Jô Ahanhanzo sur orbite

février 15, 2009

Ce qui rassure chez le nouveau ministre, ce n’est seulement sa maîtrise des dossiers qui tranche avec ce qu’on a vu jusque là. Il fait remarquer que nos administrations ont tendance à organiser leurs activités et leurs structures en privilégiant davantage leurs contraintes au lieu de privilégier celles de leurs usagers.
On a pu noter avec stupéfaction que la faible capacité de réaction de certaines administrations aux problèmes soulevés par les usagers est souvent due à l’absence de contrôle de gestion et d’un système efficace pour juger le rendement et sanctionner la mauvaise gestion. Les statuts des fonctionnaires ainsi que certaines réglementations ne favorisent pas le rendement et l’esprit d’initiative. Ils constituent très souvent un frein pour le changement et la modernisation des services. Le dénigrement du service public provoque chez de nombreux fonctionnaires le sentiment d’être victimes d’un mauvais procès.
Le gouvernement est convaincu de la nécessité de prendre des mesures rapides et efficaces pour réhabiliter le service public. Ces mesures doivent permettent de traduire dans le vécu des citoyens et des fonctionnaires les valeurs et les principes fondamentaux sur lesquels doit reposer le fonctionnement de nos services publics.  A en croire la force de la conviction  de Joseph Ahanhanzo , la réforme passe par l’égalité dans le traitement, la transparence, le partenariat, le respect des règles éthiques, l’obligation de rendre compte.
L’administration de demain, celle du Bénin émergent, est une administration qui fonctionne en réseau, tant dans ses relations internes qu’avec ses partenaires de la société civile. Pour une bonne réalisation des politiques publiques, Joseph Ahanhanzo  préconise que nos administrations doivent apprendre à agir en concert avec les opérateurs privés et les Ong dans le cadre d’un partenariat  dynamique et efficace .
Comment ne pas être sidéré par la conclusion du nouveau ministre de la réforme administrative :  » De par sa fonction de régulation, l’administration  est partie prenante dans le processus d’échange de biens et de services ; elle est appelée au même titre que les entreprises à opérer une mise à niveau de ses moyens et de son organisation conformément aux règles de management et de bonne gouvernance  »
Le  ministre Joseph Ahanhanzo est fier et convaincu de l’appui du Président Boni Yayi.  Voilà pourquoi, il est sûr de faire aboutir la réforme administrative.   » Jô  » est sur orbite.

 

Herbert Houngnibo

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Palais de la Marina : Boni Yayi fait la paix avec François Kouyami

février 15, 2009

Le Chef de l’Etat a reçu hier jeudi 12 février 2009 en audience, le Général François Kouyami. Rien n’a filtré de leur entretien. Mais selon certaines indiscrétions, le Chef de l’Etat a par ce geste décidé de faire la paix avec le Général à la retraite dont les services pourraient être sollicités dans le cadre de la lutte contre la haute criminalité.
Le Général François Kouyami était au cabinet du Chef de l’Etat hier. Une surprise pour ceux qui on vécu il y a quelques mois les tracasseries qu’il a subies après avoir osé dénoncer certaines tares du changement. Après ses interpellations et ses déclarations dans la presse sur les failles de la sécurité au Bénin, François Kouyami était devenu l’homme à abattre par le pouvoir du changement. Les fiches qui étaient allées en direction du Chef le présentaient comme un homme redoutable. Des agents de renseignement étaient même mis à ses trousses pour le suivre dans tous ces déplacements. Et pourtant, le Général à la retraite n’avait fait que dire la vérité. Il y a quelques mois en effet, François Kouyami déclarait à la presse ce qui suit : « Vous avez demandé ce que je pense de la gestion qui est faite des affaires du pays. Cette gestion laisse un peu à désirer. Tout simplement parce que ce ne sont pas les hommes qu’il faut qu’on met à la place qu’il faut. Ce n’est pas parce que des gens vous soutiennent, souvent du bout des lèvres d’ailleurs, qu’il faut nécessairement confier les affaires à ceux-là. A partir du moment où ces  gens arrivent sans aucune connaissance de leur secteur, des dossiers en cours, ils sont obligés de jouer aux complexés. Ils dérangent ceux qui connaissent et  les menacent. Ceux-là sont obligés de se taire ou de se borner au refrain «Oui Monsieur le ministre», «Oui Monsieur le président» pour ainsi s’enliser  dans l’allégeance. Cela a conduit le pays dans une situation d’instabilité prévisible depuis plus  d’un an. Le blocage de l’Assemblée, les affaires qui ne tournent pas, les travailleurs  qui sont en grève ainsi de suite.

 

Tout ça était prévisible parce que le Président de la République réagit au cas par cas. On ne peut pas procéder à la gestion au cas par cas des affaires du pays. Il revient au Président de définir une solution globale. Et maintenant, chacun de ses collaborateurs, ses ministres en l’occurrence, chacun d’eux prend  la part qui relève de son secteur. Le Président  manage et coordonne tout ça pour que le pays puisse marcher. Le président de la République est là en tant que chef d’orchestre ». Sur le plan sécuritaire, son point de vu était claire : « Quand j’étais parti des affaires, il y a eu certaines situations d’ordre sécuritaire et j’ai eu à intervenir pour dire qu’en mon temps, du moins si j’étais là, de telles situations ne se seraient jamais produites. Alors on m’en a voulu. On m’a traité de tous les noms. Depuis ce temps, j’ai décidé de me taire et de regarder parce que j’étais prêt à aider, mettre ma petite expérience au service des jeunes, à la disposition de mon pays. Mais comme on a trouvé que je m’occupe de ce qui ne me concerne pas, je  me suis tu jusqu’à maintenant.

 

Sinon comment peut-on braquer un fourgon de banque derrière la Présidence de la République et on n’a pas épinglé les gens ? On n’a même pas pu arriver, à défaut de prendre les gens,  à abattre un seul au moins parmi eux. Ce n’est pas possible ! Les gens sont allés jusqu’à opérer en plein marché à Dantokpa et ils sont repartis sans êtres inquiétés. Ils ont tué deux éléments en uniforme. (Paix à leur âme !). A mon avis, les responsables de sécurité devraient démissionner comme cela se voit ailleurs. Il ne peut pas avoir ces bavures  et que les responsables soient encore en place ». Ces déclarations lui avaient valu des ennuis. Ces propos qui étaient pourtant clairs comme l’eau de roche ont perturbé le pouvoir et son Chef. Mais aujourd’hui, on peut dire que ce temps est passé. Avec le temps, le Chef de l’Etat s’est rendu compte de la pertinence des analyses du Général à la retraite. Cette audience qui s’est déroulée hier marque donc la fin de la période de tension entre  Boni Yayi et François Kouyami.

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Des sages de Djougou demandent à Yayi de s’entendre avec Tchané

février 15, 2009

Des sages de Djougou ne se laissent pas distraire avec les débats qui se font à Cotonou au sujet de la candidature de leur fils bien aimé Abdoulaye Bio Tchané. Si le Président qui aspire à sa propre succession a été obligé de courir en catastrophe à Lomé en début de semaine, c’est parce que les sages invités précipitamment pour dissuader le candidat Bio Tchané auraient carrément proposé au Président d’aller s’entendre avec lui.
Seul Bio Tchané pourra prendre à nouveau la décision de rebrousser chemin dans la marche qu’il vient d’engager. Les sages de Djougou invités à lui parler ont gentiment décliné la demande et proposé au Président Boni Yayi lui-même de rencontrer son challenger. C’est donc ce qui a entraîné le voyage précipité du Chef de l’Etat à Lomé. On constate là simplement que contrairement à ce que veulent faire croire ceux qui embouchent les micros devant les caméras, la réalité est tout autre sur le terrain et les hommes du pouvoir en sont conscients.

 

sages lucides, ces hommes respectables ont donc refusé de donner dans la division en prenant fait et cause pour ceux qui sont au pouvoir et qui crient sur tous les toits qu’ils  maîtrisent tout le monde. Les challenger n’ont qu’à s’entendre entre eux, ont -ils conseillé. Cela laisse donc le jeu ouvert.

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Mobilisation contre la candidature de Bio Tchané dans la Donga : Après les cadres, des étudiants commis pour convaincre leurs parents

février 15, 2009

Après l’échec cuisant des ministres, députés, cadres et personnalités politiques Fcbe déployés le week-end dernier dans les quatre communes de la Donga pour étouffer dans l’œuf la candidature de Bio Tchané, ce sont les étudiants originaires de ces communes qui sont désormais mis à contribution. Leur mission : aller convaincre leurs parents à continuer par soutenir Boni Yayi.
Tous les moyens sont bons pour détruire Bio Tchané dans la Donga. De sources très proches du bureau de l’Association des étudiants ressortissants de la Donga, on apprend que les barrons du régime du changement viennent de les solliciter pour aller convaincre leurs parents à continuer par apporter leur soutien aux actions entreprises par le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi. La mission vise essentiellement à déployer les apprenants du supérieur  qui sont les plus nombreux sur le terrain pour aller dire à leurs parents que Bio Tchané n’est pas leur candidat pour 2011. Ils devront exposer aux parents dans les villages et les confins de la Donga tous les apports et les facilités que le pouvoir leur offre à l’université d’Abomey-Calavi et celle de Parakou. C’est une mission préparatoire pour baliser le terrain, afin qu’il y ait de grandes mobilisations populaires pour les prochains meetings politiques en vue. Les commanditaires de cette mission ont instruit les étudiants de gérer dans la grande discrétion les sous mis à leur disposition pour ne pas réveiller l’appétit des colonies  d’étudiants de la partie septentrionale de notre pays, précisent les mêmes sources. Voilà bien une situation qui montre que pour l’heure, la Donga est dans la pré-campagne électorale.

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Elections présidentielles de 2011 : L’article 44 de la Constitution agité contre Bio Tchanè

février 15, 2009

bio-tchanemanœuvres pour empêcher Abdoulaye Bio Tchanè de se présenter aux élections présidentielles de 2011 se poursuivent. Après la descente infructueuse des cadres de la Donga promus par le Chef de l’Etat, les adversaires déclarés de Bio Tchanè peaufinent déjà d’autres stratégies.
Depuis quelques jours en effet, le débat est lancé exprès autour de l’article 44 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui fait obligation à tout candidat à la fonction présidentielle de résider au moins un an au pays. Hier, une des radios de la place a consacré une de ses émissions à ce débat.

 

Le résultat escompté n’a malheureusement  pas été atteint puisque ceux qui militent pour la suppression de cet article qui fait la promotion de l’exclusion dépassent en nombre ceux qui veulent que tout candidat à la fonction présidentielle réside au Bénin pendant au moins un an avant la période des élections. Les uns et les autres n’ont pas manqué d’arguments pour soutenir leur position. Les partisans de l’article 44 de la Constitution sont formels : « il n’est pas question de confier la gestion de la nation à celui qui ne la connaît pas pour avoir résidé ailleurs pendant des années ». Cet argument sera très vite battu en brèche par ceux qui s’opposent à l’application de cette disposition de la loi. « Si en 2006, la loi n’a pas été appliquée à Boni Yayi, pourquoi veut-on l’appliquer aux autres qui sont à l’extérieur et qui veulent briguer la magistrature suprême de notre pays ? Si c’est Bio Tchanè qu’on vise en lançant ce ballon d’essai, allez leur dire qu’ils ont trop vite sorti leur carte », ont-ils d’ailleurs déclaré. Poursuivant leur développement, ils ont ajouté qu’il y a des gens qui, bien que résidant à l’extérieur connaissent mieux que quiconque le pays surtout que maintenant, tout est possible avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Ce débat pose une fois encore le problème de l’exclusion qui prend petit à petit des proportions inquiétantes dans la société béninoise. Certainement que l’étape suivante de la relecture de la Constitution du 11 décembre 1990 apportera une solution à cette équation devenue très embarrassante pour les Béninois vivant à l’extérieur  et qui ont bien envie d’apporter un plus pour le développement de leur pays.

 

A. A.

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circonflexe

février 11, 2009

Une épine dans la Lépi

La  Liste électorale permanente informatisée (Lépi)  a commencé par passionner les uns et les autres. C’est la dame du Sap/cena  qui est fortement intéressée par la gestion des fonds de la Lépi . Ce que cache la guéguerre entre le ministère et la Sap/ Cena, c’est la mise en œuvre  de la Lépi.  Bref c’est l’argent. Attention ! Les mêmes causes peuvent conduire vers la résidence qui accueille actuellement le ministre Alain Adihou. Avis à ceux qui sont pressés de gérer la Lépi.  Il y a  une épine dedans.

Un programme vertueux

Le Programme de micro crédit aux plus pauvres a connu une augmentation financière. L’enveloppe est désormais de 25 milliards à la satisfaction des pauvres qui espèrent forcer la porte de la bourgeoisie rurale. C’est un combat concret, non pas pour la parole mais pour l’action.  C’est bien plaisant de savoir qu’après le combat pour  la parole qui lutte contre la pauvreté, qu’on en est à l’action qui lutte contre la pauvreté.

Faure ! Faut lui parler

L’éventualité de la candidature de Bio Tchané fait peur à Boni Yayi. Le Président ne dort plus. Il n’en peut plus. La preuve  en est que hier, Faure l’a reçu.  Un seul objectif, dissuader Bio Tchané. C’est un service pénible qui est demandé à Faure. Mais impossible n’est pas Togolais. Car Sèmèrè n’est pas loin de Kara.  En tout cas, il y a des racourcis pour rejoindre les deux villages. Yayi joue sur la proximité transfrontalière.

Blasphème
 
Les partisans de Boni Yayi multiplient les atteintes à la Bible et  au coran. Ils prennent des passages de la Bible pour s’amuser. C’est le cas de Gbèdan qui récite des passages sacrés pour justifier son mauvais comportement. Après, ce sera le tour de Baba Body de scander :  » Plus haut, plus haut, Yayi est plus fort « . C’est un scandale. Il faut blasphémer sous Boni Yayi pour conserver son poste.

Tauyé

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Série de consultations pour le retour à la paix et de la confiance au sein des G et F : Ce que Sèhouéto et Houngbédji se sont dit hier

février 11, 2009

Consulter les différents membres de l’intergroupe G4, G13 et Force Clé pour ramener la paix et mieux créer la confiance au sein de la coalition. Tel est l’objectif poursuivi depuis quelques jours par le président du Prd après la crise qui a failli emporter l’élan politique né des assises des 28 et 29 novembre 2008 à Abomey et à Bohicon. Les différents contacts pris jusque-là donnent déjà de l’espoir.
Les présidents Maurice Lazare Sèhouéto de l’Alliance Force Clé et Adrien Houngbédji du Parti du renouveau démocratique se sont effectivement rencontrés hier à Abomey-Calavi. C’est autour de 12 heures 30 que la délégation conduite par le président du Prd a franchi le portail du domicile privé du président de l’Alliance Force Clé qui avait à ses côtés les députés Eric Houndété et Judes Lodjou et le Dr Paul Ayémonnan, un des membres influents du bureau politique de l’Alliance Force Clé. De son côté, le président Adrien Houngbédji a été accompagné par son Directeur de Cabinet, Joël Aïvo et Moukaram Badarou, Secrétaire général du Prd. Selon les informations qui nous sont parvenues, les échanges ont eu lieu autour d’un déjeuner cordial et ont essentiellement abordé les questions relatives au retour de la paix et surtout de la confiance au sein de l’intergroupe G4, G13 et Force Clé. Toujours selon les mêmes indiscrétions, le président Lazare Sèhouéto a manifesté sa totale adhésion à l’initiative prise par le président Adrien Houngbédji dont le vœu le plus cher est que l’intergroupe aborde les deux prochaines élections (présidentielles et législatives de 2011) dans l’unité.

 

Cette vision, il l’avait déjà partagée avec le président Séfou Fagbohoun du Madep, la présidente Rosine Soglo de la RB, le premier adjoint au maire de Cotonou (plusieurs fois par téléphone) et l’honorable Epiphane Quenum. Bientôt, les ténors du G13 et le président du Psd, Bruno Amoussou recevront la visite du chef de file des Tchoco-Tchoco. Le plus important pour Me Adrien Houngbédji, c’est d’œuvrer à combler les attentes de tous ceux qui fondent leur espoir sur l’unité de la classe politique béninoise pour un vrai changement.

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Amélioration des unités de développement en Afrique : L’Uemoa veut restructurer les entreprises industrielles

février 11, 2009

L’Union économique et monétaire Ouest africaine est désormais décidée à restructurer les entreprises de son espace. Le programme de restructuration et de mise à niveau des entreprises adopté le 29 juin 2006 par le Conseil des ministres entre désormais dans sa phase active. Elle vise à relancer la production industrielle, la promotion de l’investissement, de l’emploi et l’amélioration de la compétitivité des économies aux niveaux régional et international.
Le tissu industriel des pays de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa) est en général de faible capacité. Sa  participation à la formation du Produit Intérieur brut (Pib) de l’Union varie entre 12% et 27%. C’est la conséquence des contraintes internes et externes qui pénalisent leur performance et leur compétitivité dans un environnement marqué par la globalisation de l’économie et la forte concurrence qui en découle. Mais il faut remarquer que les ressources de l’union sont très peu transformées parce que  les exportations sont constituées de produits primaires. Les industries d’emballages  et le machinisme agricole ne sont pas développés. Seuls l’agroalimentaire et le textile représentent les deux tiers de la valeur ajoutée manufacturière. Face à cette triste réalité dans laquelle baignent  les 2500 entreprises de l’Uemoa et une kyrielle de micro entreprises souvent informelles par pays, il urge de prendre des mesures de relance. C’est dans ce cadre que le programme de restructuration et de mise à niveau ( Prmn) des entreprises a été adopté. Cela permettra aux entreprises des Etats membres de se mettre au niveau des exigences de la libre-échange et de la circulation des biens et des services. Un des six axes majeurs de la politique industrielle commune (Pic) de l’Uemoa, le programme de restructuration et de mise à niveau des entreprises intervient dans un contexte global de réformes communautaires favorable, marqué par la mise en œuvre de l’ambitieux Programme économique régional (Per) de l’Uemoa qui bénéficie de la confiance et de l’engagement des partenaires au développement.

 

Objectifs, enjeu et exécution

Le programme de restructuration et de mise à niveau de l’industrie des Etats membres vise la relance de la production industrielle, la promotion de l’investissement, de l’emploi et l’amélioration de la compétitivité des économies aux niveaux régional et international. Il permettra l’émergence de services d’appui qui offriront les compétences et les qualifications nécessaires aux entreprises ; permettra aux entreprises d’être compétitives. Le renforcement des capacités des entreprises afin de leur permettre de suivre et de maîtriser l’évolution technologique et de s’adapter aux exigences de l’intégration régionale et de la compétition internationale,  font aussi partie des objectifs du programme. Au nombre des enjeux, le défi pour les pays de l’Afrique subsaharienne est de vaincre la pauvreté de manière structurelle et durable en développant un secteur productif performant exportateur et pourvoyeur d’emplois. Le plan d’exécution globale du programme présente deux phases. : Une phase pilote pour permettre de mettre en place tous les organes et de réaliser la restructuration et la mise à niveau d’un échantillon de 120 entreprises agro-industrielles. La phase de déploiement permettra de généraliser le programme afin d’atteindre l’objectif de 1000 entreprises restructurées et mises à niveau. C’est à  l’Onudi qui dispose d’une grande expérience internationale dans ce domaine qu’est confiée la phase pilote du programme qui est évaluée à 10 milliards de francs CFA. Selon des critères bien définis, des entreprises seront sélectionnées pour participer à la phase pilote qui comporte : le renforcement de capacités institutionnelles ; l’appui à la conception et mise en place de mécanismes de financement : la création ou le renforcement des capacités techniques régionales et nationales. De même le programme pilote pour la restructuration de 60 entreprises agroindustrielles et le programme pilote pour la mise à niveau de 60 entreprises agroindustrielles font partie de cette phase pilote.

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La réquisition du procureur !

février 11, 2009

La  rentrée judiciaire de la Cour Suprême a eu lieu. C’était  le lundi 9 Février dernier avec un thème inaugural  qui pourrait apaiser un peuple mécontent :  » Rôle de la Justice dans l’édification d’un Etat de Droit « . Aux dysfonctionnements du système judiciaire soulevés  bien à  propos par le bâtonnier Arthur Balley, le Procureur près la Cour Suprême, dans son rôle, a retenu l’attention des journalistes.

 
Jean -Batiste Monsi est revenu sur les  » attaques virulentes dont a fait l’objet la Haute Juridiction au cours de l’année 2008, relayées par une presse mue par la recherche du sensationnel « . Il a aussi rappelé que la presse a taxé l’institution de lente, dépendante et partiale suite à sa gestion du contentieux des dernières élections.
La presse a joué sa partition de façon élégante et exemplaire. Le contentieux électoral communal a révélé la face cachée de la Cour Suprême.  Les populations ont suivi avec une attention soutenue les décisions rendues par la cour dans le cadre des contentieux électoraux dans plusieurs communes. A Karimama, Sèmè-Kpodji, Glazoué etc…les arrêts de la cour font l’objet de commentaires retentissants aussi bien chez des juristes indépendants que des  praticiens de droit. Fort heureusement que des universitaires existent encore dans le pays et peuvent s’adonner à cet exercice essentiel de l’activité juridique et judiciaire à savoir le commentaire d’arrêt.
Le thème choisi pour cette rentrée  judiciaire est quasiment  évocateur du mal dont souffrent les institutions judicaires de notre pays. Ce n’est ni remords ni chagrin que de vouloir repréciser le rôle de la justice dans l’édification d’un Etat de droit ! La Cour Suprême ne peut pas s’opposer à la presse. La presse et la justice sont des piliers complémentaires de la fondation d’une démocratie digne du nom.  L’image de la haute juridiction  s’est érodée. Le doute s’est installé quant à sa  capacité à départager deux parties en conflit. Il n’est jamais trop tard pour aller à la rencontre de soi-même, pour (re) découvrir sa mission. Cette rentrée judicaire devrait être un temps fort de méditation, de contemplation et d’élévation  vers le vrai, le bon et le juste.
La presse a joué son rôle d’éveilleur de conscience  face à des arrêts qui lui ont paru,-elle peut se tromper- comme un sondage ou une simulation statistique.  Les différentes communications brillamment présentées par d’éminents patriciens de droit ont corroboré les inquiétudes des chroniqueurs  judiciaires. Et comme si le Président Saliou Abdou était à notre café littéraire de Steinmetz, il a exploré la même sphère d’intelligence et de culture que le très fécond Robert Badinter :  » C’est sur le terrain de la justice que se jouera la démocratie « . Il n’en fallait pas plus pour qu’il en vienne à plaider pour une justice à la hauteur de ses immenses responsabilités.
Nul ne peut mettre en doute les qualités intellectuelles du Président Abdou Saliou. La plupart de ses discours sont illustrés soit de métaphores soit de citations de grands auteurs du droit. Ce qui prouve qu’il est resté en contact avec la culture dynamique qui ouvre les horizons. Et c’est précisément là que la justice doit se réconcilier avec le peuple. Car, lorsqu’un peuple ne croit  plus en sa justice, il se jette dans la rue et secrète de nouvelles formes de justices. Le passé nous renseigne. Il n’est pas un passé lointain. Encore moins un passé extraverti. Le nôtre, comme une sirène qui prend sa source dans le Mono, nous interpelle et nous avertit.
Ce qui est valable pour la Cour Suprême, l’est aussi pour la Cour Constitutionnelle ; elle qui vient de subir une déculottée  subtile  de la part de l’Assemblée Nationale  au sujet d’une décision controversée sur un concept de Minorité et de Majorité.
 La justice sous toutes ses formes est le pilier, la certitude d’espérance de notre peuple. La presse, 4ème pouvoir, -pouvoir quand même-, est appelée à  parler au cœur (la religion du juge ou l’intime conviction) et à l’intelligence de ceux qui portent la robe.
Les principes de l’Etat de droit quand ils commencent à être mis en quarantaine, l’âme du peuple devient fiévreuse et tout bascule dans la rue. Et ….nous osons croire que nous sommes bien loin …du Léviathan.

 

Herbert Houngnibo

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Organisation des prochaines élections sans fraude :La mouvance présidentielle prend en otage la Lépi

février 11, 2009

La guerre de la liste électorale permanente informatisée (Lépi) aura bel et bien lieu. Le Secrétariat administratif permanent de la Commission électorale nationale autonome (Sap/Cena) a annoncé les couleurs le lundi dernier à la faveur d’un point de presse au cours duquel, Mme Léa Hounkpè a été on ne peut plus formel. Pour elle, la réalisation de cette liste est une prérogative de l’institution qu’elle dirige. Cette revendication est malheureusement à l’antipode des objectifs que s’est fixé le ministère chargé des relations avec les institutions qui veut aussi gérer cette liste qui du coup, devient l’otage de la mouvance au pouvoir.
Les inquiétudes soulevées par les membres des organisations de la société civile et certains chefs de partis politiques au sujet de la réalisation à bonne date de la liste électorale permanente informatisée (Lépi) se confirment avec la guerre de leadership que se livrent depuis quelques temps le Sap/Cena et le ministère en charge des relations avec les institutions. Alors que les députés ne se sont pas encore prononcés sur le rapport des experts commis par l’Union Européenne, les responsables du Sap/Cena et le ministère chargé des relations avec les institutions se disputent la paternité de la réalisation de la Lépi. Cette guerre larvée entre mouvanciers met malheureusement la Lépi dans une situation critique surtout lorsqu’on sait qu’il ne sera plus possible de l’utiliser  pour les consultations électorales de 2011 si en mars 2009, rien ne démarrait. Pour les uns et les autres, l’enjeu, ce sont les milliards de F Cfa mobilisés par l’Union Européenne pour réaliser cette liste. On préfère s’écarter des textes et dire le droit selon son inspiration du moment. Dans la tête des Béninois qui ont appelé de tout leur vœu à la réalisation de la Lépi, on entretient exprès le flou artistique alors que la réalité est là. C’est vrai que le Sap/Cena substitue la Cena entre deux élections et gère la liste électorale. Mais de là à dire qu’il va gérer la Lépi est une triste aberration. La liste électorale permanente informatisée n’existe pas encore. Comment peut on gérer alors ce qui n’existe pas encore ? C’est la question que se posent d’ailleurs certains Béninois qui veulent bien comprendre ce dossier Lépi et qui fustigent aussi le comportement du ministère chargé des relations avec les institutions  qui veut se lancer déjà dans des activités ayant rapport avec la liste électorale permanente informatisée. Face à ce tiraillement, on ne peut qu’exprimer sa désolation. Et dire que ce sont les milliards de F Cfa qui font courir les collaborateurs du Chef de l’Etat autour de la Lépi ne saurait être une exagération. Bien au contraire.

 

L’urgence d’un bon recensement électoral
Le recensement électoral national est la base première de la fraude de toute élection. Pour assurer la transparence et la fiabilité de la liste électorale, toutes les tendances politiques, et sociales doivent être associées dès le démarrage. Cela éviterait les tentatives et les contestations dans le futur.
Aucune structure ne peut démarrer à la date d’aujour-d’hui, le recensement électoral national. Il faut que le parlement puisse prendre une autre loi corrective qui définie tout le processus, toutes les étapes et les différentes composantes devant s’occuper de ce travail. Si ce n’est pas conduit dans ce sens, c’est inévitable que les gens contestent le recensement avant la réalisation de la liste électorale  permanente informatisée (Lépi).

 

C’est le lieu de rappeler que tout dépend des législateurs actuels qui ont le devoir de s’informer pour comprendre tout le processus afin de voter les lois en conséquence. Le séminaire qui démarre ce mercredi 11 février sur le sujet est bien à propos et permettra certainement aux députés de trouver les éléments de blocage qu’ils doivent corriger assez tôt pour que le processus se déroule bien. Pour l’heure, il faut éviter de tronquer la base de donnés avant que tous les acteurs ne soient impliqués. Et c’est ici que le parlement est encore interpellé pour éclairer tous les couloirs d’ombre et mettre fin aux interprétations des textes. Le parlement doit aussi trancher et dire clairement si c’est le Sap/Cena qui réalise la lépi ou pas. Car, on constate qu’il y a un conflit d’attribution avec le ministère chargé des relations avec les institutions, du fait que la loi est disposé que le Sap/Cena travaille sous la tutelle du Président de la République. Et comme le Président à un ministre chargée des relations avec, les institutions, la confusion est vite établie.

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