Animation de la vie politique nationale :Epiphane Quenum veut amener la RB à quitter le G4

janvier 28, 2009

L’honorable Epiphane Quenum, porte parole de la Renaissance du Bénin a fini par donner hier sa conférence de presse pour se prononcer sur la situation qui prévaut actuellement à la RB. Malheureusement, les déclarations faites en présence des militants et des hommes des médias ont pris le contre-pied du retour au calme sifflé par la présidente de la RB dans un communiqué rendu public le vendredi 23 janvier dernier. Alors que Rosine Soglo proclame la fidélité de son parti au bloc G4, G13 et Force Clé, Epiphane Quenum veut tout simplement amener la RB à quitter le G4.
La crise qui secoue depuis quelques temps la Renaissance du Bénin  a maintenant atteint son paroxysme. Les déclarations faites hier par l’honorable Epiphane Quenum lors de la conférence publique qu’il a donnée au siège de l’Ong «Vidolé» montrent que cette formation politique est à la recherche de son identité quand bien même elle estime qu’elle n’a de leçon à recevoir de personne. Alors que Rosine Soglo opte pour un retour au calme après la crise de confiance passagère qu’il y a eu lors du vote du budget de l’Etat exercice 2009, Epiphane Quenum s’installe dans la logique selon laquelle la RB ne doit plus faire route avec ses partenaires du G4, du G13 et de Force Clé qui sont en fait ses bourreaux d’hier. Ce qui gène l’honorable Epiphane Quenum et qu’il a voulu exprimer, est l’ambiance qui règne actuellement au sein du bloc G4, G13 et Force Clé. Exemples à l’appui, le conférencier a en effet indiqué qu’il y a comme un marché de dupe qui caractérise aujourd’hui les négociations au sein de ce groupe constitué après les événements du 12 mars 2008. Pêle-mêle, il citera le coup qui lui a été fait lors de la constitution de la commission parlementaire devant contrôler la gestion du président de l’Assemblée Nationale, l’absence des membres de la RB au sein des six représentants du parlement à la Haute Cour de Justice…Pour l’honorable Epiphane Quenum, ces coups sont d’ailleurs semblables à ceux qui avaient été portés à la RB dans un passé lointain mais qu’il convient de rappeler. « La Renaissance du Bénin, notre cher parti, est encore sur la sellette des commentaires tous azimuts des détracteurs, des vendeurs d’illusions, de ceux qui ont juré enterrer la RB et son leader charismatique Nicéphore Dieudonné Soglo. Militants et militantes, nous avons le devoir de mémoire de nous rappeler l’héroïque lutte de la présidente Rosine Vieyra Soglo pour maintenir la RB dans le parterre des grands partis politiques du Bénin après le hold-up de la victoire des présidentielles de 1996, qui a poussé notre parti dans le cycle infernal de l’opposition politique à un régime très remonté. Nous avons le devoir de mémoire de ne jamais oublier les circonstances du déroulement du 2è tour de l’élection présidentielle de mars-avril 1996 où le partenaire le plus attendu pour réaliser la victoire du peuple, seulement quelques petites heures à l’avance, a lâché le président Nicéphore Soglo, jetant ainsi la RB des milliers de militants et de militantes sur la longue et ardue route de la traversée du désert », a indiqué le porte-parole de la Renaissance du Bénin. Poursuivant dans son rôle d’historien, l’honorable Epiphane Quenum a déclaré que : « Nous avons la mémoire de nous souvenir aussi des honteuses et tristes élections présidentielles de 2001. Une mascarade électorale à nulle autre pareille, qui a vu notre candidat Nicéphore Soglo se retirer de la course pour permettre la tenue du légendaire match amical du 2è tour aux fins d’un 2è mandat de 5 ans sans intérêt évident pour la nation…Nous avons le devoir de mémoire de nous souvenir qu’en 2002, que c’est grâce à  notre intrépidité, notre engagement et la farouche détermination de nos deux leaders que la Renaissance du Bénin a pu organiser son 2è congrès ordinaire national contre la volonté du pouvoir en place…Nous avons le devoir de mémoire de rappeler à notre souvenir la féroce bataille de la Cena des élections communales et municipales de 2002 contre les ténors de régime de cette période pour empêcher le vol du vote des électeurs et la réalisation de leur vœu de ne pas laisser à Nicéphore Soglo, la petite chance de devenir même le Chef des vidangeurs de la République ».

La chute de la RB

Pour l’honorable Epiphane Quenum, l’amenuisement progressif de l’électorat de la RB est imputable à ceux qui avaient juré enterrer la RB et ses leaders et qui sont aujourd’hui  au sein du G4, du G13 et de Force Clé. A partir de 2003 en effet, la RB qui n’est plus au pouvoir depuis des années est entrée dans une période d’affaiblissement. De 15 députés à la 4è législature de 2003, cette formation politique ne compte que 8 députés présentement au Palais des gouverneurs avec des pertes de fiefs importants comme Ouidah, Kpomassè, Tori, Allada, Toffo, Zogbodomey, Agbangnizoun, Djidja, Covè, Zagnanado et Ouinhi. De la liste des fiefs traditionnels du parti, il ne reste que Cotonou, Abomey, Bohicon, Zakpota, Abomey-Calavi. Selon l’honorable Epiphane Quenum, cette situation serait le fait de ceux qui avaient développé une haine sordide contre le président Nicéphore Soglo. Pour lui, le mal a été aussi nocif qu’il est très pénible d’oublier tout ça en si peu de temps. Ce qui est important de souligner dans les propos de l’honorable Epiphane Quenum, c’est qu’il attribue aux supposés ennemis de la RB le fait que les relations entre sa formation politique et le pouvoir du changement n’ont pas été cousues de fil blanc. Tout en gardant espoir que ces relations pourraient s’améliorer un jour, il a déclaré sans ambages   que « si la RB veut aller quelque part, ses responsables en décideront ». C’est donc désormais clair. Le masque est donc tombé. Aux ténors du G4, du G13 et de Force Clé d’en tirer les conséquences.

Un pis-aller


L’honorable Epiphane Quenum est dans son droit le plus absolu de ne pas voir les choses de la même manière que ses partenaires du G13, du G4 et de Force Clé. C’est aussi son droit le plus absolu de proclamer que si la RB veut aller quelque part, ses responsables en décideront. Le point de chute de cette volonté de la RB d’aller où elle veut est connu, même si le député ne l’a pas révélé. Là n’est pas le problème. Mais, il y a lieu de se poser un certain nombre de question par rapport au rôle que joue actuellement le porte-parole de la RB. Lorsqu’on interroge l’histoire comme il l’a fait, on constate que celui qui a inauguré l’ère de la contestation tapageuse contre le pouvoir du changement est l’honorable Epiphane Quenum. On l’a vu à l’Assemblée Nationale. On l’a vu à Abomey-Calavi. On l’a aussi vu lorsque des militants RB ont été enlevés au motifs qu’ils auraient volé des cartes d’électeurs dans le cadres des municipales de 2008. Qu’est-ce qui pourrait alors l’amener aujourd’hui à ramer à contre courant de ses convictions politiques ? Toute la question est à ce niveau-là. A-t-il oublié ce fait très récent qui a failli lui coûter son siège au parlement. Au moment où la RB participait à la grande messe politique de Kouhounou qui consacrait, le 12 mars 2008, la naissance du G4, où était l’honorable Epiphane Quenum ? En sa qualité de porte-parole de la RB, pourquoi ne pouvait-il pas montrer au couple Soglo et à Léhady Soglo que le chemin dans lequel ils s’engageaient et engageaient le parti n’était pas rassurant ? Epiphane Quenum a été tout simplement complice d’un situation qui malheureusement se retourne contre lui. S’il a été écarté par ses collègues du G4, du G13 et de Force Clé lors de la constitution de la commission chargée de contrôler le président de l’Assemblée nationale, c’est certainement qu’il n’inspire pas confiance. Aujourd’hui, l’histoire donne raison à ceux qui l’ont craint.

A.A

Le parti du coupe Soglo dans la tournente

« La Renaissance du Bénin ne cèdera pas aux provocations politiciennes visant à discréditer et à diviser ses dirigeants ainsi que ses militantes et militants à la base ». Cette phrase prononcée par le député Epiphane Quenum en guise de conclusion à sa déclaration liminaire, ne répond malheureusement pas à la réalité du terrain. Non seulement les militants sont divisés, mais aussi et surtout les responsables de la RB ne tiennent plus le même langage. Hier au siège de l’Association «Vidolé», le spectacle offert par l’honorable Epiphane Quenum n’a tout simplement pas remporté l’adhésion de tous les militants encore moins des responsables du parti. Il était seul contre tous. A ses côtés, il n’y avait aucun responsable de la RB (notamment ceux qu’on a l’habitude de voir : Malèhossou Yacoubou, Georges Bada, Léhady Soglo…). Les militants qui ont rempli, pour la circonstance la salle de conférence du siège de l’Association «Vidolé» étaient beaucoup plus préoccupés par d’autre choses. C’est à peine qu’ils ont été convaincus. Certains d’entre eux étaient tout simplement en mission pour l’autre aile du parti (l’aile Léhady Soglo). La division est donc consommée à la RB. La grande question qu’on pourrait se poser à l’étape actuelle des choses est de savoir si la RB va claquer la porte au G4 puis au bloc politique G4, G13 et Force Clé. Selon certains ténors du parti, la question n’est pas encore à l’ordre du jour puisque Rosine Soglo a proclamé le 23 janvier dernier que le bureau politique de son parti affirme à nouveau son plein et entier accord avec la déclaration du 12 mars 2008 et les décisions des 28 et 29 novembre 2008 à Abomey et à Bohicon et son engagement à continuer d’œuvrer aux côtés de toutes les forces politiques du Bénin qui ont réellement à cœur la sauvegarde des acquis de notre Conférence Nationale de Février 1990, fondatrice de la Démocratie pluraliste béninoise.

Quenum a-t-il été commis pour briser le rêve de Léhady Soglo ?
Les déclarations de l’honorable Epiphane Quenum ne sont pas de nature à redorer le blason de la RB après l’amenuisement de son électorat. Et la principale personne qui pourrait en tirer les conséquences directes, c’est bien le premier adjoint au maire de Cotonou. Avec cette crise qui est désormais ouverte à la RB, il lui faudra user de tous les stratagèmes pour rassurer les militants à la base, lui qui rêve d’être le prochain leader charismatique de la RB, surtout après le score qu’il a réalisé à l’issue du premier tour de la présidentielle de 2006. Il y a donc du travail pour le jeune leader.

 

Affissou Anonrin

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Lenteur après le rejet du parlement sur la Haute Cour : La Cour constitutionnelle réellement plantée ?

janvier 27, 2009

La Cour Constitutionnelle est attendue depuis longtemps par les parlementaires pour savoir dans quel sens elle veut que les membres de la Haute Cour de justice soient désignés. L’explication de la notion à valeur constitutionnelle majorité/  minorité tarde pourtant à venir.
La Cour Constitutionnelle serait-elle vraiment plantée ? La lenteur, sinon le délai que prend actuellement l’attente laisse croire à une situation du genre. A moins que les Conseillers ne soient en portes closes pour rechercher encore dans les méandres des textes, les astuces pour faire mandat honorable. Car, la plupart des juristes hors de cette Cour n’arrivent pas à expliquer la décision qui fait injonction aux députés et qui les guident à aller vers une notion de majorité et de minorité. La Cour Constitutionnelle qui avait donné un délai très limite aux députés est aussi attendue depuis plusieurs jours sans suite. Les députés ne savent pas encore dans quel sens aller. Et pour nombre d’entre eux, les désignations opérées restent valables jusqu’à nouvel ordre puisque aucune autre structure ne peut faire la désignation à leur place. Et selon la loi, voilà ceux qu’ils ont désignés. Il reste maintenant à la Cour de dénouer l’écheveau pour ne pas montrer qu’elle s’est piégée, ou qu’elle est plantée comme l’avancent des députés. Certains sont allés jusqu’à défier la Cour attendant de voir ce qu’elle peut dire d’autre et qui sera en accord avec la Constitution de la République et le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.  Pour l’heure c’est le statu quo sur le dossier. e qui ne justifie pas la célérité demandée par la Cour Constitutionnelle dans sa décision querellée.

Guy Constant Ehoumi

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Contrôle de la mairie de Sèmè-Kpodji : Mathias Gbèdan tombe dans le piège des Fcbe

janvier 27, 2009

Le maire sortant de la commune de Sèmè-Kpodji, M. Mathias Gbèdan a officialisé hier son départ du Parti du renouveau démocratique. L’acte officialisant ce départ a été lu hier sur les ondes d’une télévision de la place. Selon nos investigations la lettre par laquelle M. Mathias Gbèdan officialise ainsi son appartenance à la Fcbe est inconnue du niveau du secrétariat général du Prd et du cabinet du président Adrien Houngbédji. Jusqu’à 20 heures hier, aucune de ces structures officielles du parti arc-en-ciel n’a reçu la lettre de démission du maire sortant de Sèmè-Kpodji. Ceci pourrait amener à ce demander si la télévision sur laquelle la lettre de démission a été lue remplace les instances du Prd ? En vérité, M. Mathias Gbèdan qui tien coûte que coûte à garder son poste de maire de Sèmè-Kpodji a juste satisfait aux exigences de ses nouveaux partenaires en défonçant une porte qui était grandement ouverte. C’est depuis des lustres que tous les Béninois savent que le maire Mathias Gbèdan n’a plus son cœur au Prd qui lui a pourtant tout donné en politique sans rien bénéficier en retour. Lors de la cérémonie de présentation de vœux des militants Fcbe au Chef de l’Etat, M. Mathias Gbèdan avait annoncé oralement qui quittait le Prd. Mais comme ses nouveaux partenaires avaient des doutes sur sa sincérité, ils ont exigé lui une démission écrite. Ce qu’il a fini par faire sans malheureusement donner la priorité à qui de droit de prendre connaissance de sa lettre de démission. A y voir de près, M. Mathias Gbèdan est tombé comme un lapin dans le piège que lui ont tendu les responsables des Fcbe. Son obsession est de conserver la mairie de Sèmè-Kpodji. Au niveau de la hiérarchie des Fcbe, on veut bien le lui concéder. Mais à la base, le maire sortant est rejeté, surtout par ceux qui se sont opposés à lui et qui ont très tôt choisi de rester sur la liste Fcbe. Après sa démission du Prd, que deviendra t-il si la hiérarchie de la Fcbe décide de faire la volonté de la base.

Affissou Anonrin

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Installation des conseillers locaux à Avrankou : Le Prd aux commandes dans 40 localités contre 9 pour la Fcbe

janvier 27, 2009

Le résultat de l’installation des conseils de village et de quartiers de ville de la commune d’Avrankou confirme le vrai visage des élections communales tel que décrypté par la Cena. Sur 49 conseils de village installés déjà, les Prd sont majoritaires dans 40 contre 9 pour les Fcbe.  La mairie a attendu que la Cour Suprême vide les contentieux d’Avrankou au niveau local avant d’entamer l’installation sous pression des populations et conseillers communaux Prd. Malgré les manœuvres de bas étage, les Prd ont tenu bon. Le territoire d’Avrankou est coloré à 4/5 par la couleur du parti de Me Adrien Houngbédji.  Les résultats par arrondissement se présentent comme suit : DJOMON Prd-Fcbe 8-2 ; Avrankou centre Prd-Fcbe  8-1 ; Gbozounmè Prd-Fcbe 3-2 ; Ouanho Prd-Fcbe 4-1 ; Atchoukpa Prd-Fcbe 5-3 ; Sado Prd-Fcbe 4-1 et Kouti Prd-Fcbe 8-0. Au niveau de Sado, la Cena a accordé le seul siège communal en jeu au Prd alors que la Cour suprême l’a attribué plus tard aux Fcbe parce que peut être c’est l’arrondissement d’un ministre au gouvernement. L’euphorie est désormais grande dans le camp Prd à Avrankou alors que les Fcbe ont perdu totalement la face.  Ce résultat reflète  à plus d’un titre la vérité des urnes dans la commune d’Avrankou et montre que c’est effectivement le Prd qui avait gagné les élections avant que la Cour Suprême ne décide autrement. Où se trouve alors la crédibilité du maire Georges Nounagnon ? Sur tout un autre plan, c’est la sincérité des arrêts  des juges de la Cour suprême vient  d’être mise à rude épreuve. On a beau chassé les Prd avec le soutien de la Cour suprême, le député Ahouanvoébla et les siens reviennent au galop.  Il revient à chaque démocrate béninois de décrypter ces résultats pour se faire une idée d’un juge de contentieux électoral sous le régime Yayi.

Tobi P. Ahlonsou
(Corresp Ouémé/Plateau)

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Transhumance politique : Gnonlonfoun s’en va après avoir abusé de Houngbédji

janvier 27, 2009

La lune de miel entre le député Isidore Gnonlonfoun et les responsables du Parti du renouveau démocratique (Prd) n’a duré que le temps d’un feu de paille. Après avoir utilisé l’échelle arc-en-ciel pour atterrir à l’Assemblée Nationale, Isidore Gnonlonfoun a, une fois encore, montré que le virus de la transhumance ne l’a pas encore quitté.
Avec la grande décision issue du conseil national du Parti pour la rénovation sociale  (Prs) organisé au cours du week-end écoulé, cela ne fait plus l’objet d’aucun doute. Isidore Gnonlonfoun a choisi en toute responsabilité de divorcer une fois encore avec le Prd. La noce n’a donc pas duré puisque désormais, le «nouveau mari» du Parti pour la rénovation sociale (Prs) s’appelle Boni Yayi.  Les banderoles déployées sur les lieux de ce conseil national du Prs n’ont d’ailleurs pas trahi l’intention de l’honorable Isidore Gnonlonfoun qui lorgnait depuis du côté de la mare aux Cauris. Les signaux convaincants avaient été donnés lors du débat général sur le vote du budget. Contre toute attente, l’honorable Isidore Gnonlonfoun avait choisi de faire comme ses collègues de la RB en mettant en péril le consensus qui avait été dégagé pour affronter les députés Fcbe lors du débat général  sur le vote du budget de l’Etat exercice 2009. La suite a été rapide. Contrairement aux responsables de la RB qui ont réaffirmé après, dans un communiqué, leur adhésion aux conclusions du conclave des 28 et 29 novembre 2008, Isidore Gnonlonfoun a choisi de se jeter dans la marre aux Cauris. Celui à qui ce revirement de situation doit faire très mal est le président du Prd, Me Adrien Houngbédji qui a cru trop vite en la repentance du transhumant. En son temps, beaucoup de ses proches l’avaient prévenu. Mais il a écouté son cœur. Aujourd’hui, c’est son parti qui ressent les effets du départ de l’honorable Isidore Gnonlonfoun qui a joué et qui a gagné. Si l’honorable Isidore Gnonlonfoun a pris le risque de pousser dehors son ami Robert Cakpo et a pris les commandes du Prs pour enfin conclure une alliance avec le Prd, c’est bien parce qu’il savait en son âme et conscience que seul, il ne pouvait pas gagner les élections législatives de 2007. L’histoire retiendra d’ailleurs que la campagne pour ces élections à l’issue desquelles l’honorable Isidore Gnonlonfoun a gagné son ticket pour le Palais des gouverneurs  a été conduite par un certain Atao Hinnouho Mohamed injustement aligné à la 3è position derrière Isidore Gnonlonfoun à qui les responsables du Prd donnaient une valeur  qu’il n’avait vraiment pas. En 1999, les populations Sèto et Xwla d’Akpakpa que l’honorable Isidore Gnonlonfoun prétend défendre aujourd’hui ont préféré l’ancien député Patrice Tossè à lui. Si tant est qu’il était vraiment utile pour ces populations, est-ce qu’il aurait été rejeté ? Toute la question est là. Les responsables du Prd se sont fait hara-kiri. A l’avenir, ils songeront à établir des critères pertinents pour engager d’éventuelles alliances avec des partis politiques peu représentatifs. La toute première fois que le Prs est allé à l’Assemblée Nationale, c’est 2003 sous la bannière de l’Ubf. L’honorable Robert Cakpo qui a porté les couleurs du Prs a été suppléant de Kamarou Fassassi. C’est un parti qui n’a jamais rien gagné seul. Ce sont des indices dont les responsables de la Fcbe doivent tenir compte.

Affissou Anonrin

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Construction de la voie Missérété -Dangbo-Adjohoun-Bonou-Kpédékpo: Les jeunes cadres de la Vallée de l’Ouémé remercient Yayi

janvier 27, 2009

Les travaux de construction et de bitumage de la route Akpro-Missérété -Dangbo-Adjohoun-Bonou-Kpédékpo vont démarrer impérativement le 1er février 2009. C’est le ministre Nicaise Fagnon qui a apporté la nouvelle au cours d’une rencontre qu’il a eue avec les maires des différentes communes que traverse cette voie. Si malgré cette annonce, les populations sont restées sceptiques, les cadres de la vallée de l’Ouémé, à l’image des maires d’Adjohoun, de Bonou, de Dangbo…croient en la bonne foi du gouvernement. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils viennent de rendre publique une déclaration pour remercier le Chef de l’Etat et son gouvernement, en particulier le ministre Nicaise Fagnon. Déclaration du Cercle des jeunes cadres de la Vallée de l’Ouémé Les jeunes cadres de la Vallée de l’Ouémé, par la présente déclaration, remercient le Chef de l’Etat et son gouvernement, en particulier le ministre des travaux publics, Nicaise Fagnon par rapport à l’annonce de la reprise des travaux de la voie RN4, c’est-à-dire la route Akpro-Missérété-Dangbo-Adjohoun-Bonou-Kpédékpo. Les jeunes cadres de la vallée de l’Ouémé prennent date avec le gouvernement pour la reprise effective des travaux pour le 1er février 2009 et espèrent que, cette fois-ci, les travaux ne connaîtront plus de difficultés et dans le délai de quinze  mois annoncé la route soit livrée. Par la même occasion, les jeunes cadres de la vallée de l’Ouémé invitent les populations riveraines de la route à se mobiliser pour faire aboutir la construction de cette voie qui va désenclaver cette région du Bénin qui est un potentiel grenier du Bénin eu égard à la richesse de sa basse vallée qui est la deuxième après le Nil. Vive le Bénin, Vive le cercle des jeunes cadres de la Vallée de l’Ouémé Je vous remercie.

Fait à Adjohoun le 26 janvier 2009

Pour le cercle,

Le Coordonnateur

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Assemblée Nationale : Albert Tévoédjrè sera fixé sur son sort aujourd’hui

janvier 27, 2009

Le sort de l’Organe présidentiel de médiation sera scellé ce mardi par les députés. La commission des lois a amendé le projet de loi dans le sens d’empêcher Tévoédjrè de se mêler à la campagne électorale de 2011. Le projet de loi déposé en procédure d’urgence par le gouvernement devrait faire objet d’examen hier au parlement, conformément à l’agenda de travail  du mois de  janvier. Mais, l’étude du code des marchés publics a empêché les députés  d’aborder ce dossier. Aujourd’hui, les députés ne vont pas s’y dérober. Le nouveau projet de loi introduit par le gouvernement a fait déjà l’objet d’une étude en commission des lois qui a donné son avis favorable. «  Le souci du législateur étant de créer un organe appelé à réduire les dysfonctionnements des services publics et proposer des réformes pour l’amélioration des performances desdits services et proposer des réformes pour l’amélioration des performances des services, la commission suggère à la plénière d’adopter le projet de loi tel qu’amendé ». C’est du moins la voie indiquée à la plénière par la présidente Aholou Kèkè et ses pairs de la commission des lois. Selon la mouture du projet de loi amendé, il sera institué par la loi  le médiateur de la République nommé par le président de la République. Il est choisi en raison de sa grande expérience de la vie et des affaires publiques, de ses compétences professionnelles avérées, de sa bonne moralité et de son attachement à la concorde et la paix. La commission souhaite que la durée de son mandat soit de 5 ans non renouvelable, contrairement aux 6 ans proposés par le gouvernement.  Toutefois, la commission propose que le médiateur ne soit pas  poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé pour  des opinions ou des actes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions. Cependant, pour bénéficier de cet honneur doublé d’immunité, la commission des lois souhaite à l’article 7 que « les fonctions du médiateur soient incompatibles avec les qualités de membre du gouvernement, membre d’un parti politique, l’exercice de tout mandat électif et de toute activité professionnelle ».  Même si l’actuel médiateur à la présidence de la République   remplit ces conditions, il n’en demeure pas moins qu’il n’a pas encore démissionné de son parti Ensemble. Si cette loi est adoptée, le président Yayi ne pourra pas donc compter sur cet animal politique pour sa réélection en 2011. C’est peut être le sésame qu’il faut pour adopter cette loi car au-delà de l’institution, c’est la personnalité politique de Tévoédjrè que les députés analysent. Avec cette garantie, les G et F qui ont affiché clairement leur ambition de changer le chauffeur et le véhicule en 2011 pourront apporter leur caution à l’adoption de cette loi.

Tobi P Ahlonsou

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A chacun, son repère

janvier 27, 2009

Qui a dit que les hommes politiques béninois sont sans repère. Ils ont la boussole dans leur poche et leurs femmes se promènent la nuit avec des lampions sur la tête pour rechercher leur repère. Même la Cour qui rend des décisions se basant sur les esprits des hommes qui évoluent du jour au lendemain a son repère. Qui est fou. A chacun son repère. Abana…

Gnantché

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Circonflexe

janvier 27, 2009

Rb ou Soglo ?

Au sujet d’une éventuelle entrée de la Rb au gouvernement, il se dit que la Rb a dit encore  » Non  » à Yayi.  En fait, ce n’est pas la RB. Le non vient de Soglo Nicéphore. En effet, la Rb, ce n’est personne si ce n’est Nicéphore Soglo. La preuve est que Nicéphore Soglo a menacé de créer un autre parti si son point de vue ne sera plus respecté. C’est vous dire que le  » Sage  » tient à transmettre à la jeune génération, une éthique de l’action gouvernementale.
 
Kidnapping volontaire
 
Un député Prd serait kidnappé par les  » Fcbe « . Tauyé ne croit pas en cette histoire où on dit que les  » gens  » sont pris en otage. La vérité des faits, c’est que les gens  mordent à l’appât  du gain facile. Ce qui est normal  par ces temps de morosité économique. Le pouvoir d’achat étant en dessous de zéro en politique, tous les petits politiciens clignotent les yeux à la vue de quelque chose. La corruption en politique est aujourd’hui le reflet d’un malaise moral.
 
Méfiance généralisée
 
Le retour de la Rb dans la grande alliance  » G  » et  » F  » fait peur aux stratèges de cette alliance. On regarde les députés de la Rb, notamment  Epiphane Quenum, comme …une courroie de transmission entre Yayi et l’alliance. Finalement, les questions de stratégie politique ont du mal à être évoquées en présence du méthodologue Epiphane. Le problème est pourtant simple. Il suffit de procéder comme le Madep. Une aile va au gouvernement et une autre fait de l’opposition. Comme ça, le parti sera équilibré.
 
Remaniement technique ou mécanique
 
La rumeur se fait de plus en plus persistante. On  apprend que le gouvernement sera remanié. De quelle façon ? Certains parlent de techniquement, d’autres de mécaniquement. Finalement, on ne sait plus quel adverbe de manière finira par justifier la forme de ce remaniement. Il faudra cesser de faire peur aux ministres qui viennent à peine de s’installer. Il y va de la sérénité. Récky, quant à elle, se prépare à un nouveau destin d’écrivain.  D’un métier à un autre.

Tauyé

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Atelier régional des producteurs de coton en Afrique : Pour évaluer les systèmes d’approvisionnement en intrants agricoles

janvier 27, 2009

L’Association des producteurs de coton Africains ( Aproca) organise depuis hier à Cotonou, un atelier de trois jours en collaboration avec l’Usaid et le programme de renforcement du secteur coton en Afrique de l’Ouest et du Centre (Wacip). Il s’agira pour les participants venus de plusieurs pays d’Afrique, de confronter leurs expériences dans le but  d’harmoniser  à terme les systèmes d’approvisionnement en intrants agricoles pour tous les produits.
L’approvisionnement en intrants de bonne qualité, en temps opportun et à coûts compétitifs pose de plus en plus problème en Afrique de l’Ouest et du Centre. L’absence d’un mécanisme de financement des approvisionnements en intrants non coton amène les producteurs à distraire une partie des intrants coton vers d’autres cultures, notamment les céréales. Cette pratique entraîne systématiquement la baisse de la productivité de la culture du coton en même temps que les autres cultures sont insuffisantes. Dans un souci de réaliser la sécurité alimentaire, le programme de renforcement du secteur coton en Afrique de l’Ouest et du Centre (Wacip) a entrepris le développement de nouvelles stratégies. Cette option collant avec les préoccupations de l’Association des producteurs de coton Africains (Aproca), les deux organisations ont initié le présent atelier qui rassemble des organisations de producteurs de coton, des approvisionneurs d’in-trants, des structures de vulgarisation, des distributeurs d’intrants, des structures de micro finances, des plates-formes et organisations paysannes. Ils sont venus du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal, du Tchad, du Niger et du Bénin.
Dans son message de bienvenue, le Président de la Frupro, M. Léopold Lokossou a plaidé pour que les échanges conduisent vers une harmonisation  des systèmes agricoles. A sa suite, le Président du Wacip, M. Grégoire Houngnibo a d’abord précisé que le Bénin a été choisi pour abriter l’atelier parce que les dernières réformes entreprises dans le secteur du coton sont rassurantes. Il a ensuite invité les participants à voir la synergie nécessaire à faire entre la culture du coton et des autres produits vivriers afin d’assurer la sécurité alimentaire. Il souhaite qu’il y ait une entente afin que les intrants soient disponibles de façon permanente et partout et qu’à l’horizon 2010, les producteurs aient accès à tous les intrants pour toutes les cultures. 
Quant au Président de l’Aproca, M. François Traoré, c’est l’heure de réfléchir sur plusieurs problèmes qui minent le secteur agricole. Pour lui, c’est un handicap que les engrais utilisés en Afrique viennent de l’étranger. Alors que l’urée serait fabriquée à base de pétrole dont l’Afrique est le grand fournisseur pour le monde. Il faut donc réfléchir à ces questions. Mieux, il faut organiser le secteur pour avoir les quantités et les variétés d’intrants nécessaires  et organiser aussi leur commercialisation.  C’est la porte de sortie selon M. Traoré. Il faut que toutes les composantes travaillent à mieux s’organiser dans la discipline pour avancer. Les vendeurs d’intrants doivent donner la main aux producteurs pour augmenter la consommation des intrants et par ricochet la productivité. Les différents gouvernants sont aussi invités à accompagner la dynamique des producteurs agricoles pour que le secteur connaisse un mieux-être. « Il faut agir pour que la situation change »,  a conclu le Président de l’Aproca.

Guy Constant Ehoumi

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