octobre 31, 2008

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GOUVERNEMENT D’OUVERTURE OU D’UNION NATIONALE, QUELLE OPTION POUR LE BENIN ?

octobre 31, 2008

Par Célestine ZANOU

Si il est des concepts qui marquent depuis peu le discours politique en Afrique, c’est bien ceux relatifs aux gouvernements d’ouverture, gouvernements d’union nationale et de consensus.  Le Bénin n’échappe pas à cette dynamique nouvelle surtout ces derniers temps.
Mais en réalité de quoi s’agit-il ?

Gouvernement d’ouverture

A un journaliste qui nous avait posé récemment la question, nous avons répondu que l’ouverture dans le cadre de la formation d’un gouvernement  est, dans son principe, la volonté d’anticiper sur une crise. Elle a souvent un objectif camouflé d’affaiblissement de l’opposition ou du camp d’en face  mais devrait avoir  un esprit louable, de recherche d’oxygène par la  » capture  » de ressources humaines de qualité  pour redynamiser l’équipe gouvernementale et pour apaiser une tension politique latente. En d’autres termes,  il s’agit pour le Chef de Gouvernement d’avoir recours à de nouvelles ressources humaines, techniques et politiques pour résoudre un problème ponctuel de Gouvernement.  C’est souvent de nouvelles capacités techniques pour gérer des programmes, réaliser un équilibre régional, apaiser une tension sociale et s’attirer la sympathie de groupes et de formations politiques.

Dans notre société, le symbole de la jarre percée du roi GUEZO en est l’illustration tangible. En effet, pour le développement d’un pays, nul ne devrait être de trop. Dans le souci de réussir l’ouverture,  le maître mot reste le dialogue et si ce dialogue est sincère, l’apaisement socio-politique devient une réalité et le pouvoir en place peut alors conduire son programme dans un climat de sérénité. Pour ceux qui y adhèrent, l’ouverture ne saurait être synonyme de l’abandon de leur formation politique ou de leurs idéaux originels.

Gouvernement d’union nationale

Il fait souvent  suite à une crise  établie ; c’est le cas de la Côte d’Ivoire depuis la crise de 2002, du Kenya en 2008 et du Zimbabwe encore en cours de négociation avec comme médiateur l’ancien Président sud-africain Thabo Mbeki. Au départ, il convient de retenir que c’est l’action de l’opposition qui force le pouvoir en place à la recherche d’un compromis pour sauver à la fois l’intérêt national et le pouvoir établi. Dans ce cas précis, la recherche d’oxygène auprès des autres marque la volonté du Chef du Gouvernement de mettre fin à la crise et de sauver la face sur le plan national et international. Il est évident que le Chef de Gouvernement accepte  tacitement le partage du pouvoir et  la révision de ses objectifs, de sa vision et de son programme. Ici, ce ne sont pas des individus qui sont concernés par le dialogue et la mise en place du Gouvernement d’union nationale mais des courants de pensées et des formations politiques. La suite logique d’une telle démarche est la signature d’accord de Gouvernement où le rôle et la responsabilité de chacun sont clairement définis avec comme substratum le respect de la parole donnée. Quand tous ces ingrédients sont réunis, alors la mobilisation pour un salut public devient réalité.

La confusion des concepts

Au regard de ce qui précède et des déclarations faites par ci et par là, il se  révèle qu’une confusion s’installe dans la tête de certains acteurs politiques pourtant concernés par ces deux concepts : Gouvernement d’ouverture et Gouvernement d’union nationale.
Ainsi donc, ces deux concepts se diluent pour devenir  dans un cas comme dans l’autre, tendre la main aux autres, les attirer  pour les piéger si nécessaire pour bâtir sa propre chapelle.  Alors qu’on suggère et je cite :  » l’instauration d’un dialogue national pour dégager un minimum de consensus sur les questions de développement avec l’obligation de préservation de nos valeurs éthiques « , nous assistons en fait à des manœuvres de ruse et de manipulation qui aboutissent à la mise à mal des valeurs morales : l’ouverture fondée sur le débauchage, l’achat des âmes a donc pris la place du dialogue. Par ce refus de dialogue sincère, le résultat escompté est loin d’être atteint et ceci accentue les fondements de la crise politique, compromettant ainsi le développement.

Ma contribution

L’ouverture a d’abord pour objectif de conforter le pouvoir en place alors que l’union nationale est un acte de salut public. Quelle est la formule la mieux adaptée à la situation de notre pays aujourd’hui ? Telle est la question.

En 2006, en anticipation d’une crise, l’ouverture a été une réalité, mais la parenthèse fut vite fermée. Face à la crise actuelle, seul un gouvernement d’union nationale reste la solution.

Nous ne le dirons jamais assez : dépassons les clivages et construisons ensemble ; si cet adage pouvait devenir réalité, l’engagement pour le développement serait plus sincère et le développement s’amorcerait naturellement pour ne plus rester un slogan à des fins  de propagande.

Nous ne le dirons jamais assez : arrêtons la ruse  pour inspirer et redonner confiance aux populations afin de les faire adhérer à nos idéaux. Pour ce faire, seul le langage de vérité reste la porte de sortie.
Nous ne le dirons jamais assez : la terreur et l’arbitraire doivent être bannis de tout mode de gouvernance afin d’instaurer un vrai jeu démocratique et  redonner du sens aux valeurs en politique.
Ce que nous proposons de retenir comme principes directeurs pour la renaissance politique et la bonne gouvernance, c’est:
– Privilégier un dialogue débarrassé de tout préjugé et de tout présupposé ;
– Faire du consensus le seul mode de prise de décision;
– Décrisper la vie politique par la légalisation de l’opposition pour lui faire jouer son rôle démocratique ;
– Etre toujours guidé par le souci de performance dans la mise en place de toute équipe gouvernementale pour les intérêts économiques et le mieux-être des populations.
Les conclusions auxquelles aboutira toute pluri-réflexion créeront les conditions d’une synergie capable d’impulser une dynamique politique nouvelle au Bénin. Et nous en avons besoin pour le bonheur de tous.
La tâche n’est pas aisée et l’effort doit venir de tous, pour gagner le pari du Bénin debout.

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Assemblée générale de «La Maison de l’Afrique» : Ataou Soufiano réélu président

octobre 31, 2008

« La maison de l’Afrique » a tenu hier dans la capitale du Burkina Faso sa réunion statutaire. A l’issue de cette assemblée ordinaire annuelle, le président sortant de l’institution panafricaine a vu son mandat renouveler pour la suite de sa mission.
Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin et président de « La maison de l’Afrique », Ataou Soufiano gagne la confiance de ses pairs une fois encore. Ils l’ont plébiscité à la tête de l’institution pour un mandat d’un an. C’est la qualité du travail de l’homme qui lui a valu encore la présidence de « La maison de l’Afrique », informe la délégation béninoise conviée à l’assemblée générale qui se déroule à Ouagadougou. Jointe hier au téléphone lors des assises, la délégation déclare « Ataou Soufiano a été plébiscité par ses pairs lors de l’élection qui doit choisir les nouveaux dirigeants de « La maison de l’Afrique » ». Avant sa prise de fonction au lendemain de l’assemblé générale l’année dernière, le bilan de « La maison de l’Afrique » était déficitaire. Hier, le président de la Ccib a présenté un bilan excédentaire de plusieurs dizaines de millions de Fcfa à ses pairs, poursuit le correspondant au téléphone. C’est donc ce bilan élogieux qui a valu à Ataou Soufiano sa réélection à la tête de « La maison de l’Afrique ». Les membres de « La maison de l’Afrique » reconnaissent les immenses qualités de l’homme qui a su en peu de temps redorer le blason de la maison de l’Afrique qui avant son élection avait besoin d’un nouveau souffle. »La maison de l’Afrique» est créée en 1976. L’institution est la représentation économique en France des Etats d’Afrique Occidentale et Centrale. Le Bénin, le Burkina faso, La Centrafrique, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, Le Mali, La Niger, le Sénégal et le Togo sont les pays membres de « La maison de l’Afrique ». Elle propose aux chefs d’Entreprises et hommes d’affaires, 16 monographies économiques des pays. Par ailleurs, elle compte mettre à jour un fonds documentaires. Il s’agit de l’annuaire d’entreprises africaines, de presse, des règlementations ; des missions d’entreprises en Afrique ; aux chefs d’Etats africains et aux premiers ministres. «La Maison de l’Afrique» est née pour le développement des Etats de l’Afrique subsaharienne et leur assurer la promotion de leur économie. 

Euloge Badou

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Mauvaise politique de promotion des femmes sous le changement : Le député Schanou invite Yayi à se rattraper

octobre 31, 2008

L’honorable Sofiath Schanou élue dans la 19 circonscription électorale est déçue de la sous représentativité de la gent féminine dans le gouvernement et l’exclusion des femmes du rang des préfets. Elle exhorte le Chef de l’Etat à corriger le tir à travers les prochaines  nominations. 
Le troisième gouvernement du président Yayi ne compte que 4 femmes contre 6 dans la précédente équipe.  Sur les  6 nouveaux  préfets nommés, il n’y a aucune femme contrairement à la politique de promotion des femmes menée sous le gouvernement défunt. Deux actes de nomination au plus  haut niveau qui engagent la responsabilité directe du Chef de l’Etat. Cette sous représentation des femmes au sein des organes dirigeants du pays n’est pas du tout du goût du  député de Porto-Novo, Sofiath Schanou, membre de la coalition Fcbe. Rencontrée au parlement le mardi dernier, l’honorable Sofiath Schanou s’est prononcée sur la question sans ambages. Elle estime que c’est un râté. « Nous sommes très marginalisées. Il faut appeler chaque chose par son nom » a déploré le député Schanou, avant de s’interroger sur  les raisons qui soutendent une telle politique sous le régime du changement. «  Les femmes ne sont –t-elles pas à la hauteur de la fonction ministérielle ? Ont – elles raté  des rendez-vous électoraux ? En tout cas, vous ne pouvez pas me dire qu’elles n’ont pas le profil pour occuper ces postes de ministre et préfet » s’est désolée l’honorable Schanou d’un air très sérieux. C’est  pour la  première fois qu’elle  ose critiquer publiquement une action du Chef de l’Etat. Est-ce parce qu’il s’agit d’une promesse non tenue ou à cause de la défense des causes de la gent féminine à l’image de toutes les femmes leaders du Bénin ? Ce qui est évident, c’est que le Chef de l’Etat a promis au cours de la campagne présidentielle de 2006 l’effectivité de la parité entre les hommes et les femmes dans les postes de décisions. Mais c’est le contraire qui est observé jusque là. Mme Olga da Silva, responsable aux affaires féminines de la coalition Fcbe l’a rappelé à la tribune de la cérémonie officielle du congrès de refondation de la coalition Fcbe. Elle a d’ailleurs exhorté le président Yayi à tenir sa promesse. C’est au lendemain de cet embarquement pour la reconquête du pouvoir en 2011 que le président Yayi rend publique la liste de sa nouvelle équipe gouvernementale  qui ne compte que 4 dames. Ceci, contrairement aux deux premiers gouvernements. Si le premier gouvernement du président Yayi comptait 5 ministres femmes, le second  en a compté 6. Cette progression numérique  représentait  une lueur d’espoir. Mais le troisième a tué toute espérance et désillusionné les amazones du changement Mieux le premier Conseil des ministres du troisième gouvernement  a procédé au remplacement des anciens préfets. Ce qui a  consacré  le départ des  deux préfets femmes  nommées par le  gouvernement du Général Mathieu Kérékou  qui ont  jusque-là officié à la tête  des deux départements les plus en vue du pays.   C’est désormais  la déception dans le camp des amazones Fcbe. C’est le cas du député Schanou.  Cependant, le député ne désespère pas. Elle souhaite que le Chef de l’Etat améliore cette image  à travers les nominations à venir dans les directions au niveau des ministères et autres  sociétés d’Etat. Elle a salué l’ouverture d’esprit de la société civile qui a proposé une dame  nommée dans la nouvelle équipe gouvernementale.

Tobi P. Ahlonsou
(Corresp Ouémé/Plateau)

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Dossier Lépi: Tévoèdjrè au secours de Alain Adihou

octobre 31, 2008

Le dossier Lépi qui a conduit en prison l’ancien ministre chargé des relations avec les institutions, connaîtra certainement une nouvelle phase les jours qui viennent. En effet, l’organe présidentiel de médiation vient d’être saisi du dossier et en fait désormais une préoccupation.

Peut-être la fin du calvaire pour Alain Adihou ! C’est du moins le souhait des Béninois toutes catégories confondues, qui commencent par se lasser du fait que l’ancien ministre du Général Mathieu Kérékou croupit à la prison civile de Cotonou, oublié par tout le monde presque. En effet, détenu depuis novembre 2006 à la suite d’un rapport de l’Inspection générale des finances (Igf), la justice, jusqu’à aujourd’hui, n’est pas parvenue à faire la lumière sur ce dossier. Pendant des mois, l’instruction du dossier a été bloquée pour diverses raisons. Une situation qui fait dire à certains que l’objectif de son arrestation est simplement politique et vise à le priver de liberté. A la date d’aujourd’hui, c’est comme si on est encore au point zéro dans ce dossier. Rien n’a véritablement évolué et, tout le monde s’accorde à se demander si cette longue détention est-elle nécessaire. De façon objective, le ministre Adihou ne représente aucun danger pour la justice. On lui aurait simplement interdit de quitter le territoire national et le prier d’être disposé au besoin de la justice chaque fois que cela sera nécessaire. Tel n’est malheureusement pas le cas. La conséquence de cette longue détention à la limite inutile, est que l’ancien ministre développe de plus en plus toutes sortes de maladies. En parlant de lui aujourd’hui, on dira que c’est un détenu malade. A plusieurs reprises déjà, il a été admis aux urgences. Une situation portée à la connaissance de l’organe présidentiel de médiation. Désormais le cas Alain Adihou est devenu une priorité pour le professeur Albert Tévoèdjrè, qui entend donner un coup de pouce à ce dossier. Une préoccupation tout à fait légitime. D’ailleurs, il y a trois mois, des députés s’étaient mobilisés pour la même cause. La crise qui perdure au parlement a fait que l’initiative est restée sans suite. N’empêche, il est temps que la justice vide ce dossier. En tout cas, ce serait avec un ouf de soulagement que les Béninois vont accueillir l’initiative du médiateur. Vivement que cela aboutisse favorablement et très tôt, pour que Alain Adihou ne sorte pas de là les pieds en avant.

Grégoire Amangbégnon

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Nouvelle transition

octobre 31, 2008

Le troisième gouvernement de Boni Yayi n’aura pas une longue durée de vie. C’est du moins ce que pensent aussi bien des ministres que des observateurs de la situation politique de notre pays. Un gouvernement qui voit le jour dans la précipitation, a toutes les chances de disparaître dans les mêmes conditions.
Dans un premier temps, il y a que certains proches du chef de l’Etat continuent de se demander pourquoi ce dernier a, comme sur un coup de tête fini par faire sortir la liste qui, depuis des mois, était pourtant prête, alors que les négociations avec le G13 et le G4 n’étaient pas encore terminées ? Une interrogation à laquelle on peut pourtant facilement répondre. Les événements du 22 octobre 2008, ont fait peur au Chef de l’Etat qui y voit déjà une menace pour le fauteuil de Mathurin Nago et le sien. Pour briser cet élan, il n’a trouvé que cette carte. Malheureusement, les députés Ahossi et Houdé n’ont pas mordu à l’appât, ce qui a du coup, rendu nulle et de nul effet cette stratégie. Secundo, il y a que avec la formation du troisième gouvernement de Boni Yayi, la mouvance déjà fragile s’est complètement disloquée. Il y a eu encore plus de mécontents qu’auparavant. Le nombre élevé de ministères (30) n’a pas réglé les problèmes déjà existants. Les députés Fcbe dans leur majorité ne sont pas contents, simplement parce que le combat qu’ils menaient depuis qu’il est question de former une nouvelle équipe gouvernementale, est sans suite. En dehors de leur collègue Séidou Alassane qui rejoint l’Exécutif, on parle du transhumant Rb Zéphirin Kindjahoundé qui a réussi à positionner quelqu’un. La conséquence est qu’ils ont le sentiment que la casquette Fcbe ne donne plus droit à quelque avantage que ce soit auprès de Boni Yayi. Dans la même logique, ce remaniement a fait perdre à Boni Yayi des amis qu’on voyait très proches de lui comme Kessilé Tchala, Soumanou Toléba. Le nouveau gouvernement a proposé une cassure aussi bien dans le cercle restreint du chef de l’Etat que dans son entourage élargi. Un nouveau problème qu’il mettra du temps pour régler. Enfin, quand on observe bien la composition de cette nouvelle équipe, il est aisé de constater que politiquement, elle ne pèse pas grande chose. Mis à part quelques poids politiques comme l’ancien maire de Kandi, le ministre Bernard Lani Davo, l’honorable François Abiola, il n’y a rien à espérer véritablement des autres, du moins politiquement. La nouvelle équipe est donc loin d’être celle qui permettra au Chef de l’Etat d’affronter l’échéance de 2011. Autant de raisons qui font croire que c’est vraiment une nouvelle transition qui commence.

par Marie-Richard Magnidet

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Opinion : Mais pourquoi arrête-t-il de parler maintenant ?

octobre 30, 2008

Les premières années du Renouveau démocratique ont été marquées par sa présence, à la limite envahissante sur la scène politique nationale. Pour les jeunes qui n’avaient pas une  grande connaissance de l’histoire du Bénin, il suscitait admiration car il était l’homme des idées. Pour ceux qui connaissaient déjà l’individu, il n’y avait pas grand-chose  à retenir de ses idées. L’homme était simplement à leurs yeux un habile discoureur.
Le premier Président de la République de l’ère du Renouveau Démocratique a subi de sa part des assauts d’une rare violence  verbale.  Il crachait du feu sur sa personne. Des mots ! Il en trouvait à foison pour tenter de le clouer au pilori. J’ai encore en mémoire sa vive réaction contre l’appellation ‘’Première Dame’’ pour désigner l’épouse du Président. Il disait plutôt que seule sa mère était digne d’être sa première dame, une manière pour lui de tourner en ridicule la Première Dame officielle.
A propos de l’évacuation de la Première Dame du Bénin pour raison de santé, que de tollé n’a-t-il pas soulevé au sujet des dix millions alloués à la cause. Cette affaire avait fait beaucoup de bruits inutiles. Avec le recul et l’analyse nécessaires, on s’aperçoit que c’était simplement de la méchanceté gratuite.
Le combat ardu qu’il engagea eut raison du Président de la République et ouvrit la voie à l’alternance démocratique.
Dans le premier gouvernement du 2nd président de l’ère du Renouveau Démocratique, il occupa une place importante. Avec ses promesses d’emplois à la  Jeunesse, il était certain que le Bénin allait recourir aux pays limitrophes pour juguler le déficit de la main d’œuvre. Illusion ! Mais celle-ci est parfois nécessaire pour la morale. Le gouvernement auquel il a appartenu, du point de vue de la gouvernance n’était pas meilleur au gouvernement précédent. Tout ce qu’il reprochait à l’ancien régime avait refait surface, la situation semblait pire qu’elle ne l’était. Mais bouche cousue. Il ne pipait mot. Comme quoi, quand il est bien servi, il sait respecter la loi du silence.
Quand la lune de miel finit , il prit ses distances vis-à-vis du Président. Toujours actif et fertile en imagination, anticipant sur les événements politiques nationaux, il démarcha pour le ‘’changeur’’ ce qui   lui réussit. Il fut gratifié d’un poste dont l’importance n’est pas évidente, si l’on considère la gouvernance telle qu’elle est mise en œuvre aujourd’hui. Pour valoriser sa mission il lui donna un contenu hors norme, mais il sera mis ‘’out’’ par la Cour Constitutionnelle. Il s’est senti blessé, atteint dans son être.
Feu Cardinal GANTIN  l’avait chargé d’une mission aux lendemains des élections communales, mission qu’il n’a pas pu conduire avec succès car trop connu des acteurs en présence.
Aujourd’hui, tel un animal à l’affût guettant sa proie, il se plongea dans un silence épais, alors que le ‘’changeur’’, avec sa famille politique peinent à trouver le mécanisme de résolution des problèmes socio – politiques de notre pays. Entre temps, un de ses lieutenants a été instigateur de la honteuse idée de douanier machin.
Depuis un certain temps, cet homme au parcours flou et dont la valeur  éthique reste à prouver se rend invisible, ne prend plus position sur les questions d’actualité politique. Que mijote-t-il encore ?
 
Consignes
 
Après avoir identifié l’homme dont le réquisitoire est fait ici, vous indiquerez quelles pourraient être les causes de ses agissements à travers le temps.
Vous suggérerez ensuite au ‘’changeur’’d’une part, et  aux autres acteurs politiques d’autre part, les dispositions qu’ils pourraient prendre pour éviter d’être la proie facile de cet homme dont les choix hasardeux, orientés résolument vers ses intérêts personnels concourent à faire chavirer le bateau.
Enfin, à partir de l’exemple de cet homme –là, vous envisagerez le Bénin du futur en proposant une gamme de mesures variées qui permettra au pays de s’émanciper et de s’orienter vers un mieux-être réel, c’est-à-dire débarrassé de toute incantation.
A vos marques donc, prêts, partez !       
 

Maxime Nonvignon Bamèhossou

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Bavure policière au Togo : Un chauffeur béninois froidement abattu

octobre 30, 2008

M. Oussou Gérard, chauffeur de taxi n’est plus. Il a été froidement abattu à l’aube du samedi 25 octobre 2008 à Lomé. Il était à bord de sa voiture 505 de marque Peugeot immatriculé  AE 0468 RB.
Selon la version des faits rapportés par des sources policières togolaises, ce conducteur n’aurait pas obtempéré aux injonctions des éléments de la police qui l’ont poursuivi, l’ont rattrapé et l’ont criblé littéralement de balle. Les constats d’usage faits après cette bavure policière font en effet état de ce que le sieur Oussou Gérard a succombé sur le champ sous les feux nourris des armes que portaient sur eux les policiers qui l’ont abattu. Plusieurs impacts de balles ont été d’ailleurs retrouvés sur son véhicule dont l’intérieur a été maculé de sang. Toujours selon des sources policières, le corps de l’infortuné a été déposé à la morgue de Tokouin à Lomé. Les policiers auteurs de cette bavure ont été aussi arrêtés et déférés en prison pour les besoins de l’enquête. Le sieur Oussou Gérard avait-il été identifié comme un personnage douteux pour qu’on le pourchasse et qu’on l’abatte sous prétexte qu’il n’aurait pas obtempéré aux injonctions des policiers ? Voilà la grande question que se posent aujourd’hui les responsables du syndicat des conducteurs du Bénin au sein duquel il milite. En attendant que les responsabilités soient situées, c’est à un ballet diplomatique entre le Togo et le Bénin qu’on assiste depuis que ce drame est survenu. Le plus urgent est de calmer les populations de part et d’autre des deux frontières afin d’éviter que cette bavure policière ne soit la source de soulèvements regrettables.

Affissou Anonrin

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1er novembre : la toussaint : signification – historique – portée

octobre 30, 2008

Signification

Comme le terme même le désigne, la Toussaint recouvre tous les saints, c’est-à-dire la fête de tous ceux connus et inconnus qui partagent la vie de Dieu et que nous appelons les saints.  Par cette fête qui est une des très grandes solennités de l’année, l’Eglise Chrétienne Catholique propose à ses filles et fils d’honorer la foule innombrable et anonyme de ceux qui, ayant achevé leur parcours terrestre, goûtent désormais la vie, le bonheur, la joie, la bonté, en un mot la sainteté de Dieu qui est don de son amour. La liturgie dit en effet : lorsque tu couronnes, Seigneur, les mérites des saints, tu couronnes tes propres dons. Ainsi donc, les saints n’ont d’autre mérite que de s’être comportés en enfants de Dieu, portés par l’espérance d’être un jour accueillis par lui comme Père.

Historique de la fête et de sa date

Du point de vue de la date, cette solennité se célèbre le 1er Novembre. Mais il n’en était point ainsi à l’origine. Les codifications de l’Eglise des premières heures avaient fait célébrer cette fête dans la mouvance de Pâques ou de Pentecôte.
Au V° siècle, en Syrie par exemple, c’était le vendredi de Pâques ; en Orient, cette fête reste célébrée le dimanche après Pentecôte. A Rome, l’habitude existait aussi au V° siècle pour le dimanche après Pentecôte. En fait, ce lien avec Pâques et Pentecôte éclaire tout le sens originel de la fête. Il s’agit en effet de célébrer la victoire du Christ dans la vie des fidèles du Seigneur, dans la vie des croyants. Maintenant cette habitude, cette coutume sera déplacée une première fois par le Pape Boniface IV. Le désir ou le souci de ce Pape était d’honorer la foule des martyrs dont il avait fait transférer les corps des catacombes dans un ancien temple.
Du point de vue du nom ou de la désignation, une telle fête a été d’abord appelée Fête de tous les martyrs, de tous les saints et de Marie.
Enfin du point de vue de la date, elle sera définitivement transférée et fixée au 1er Novembre par le Pape Grégoire III dans la première moitié du VIII° siècle. Mais c’est en 835 que le Pape Grégoire IV ordonna que la Toussaint (fût) soit célébrée et fêtée dans le monde entier c’est-à-dire dans l’Eglise Universelle.

Portée

* Les saints et les noms inscrits au calendrier.
Certes, le calendrier étant romain, les noms qui y figurent sont des noms et plus précisément des prénoms de saints c’est-à-dire de modèles que le Seigneur propose à notre gouverne. Mais tous les saints, n’y sont pas, ne peuvent même pas y être. Car les saints sont infiniment plus nombreux que ceux que l’Eglise, après les avoir béatifiés ou canonisés, honore nommément comme témoins exemplaires de la foi. C’est réellement comme disent les textes fondamentaux, une foule immense, que nul ne peut dénombrer. Un calendrier, quelque élargies qu’en soient les marges, ne pourra jamais, au grand jamais contenir le nombre et la cité de tous les saints de Dieu.

* La Toussaint comme fête de la foi, de la joie et de l’espérance.
C’est d’abord la fête de la foi. Car le Concile Vatican II rappelle que : « la foi nous offre la possibilité d’une communion dans le Christ avec nos frères bien-aimés qui sont déjà passés de vie à trépas, en nous donnant l’espérance qu’ils ont trouvé près de Dieu la véritable vie », Gaudium et Spes n° 18, 2.

Ensuite c’est la fête de la joie, rassemblement joyeux de tous ceux qui, dans la maison du Père, nous attendent et nous tendent la main, connus et inconnus, plus connus et moins connus. Je le dis en pensant à la vérité qu’ils sont forcément plus nombreux que nous ne pouvons croire ou même imaginer parce que Dieu seul saint combien sont-ils à avoir vécu ici bas cachés, ignorés, anonymes dans l’incognito, échappant aux célébrités humaines et aux canonisations ecclésiastiques.
Enfin, c’est la fête de l’espérance : espérance qu’il y a une vie au-delà de la vie d’ici-bas, une vie meilleure à cette vie, une vie incomparable à cette vie.
La Toussaint dévoile l’avenir vers lequel nous tendons ; elle nous rend aussi solidaires avec ceux qui nous ont précédés dans le monde invisible. Vivant près de Dieu, ils intercèdent pour nous avec des effets et des grâces magnifiques en nos vies.
Que l’exemple des saints nous stimule et que leur prière fraternelle nous aide à nous en approcher le mieux qui soit.

Le 2 novembre

L’Eglise, depuis toujours, prie pour les fidèles défunts. Quand on dit fidèle, on se trouve dans l’ordre de la foi : fidèle vient du latin fides qui signifie foi. Ainsi donc, juste au lendemain de la fête de tous les saints, il est tout à fait naturel que l’Eglise manifeste sa sollicitude envers ses fidèles morts dont le sort n’est pas connu et dont le Seigneur seul connaît la foi. Le 2 Novembre est consacré à prier et à intercéder pour eux. Nous demandons à Dieu en ce jour du 2 Novembre de leur accorder le bonheur de goûter à la joie d’être unis au Christ. Et ce faisant, nous apportons le denier de notre solidarité envers tout ce grand monde de nos frères et sœurs qui attendent peut-être d’être définitivement comptés au nombre des élus du Seigneur.  

Frédéric Serge KOGUE (Coll.)

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6e réunion du Mémorandum d’Entente d’Abuja : Renforcer les mesures de sécurité et de sûreté des eaux maritimes

octobre 30, 2008

Le Conseil  national des chargeurs du Bénin (Cncb) à Cotonou accueille depuis hier, les travaux de la 6e réunion du Mémorandum d’Abuja. Plusieurs délégués d’une vingtaine d’Etats de l’Afrique de l’ouest et du centre y compris l’Afrique du Sud, y prennent part et, ce, jusqu’au 31 octobre prochain, pour échanger sur les mesures appropriées de renforcement de la sécurité et de la sûreté de nos ports et des eaux maritimes.
Sécurité et sûreté de la navigation maritime et protection de l’environnement marin. C’est de cela qu’il s’agit principalement lorsqu’on parle du Mémorandum d’Entente sur le contrôle des navires par l’Etat du port dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Dans le cadre de la 6e réunion du Comité du Mou d’Abuja ouverte hier, les participants auront donc à échanger sur des mesures visant à consolider la sécurité et la sûreté de nos eaux maritimes. En effet, l’institution, comme l’a dit le président du comité d’organisation, est un outil d’intégration dont dispose notre région pour éviter à nos eaux et ports maritimes, l’accessibilité des navires hors normes susceptibles de compromettre l’espace maritime. De l’avis de M. Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungoun, ministre des transports maritimes et de la marine marchande de la république du Congo, tout n’est pas rose au sein de l’institution Mou d’Abuja dont il est le président en exercice. Des handicaps ont été relevés et il urge que les Etats, afin de répondre effectivement aux questions de sécurité et de sûreté de l’espace maritime, s’accordent à converger leurs efforts pour une adhésion massive aux idéaux du Mou d’Abuja et une application des mesures y relatives. Il est revenu au ministre béninois, délégué auprès du président de la république, chargé de l’économie maritime, des transports maritimes et des infrastructures portuaires, d’ouvrir les travaux. M. Issa Badarou Soulé a insisté sur la nécessité pour les Etats membres, de procéder à la ratification des conventions internationales pertinentes, notamment celles relatives à la sécurité et à la sûreté maritimes, ainsi qu’à la protection du milieu marin et surtout à l’acceptation formelle du Mou d’Abuja. Le ministre a également parlé du contrôle rigoureux des  navires sur le plan sécuritaire, de la mise en œuvre de mesures visant à renforcer la sécurité et la sûreté de nos ports, puis, à l’interconnexion des réseaux d’information des différentes administrations maritimes de contrôle des navires à travers le  monde.
Il faut noter qu’entre autres interventions, celles du représentant de l’Organisation maritime internationale (Omi) et du secrétaire général du Mou, ont fait ressortir la nécessité pour les Etats d’œuvrer de concert pour une synergie d’actions de sécurité et de sûreté de nos ports, gages d’une performance de l’économie maritime et facteurs de réduction de la pauvreté. Pour les travaux qui vont durer trois jours, des volets relatifs à la gestion efficiente, notamment les questions financières et administratives de même que les activités de coopération technique et de programme de formation, seront aussi abordées. Toutes considérations qui ont amené le ministre Issa Badarou Soulé à inviter les délégués à une analyse critique mais objective des expériences passées, pour justement viser les objectifs que s’est fixés le Mou d’Abuja.

Denis Magnidet

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