novembre 28, 2008

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LA DYNAMIQUE UNITAIRE AU SERVICE DE LA

novembre 28, 2008

celestine-zanouPar Célestine ZANOU

 

Selon le communiqué du conseil des ministres du 20 novembre 2008, l’analyse approfondie de la situation politique nationale se caractérise par ‘une incompréhension entre les acteurs et forces politiques du pays, ce qui n’est pas de nature à faciliter la mise en œuvre de la vision du gouvernement’. Et comme si on remontait le cours du temps, nous voilà dans une situation presque identique à celle précédent la conférence souveraine des forces vives de la nation en 1990.

 

Des journées de réflexion avec les forces vives de la nation pour quoi faire ?

Le gouvernement lance un appel patriotique et civique à tous les citoyens pour une mobilisation générale en vue du succès des 2 journées de réflexion les 27 et 28 novembre 2008, qui permettront d’engager un dialogue franc et sincère;
Si ces mots disent bien ce qu’on veut leur faire dire, c’est qu’il y a crise.
Si ces mots disent bien ce qu’on veut leur faire dire, c’est qu’il y a  donc urgence
Si ces mots disent bien ce qu’on veut leur faire dire, c’est-à-dire la vérité, nous devons tous en principe répondre « PRESENT » à cet appel, préoccupés que nous sommes du devenir de notre pays. Il est question de la survie de notre démocratie, que nous voulons porteuse de paix et de développement.
Mais l’urgence ne saurait justifier une quelconque précipitation dans l’organisation d’un forum.
En effet, comme le souligne le représentant actuel du regroupement de certaines forces politiques, à la sortie de son audience sur la question au Palais de la Marina, il est absolument nécessaire que ces assises soient préparées comme nous l’avons fait lors de la conférence nationale de 1990. Or nous constatons que ce n’est qu’après l’annonce de la tenue de ces journées par le Gouvernement qu’a débuté la succession des audiences accordées aux principaux leaders politiques, directement concernés par les journées d’échanges et de dialogue.

De quel mal souffre notre pays ?

Je n’étais donc pas loin de la réalité, en affirmant il y a quelques semaines  que le Bénin va mal, que mon pays ne se porte pas bien, et qu’il est absolument nécessaire de revoir le navire, l’équipage et le cap.  Nous voici donc à l’heure de vérité, le mal est identifié et exprimé par au moins un baron de la FCBE, il faut administrer le remède, le bon remède, au risque de perpétuer la crise de confiance qui est devenue évidente.
Et pour reprendre les dires de cet Honorable Député, intervenu récemment par voie de presse, le véritable mal, ce sont les fiches de mensonge, la diffusion de fausses nouvelles au niveau du Chef de l’Etat et les conséquences sont souvent dommageables et irrattrapables. Et il poursuit, que le Chef de l’Etat pour régler la crise a besoin de réhabiliter les acteurs politiques qui ont été vilipendés inutilement. Il invite alors ses pairs de la mouvance, hommes de confiance du Chef de l’Etat, à lui dire la vérité. Sinon en ne disant pas la vérité, ils œuvrent pour que le Chef de l’Etat échoue’.
Ce n’est donc pas un hasard si le communiqué fait explicitement mention de la nécessité d’établir un dialogue franc et sincère. En d’autres termes, il s’agit de réintroduire le sens des valeurs, en général et plus particulièrement, le respect de la parole donnée et la recherche de la vérité.
Au risque de me répéter, il s’agit de reconnaître que ‘en politique la parole ne nous est pas donnée pour masquer nos pensées’,  pour citer certains, mais que la parole nous est bien donnée pour dire la vérité au peuple, dans la langue qu’il comprend et par ceux en qui il a naturellement confiance.
Le bon traitement est conditionné par un juste diagnostic.

 

Quelles sont les conditions actuelles ?

En se référant toujours à notre honorable Député FCBE, l’absence d’un noyau dur pour faire des analyses sérieuses et proposer des décisions justes au Chef de l’Etat, est préjudiciable à notre pays et à son développement harmonieux ; c’est ce que nous avons résumé par la formule «  tout est à revoir : l’équipage, le navire et le cap ». Voilà pourquoi, nous nous retrouvons aujourd’hui devant l’évidence que le Chef de l’Etat doit recourir aux mêmes acteurs de la vie politique qui l’ont plébiscité en 2006 pour les inviter à un forum d’échanges et de dialogue politique afin de sortir de la crise. C’est bien la preuve qu’aucun changement ne peut se faire sans l’expérience. C’est indirectement la reconnaissance de l’importance de ces acteurs, invités à valider à mi-parcours leur choix d’avril 2006. Ces mêmes acteurs de la vie politique à travers leur grand rassemblement avaient déjà choisi d’aller réfléchir sur l’avenir de la nation les 28 et 29 novembre 2008 pour évaluer et améliorer leur contribution à l’action publique.

 
Ce forum de dialogue initié par le pouvoir exécutif est un signal fort qui se veut nous l’espérons sincère, adressé aux acteurs politiques anciens et nouveaux, qu’ils soient aux affaires ou dans le camp d’en face. Mais leur ôter l’occasion de se rencontrer avant pour organiser leur contribution  serait synonyme d’un refus de démocratie ou de l’expression plurielle.
Force est de reconnaître une fois de plus et malgré la situation d’urgence, que les signaux émis à ce jour vers les états majors des différents groupes politiques sont loin d’être rassurants.

 

Notre point de vue sur les conditions

1. Le calendrier qui comme par un malheureux hasard plaque l’événement sur une organisation annoncée de longue date de l’université d’été de ceux d’en face, de ceux qui pensent qu’on peut faire mieux et gouverner autrement sur la base d’une expérience à faire valoir, pose problème.
2. Il est PARFOIS souhaitable de demander à la poule à quelle sauce on va la manger. Je veux faire référence à la prise de décret d’application qui définit les modalités de fonctionnement de l’opposition dans notre pays. Il est seulement regrettable que le décret soit pris à quelques jours du forum du dialogue envisagé, enlevant ainsi toute possibilité de contribution ‘franche et sincère’ des parties prenantes.
3. Et puis cette volonté affichée de dialogue avec tous les acteurs politiques coïncide avec un malheureux fait marquant de notre vie politique qui dénote par une tentative de séquestration de la décentralisation, d’une manipulation des forces en jeu, au risque de mettre en péril le développement convergent à partir de la base.
Il s’agit du hold up opéré sur l’aubaine d’une décentralisation sincère et crédible ôtant à nos 77 communes, l’opportunité de s’épanouir efficacement sans contrainte pour contribuer à nos projets de développement, et ayant aboutit à une association nationale des communes du Bénin (ANCB) bicéphale, avec deux bureaux constitués et désormais en conflit ouvert ; ce fait jette lamentablement le doute sur les annonces d’une gouvernance concertée, triste absente à ce péril.
L’unité ne s’impose pas, mais se construit et de la même façon, la réconciliation ne s’impose pas, mais se construit. Il faut que les actes et les actions nous y mènent, c’est pourquoi nous sommes persuadés que les conditions de la réussite de ces journées ne sont pas réunies et que le succès appelé de nos vœux serait hypothéqué. Voilà pourquoi la décision courageuse du gouvernement de reporter ce forum à une date ultérieure répond parfaitement au vœu de la majorité d’entre nous. C’est déjà un meilleur départ pour un vrai dialogue.
 
Quels sont les pré requis de la réussite ?

§ Il aurait fallu calmer le jeu dans une démarche qui associe, considère et négocie les partenaires politiques concernés et indispensables à la réussite d’un tel événement. C’est ce qui est en cours aujourd’hui sur l’initiative du Chef de l’Etat même.
§ Privilégier un dialogue FRANC et SINCERE.
§ Faire du consensus le seul mode de construction.
§ Réhabiliter la classe politique aux yeux de l’opinion.
§ Accepter le débat d’idées, signe de vivacité de la démocratie.
§ Placer les enjeux de développement au dessus des considérations partisanes, politiques et politiciennes.
§ Rompre avec la gloutonnerie politique qui consiste à tout vouloir pour soi en recourant à la fausseté et à l’hypocrisie.
§ Et c’est seulement à ce prix que les parties se rassembleront autour du symbole de la jarre trouée, pour un Bénin apaisé et prospère.
Ce sont quelques fondements de mon attachement indéfectible à l’idéal démocratique qui n’est autre qu’une négociation sollicitant l’effort, le mérite et le sens des valeurs de chacun et de tous et non la terreur, l’arbitraire et la ruse.
Ainsi parviendrons-nous, non pas à détailler nos différences mais à regarder ensemble dans la même direction d’un Bénin debout.
Ainsi cotiserons-nous ensemble nos forces à la bourse des valeurs pour notre pays,
Laisser Bohicon se faire, c’est laisser se dérouler le jeu démocratique et du développement
Laisser Bohicon se faire, c’est faire de la place à ceux qui pensent autrement
Laisser Bohicon se faire, c’est accomplir le premier pas vers la réconciliation et vers la paix
C’est faciliter les propositions concrètes de sortie de crise et de la critique systématique, par l’expression des expériences et des capacités susceptibles de redresser la barre, et qui rassurent les populations.
J’en appelle à ces principes ô combien chers d’une dynamique unitaire que je partage avec tant d’autres acteurs de la vie politique, avec lesquels j’ai une histoire.
Le Bénin est notre bien commun, et nul ne sera de trop pour contribuer à la hauteur de ses capacités à sa renaissance économique et sociale.
Dialogue oui, mais dans la dynamique unitaire sans arbitraire, avec le souci de la vérité et de la sincérité.
Espérons que la suite des évènements donne raison à tous ceux qui croient à la survie du processus démocratique béninois.
Nous serons présents à ces rendez-vous.

Pensée du jour 
La parole  est donnée à l’homme pour dialoguer et le respect de la parole donnée crédibilise.

CIRCONFLEXE

novembre 28, 2008

Déclaration pour l’opposition ?

Ce jour s’ouvre à Bohicon, la messe des opposants non déclarés ou à masque. A la fin du séminaire, on peut bien espérer un chronogramme de déclarations des différents partis pour l’opposition démocratique. Si tel n’est pas le cas, ce serait bien dommage. Car le décret sur le statut de l’opposition ne sera pas pris en l’air tout de même ! Finalement, qui a peur de faire l’opposition ? Déclarer  » être de l’opposition  » en 2010, ce serait bien trop facile.

Sécurité et gardiennage

Un communiqué de presse fait état de ce qu’une société de la place recherche des agents pour la sécurité et le gardiennage. En ce temps de braquages spectaculaires, il faudrait être bien courageux pour chercher un tel emploi. Et si les membres du réseau des braqueurs se portaient candidats, ce serait tant pis pour les biens et meubles des concitoyens inquiets.

Un audit chez Gbégnonvi

Le personnel du ministère des langues nationales est en colère contre son ancien ministre de tutelle. Il réclame un audit de gestion de son bref passage. Qu’est ce que le personnel voudrait insinuer par là ? C’est aussi cela, la lutte pour la bonne gouvernance. Hier, le chroniqueur Gbégnonvi  avait œuvré pour les audits du régime passé. Aujourd’hui qu’il accepte de subir la règle du jeu.

Paix profonde

Demain, le grand père de Nadine Lagnidé sera conduit à sa dernière demeure. Que Dieu l’accueille dans son royaume. Sur la terre son séjour a été agréable. Il a mis au monde un jeune dynamique dont le cerveau tourne à 10Omille kms à l’heure ! Christian Lagnidé comme on l’appelle est une star de l’initiative privée. Il semble que c’est héréditaire ou lié au chromosome Y. Pépé Toussaint, bon séjour dans l’au-delà. La dynastie Lagnidé ne disparaîtra pas.

Tauyé

Situation confuse à la Sonapra : Le personnel exige la clarification de son statut social

novembre 28, 2008

fagnon-et-gounouLa cérémonie de passation de charges entre les Directeurs généraux entrant et sortant de la Sonapra n’a pas pu avoir lieu hier comme convenu. Les travailleurs de cette unité de production se sont opposés à cette cérémonie parce qu’ils veulent d’abord que la lumière soit faite autour de leur statut social après la création de la Sodéco.
La tension est encore montée hier d’un cran à la Direction générale de la Sonapra. La tente dressée pour accueillir la cérémonie de passation de service entre les Directeurs généraux entrant et sortant est restée vide. Les chaises en plastique qui avaient été soigneusement alignées pour recevoir les invités ont été très vite pliées. En lieu et place d’une cérémonie de passation de service, c’est plutôt à une Assemblée Générale convoquée par le Syntra/Sonapra et l’Ultra/Sonapra qu’on a eu droit. Avant toute passation de service, les travailleurs voudraient savoir à quelle sauce ils seront désormais mangés après la privatisation de l’outil industriel de la Sonapra qui a conduit à la création de la Sodéco. Le message était clair dans tous les esprits et presque tout le personnel de la Sonapra a adhéré à ce mot d’ordre. Pour les responsables syndicaux de la Sonapra, il y a un marché de dupe qui se met en place après la cession de l’outil industriel de l’unité de production à un opérateur économique privé.

 

La goutte d’eau qui semble avoir fait déborder le vase est un acte pris il y a quelques jours par le Directeur général sortant, M. Nicaise Fagnon au sujet du personnel de la Sonapra opérant au niveau des usines privatisés. Selon M. Guidi, un des responsables syndicaux, il n’est pas question de prendre un tel acte alors les discussions sur le volet social de la privatisation de l’outil industriel de la Sonapra  instituées par arrêté gouvernemental n’ont pas encore livré leurs conclusions. L’acte pris par le Directeur général sortant avait en effet versé le personnel permanent des usines de la Sonapra à la Sodéco. Pour les travailleurs de la Sonapra réunis au sein de l’Ultra et du Syntra Sonapra, les choses ne devraient pas se faire de cette sorte.  Et c’est justement pour cette raison qu’ils dénoncent une certaine précipitation de M. Nicaise Fagnon à régler un problème qu’on devrait normalement aborder de façon globale de manière à clarifier le statut social de chaque agent de la Sonapra.
Dans leurs propos, les travailleurs sont formels. Leur mouvement n’est pas orienté contre le Directeur général entrant, mais pour corriger une injustice.
M. Nicaise Fagnon qui a fait hier le déplacement de la Direction générale de la Sonapra s’est expliqué devant les travailleurs réunis en Assemblée Générale. Pour lui, sa démarche n’a rien de flou. Elle est conforme au contenu de la convention de cession de l’outil industriel de la Sonapra et répond d’ailleurs à un reversement progressif du personnel de la Sonapra à la Sodéco.

 
Voilà qui relance donc le débat autour de la privatisation de l’outil industriel de la Sonapra.

Affissou Anonrin

« Ces gens-là sont des bêtes sauvages » : Le nouveau roman de Gaston Zossou déjà disponible

novembre 28, 2008

Après «Au nom de l’Afrique», Gaston Zossou revient avec un nouveau roman «ces gens-là sont des sauvages». C’est sa dénomination. Ecrit en un volume de 253 pages et 24 chapitres, ce roman porte un regard particulier sur «les mutations socio-politiques du Bénin et de l’Afrique depuis les années». Critique littéraire, le Professeur Guy Ossito Midiohouan s’est fait le devoir de nous le présenter.
 «Voyez, l’Esprit du Pays comme il est triste ! Il attend, comme un père ou une mère humiliée, la venue des enfants fidèles et dignes. C’est vrai, la ferveur grimacière et bouffonne des présents acteurs politiques qui envahissent et assiègent la scène inspire une répugnance à faire vomir, et vous vous faites sourds à l’appel de l’Esprit du Pays.» Ainsi s’exprime Gaston Zossou dans Au nom de l’Afrique, son premier livre, un essai paru en 2000, chez L’Harmattan à Paris ; une réflexion sur le destin de l’Afrique, sur les causes de ses maux, les fondements de ses échecs, sur les voies et moyens susceptibles d’améliorer significativement l’existence des Africains et de les rallier au monde et à demain. Au moment où ce livre sortait en libraire, l’auteur était ministre de la culture et de la communication, porte-parole du gouvernement du général Mathieu Kérékou qui se f… royalement de «l’Esprit du Pays». Cela suffisait à discréditer le livre car le lecteur se demandait, à juste titre, qui de l’auteur d’Au nom de l’Afrique ou du thuriféraire impénitent, attaquant de pointe du régime pourri de Kérékou, était le plus digne de foi.

 

 Le flop retentissant que fit Au nom de l’Afrique en dépit du parrainage monumental du Président Emile Derlin Zinsou et d’un méchant battage médiatique orchestré par Florent Eustache Hessou, l’attaché de presse de service, ne dissuada pas Gaston Zossou à se piquer résolument de littérature. Le «cobra royal» de Kérékou revient donc, trois ans plus tard, avec La guerre des choses dans l’ombre (Paris, Editions Maisonneuve et Larose, 2003), un roman de mœurs qui montre la prégnance et le déterminisme de sombres croyances et pratiques occultes dans le Dahomey colonial malgré la présence et l’appropriation de certains apports culturels étrangers. Au demeurant, la préface caution du grand Jacques Chevrier dont le ministre a réussi à parer son coup d’essai n’a eu malheureusement que l’effet paradoxal de mettre en lumière, par défaut, les faiblesses rédhibitoires de ce premier roman dont le caractère superficiel, la plate linéarité et le style archaïque ne manquent pas de laisser le lecteur averti sur sa faim.

 

 Avec Ces gens-là sont des bêtes sauvages, qu’il vient de faire paraître en cette année 2008 à Paris, chez Riveneuve éditions, Gaston Zossou poursuit imperturbablement son projet littéraire. Non, il ne nous fait pas passer des «choses dans l’ombre» au «système des choses» dont il fut un redoutable griot. Enfin, pas encore. Mais il s’en rapproche. Ce deuxième roman, qui a pour cadre l’Afrique post-coloniale, sans être véritablement la suite de La guerre des choses dans l’ombre, en est d’une certaine manière le prolongement. Cela non seulement à travers l’évocation persistante, dès le premier chapitre et passim, des «choses dans l’ombre», mais surtout à travers le héros, Amila Lanta, l’unique fils resté en vie de Joseph Lanta, héros du premier roman, dont le souvenir est du reste souvent évoqué, particulièrement aux pages 82 et 83.

 

 Ces gens-là sont des bêtes sauvages raconte les tribulations d’Amila Lanta devenu adulte à qui son père vaincu par «les choses dans l’ombre» a laissé – lit-on dans La guerre des choses dans l’ombre – un «gros héritage de querelle» et le devoir de «donner un nouveau souffle à son combat singulier».

 

 Ces gens-là sont des bêtes sauvages est un roman de formation de 253 pages et 24 chapitres que l’on pourrait structurer en trois parties correspondant aux différentes phases de l’évolution du héros narrateur.
Dans les dix premiers chapitres, ce dernier parle des années passées dans le giron des prêtres, d’abord comme élève, puis comme moniteur promis à une vocation sacerdotale, avant que la conscience de la responsabilité de transmettre son nom et la pression des événements politiques et sociaux ne le fassent expulser du cocon de la mission catholique. Il renoue alors avec le pays réel, dur et impitoyable.

 

 Du chapitre 11 au chapitre 18, Amila Lanta évoque les nombreuses péripéties de son militantisme au sein du «Parti des égalitaristes» qui le mène de l’activisme le plus enthousiaste à la désillusion la plus amère. C’est justement cette désillusion, ce dépit, qui fait dire à Aklassato, un ami d’Amila, parlant de ses anciens camarades du parti : «ces gens-là sont des bêtes sauvages». Jeté en prison, comme beaucoup d’autres « égalitaristes » avec qui il a pourtant coupé les ponts, Amila réussit avec deux co-détenus à se faire la belle et à quitter son pays pour s’exiler dans un pays  voisin.
 Les chapitres 19 à 24 racontent cette nouvelle vie d’exilé au cours de laquelle le héros fait l’expérience de certains problèmes brûlants de l’Afrique contemporaine, tels que le développement non maîtrisé de mégapoles chaotiques, les dérives sociales, les conflits politiques et tribaux, les guerres et les déplacements massifs de populations, dans un contexte général marqué par l’ignorance, la pauvreté, la violence et la haine.

 

 Amila se révèle donc le digne fils de son père par ses options modernistes, sa foi au progrès, sa lutte contre les forces obscurantistes, son rêve d’une société plus juste qui le mène de la République (francophone) du Gambada à un pays anglophone voisin, de l’activisme politique à l’action humanitaire, sans jamais vaincre la fatalité de l’échec dont il conçoit un profond sentiment de déréliction. Car, en vérité, « les bêtes sauvages », ce ne sont pas que les militants du « parti des égalitaristes » aux méthodes exécrables ; ce sont aussi, ce sont tout simplement les Africains dans leur écrasante majorité qui semblent refuser obstinément de rentrer dans l’humanité.

 

 Ce roman est intéressant par le regard singulier qu’il porte sur les mutations sociopolitiques du Bénin et de l’Afrique depuis les années 1970. Certes, il est nettement moins indigeste que le premier, même si l’imparfait du subjonctif, la virtuosité verbale, le style déclamatoire et la jactance jubilatoire persistent encore à contester la primauté à l’émotion esthétique. Un seul exemple : « L’étoile la plus terne, qui dans l’ombre épaisse, épandait sa lueur piteuse, prenait dans nos esprits enchantés, les apparences d’une galaxie riche de milliards d’étoiles,chavirant ses feux des confins de l’éternité vers l’orée de l’histoire des révolutions »(p.112). Mais ce péché mignon de grandiloquence ne doit pas nous conduire à faire peu de cas de  l’effort de témoignage de Gaston Zossou, nourri par un talent avéré de narrateur plein de promesses, et qui mérite notre respect.

 

Un extrait du roman (pp.204 – 206)

« Puis je vis s’engager une course-poursuite. Le fugitif était un garçon d’une quinzaine d’années. Il était trapu et avait les cheveux roux. Il était torse nu et portait une culotte courte. Les poursuivants étaient une douzaine et fonçaient sur lui, en brandissant des bâtons. Ils criaient au voleur. Le fuyard disposait d’une bonne avance. Il grimpait sur les toits des véhicules immobilisés, bondissant d’un point à un autre lestement. Il semblait maîtriser ses moindres mouvements. Je vis flotter sur son jeune visage un sourire railleur destiné à la meute de ses poursuivants. Le reste de la foule ne prêtait qu’une attention relâchée au spectacle. Certains semblaient même indifférents. Soudain le fugitif engagea une accélération décisive. Il fonça dans une direction où il partit comme une flèche. Ses poursuivants couraient toujours. Je vis se dresser devant le fugitif une barrière de fer rouillé. L’obstacle me parut infranchissable. Je pensai qu’il le contournerait. Il s’engouffra dans l’amas de carrosseries, de blocs-moteurs, de châssis et de jantes. Je crus qu’il s’éventrerait contre une lame de métal en pointe, mais il traversa l’obstacle aussi aisément que si ce fut une boule de vapeur. Je me couvris les yeux de stupeur. Les poursuivants se retrouvèrent devant l’amas de ferrailles, ils se concertèrent du regard, contournèrent la barrière et se remirent aux trousses du fugitif. Il avait pris une avance considérable sur la meute endiablée. Ils descendirent sur une terre basse. Le fuyard parut manquer de souffle. L’écart se réduisait, mais il paraissait toujours hors de portée. Il filait à nouveau comme un bolide, comme s’il avait reçu un nouveau souffle. Puis soudain il glissa sur un point boueux du sol et chuta violemment. Les poursuivants à la pointe, dans leur élan le dépassèrent de quelques foulées, les suivants l’eurent juste à leurs pieds, les derniers arrivèrent pour parfaire l’encerclement. Il fut immobilisé debout. La foule lui passa de vieux pneus de voiture au cou. Il avait levé les bras pour entraver l’action des justiciers, mais ils parvinrent à l’engainer, des pieds à la tête, dans un accordéon de pneus. Il dandinait comme un fantôme et se tenait debout. Pourquoi ne pas se jeter à terre ? Pourquoi ne pas essayer de se soustraire du fût de la mort en rampant ? Avait-il choisi la position verticale pour son dernier combat. Un motocycliste de bonne volonté arriva sur les lieux. Il offrit son réservoir à siphonner. Les justiciers se procurèrent de l’essence dans un bol. Ils aspergèrent la pile de pneus qui chancelait toujours. La meute se rabattit loin du supplicié, qui vacillait au centre du cercle toujours sans chuter. La foule exultait bruyamment. Quelqu’un frotta une bûchette d’allumette qu’il jeta en direction du cylindre titubant. Le feu tomba à quelques pas. L’artificier malhabile fut rudoyé par la foule. Il avança de quelques pas, frotta une nouvelle bûchette et la jeta contre la pile de pneus. La détonation, une fumée noire et grise au-dessus des langues de feu. La foule applaudit et émit des cris de joie. Des photographes s’étaient précipités nombreux. Les séquences de l’acte d’exécution avaient été prises en photo. Puis il se forma sur les lieux un marché à la criée, où les images furent vendues à une foule surexcitée. »

Guy Ossito MIDIOHOUAN
(Collaboration)

Après sa sortie du gouvernement : Toléba appelé au poste de Conseiller

novembre 28, 2008

L’ancien ministre du tourisme a rejoint la liste des Conseillers du Chef de l’Etat au palais. Sa nomination a été rendue publique par le compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 26 novembre 2008. Une nouvelle charge pour l’Etat béninois.
Encore un appelé. Il s’agit de l’ancien ministre Soumanou Toléba. Il est nommé Conseiller Spécial à la Culture, au Tourisme et à l’Artisanat. Quoi de plus normal. Il est appelé pour conseiller au poste où il a été ministre. C’est le cas pour ses collègues collectivement remerciés par le Chef de l’Etat le 22 octobre 2008.

Comme quoi, tout le monde est rappelé. Il reste à comprendre pourquoi le Chef de l’Etat refuse sa confiance à quelqu’un pour poursuivre une œuvre et le rappelle pour le conseiller dans le même domaine. Seule Sakinatou Orou Alpha  Sidi a échappé à cette mission. Elle n’a pas été poussée à aller conseiller une société civile à travers le Chef de l’Etat. Certainement que la méthode ne marcherait pas au féminin. Voilà pourquoi, après les micro finances, dame Sakinatou Orou Sidi a été nommée Directrice générale de la Centrale d’achat des intrants agricoles que d’occuper un poste de Conseillère à la présidence. Mais il y a une donnée qu’il ne faut pas ignorer. Toutes ces nominations créent de nouvelles charges pour l’Etat. Pourtant on parle de réduction du train de vie de l’Etat et le gouvernement compte déjà 30 ministres. Après Toléba, à qui le tour pourrait on dire ? Seul le prochain acte  du Chef de l’Etat le précisera.

Guy Constant Ehoumi

Apaisement de la tension politique à Avrankou : Echec de la médiation de la Fondation Konrad Adenauer

novembre 28, 2008

(Les populations ont  peur de la sécurité des députés Kèkè et Ahouanvoébla)

La Fondation allemande Konrad Adenauer était la semaine écoulée à la rencontre des populations de la commune d’Avrankou pour une mission de sensibilisation et d’apaisement de la tension qui y prévaut. Selon les conclusions de la délégation conduite par M.Paul Dèhoumon, les populations exigent trois conditions dont la réparation de l’injustice politique vis-à-vis du Prd.
La mission de médiation de la Fondation Konrad Adenauer dans la commune d’Avrankou n’a pas connu une issue favorable.  En effet, la semaine dernière, une mission de Konrad Adenauer était à la maison des jeunes d’Avrankou dans le cadre d’une mission de sensibilisation sur les enjeux de la décentralisation et de l’apaisement des populations de ladite commune. Sur le deuxième volet de la rencontre,  les populations n’ont pas été du tout tendres avec la délégation de la Fondation Konrad Adenauer. Le taux d’adrénaline a monté d’un cran dès que le communicateur principal de la séance M. Paul Dèhoumon a tenté d’exhorter les populations à la paix, à la concorde et à l’acceptation de l’actuel locataire du fauteuil communal  comme leur maire.

 

Cet appel n’a pas reçu un écho favorable dans l’assistance. Au contraire, il a fait déchaîner les passions. Les intervenants n’ont pas mis de gang pour dire toute leur désolation et le mépris que le pouvoir leur a fait subir en  imposant une majorité qui ne reflète en rien le résultat des urnes au soir des élections du 20 avril 2008. Elles ont laissé entendre que tout Avrankou connaissait la grande tendance qui a caractérisé les résultats bruts recueillis sur place dans les différents bureaux de vote après le vote du 20 avril 2008. Si grâce à ces résultas les candidats  Prd ont raflé au point de gagner près d’une quarantaine de villages sur les 52 conseils villageois jusque là reconnus par la Cena et la Cour Suprême, qu’est ce qui explique alors l’inversion de la tendance au niveau du Conseil Communal pour que de 4 conseillers, la Fcbe remonte jusqu’à 10 conseillers suite au jugement de la Cour. C’est une injustice trop flagrante que Avrankou refuse d’accepter.  Aussi l’assistance a-t-elle dénoncé les complots qui se fomentent contre certains leaders politiques de la commune  tels que les députés Hélène Kèkè de la  Fcbe et Augustin Ahouanvoébla du Prd. Selon les témoignages des populations, la première est devenue « wanted » parce qu’on la soupçonne d’être en accointance avec le deuxième considéré comme le chat à sacrifier pour que le Conseil Communal actuel d’ Avrankou ait la paix. Les populations redoutent des actes d’assassinat  au sujet de ces deux personnalités qui seraient dans le collimateur de certains tueurs à gage mis à leur trousse. C’est suite à ces explications que les participants à la rencontre ont soulevé  trois conditions principales pour le retour à la paix.

 

Pour les populations, la paix, la concorde et le respect, voire l’accompagnement du nouveau Conseil dans les projets de développement ne peuvent être une réalité qu’à  condition que la réconciliation entre les acteurs politiques soit réalisée et que la réparation de l’injustice politique imposée par l’Etat Fcbe avec la complicité de la Cour Suprême soit faite. En récapitulant, la délégation de la Fondation Konrad Adenauer a retenu que les plaies sont profondes et la tension encore très vive dans les esprits.  Mais tout n’est pas perdu dans cette mission.  Parce que depuis les événements du 3 mai qui ont fait basculer Avrankou dans la violence, plus personne, ni les leaders politiques Prd ou Fcbe, ni le maire Georges Nounagnon n’a réussi à mobiliser autant de personnes de toutes tendances confondues à Avrankou dans le cadre d’un dialogue et d’un projet de développement. La Fondation Konrad Adenauer dont le communicateur Paul Dèhoumon est un fils de la commune d’Avrankou a le mérite d’avoir fait autant de mobilisation. C’est un partenaire sérieux que le gouvernement peut associer pour réconcilier les frères ennemis. 

Tobi P. Ahlonsou
Correspondant Ouémé/Plateau)

Multiplication des postes de conseillers spéciaux au Palais de la Marina : Boni Yayi attire la colère des bailleurs de fonds

novembre 28, 2008

La liste des conseillers spéciaux du président de la République s’est encore allongée le 26 novembre dernier avec la nomination de M. Soumanou Toléba au poste de Conseiller spécial à la culture. Cette nomination au cabinet du Chef de l’Etat lui confère des avantages exorbitants à incidence financière sur le budget national, foulant ainsi au pied la réduction du train de vie de l’Etat. Pour un pays dont le budget est souvent déficitaire, il y a de quoi susciter la colère des bailleurs de fonds.
Dans certains milieux diplomatiques, le ton monte déjà. On maugrée, on ronchonne. Quand bien même on s’abstient pour le moment de prendre une position officielle sur la gouvernance béninoise à l’ère du changement, on ne s’empêche pas de faire des commentaires sur la manière dont le Chef de l’Etat fait le contraire de ce qu’il prône. Selon des avis largement partagés,  on ne comprend pas pourquoi le Chef de l’Etat se donne des libertés de multiplier ses conseillers spéciaux, alors qu’il est dans l’incapacité de boucler par an le budget général de l’Etat. La question avait été évoquée après la formation du dernier gouvernement où cinq nouveaux portefeuilles ministériels occasionnant des charges supplémentaires aux contribuables béninois ont été créés.
Pour certains bailleurs de fonds qui se prononcés sur ce sujet à l’époque, le Bénin, dans son état actuel de développement, n’avait pas besoin d’autant de postes ministériels. Apparemment, ces observations qui sont pourtant pertinentes ne disent rien au Chef de l’Etat qui s’est aujourd’hui lancé dans une démarche qui consiste à bombarder au poste de conseiller spécial du président de la République les ministres qu’il a lui-même sorti du gouvernement pour des raisons diverses. C’est en effet à ce niveau que se situe l’absurdité qui suscite la colère des bailleurs des fonds.
Ceux-ci estiment d’ailleurs que cette option faite par le Chef de l’Etat du Bénin est à l’antipode de la réduction du train de vie de l’Etat. « Lorsqu’un prend en effet un conseiller spécial du président de la République, il coûte plusieurs millions de F Cfa aux contribuables. Ces millions qui sont dépensés juste pour des conseils qu’on ne suit même pas, pourraient servir à forer des puits dans certains villages et contribuer ainsi à réduire la pauvreté », a commenté un assistant technique de l’espace Union Européenne en mission au Bénin.
Voilà qui prouve donc que les actes que le Chef de l’Etat sont bien suivis et que le moment venu, ils pourraient lui être opposés quand il va solliciter les bailleurs de fonds pour boucler le budget général de l’Etat qui de tout le temps, a toujours été déficitaire. Dans ces conditions, que va-t-il faire ? Limoger certainement des postes ministériels bis, qu’il crée à tour de bras.

Affissou Affissou

Descartes à nos portes !

novembre 28, 2008

Le report du dialogue national est une décision de maturité. (Cf édito du 27 Novembre 2008). Le temps qui court est celui de la raison. Et Descartes ayant senti le danger qui guette ce peuple jadis, quartier latin de l’Afrique, fait planer son âme sur le pays. Descartes s’invite dans le débat national pour rendre actuel son livre :  » Règles pour la Direction de l’Esprit « .
L’organisation des assises nationales a besoin de cet effort méthodologique  car la pensée actuelle du gouvernement doit s’épurer de toutes les mauvaises opinions antérieures, de tout ce qui a été conçu par préjugés pour déstabiliser des adversaires sans motifs intelligents.
Baba Body qui tente d’émerger positivement doit éviter de paraître un sophiste. Le ministre chargé des relations avec les institutions a pu mettre les partenaires à l’aise. La rhétorique, ce n’est pas ce dont on a besoin aujourd’hui. Il s’agit d’ouvrir grandement les oreilles pour entendre le cri de détresse de Descartes. Moi, je l’entends depuis mon bureau ovale. Pour conduire à bon terme le processus organisationnel, Baba Body doit prendre de la hauteur et à garder à l’esprit  quatre préceptes si chers à Descartes :
* Ne rien admettre qui ne soit évident ;
* Procéder selon l’analyse ;
* Conduire par ordre les problèmes politiques soulevés en allant du plus simple au plus complexe ;
* Faire une énumération complète des donnés de la tension politique et tirer sans peur les conclusions qui s’imposent. Elles arrivent aisément et les mots pour l’exprimer, simplement.
L’idée distincte ne saurait être confondue avec nulle autre. Elle s’oppose à l’idée confuse. Ce qui suppose la mise à l’écart des promoteurs de la confusion furent-ils ministres ou anciens ministres du gouvernement. Inutile de faire appel aux idéologues de l’exclusion.  La règle de l’évidence contient deux remarques fondamentales pour Baba Body et Yayi Boni . Il s’agit d’éviter la précipitation. Je fais ainsi allusion à ce défaut du régime qui consiste à juger avant la complète évidence et qui aboutit à des reculades de la honte pour plusieurs décisions. Ensuite, il s’agit de bannir la prévention qui est une persistance de jugements imprudents.
Azatassou dont le goût prononcé pour les mathématiques est incontestable, peut être d’une grande utilité pour ce comité préparatoire. Je fais ainsi appel au mécanisme intellectuel rigoureux qu’il pourrait induire. Si on ne peut pas faire aboutir le dialogue, inutile de l’organiser.
Ce rendez-vous doit être une occasion pour la calasse politique de grandir et d’émerveiller l’Afrique en donnant une nouvelle leçon de compromis politique franc et sincère.

Herbert Houngnibo

Promotion de la gouvernance locale : La Ldcb lance un projet pour la protection des consommateurs

novembre 27, 2008

La ligue pour la défense du consommateur au Bénin (Ldcb), en partenariat avec l’Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (Alcrer), a lancé hier mercredi, son nouveau projet « Mieux protéger les consommateurs et promouvoir une bonne gouvernance locale ». C’était à Cotonou dans la salle de conférence de l’Infosec.
Rapprocher les actions et services de la Ldcb des collectivités décentralisées et des consommateurs à la base, donner aux consommateurs les moyens d’être critiques et responsables, pour préserver leur santé et leur économie et, obtenir réparation des préjudices subis tout en vulgarisant la loi portant protection du consommateur en République du Bénin. Ainsi se résument les objectifs que la  Ligue pour la défense des consommateurs (Ldcb), associée à  l’Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (Alcrer), poursuit en initiant le projet « Mieux protéger les consommateurs et promouvoir une bonne gouvernance locale ». Pour M. Romain Abilé Houéhou, président de la Ldcb,  si ce projet prend en compte le niveau local, c’est  parce qu’il  a été constaté l’inexistence d’une décentralisation des initiatives à l’endroit des consommateurs qui constituent un réel problème et un grand défi pour l’efficacité des actions de protection des consommateurs. Appuyé par le programme Oscar, ce projet qui  entre en ligne de compte pour   la mise en œuvre du troisième axe du plan stratégique de développement 2008-2012 de la Ldcb, sera mis en œuvre à travers quatre activités, dont la mise en place de six (06) conseils départementaux de la consommation et, l’organisation d’émissions radiophoniques sur les ondes de proximité.

Les organisations de la société civile, les autorités locales et préfectorales et, les responsables des structures décentralisées de l’Etat, sont entre autres, la cible visée pour la mise en œuvre de ce projet qui prend fin le 31 janvier 2009.    
 

T. P. A.

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