une attitude d’écoute plus sérieuse et qu’il cesse de tout instrumentaliser à des fins de propagande;
4. Exigeons que le gouvernement, engage sans délai, des discussions directes, franches et ouvertes avec les travailleurs sur les problèmes qu’ils ont posés et qu’avec diligence, il les traite au mieux, au lieu de s’enfoncer dans les fuites en avant et dans une campagne électorale illégale et moralement choquante;
5. Exhortons les travailleurs, notamment les agents de santé de toutes catégories, à la patience, au discernement mais aussi à l’ouverture d’esprit, afin que les discussions avec le gouvernement aboutissent le plus tôt, à une reprise du travail, dans l’intérêt supérieur de la majorité écrasante des citoyens, dont se moque si arrogamment une minorité parvenue au pouvoir dans les conditions que vous savez, et qui tient à s’y maintenir à coup de tromperie, de diversion et de propagande.

Plus la nuit est profonde, plus proche est le jour!

Je vous remercie!
Cotonou, Jeudi 28 mai 2009

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Marche de l’opposition : Des militaires en mission s’en sont pris violemment aux marcheurs

mai 29, 2009

Malgré toutes les intimidations, les partis politiques réunis au sein du groupe «Union fait la Nation» (UN) ont marché hier pour défendre la cause des nombreuses femmes et des pauvres enfants abandonnés à leur triste sort dans nos hôpitaux du fait de l’entêtement du gouvernement à ne pas satisfaire les revendications du personnel de la santé. La marche qui a démarré à la Place Lénine à Akpakpa a failli connaître un coup d’arrêt à cause du zèle affiché par les militaires et policiers en faction à la guérite du ministère de la santé. Pour ces militaires en mal de courtoisie, il n’était pas question que les marcheurs franchissent le portail du ministère de la santé. Les supplications de certains militants ne les ont pas fait fléchir. Comme de bons robots, ils étaient aussi restés sourds aux explications qu’apportaient les députés Issa Salifou et Sacca Fikara. Il a fallu l’intervention du Directeur adjoint du cabinet du ministre de la santé qui certainement a ainsi répercuté l’ordre reçu de son patron pour que les militaires se décident à laisser passer les marcheurs. Comme on pouvait s’y attendre, ce n’est pas en douceur que les marcheurs ont franchi le portail du ministère. Ils ont été accompagnés par des coups de ceinturon. L’altercation entre militaires provocateurs et les marcheurs a failli dégénérer. Mais Lazare Sèhouéto, Issa Salifou, Sacca Fikara, Bruno Amoussou, Léhadi Soglo, Séfou Fagbohoun, Adrien Houngbédji, Idji Kolawolé et leurs innombrables militants mus par le sens de l’honneur et des valeurs démocratiques ont pu déjouer le piège ainsi tendu par les militaires en mission pour faire échouer cette marche organisée pour sauver les populations qui souffrent dans nos hôpitaux face à la cruelle indifférence dont le pouvoir fait montre.
Une fois encore, la preuve que la démocratie sous le régime du changement est en danger a été donnée avec ces coups de matraques et de ceinturon donnés aux marcheurs dont un député Force Clé.
Affissou Anonrin

Déclaration du Président Adrien Houngbédji
1. Après la politique spectacle, c’est la politique de la fuite en avant, tout aussi caractérisée par la précipitation, l’amateurisme et l’incohérence.

Nos compatriotes souffrent et meurent depuis des semaines et des mois, faute de personnel, faute de soins, faute de médicaments.
Pendant toutes ces semaines et tous ces mois, le Gouvernement est resté indifférent, a joué au pourrissement, en laissant souffrir et mourir nos concitoyens.

Je vous laisse le soin de qualifier vous-mêmes ce comportement: la vie humaine n’a pas de prix.

La veille de cette marche et à cause de l’impact de cette marche, ce gouvernement qui n’en voyait pas l’utilité, trouve les moyens de payer les primes réclamées par le personnel.

Notre marche est déjà en soi un succès, puisqu’elle a été le déclencheur de la prise de conscience de la gravité du problème et de l’urgence de lui trouver un début de solution. Je remercie donc le peuple béninois tout entier pour sa mobilisation, et les participants à cette marche.

2. La décision de verser enfin les primes n’est qu’un début de solution, qui permet d’amorcer le dégel.

En effet, la paralysie du système est due à l’incohérence dans l’octroi des primes. Les médecins les perçoivent; les infirmiers, les sages­-femmes, les aide-soignants et autres ne les percevaient pas. C’était injuste. La politique des primes doit être repensée. A cela s’ajoute la promesse faite par le Gouvernement de reverser les contractuels dans la fonction publique et qu’il n’a pas tenue.

3. La décision du Gouvernement laisse intact le problème des effectifs:
– un seul chirurgien entre Avrankou et Sakété et ce chirurgien est en même temps Chef du centre de santé.
– Deux gynécologues seulement entre Avrankou et Sakété
– Pas un seul spécialiste entre Dassa et Natitingou
– Un seul gynécologue dans la Donga et l’Atacora.
– Savalou n’a ni gynécologue, ni chirurgien.
Il y a donc un problème d’insuffisance des effectifs, qu’il faut résoudre par des recrutements attractifs, et non pas uniquement par des assistants techniques.

4. La décision du Gouvernement laisse également intact le problème du sous-équipement des centres de santé et des hôpitaux.
– Ce problème n’est pas nouveau, mais le Gouvernement Yayi Boni a promis d’équiper d’urgence les centres en leur consacrant 5 milliards Cfa. 
– A ce jour, les hôpitaux attendent toujours les investissements promis. Résultat: le Cnhu, les Chd sont de plus en plus délabrés, et certains centres de santé en milieu rural sont en quasi fermeture.
C’est dire que la marche de ce jour est plus que jamais justifiée. Nous invitons nos compatriotes à rester mobilisés, pour un meilleur fonctionnement des services de santé.

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