Développement des infrastructures routières au Bénin : Boni Yayi obligé de collaborer avec Christian Adovèlandé et Bio Tchané Abdoulaye

juin 30, 2008

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Par ces temps de crise financière internationale aigue, le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi doit s’appuyer sur ses compatriotes que sont Christian Adovèlandé et Bio Tchané Abdoulaye pour réaliser son rêve de faire du Bénin un pays émergent. La preuve vient d’en être donnée avec la réalisation de l’axe routier Akossombo-Place des Martyrs incluant le passage dénivelé de Houéyiho officiellement mis en service il y a quelques jours par le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi pour le bonheur des populations. Selon les explications apportées par le ministre Nicaise Fagnon en charge des transports, cette importante infrastructure routière a été réalisée par le gouvernement béninois grâce aux appuis financiers de la Banque ouest africaine du développement (Boad) et de la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao respectivement dirigées par nos compatriotes Bio Tchané Abdoulaye et Christian Adovèlandé. Ces appuis qui ne sont pas les premiers et ne seront d’ailleurs pas les derniers témoignent de la volonté de ces deux compatriotes à appuyer le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi dans son désir de faire du Bénin un pays émergent à l’image des Dragons d’Asie. Outre ce chantier, plusieurs autres projets au profit du gouvernement du Dr Boni Yayi ont été  déjà retenus pour bénéficier du financement de la Boad et de la Bidc/Cedeao. Quoi qu’on dise, Christian Adovèlandé et Bio Tchané Abdoulaye constituent pour le président Boni Yayi deux passages obligés pour impulser le développement et non des ennemis à abattre politiquement, comme le conseillent certains conseillers occultes tapis au Palais de la Marina.

 

Affissou Anonrin

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Théophile Montcho sur questions d’actualité : « Je ne suis pas dans une guerre, mais dans une logique »

juin 27, 2008

A l’occasion de l’émission «Questions d’actualités» sur la chaîne de Télévision Golfe Tv, Théophile Montcho, président de la Fédération béninoise d’athlétisme s’est exprimé. Il a dit sa vérité sur ses rapports conflictuels avec le ministre chargé des sports.

 

Que se passe-t-il entre le ministère des sports et la fédération béninoise d’athlétisme ? A ce jour, on a du mal à cerner le dossier. Ce qui est évident, M. Théophile Montcho était hier sur Golfe TV, et à cette occasion, il a dit sa part de vérité sur les rapports conflictuels qui lient aujourd’hui la fédération béninoise d’athlétisme (Fba) au ministère chargé des sports. Pour lui, le retrait de la délégation tacite de pouvoir répond à un plan de destabilisation savamment programmé. Il s’est étonné de l’acharnement avec lequel le ministre Galiou Soglo a essayé de gérer cette pseudo crise qu’il a tenté de créer de toutes pièces. Car, à l’en croire, la procédure du renouvellement du bureau directeur de la Fba était pratiquement à sa phase terminale, et c’est à ce moment que l’ancien patron du sport béninois a trouvé qu’il y a des contestations. Donc, il fallait surseoir à la procédure. Or, Théophile Montcho aurait été reçu plusieurs fois par le ministre Galiou Soglo et à aucun moment, il n’a été question de prétendues contestations.

Des sujets préoccupants

Pêle-mêle, des sujets préoccupants ont été abordés. De la participation calamiteuse des athlètes béninois au dernier tournoi de la solidarité en mars 2008 au cas Germain Vignissy, en passant par la baisse de performance des athlètes, beaucoup de choses ont été dites.

 

En ce qui concerne le dernier tournoi de la solidarité, Théophile Montcho a démontré que les moyens nécessaires n’ont pas été mis à disposition de la Fba pour effectuer le déplacement sur Bamako en toute sérénité. Sur les 6 millions Fcfa promis, seulement la moitié (3 millions) a été libérée. Dans ces conditions, les athlètes ne pouvaient que se contenter du minimum, dit-il. Et à ce jour, le reliquat n’a jamais été retourné à qui de droit. Idem pour les préparatifs aux Jeux africains d’Alger auxquels les athlètes ont participé sur préfinancement de 2,5 millions Fcfa que la Fba attend toujours de récupérer.

En ce qui concerne la contre performance des athlètes aux Jeux olympiques de Pékin, Théophile Montcho décline toutes responsabilités de la fédération. «On nous a écarté de la préparation des athlètes. Donc je ne peux pas porter les responsabilités de la contre performance», dit-il. Théophile Montcho n’a pas occulté le cas Germain Vignissy, actuellement directeur technique national de la Fba. A l’en croire, ce dernier aurait été à la base de la rébellion des athlètes à Bamako et ses relations avec les athlètes filles sont des plus délicates. Ce qui aurait poussé le bureau directeur de la Fédération béninoise d’athlétisme à prendre des sanctions contre lui. Plutôt que parce qu’il aurait cherché à comprendre comment les 1500 dollars Us destinés à la préparation de l’athlète Crespin Adanguidi ont été utilisés. Etc.

En outre Théophile Montcho a estimé que l’athlétisme depuis 2001 a rapporté plus de médailles au Bénin que toutes autres fédérations sportives, contrairement à ce qui serait colporté. Mieux, il précise que la Fba organise régulièrement ses compétitions statutaires avec des championnats de catégories d’âge. Malgré la modicité des moyens mis à leur disposition par le ministère des sports.

Pour finir, l’ancien ministre des sports a remercié le président Boni Yayi pour avoir déchargé Galiou Soglo du sport. Ce qui pourrait constituer une entame de sortie de crise qu’il a tenté d’entretenir. Il espère que le nouveau ministre des sports aura un esprit de décernement pour que vive le sport au Bénin. Car, pour lui, il ne s’agit pas d’une guerre, mais plutôt d’une logique. Mieux, Théophile Montcho a souhaité que le bras de fer en gestation avec la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf), voire le comité international olympique (Cio), soit rapidement désamorcé. Autrement, la sanction du Cio sera dommageable pour tous. (Lire lettre IAAF)

 

 

Pascal Hounkpatin

 

 

International Association of Athletics Federations

Le Président

Monsieur Galiou Soglo

Ministre de la Jeunesse, des Sports et

des Loisirs

République du Bénin

Monaco, le 23 octobre 2008

Ref : if/ LD/ 613 /mb

 

Monsieur le Ministre,

 

Par lettre en date du 22 avril 2008, vous avez eu l’obligeance de me tenir informé de votre intention d’amener les autorités de la Fédération Béninoise d’Athlétisme (FBA), à se soumettre à l’obligation d’assurer la mise en conformité des textes qui régissent leur structure, aux normes prescrites par la réglementation en vigueur dans votre pays.

 

Il m’est non seulement revenu par la suite, que vos directives avaient été suivies d’effet dans les conditions et les délais exigés, mais que le processus de renouvellement des instances dirigeantes de la FBA qui en était la finalité, avait bel et bien été engagé conformément à un calendrier d’exécution soumis à votre attention et dûment approuvé par vos soins.

 

J’ai été régulièrement et à ma grande satisfaction, tenu informé du déroulement de cette procédure de régularisation que vous aviez vous-même fait initier, en vous fondant sur des principes à caractère juridique et réglementaire que nul n’a songé à remettre en cause.

Vous comprendrez donc aisément que j’aie été pour le moins surpris, de constater que le processus devant mener à l’assemblée générale de la Fédération Béninoise d’Athlétisme, a été brutalement interrompu sur vos instructions, pour des raisons qui semble t-il, procèdent de votre volonté de susciter la recherche de convergences propres à éviter que les élections à venir, ne sèment la graine de la division parmi les membres de la FBA.

Sans que ne soient apparus d’autres motifs de grief contre la Fédération que ceux que vous évoquiez dans votre correspondance du 22 avril 2008 et dont la solution selon vous résidait dans la mise en conformité des textes et la tenue de l’assemblée générale de la FBA, vous avez jugé opportun de retirer la délégation de pouvoirs dont bénéficiait la FBA et de faire exercer les prérogatives statutaires de cette dernière pendant six (6) mois, par une structure d’exception placée sous votre présidence.

Sans préjudice des raisons réelles ou supposées qui ont pu vous amener à prendre les mesures susmentionnées, je voudrais porter à votre connaissance et cela de la manière la plus claire et la plus ferme, que l’IAAF ne saurait en aucune manière souscrire à votre nouvelle démarche, ni même s’en accommoder pour une courte période.

 

En effet, il se trouve qu’en application des dispositions de ses statuts et notamment celles stipulées à l’article 4.1, l’IAAF ne peut reconnaître à aucune structure non élue, le droit de gérer l’athlétisme sur le territoire de l’une quelconque des 213 Fédérations qui lui sont affiliées de par le monde.

Qui plus est, la Fédération Béninoise d’Athlétisme ayant satisfait en tout point aux exigences auxquelles vous l’aviez soumises et dont vous m’aviez personnellement tenu informé, le processus de renouvellement de ses instances ne peut être remis en cause, au motif que des conflits dont vous ne spécifiez du reste ni la nature, ni les acteurs, doivent être prévenus.

Rien d’autre que la prévalence d’une situation avérée de non droit préjudiciable au fonctionnement normal des instances de la FBA, ne peut justifier la décision grave que vous avez prise.

 

Or il se trouve que les statuts dont la Fédération vient de se doter, sont la reproduction d’un modèle type, qui vaut pour toutes les structures fédérales relevant de la tutelle de votre département. L’on ne peut donc pas les soupçonner de porter les ferments de la division des membres de la fédération ou de favoriser l’inégalité des chances des candidats aux différents postes, sans engager directement la responsabilité de vos services.

 

Monsieur le Ministre, sur vos instructions, les responsables de la FBA se sont conformés aux exigences du système normatif qui organise et régule la pratique sportive dans votre pays et vous avez eu à les en féliciter.

L’IAAF considère par conséquent, que le processus de l’organisation de l’assemblée générale élective, doit se poursuivre dans les conditions préalablement arrêtées et aboutir à la mise en place d’un organe exécutif élu de manière transparente et démocratique, par les seuls ayants-droit visés dans les statuts de la FBA.

Je vous serais par conséquent reconnaissant de ce qu’il vous plairait de faire, pour que soient rapportées sans délai, les mesures portant respectivement retrait de la délégation accordée à la FBA et nomination d’un comité provisoire de gestion de l’athlétisme, du fait qu’elles induisent un dessaisissement de facto du bureau élu de la FBA et, de son Président, de la gestion de l’athlétisme au Benin, dont ils sont aux yeux de l’IAAF les seuls responsables agréés.

Le maintien des décisions que vous avez prises à l’encontre de la Fédération représenterait par conséquent, vous vous en doutez, une source de désaccord profond, dont nos deux institutions peuvent et doivent faire l’économie des conséquences désastreuses pour la jeunesse sportive de votre pays et plus particulièrement pour les athlètes.

 

Dans l’attente de votre prompte réaction, je vous prie, Monsieur le Ministre de bien vouloir agréer, l’expression de ma haute considération.

 

Lamine Diack

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CC : M. Pierre Weiss, Secrétaire Général de l’IAAF

M. Théophile Montcho, Président de la Fédération béninoise d’athlétisme

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Haute Cour de Justice : un cauchemar !

juin 18, 2008

Les députés se battent pour désigner leurs représentants au sein de la Haute Cour de Justice. Une bataille. Ce n’est pas en fait l’essentiel. A quoi sert -t-il de désigner des gens qui ne travailleront pas mais qui gagneront des primes ? Il vaut mieux désigner pour l’embellie institutionnelle. C’est un cauchemar, cette Haute Cour dite de  Justice. Elle n’a jamais  fonctionné pour des raisons de droits maintes fois évoquées par sa présidente.
La Haute Cour de Justice  est la juridiction politique qui a la très délicate mission de juger le Président de la République pour crime de haute trahison. Les ministres aussi, dans le cadre de fautes commises à l’occasion de l’exercice de leur fonction.  La compétence de cette cour pose des problèmes juridiques énormes.
  Le Président de la République peut être jugé par la Haute cour pour crime de haute trahison. Mais la haute trahison n’est pas juridiquement définie, ce qui est contraire au principe juridique, fondamental dans un Etat de droit, de la légalité des délits et des peines qui veut que les infractions et les peines applicables soient définies avant la commission des actes dits répréhensibles : nullum crimen, nulla poena sine lege.
Il y a des réformes structurelles à faire dans un climat apaisé et non dans une atmosphère surchauffée marquée par des querelles entre l’opposition et la minorité Fcbe.   Par exemple, pourquoi ne pas créer une commission d’instruction qui comprendrait  des magistrats de carrière : un Président, 5 titulaires, 2 suppléants, issus de la Cour Suprême ?  Pendant que les associations professionnelles des médias somnolent comme  à l’accoutumée, ils devraient s’inviter dans le débat de la réforme et brandir le droit à l’information du public en plaidant pour la retransmission  en direct du jugement au moins à la radio. S’il y a jugement, les débats devront être publics et la décision est rendue définitivement par vote à bulletins secrets à la majorité absolue avec possibilité de recours. 
Au Bénin, un seul cas est en instance. Le ministre Alain Adihou qui devra répondre de plusieurs chefs d’accusations.
En France, plusieurs affaires ont concerné des ministres :
– En 1980, la demande de mise en accusation présentée par les socialistes et concernant l’ancien ministre giscardien de l’Intérieur, le Prince Michel Poniatowski, à la suite de l’assassinat de M. Jean de Broglie, ancien ministre « indépendant », est déclarée recevable par le bureau de l’Assemblée nationale grâce au soutien des gaullistes. Examinée par la commission « ad hoc » de l’Assemblée nationale, la demande, sur les conclusions du rapporteur giscardien de la commission, M. Gérard Longuet, est rejetée. L’affaire ne vint jamais en séance publique du fait de la dissolution de 1981 ;
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– En 1983, la demande de mise en accusation présentée par l’UDF et le RPR, concernant les ministres communistes Charles Fiterman et Jack Ralite à la suite de leurs critiques d’une décision du Conseil d’Etat annulant des élections pour fraude électorale du parti communiste, est déclarée irrecevable par la majorité socialiste et communiste du bureau de l’Assemblée nationale ;
– En 1987, trois demandes socialistes de mise en accusation de MM. Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur, et Robert Pandraud, ministre délégué à la Sécurité, à propos d’un « vrai-faux » passeport délivré à M. Yves Chalier, ancien chef de cabinet de M. Christian Nucci, ancien ministre socialiste de la Coopération, sont rejetées par la majorité de droite du bureau de l’Assemblée nationale ;
– En 1987, dans l’affaire dite du « Carrefour du développement », la majorité UDF et RPR de l’Assemblée nationale et du Sénat décident de renvoyer M. Christian Nucci, ancien ministre socialiste de la Coopération, devant la Haute cour. Suite aux élections de 1988, qui permettent aux socialistes de revenir au gouvernement, la Commission d’instruction, qui étudie l’affaire, décide que l’action publique est éteinte après le vote d’une loi d’amnistie (art.19 de la loi n°90-55 du 15 janvier 1990 sur le financement des partis politiques…) ;
– En 1992, après de multiples péripéties, une demande de mise en accusation de MM. Laurent Fabius, ancien Premier ministre, Georgina Dufoix, ancien ministre des affaires sociales, Edmond Hervé, ancien ministre de la Santé, pour non-assistance à personnes en danger dans l’affaire du sang contaminé (pour laquelle le docteur Garretta sera condamné à quatre ans de prison en 1993 et libéré en 1995) par le virus du sida et celui de l’hépatite B lors des transfusions sanguines (1200 contaminés), notamment en 1985, est votée par l’Assemblée nationale et le Sénat, le parti socialiste à la demande de M. Mitterrand acceptant, en définitive, de la voter.
– En 1994 l’ancien Premier ministre Laurent Fabius et les anciens ministres Georgina Dufoix et Edmond Hervé avaient été mis en examen pour complicité d’empoisonnement dans l’affaire du sang contaminé.  La commission d’instruction a terminé son enquête en septembre 1996. Le procès a eu lieu en mars 1999.En avril 2002, (élection présidentielle) l’affaire n’était pas encore définitivement réglée … Elle l’est depuis novembre 2003.
Le Bénin n’a rien à inventer.

Herbert Houngnibo

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Gestion du pouvoir à l'ère du changement : Ce qui justifie l'échec à mi-parcours de Boni

juin 13, 2008

Le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi peine depuis deux ans et demi à trouver le bon bout dans la gestion quotidienne de la Nation. Toutes ses tentatives pour mettre le Bénin sur l’orbite du changement comme il le souhaite se sont heurtées à des réalités sociopolitiques dont il avait à peine la maîtrise. De jour en jour, ça va de mal en pire.  A la crise politique qui se radicalise s’ajoute une tension sociale à nulle autre pareille.  La restauration de l’autorité de l’Etat est devenue un vœu pieu tout comme la lutte contre la corruption qui a pris des proportions inquiétantes à l’ère du changement.

D’avril 2006 à nos jours, plusieurs scandales politico-financiers au sommet de l’Etat ont été dénoncés par les structures de lutte contre la corruption. L’Inspection générale de l’Etat et les autres structures de contrôle ont malheureusement montré leur limite. Leur bilan est maigre. Dans l’opinion, l’espoir suscité par l’arrivée au pouvoir de Boni Yayi a fait place au grand désespoir. Autour du Chef, les territoires sont marqués et sont surveillés comme du lait sur le feu par des conseillers et autres collaborateurs qui se tirent entre les pattes. Plutôt que d’apporter les conseils qu’il faut au Chef pour qu’il puisse mieux avancer, on l’assaille de fiches qui entretiennent le commérage, la calomnie et surtout le mensonge. Dans cette mare d’incohérences, se barbotent allègrement des  gens au passé douteux. En vérité, si Boni Yayi peine à réaliser son rêve pour le Bénin, c’est parce qu’il est entouré de gens dont la réputation par le passé ne constitue pas l’exemple à suivre. Dans l’entourage du Chef de l’Etat, il y a en effet des gens qui traînent encore des casseroles judiciaires. On les retrouve tant dans l’équipe gouvernementale qu’à l’Assemblée Nationale. Parmi eux, il y en a qui ont déjà fait la prison et bénéficient d’une liberté provisoire. Il y en a aussi qui jouissent pour le moment d’une immunité parlementaire qui pourrait être remise en cause en 2011 si le peuple ne leur renouvelait pas leur mandat. Le premier réflexe de ces gens-là, lorsque le Chef de l’Etat leur confie des missions avec de l’argent, c’est de faire des retenues. Résultat, le peuple qui attend et qui espère un mieux-être n’a que la portion congrue. La plupart des projets qui leur ont été confiés ont été gérés sans la crainte de Dieu. Il suffit d’ouvrir grandement les yeux pour s’en convaincre. L’image que projettent ces gens-là dans l’opinion publique compromet dangereusement le bilan du Chef de l’Etat.  S’il est vrai que le président de la République est le seul à avoir la latitude d’appeler  qui il veut à ses côtés pour l’aider, il n’est pas moins évident qu’une petite enquête de moralité s’impose. C’est en tout cas à ce prix qu’il pourra s’en sortir.

Le double langage, l’autre mal incurable du système Yayi

L’autre mal incurable du système Yayi est le double langage. Ce que reprochent beaucoup d’hommes politiques au prince du changement est en effet sa grande propension à ne pas tenir à ses promesses. Au début, ce fut l’accord de gouvernement entre les deux tours des élections présidentielles. Après, ce fut la violation de l’accord de législature avec les responsables des partis politiques réunis aujourd’hui au sein du G13. La déception va vite étendre ses tentacules pour toucher les anciens présidents de la République qui, normalement, devraient être les derniers recours en cas de crise politique aigue. C’est à la face du monde que le Général Mathieu Kérékou a dit à son successeur de s’occuper des problèmes du Bénin plutôt que de s’occuper des vétérans qu’ils sont en tant qu’anciens présidents. Nicéphore Soglo n’a pas aussi hésité à aller dire ses quatre vérités au Chef de l’Etat lorsqu’on a voulu se servir de l’état de détresse de son épouse pour se taper une cure médiatique. C’est la preuve que ces deux anciens Chefs d’Etat n’attendent plus rien de leur successeur. C’est aussi la preuve qu’ils ont des rancoeurs vis-à-vis de lui. Lorsqu’on remonte les discours prononcés par le Chef de l’Etat depuis qu’il a été investi en avril 2006, on remarque qu’il y a une tendance à ne pas tenir aux promesses. 2008 sera l’année de Porto-Novo avait dit le Chef de l’Etat dans un passé très proche pour annoncer l’amorce réelle du programme de réhabilitation de la cité des Aïnonvi.

Mais hélas ! Le constat est là. Porto-Novo présente toujours l’aspect d’un gros village avec des maisons délabrées, des chantiers routiers et d’assainissement abandonnés, des quartiers entiers inondés…

Toutes les fois que l’occasion se présente, le Chef de l’Etat parle du programme de mise en valeur des vallées avec l’insertion de 3000 jeunes. A la date d’aujourd’hui, combien de jeunes ont été insérés ? Qui trop embrasse, mal étreint. Il y a lieu donc de définir des priorités plutôt que de vouloir faire tout à la fois.

 

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