Visite dans le nord le week-end dernier : Talon à cœur ouvert à Parakou («Nous allons mettre le pays sur les rails »)

novembre 14, 2016

Le vendredi 11 novembre 2016, le Chef de l’Etat effectuait sa troisième sortie officielle sur le plan national à Parakou après Ouidah et Savalou. Ceci à un moment où certains de ses compatriotes commencent par s’impatienter par rapport aux actions à poser par le gouvernement du nouveau départ devant améliorer leurs conditions de vie et de travail. Cette sortie est aussi venue quelques jours après l’affaire «cocaïne» retrouvée dans l’un des conteneurs de la société de son allié politique, Sébastien Germain Ajavon. Bref, voilà plus de sept  mois que Patrice Talon est presque muet sur ses actions aux commandes du pays. A Parakou, le président de la République était beaucoup attendu sur maints  sujets. Les Béninois voulaient l’entendre, tout au moins pour qu’il les rassure à nouveau. Et visiblement, les Béninois devraient avoir entendu ce qu’ils voulaient entendre.

Aucun sujet d’actualité n’était tabou pour le Chef de l’Etat face à des Parakois et Parakoises de tout rang social vendredi dernier à Parakou. Les populations de la cité des Kobourous ont eu le privilège d’écouter les explications du Chef de l’Etat sur les actions qu’il a menées au cours de ses sept premiers mois à la tête du pays. Très tôt dans son intervention, Patrice Talon a rassuré : «Je vous affirme que je demeure prêt et que je me suis déjà mis au travail. Et il se confie. Un rare exercice fait par un Chef de l’Etat en face de ses compatriotes. «Les sept mois qui viennent de s’écouler ont été, pour moi, éprouvants. Il a fallu consacrer mes jours, mes nuits à repenser plus que je ne l’imaginais, à réorganiser le pays dans tous les sens, dans tous les secteurs pour faire face au quotidien et engager la réflexion pour la suite». Puis, Talon débouche sur la boussole de son quinquennat, le programme d’action 2016-2021 que tout le monde attendait. «Nous venons de finaliser, tout en gérant le quotidien, notre Plan d’Action pour les quatre ans et demi qu’il nous reste. Je voudrais vous dire ici, les yeux dans les yeux, qu’à la fin du mandat, vous serez fiers de moi. Nous n’avons pas la prétention de tout régler mais nous allons faire l’essentiel. Nous allons mettre le pays sur les rails. Nous avons maintenant établi, avec pertinence, ce qu’il faut faire dans chaque domaine. Nous avons déjà les accords de principe de tous nos partenaires techniques et financiers. Dans quelques mois, nous allons mettre le pays entier en chantier».

Le soutien des populations sollicité

Le développement du pays ne saurait être l’affaire du Chef de l’Etat et de son gouvernement seuls. Alors, il sollicite le soutien des Béninois. «J’ai besoin de votre mobilisation. J’ai besoin que mes compatriotes soient déterminés pour serrer encore la ceinture afin qu’on parvienne rapidement à résoudre les problèmes qui se posent à notre pays. Nous allons construire le pays et vous allez commencer à voir les effets très bientôt», a-t-il dit. L’opportunité est aussi saisie par le premier des Béninois d’évoquer le projet de budget général, gestion 2017, rendu public il y a quelques jours et envoyé à l’Assemblée Nationale pour le vote. Un budget qui enregistre du scepticisme de la part de quelques Béninois en ce qui concerne son montant de plus de 2010 milliards de francs cfa. Des doutes que le Chef de l’Etat entend dissiper rapidement. «Nous avons déposé le budget 2017, au parlement, avec une projection budgétaire de plus de 2010 milliards et mes compatriotes sont restés sceptiques. Parce que nous avons vu, ici, annoncer des budgets mais réalisés, chaque fois, à peine à moitié. Oui, un budget annoncé à plus de 2010 milliards ! Ce sera réalisé à combien ? A 800, à 1000 milliards maximum. C’est parce que ceux qui le disent ne me connaissent pas. Ceux qui me connaissent savent très bien que je n’annonce pas, publiquement, ce que je ne suis pas capable de faire». Puis, Talon met en garde. «Le populisme ne sera pas notre mode de gouvernance. Je n’annonce pas publiquement ce que je ne suis pas capable de faire».

Lutte contre l’impunité

Au sujet de l’impunité, Patrice Talon était très attendu dans son discours. Surtout après une semaine dominée par l’affaire de cocaïne retrouvée dans l’un des conteneurs destinés à la société Cajaf  Comon de son allié politique Sébastien Germain Ajavon. Sur le sujet, que n’a-t-on pas entendu ! Le silence du chef de l’Etat vis-à-vis du dossier a été interprété de plusieurs manières. Mais pour Talon, quelle que soit la tête du Béninois, la loi reste la loi et le seul combat qui vaille est celui contre l’impunité. «…Je n’encouragerai pas l’impunité qui reste une gangrène de notre pays. Aucun béninois ne sera au-dessus de la loi. (…)  Évitons les intoxications et autres machinations inutiles. Le Bénin a besoin de nous tous. Je compte sur vous, sur nous. (…) Nous ferons certainement des erreurs sur notre parcours mais la foi de mon gouvernement ne s’ébranlera point…», a promis le président de la République. Après Parakou, la délégation ministérielle est allée à Djougou, fief de son ministre du développement, Abdoulaye Bio Tchané et à Sèmèrè où récemment, la désignation de l’imam de la ville a tourné au drame. Seulement, grâce à la médiation du Chef de l’Etat, les protagonistes ont trouvé un accord.

Message aux populations de Sèmèrè et Djougou

Je remercie les populations de Djougou et de Sèmèrè pour la qualité de l’accueil et l’hospitalité dont elles ont fait preuve hier lors de la deuxième journée de ma tournée septentrionale qui vient de s’achever.

J’ai été honoré en compagnie du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, d’assister à la séance de prière dite en l’honneur du retour à la paix et à la consolidation des liens de fraternité unissant tous les fils et filles de Sèmèrè auxquels je n’ai pas manqué de rappeler l’importance de la préservation de la Paix, indispensable au développement de nos villes et villages. Le Bénin a besoin de tous ses fils et filles où qu’ils soient.

À Djougou, j’ai reçu les doléances et mots d’encouragement des populations qui n’ont pas manqué de réaffirmer à mon gouvernement et à moi-même leur soutien indéfectible dans la mise en œuvre des grands chantiers du Programme d’Action du Gouvernement.

Cette première tournée septentrionale m’a rassuré et réconforté que les ambitions de mon gouvernement sont aussi celles des béninois à la base.

J’invite chaque béninois dans sa communauté à œuvrer et s’investir pour qu’ensemble nous nourrissions le vœu pieux de voir par nos actions, notre pays amorcer le développement tant souhaité.C’est possible dans l’Union et le travail.

J’y crois fermement.

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Pour la présentation de leur budget 2017 : Quatre ministres devant la commission budgétaire hier

novembre 12, 2016

Les ministres continuent de défiler devant les députés membres de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Hier, jeudi 10 novembre 2016, ce sont les ministres en charge du développement, du commerce, de l’économie numérique et du cadre de vie qui sont allés plancher. Ils ont, chacun, présenté les grandes lignes de leur budget inclus dans le budget général, gestion 2017, et leurs ambitions. C’est un exercice qui permet aux députés membres de cette commission de s’imprégner davantage du contenu de ces budgets, de se faire une idée pour le vote (ou non) du budget général.  Après leur passage, les ministres Abdoulaye Bio Tchané, Lazare Sèhouéto, Rafiatou Monrou et José Tonato se sont confiés à la presse parlementaire. Lire ici leurs déclarations.

Déclarations des Ministres Bio Tchané, Monrou, Tonato et Sèhouéto

ce jeudi 10 novembre 2016 au Palais des gouverneurs.

Abdoulaye Bio Tchané, Ministre du plan et du développement :

«…J’ai eu l’honneur et le plaisir de présenter aux députés membres de la Commission budgétaire, le budget du ministère du plan et du développement. L’objet essentiel de ce ministère, c’est d’être au service des autres ministères, de conduire la réflexion stratégique, mais aussi d’organiser le suivi et le contrôle de l’exécution des projets et enfin d’éclairer la Nation et nos compatriotes sur les travaux qui doivent être faits pour que notre pays respecte les Objectifs de développement durable (Odd) qui ont été  arrêtés l’année dernière et qui ont pour échéance 20 ans. J’ai pu exposer que nous avons un budget qui est conforme à l’ambition qui est celle du gouvernement, celle du président de la République, Patrice Talon, de transformer notre économie, mais en même de donner à nos compatriotes, de meilleures conditions de travail et du travail aux plus jeunes. Mais pour le faire, il faut que le ministère du plan et développement soit à la hauteur. Donc pour cette année, nous avons un budget de 11,4 milliards de Fcfa et qui est en augmentation de 48%, plus ou moins équilibré entre les dépenses courantes et de fonctionnement qui font 45% et les dépenses d’investissement qui font 55%. Dans ce ministère, il y a très peu de projets qui sont faits pour le ministère lui-même. De manière générale, ce sont des projets qui sont en transit dans le ministère et qui sont dirigés vers d’autres ministères. Pour l’année prochaine, nous allons procéder à une rationalisation de ces projets là qui passent de  20 en 2016 à 12 en 2017. C’est le sens de ce qui a été présenté aux députés et j’ai été heureux de constater qu’à travers les questions qui ont été posées aussi bien sur le budget du ministère que sur l’action du gouvernement, il y a un intérêt pour ce qui sera fait l’année prochaine pour que les conditions de vie de nos compatriotes s’améliorent. Je leur ai apporté des assurances sur ce que nous sommes en train de faire dans ce domaine (…) Nous allons mobiliser d’abord nos propres ressources avec des actions énergiques pour que les ressources rentrent que ce soit au niveau des domaines qu’au niveau des impôts,  mais aussi travailler avec nos partenaires pour que les ressources qui sont parfois déjà disponibles au niveau de nos partenaires puissent être mises à la disposition des projets et programmes (…) Nous allons être un peu plus vigilants dans la désignation et la nomination des coordonnateurs de projets. Nous allons exercer un suivi plus rigoureux dans l’exécution du projet… »

 Lazare Maurice Sèhouéto, Ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

«…Disons que globalement, il y a augmentation du budget du ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat par rapport à 2016. Vous savez que nous avons fait beaucoup de restructurations au niveau des différents ministères. Ces restructurations font qu’un certain nombre de structures et d’organismes ont été expurgés. On est passé à une centaine de projets à une dizaine. Mais c’est fait parfois par recomposition, par restructuration et parfois par disparition pure et simple. Enfin, il y a de nouvelles actions qui sont programmées et qui ont eu un certain financement. 62% du budget sont au profit du secteur privé. Beaucoup  croient que le ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat produisent. Or, c’est un ministère d’accompagnement du secteur privé (…) Le budget que nous avons cette année est raisonnable. Le montant du budget du ministère du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, c’est 11,5 milliards de Fcfa dont l’essentiel est consacré à l’accompagnement du secteur privé. Pour ce qui est du fonctionnement, ça fait à peine 15%. Je dois dire que c’est 3 choses nouvelles. Premièrement, c’est l’infrastructure qualité. Le Bénin est envahi par les produits de tous genres, et de toutes provenances et il se pose de plus en plus un problème de santé publique. Nous ne faisons pas assez suffisamment le contrôle des produits alimentaires et des produits non alimentaires (…) Lorsque nous importons sur le Nigeria par exemple, on se rend compte que de plus en plus, nos produits sont refoulés parce que nous ne les produisons pas conformément aux normes du NAFDAC. Il faut que nous ayons une structure fiable au Bénin et avec laquelle le NAFDAC sera en partenariat comme avec d’autres structures dans le monde pour que nos produits soient acceptés. L’autre aspect des restructurations, c’est la mise à niveau des entreprises. Jusqu’à présent, nous nous sommes concentrés sur les industries. C’est le temps des petites et moyennes entreprises comme la dorsale stratégique sur laquelle nous allons travailler (…) Nous allons faire en sorte que l’artisanat ne soit plus de la bricole, mais de véritables entreprises… »

 Rafiatou Monrou, Ministre de l’économie numérique et de la communication :

 «…Avant toute chose, je voudrais vous remercier pour tout ce que vous faites pour pouvoir apporter l’information à nos chères populations. Comme vous le savez que l’économie numérique doit servir de levier pour la croissance économique. C’est pour cela que nous avons beaucoup de projets phares. Notre budget pour 2017 est à un niveau nettement supérieur par rapport à celui de 2016 qui est de 21 milliards Fcfa. Compte tenu des défis à relever dans le secteur de l’économie numérique pour accompagner tous les secteurs vitaux de l’économie, ce budget est passé à 31 milliards Fcfa environ. Ceci se justifie par le nombre de projets phares comme la généralisation de l’internet sur toute l’étendue du territoire national.  Le gouvernement béninois a mis un accent particulier et est prêt à faire un effort conséquent pour que cela puisse être une réalité en 2017. Vous aurez les détails dans les jours à venir, vous aurez les détails avec l’implémentation des infrastructures qui, pour certains ont commencé et pour d’autres restent à venir. Toujours pour ce qui concerne les projets phares, une bonne partie est consacrée à la presse et tout ce qui est média dans notre pays… »

 José Tonato, Ministre du cadre de vie et du développement durable :

«…Je viens de passer devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale pour présenter le budget du ministère du cadre de vie et du développement durable. Il faut d’abord rappeler que le ministère procède du regroupement de l’ancien ministère de l’environnent et de l’ancien ministère de l’urbanisme et de l’habitat auquel il faut ajouter la délégation à l’aménagement du territoire et dans lequel il faut inclure les eaux, forêts et chasses et le changement climatique. Pour 2017, c’est un budget qui fait 148 milliards Fcfa dont environ 80% consacré à l’investissement. Ce qui explique que le budget a pris cette ampleur, c’est parce que le portefeuille du ministère du cadre de vie a inclus désormais un certain nombre de projets phares. Parmi les 48 projets phares du gouvernement, il y a 11 qui sont logés dans le projet du ministère du cadre de vie. Ensuite, le gouvernement a décidé de faire assumer désormais par le ministère du cadre de vie, sa fonction régalienne de supervision de toutes les constructions de l’Etat (…) Les députés avaient des préoccupations majeures comme par exemple notre attitude vis-à-vis de la décentralisation. Je leur ai apporté des réponses nécessaires que le gouvernement est dans son rôle  d’accompagnateur pour renforcer la décentralisation. Il y a beaucoup de projets qui sont financés par les partenaires et qui sont financés par le gouvernement au profit des Communes (…) L’autre préoccupation des députés est relative aux logements. J’ai expliqué aux députés que nous avons pris toutes les dispositions pour changer d’approche et que l’Etat reste dans son rôle d’environnement incitatif pour que le promoteur immobilier vienne,  parce que nous aurions créé les conditions pour régler la question du foncier viabilisé pour leur permettre de faire les logements dans de bonnes conditions. Nous voulons faire 20.000 logements en 4 ans. Il y a donc un rythme de 5000 logements par an. Il y a aussi une préoccupation relative au projet ville durable. Je leur ai expliqué que c’est un projet qui vise à créer la synergie nécessaire entre les différents secteurs du ministère à savoir l’aménagement du territoire, le développement urbain, l’habitat et l’environnement… »

Propos recueillis par K.A

Détails sur le budget du ministère du développement

MINISTERE D’ETAT CHARGE DU PLAN ET DU DEVELOPPEMENT

1- Présentation du Ministère 

Le MPD, créé par décret n°2016-502 du 11 août 2016, a pour mission d’impulser le développement économique et social, d’assurer le suivi de la mise en œuvre des politiques, programmes, projets et décisions du Gouvernement en matière de développement national, régional et local. Il est composé de :

- Trois Directions Centrales (DPP, DAF, DIP)

- Quatre (04) Directions Générales (DGPD, DGPSIP, DGFD, DCS-ODD) ;

- Six (06) Directions Départementales ;

- Sept (07) Organismes sous-tutelle (INSAE, CePED, CAPOD, ADPG, OCS, OGP-PAM, ADELAC)

2- Champ d’actions

Il se traduit à travers neuf axes stratégiques prioritaires

- Axe 1 : Amélioration du mécanisme de réflexion prospective et renforcement de la planification du développement ;

- Axe 2 : Amélioration de la démarche programmatique en matière d’investissements publics ;

- Axe 3 : Promotion de l’activité économique ;

- Axe 4 : Amélioration de la gestion de l’aide publique au développement ;

- Axe 5 : Renforcement du système national de suivi et d’évaluation des projets et programmes de développement ;

- Axe 6 : Renforcement de la coordination statistique ;

- Axe 7 : Promotion de l’approche genre et de l’environnement;

- Axe 8 : Modernisation du ministère ;

- Axe 9 : Opérationnalisation des Objectifs de Développement Durable.

3- L’évolution des crédits ouverts

De l’allocation des crédits :

Gestion 2016 :7 744 490 000 FCFA répartis en dépenses ordinaires : 3 471 470 000 FCFA soit 48,82% de la dotation ; et en dépenses en capital : 4 273 020 000 FCFA dont 2 397 619 000 FCFA de ressources extérieures.

Gestion 2017 : 11 463 411 000 FCFA répartis en dépenses ordinaires : 5 194 489 000 FCFA ; et en dépenses en capital : 6 268 922 000 FCFA dont 1 268 922 000 FCFA au titre des ressources intérieures et 5 000 000 000 FCFA pour les ressources extérieures composées uniquement de dons.

De la mise en œuvre :

Gestion 2016 : le Budget-Programme (BP) du MPD se compose des 3 programmes suivants : i) Orientation du Développement, ii) Financement du Développement et Suivi-évaluation et iii) Pilotage et Soutien aux Services du MPD.

Gestion 2017 : Il est composé de 3 programmes à savoir : i) Pilotage et soutien aux services du MPD ;

  1. ii) Orientation du Développement ; iii) Financement du Développement et Suivi-Evaluation.

4- L’état des lieux de la gestion 2016

Les taux d’exécution : Le taux d’exécution physique est de 49,70% et le taux d’exécution financière, base engagement est de 48,55% au cours de la période sous-revue.

Les réalisations majeures : la finalisation des rapports des enquêtes EMICoV 2ème édition et MICS ; La réception définitive prononcée pour deux modules de trois salles de classes avec bureaux, magasins et latrines à Yokon dans la commune de Dangbo ; la Distribution de 1776 tonnes de vivres dans 570 écoles à cantines scolaires PAM, réparties sur le territoire national ; l’organisation du Caucus Africain Banque Mondiale-FMI du 04 au 05 août 2016 à Cotonou ;l’élaboration d’un avant-projet de Programme d’Actions du Gouvernement 2016-2021 et du Plan National d’Investissement 2016-2021 y relatif ; le plaidoyer de haut niveau sur les Objectifs de Développement Durable en septembre 2016 ;

Les difficultés principales :i) trésorerie pour l’ordonnancement des dossiers de dépenses en instance, et ii) la régulation du SIGFIP en lien avec les travaux de mise en place des nouvelles dotations budgétaires des ministères dans le cadre de la loi n°2016-14 du 20 juillet 2016 portant loi de finances rectificative pour la gestion 2016.

5- Les innovations de la Gestion 2017

Il est à retenir que l’enveloppe budgétaire du MPD pour la gestion 2017 a augmenté de 48,02% par rapport à celle de la loi de finances rectificative pour la gestion 2016. Pour ce qui est des ressources intérieures, les variations les plus importantes concernent les dépenses de transfert (+86,40%) et les besoins en équipement socio administratif (+51,57). Ces augmentations sont liées à l’augmentation de la subvention de l’INSAE qui passe de 500 millions en 2016 à 1 400 millions en 2017. Ce montant est prévu pour la prise en charge de la convention collective de l’INSAE (1,2 milliards FCFA) et l’élaboration des statistiques courantes.

Aussi, est-il important de rappeler que le ministère, résultant de la fusion de l’ex Ministère en charge du Développement et de l’ex Ministère des ODD a besoin d’équiper les structures issues de ce changement institutionnel d’où l’augmentation du BESA (+51,57%). Par contre, l’investissement sur ressources intérieures a connu une baisse de 30,86% et ne représente que 11,07% du budget 2017.

En ce qui concerne les ressources humaines chargées de mettre en œuvre ce budget, le ministère dispose d’un effectif de 527 agents dont 131 femmes. Les agents de la catégorie A représentent 54,65%. Cette prépondérance de cadres se justifie par la mission et la nature du ministère (Administration Centrale).

6- Le portefeuille PIP gestion 2017

Il se traduit par un effort d’assainissement du portefeuille PIP qui passe de vingt (20) projets en 2016 à douze (12) en 2017.Ce portefeuille actif des projets du MPD est évalué

à 6,268 922 milliards au titre de la gestion 2017 dont 5 milliards de dons financés par les PTF.

- Huit (08) projets exclusivement financés par le budget national : PAI, PCREBR, PRPP, PDRH, PPEA, PVM, PCBP, PMPSPP).

- Deux (02) projets sont cofinancés par le budget national et les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) : PASD et PAPS

- Un (01) nouveau projet : Projet Commune du Millénaire de Bonou (PCM Bonou).

- Un (01) projet (PARASEP) exclusivement financé par l’Union Européenne et l’Agence Française de Développement et est exécuté en Maitrise d’Ouvrage Déléguée avec un comité de pilotage dont le Ministre d’Etat chargé du Plan assure la présidence.

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Huit mois après son élection : Talon dans le septentrion demain

novembre 10, 2016

talon-au-nord-banikoara4Le Chef de l’Etat entamera une petite tournée dans le septentrion dès demain, vendredi 11 novembre 2016. Trois communes sont ciblées pour ce déplacement du président de la République, Patrice Talon, huit mois après la fin de la campagne de la présidentielle qui a conduit à sa victoire à la magistrature suprême.

Parakou, Djougou et Pèrèrè. Ce sont ces communes qui accueilleront dès demain vendredi 11 novembre 2016 le Chef de l’Etat béninois. Une première descente dans le nord du pays après l’avoir sillonné lors de la campagne présidentielle. Selon nos sources, Patrice Talon ira aux contacts des populations, mais surtout discuter avec les élus locaux de ces communes de projets de développement. Comme on peut s’en douter, la visite du président de la République à Parakou sera très attendue. Une ville très convoitée lors des dernières élections présidentielles. Le Chef de l’Etat d’alors, Boni Yayi, en a fait l’un de ses bastions imprenables qui va finalement lui échapper entre les deux tours de la présidentielle. Mieux, une fois vaincu, Yayi s’est replié sur Parakou où il a tenté d’installer sa dynastie. Une autre République. Rassemblements populaires, tournées, caravanes…La dernière à l’aéroport de Tourou lui a valu le courroux et la mise en garde du ministre des infrastructures du gouvernement du nouveau départ. Il lui a été interdit l’accès à la zone de l’aéroport. Dans la foulée, Yayi a perdu la mairie de Parakou au profit d’un proche du Chef de l’Etat, Charles Toko. Aujourd’hui, Yayi a perdu toute influence sur la grande ville du septentrion. Mais l’ex chef de l’Etat y possède une luxueuse maison qu’il occupe régulièrement. Parakou est désormais dans les mains du pouvoir en place et son Chef a d’importants projets pour son développement. Tout ceci sous les commandes du maire pro-pouvoir en place. Djougou, c’est le fief de Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du développement du gouvernement du nouveau départ. Et Pèrèrè qui aime bien son président de la République. Ce sera en effet la troisième sortie vers les populations de Talon après celles de Ouidah et de Savalou. A ces endroits, Talon était allé annoncer aux sages, dignitaires, fils et filles de ces localités ses choix par rapport aux chefs-lieux des départements du Bénin. Qu’annoncera-t-il  au nord ? Suspense.

 Athanase Dèwanou

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Examen en commission de la loi de finance gestion 2017 : Bio Tchané défend le PIP 2017 en hausse de 187,8%

novembre 9, 2016

abt à parisLe ministre Abdoulaye Bio Tchané était hier mardi 8 novembre 2016 au Palais des Gouverneurs. Devant les députés de la commission budgétaire, il a défendu le Programme d’investissement public (PIP) gestion 2017 en hausse de 187,8 % par rapport à l’année 2016.

Le Projet de Programme d’investissement public du Bénin Gestion 2017 comporte 291 projets et programmes contre 299 en 2016. Il se décompose en 198 anciens et 93 nouveaux projets. D’un coût global de 808,32 milliards de Fcfa, ce Projet a connu une hausse de 187,8 % par rapport à l’année écoulée où son coût global est de 280,91 milliards de Fcfa. Selon les explications apportées aux députés de la commission budgétaire par le ministre Abdoulaye Bio Tchané, la répartition par secteur de ce PIP 2017, montre que 57,3% des ressources sont consacrées aux secteurs productifs avec en tête les infrastructures (19,9%), eau et électricité (15,5%), rural (10,6%). « Les secteurs sociaux représentants 32,9% et sont tirés par environnement (10,5%), éducation (7,8%) et santé (3,0%) », a précisé le ministre Bio Tchané qui a profité de l’occasion qui lui na été offerte pour mettre l’accent sur le caractère social du budget général de l’Etat exercice 2017 actuellement en étude. Comme projets sociaux, il a cité entre autres : (i) le programme de protection des couches vulnérables (2,7 milliards), (ii) le programme d’autonomisation économiques des femmes et de promotion du genre (1,7 milliards). Ce programme d’investissement public qui traduit la volonté du gouvernement de booster la croissance prend en compte le secteur agricole. Le budget du secteur agricole est passé à 85,56 milliards en 2017 contre 33,64 milliards en 2016. « Selon les estimations faites, la mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement (PAG) permettra de créer 500.000 emplois au moins sur le quinquennat et d’envisager une  croissance économique de l’ordre de 7% en moyenne sur la période », a conclu le ministre Abdoulaye Bio Tchané.

Cette présentation du député a suscité chez les députés plusieurs interrogations et bien entendu des suggestions. Les députés ont en effet cherché à savoir le sort qui a été réservé aux anciens projets initiés par le régime Yayi et qui sont actuellement en souffrance. « Le budget est social dans les chiffres, mais ne l’est pas en tant que tel dans la réalité », ont relevé certains députés qui se sont préoccupés du sort des unités de gendarmerie et des commissariats à qui des fonds dérisoires sont alloués pour assurer la sécurité des personnes et des biens. En termes de suggestions, il a été question de réviser les textes liés à l’accélération de l’exécution des dépenses publiques. En termes clairs, mettre fin à la lenteur des décaissements.

 Junior Fatongninougbo

Note de présentation du PIP 2017

1) Le Projet de Pip Gestion 2017 comporte 291 projets et programmes contre 299 en 2016. Il se décompose en 198 anciens et 93 nouveaux projets ;

2) Le Projet de Pip Triennal 2017-2019 comporte 295 projets dont 95 nouveaux ;

3) Le coût total du Pip Gestion 2017 est de 808,32 milliards de Fcfa contre 280,91 milliards de Fcfa en 2016 selon la loi 2016-14 du 20 juillet portant loi de finances rectificative pour la gestion 2016, soit une hausse de 187,8% ;

4) La répartition par secteur montre que 57,3% des ressources sont consacrées aux secteurs productifs avec en tête les infrastructures (19,9%), eau et électricité (15,5%), rural (10,6%). Les secteurs sociaux représentants 32,9% et sont tirés par environnement (10,5%), éducation (7,8%) et santé (3,0%). Comme projets sociaux, on peut citer entre autres : (i) le programme de protection des couches vulnérables (2,7 milliards), (ii) le programme d’autonomisation économiques des femmes et de promotion du genre (1,7 milliards). L’administration représente 9,8%.

5) Le PIP est financé à hauteur de 71,2% par les ressources internes et 28,8% par les PTF. Sur les ressources extérieures, les prêts prédominent avec 74,41% des ressources mobilisées.

6) Ce programme d’investissement public traduit la volonté du Gouvernement de stimuler la croissance par de vastes projets structurants et de profondes réformes. En effet, le taux d’investissement public prévisionnel qui est de 7,5% en 2015, 6,3% en 2016 est passé 15,2% en 2017 ; ce qui traduit que les efforts du gouvernement en matière d’investissement ont été multipliés par plus de 2, comparés aux deux dernières années précédentes.

7) Le secteur agricole n’est pas resté en marge. Le budget du secteur agricole est passé de 33,64 milliards en 2016 à 85,56 milliards en 2017.

8) En dehors du PIP, plusieurs projets phares seront conduits par des Agences spécialisées pour renforcer les investissements à travers es financements privés, notamment le partenariat public-privé. Ces projets sont relatifs aux secteurs du tourisme, du cadre de vie, des infrastructures, de l’agriculture.

9) En liaison avec cet accroissement des dépenses d’investissement, les dépenses d’investissements des secteurs sociaux ont également suivi le même rythme. Le budget des secteurs sociaux est passé de 78,41 milliards en 2016 à 265,95 milliards en 2017.

10) La mise en œuvre des différents projets permettra de créer des conditions favorables à la compétitivité des entreprises qui, par des emplois générés, aideront à résorber le chômage des jeunes et à relancer la croissance économique. Selon nos estimations, la mise en œuvre du PAG permettra de créer 500.000 emplois au moins sur le quinquennat. La croissance économique atteindra 7% en moyenne sur la période.

Déclaration du Ministre Bio Tchané

«…Je veux vous dire que le PIP que nous venons de présenter est un projet très ambitieux. Il traduit aussi la vision que nous avons arrêtée dans le Programme d’Actions du gouvernement il y a quelques

jours sans oublier les réformes à entreprendre pour que ce budget soit exécuté. Nous voulons la transformation de notre économie. Nous voulons que cette économie puisse donner du travail surtout aux plus jeunes. Et c’est pour cela qu’avec ces montants qui cumulés, sont plus élevés que les projets d’investissements qu’il y a eu pendant les deux années précédentes, nous sommes capables d’investir dans les infrastructures mais aussi d’investir pour la transformation de l’économie en même temps que nous investissons pour soulager nos compatriotes les plus démunis (…)  Je l’ai dit, le Pip 2017 traduit la volonté de notre gouvernement de transformer notre pays, d’investir

dans les infrastructures comme le port qui va être modernisé, le nouvel aéroport qui va être construit et les routes qui vont être retracées pour certaines et réparées pour d’autres. Nous allons

investir aussi dans des secteurs clés de transformation que sont l’agriculture, le tourisme, l’économie numérique mais aussi l’économie du savoir. L’agriculture, c’est important de le souligner, est le

secteur qui emploie le plus grand nombre de nos compatriotes. Nous allons investir plus de 10% de notre budget d’investissement dans l’agriculture. Nous allons ainsi dans la direction que les pères

fondateurs de l’Union Africaine avaient tracée en disant qu’il faut investir au moins 10% du budget général de l’Etat à l’agriculture.

Notre projet d’investissement, c’est aussi les investissements dans les secteurs sociaux. Nous avons souvent entendu ces derniers jours des critiques sur le fait que notre gouvernement ne serait pas

sociable. Nous allons investir dans les secteurs sociaux près de trois fois plus que ce qui était investi les années passées, continuer les projets qui étaient là mais aussi et surtout investir dans de nouveaux projets. Nous avons l’une des politiques sociales les plus agressives.

Ce qui est plus social, c’est du donner du travail aux jeunes et  les projets que nous avons dans le Programme d’actions du gouvernement vont nous permettre de commencer par créer des emplois qui à l’horizon de 2021 vont être évalués à plus de 500.000 nouveaux emplois. Mais dès 2017, vous allez commencer par avoir des résultats dans ce domaine.

Sur la durée du quinquennat, le taux de croissance sera d’au moins 7% et en même temps. Notre PIP dans son ensemble suppose la continuation d’un certain nombre de projets et programmes qui étaient là comme le Fonds national pour la promotion de l’emploi des jeunes (Fnpej) et le

Fonds national de la mircofinance (Fnm). Pour les fonds de roulement des commissariats et gendarmeries,  vous verrez qu’aussi bien dans le budget de fonctionnement que dans celui d’investissement, les ressources pour la sécurité ont été augmentées parce que nous en

sommes très sensibles. Par exemple, vous ne pouvez développer le tourisme si la sécurité n’est pas assurée. Il faut résoudre les problèmes qui sont derrières. Et ces problèmes, ce sont des problèmes de textes. Nous allons revisiter les textes. Ce sont aussi les problèmes de suivi. Nous avons mis en place les comités de suivi dont d’ailleurs, le principal qui est dirigé et supervisé par le président

de la République lui-même, est le comité de suivi des projets phares. A côté de cela, nous avons défini un certain nombre de mesures qui sont comprises dans un paquet de réformes qui permet de fluidifier l’exécution des projets, leur suivi et leur contrôle…»                                                                 Propos recueillis par J.F

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Etude du budget général de l’Etat gestion 2017 au Parlement : L’Ancb observe une réduction du budget des Fadec à 27,33%

novembre 7, 2016

Une délégation du bureau de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) conduite par le président Luc Atrokpo est reçu ce vendredi par la commission budgétaire dans le cadre des audiences parlementaires. A la conclusion de l’exposé des maires, il ressort que le gouvernement a fait l’option de réduire la dotation accordée aux communes au titre de Fadec 2017 à 29,520 milliards soit 1,74% du budget général de l’Etat contre 40,625 milliards en 2016 soit une réduction de 27,33%. La majorité des députés n’ont pas approuvé cet état de chose mais l’honorable Ahouanvoébla parle d’une mauvaise lecture de la nomenclature du projet du budget général de l’Etat par les communes.

atropkpo-an-2016L’année 2017, une période de soudure pour les maires et leur commune respective ? C’est l’anxiété générale qu’a suscitée l’observation de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) sur le projet du budget général de l’Etat exercice 2017. A en croire le président de l’Ancb Luc Atrokpo, il est observé que d’importants crédits ont été revus à la baisse ou annulés par rapport aux prévisions de 2016. La part des prévisions de dotations du fonds d’appui au développement des communes (Fdec) est très faible par rapport à l’ensemble des crédits ouverts au budget général de l’Etat et le montant total des crédits destinés à la décentralisation par rapport à l’ensemble des crédits ouverts au budget général de l’Etat est loin de combler les attentes des communes. Pour illustrer, au titre du Fadec non affecté-investissement, les prévisions ont connu de 2016 à 2017 un taux de réduction de 55%. Le montant des prévisions révisées au titre de la gestion 2016 est de 24,479 milliards contre 11 milliards en 2017. De même, les crédits destinés aux entretiens et réparations d’infrastructures communautaires du ministère de l’enseignement maternel et primaire ont été annulés au titre des prévisions de 2017 alors qu’ils étaient de 1,495 milliards en 2016. Les crédits destinés à l’investissement du même ministère ont connu un taux de réduction de 5,4% et les crédits au titre de Fadec affecté du ministère de la santé ont connu un taux de réduction de 42,16%. Par ailleurs, la dotation au titre de l’assistance-conseil aux communes dans les ministères sectoriels est annulée. En somme, le montant des prévisions des Fadec de l’année 2017 s’élève à 29,520 milliards soit 1,74% du budget général de l’Etat contre 40,625 milliards en 2016, soit une réduction de 27,33%. Face à ces options gouvernementales, le président de l’Ancb, Luc Atrokpo lance un appel aux gouvernants et décideurs au sommet de l’Etat. « La situation mérite qu’on apporte des solutions au risque de ne pas pouvoir atteindre des nobles objectifs assignés à la décentralisation et au développement local » a laissé entendre le président Atrokpo soutenu pour la circonstance par les membres de son bureau notamment, les deux vice-présidents, le secrétaire général, le trésorier général et d’autres membres du bureau qui ont pris la parole pour expliciter leurs préoccupations. Les maires n’ont pas déprécié toutes les options du gouvernement. Ils ont salué les reformes au niveau du foncier. Les députés affichent leur désapprobation sauf Ahouanvoébla A-t-on décidé de remettre en cause la décentralisation sous la rupture ? Pourquoi le gouvernement s’obstine-t-il à ne pas promouvoir la décentralisation à travers le transfert effectif des compétences et des ressources ? Le recul observé dans le transfert des crédits affectés aux communes n’est pas un signal encourageant et respectant les lois de la République et les directives de l’Uemoa. Tandis que le Ghana, le Nigeria et la Côte- d’Ivoire transfèrent respectivement 25%, 24% et 13% de leurs budgets aux communes, le Bénin envoie 1,74%. Un paradoxe avec les promesses électorales. Pour les députés, le gaspillage des ressources de l’Etat est moins perceptible dans les communes qu’au niveau des ministères. Les communes sont auteurs de moins d’éléphants blancs que les projets et les directions centraux des ministères. Pour cette raison, ils souhaitent que le gouvernement révise sa copie. Les députés Rosine Vieyra Soglo, Bida Nahum, Eric Houndété, Jérémie Adomahoun, Jean Marie Allagbé ont tous dit leur insatisfaction face à cette portion congrue taillée aux communes sur le budget général de l’Etat exercice 2017. Le député Bida a suggéré que l’Etat accorde 100 milliards aux communes dont 1 milliard par les communes ordinaires et 25 milliards à partager par les communes à statut particulier à partir de 2018. Le député Ahouanvoébla en défenseur du gouvernement a pris le contre-pied de l’observation de l’Ancb. Il est parti du postulat selon lequel l’Ancb a fait une mauvaise lecture du projet de budget général de l’Etat exercice 2017 soumis à son appréciation pour conclure que le gouvernement de Patrice Talon a prévu un investissement d’un milliard au moins par commune. « Vous vous êtes bornés au Fadec attribué et au Fadec non attribué, or ce n’est pas du tout le cas. Le gouvernement qui décide de présenter un projet de budget de plus de 2000 milliards, c’est d’abord pour accompagner la gouvernance locale » a précisé le député Ahouanvoébla. Les députés ont tous pris rendez-vous avec les ministres pour comprendre les méandres des PIP et les crédits ouverts aux communes dans leur département respectif.

Tobi P. Ahlonsou

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Affaire «cocaïne» de Cajaf  Comon : Soglo et le Médiateur appellent au calme et à la sérénité

novembre 3, 2016

Soglo Nicéphore DieudonnéDepuis hier, mercredi 2 novembre 2016, c’est le statu quo en ce qui concerne l’affaire de cocaïne découverte dans l’un des conteneurs destinée à la société Cajaf Comon le vendredi dernier. Dans cette affaire, le président Directeur général de cette société, Sébastien Germain Ajavon, a vu sa garde à vue prorogée. Il n’a pas été présenté au Procureur de la République près du tribunal de première instance de première classe de Cotonou dans la journée d’hier. Pour son avocat, Me Orounla, les investigations relatives à cette affaire se poursuivent et il revient au Procureur de décider de la suite à donner à ce dossier quand il sera prêt. «Tout le monde attend la délivrance. Les nerfs sont à rudes épreuves », a indiqué l’Avocat à la presse nationale et internationale hier. Par la même occasion, Me Orounla appelle à la patience, à la vigilance et à la mobilisation. Même message pour l’ancien président de la République du Bénin, Nicéphore Dieudonné Soglo, et le Médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun. Ils appellent aussi au calme et à la sérénité. «J’invite donc notre peuple à garder son calme, sa sérénité et sa détermination car notre ennemi commun, c’est la misère, l’ignorance et l’injustice. Nous devons ensemble nous ceindre les reins pour relever un grand défi : la Renaissance de notre patrie», a indiqué Nicéphore Soglo dans une déclaration rendue publique dans la journée d’hier.  «La justice de notre pays est saisie d’un dossier concernant un de nos compatriotes qui est une personnalité importante de notre économie nationale et du paysage politique béninois. Je voudrais vous inviter, chers compatriotes, à faire confiance à notre justice dont les acteurs sont présumés aussi patriotes que chacun d’entre nous», a souligné le Médiateur de la République dans sa déclaration.

Déclaration du président Nicéphore Dieudonné Soglo

Le Président Soglo est rentré au Bénin le 30 octobre 2016 avec son épouse, après deux mois d’absence du territoire national.

Pendant ce laps de temps, il a eu à déplorer la mort de son beau-frère : le Professeur Honoré Odoulami et celle de son Directeur de cabinet l’ambassadeur Cakpo Tozo, décès survenus faute d’un hôpital de référence, de grand standing tant prôné par le Professeur Kessilé Tchala. Il profite de l’occasion pour présenter aux familles alliées et amies, ses plus sincères condoléances.

Quant à l’affaire qui défraie la chronique, l’affaire Ajavon, le Président Soglo invite le Président Patrice Talon et le gouvernement de la Rupture à ne pas se laisser distraire par les provocations de la Françafrique relayées paraît-il par le FBI, disqualifié par les contorsions de son Directeur qui essaye en vain d’empêcher l’avènement d’une femme, Hillary Clinton, après celui d’un Noir, Barrack Obama, à la tête de la première puissance du monde, les Etats-Unis d’Amérique.

Mais les Dahoméens, rebaptisés Béninois, ne sont pas moins intelligents que nos amis Ivoiriens qui ont vu deux frères ennemis, dont l’un était le chantre de l’ivoirité, former après une guerre civile désastreuse, et l’inauguration du pont de la Réconciliation, le pont Konan BEDIE, un tandem qui œuvre à la prospérité de la Côte d’Ivoire.

Après le calamiteux passage au pouvoir de l’auteur de la plus vaste escroquerie financière de notre pays dans l’affaire ICC, 211,500 milliards FCFA, d’après le rapport du FMI, dont personne ne met en doute la compétence et l’impartialité, le temps est venu pour le gouvernement de la Rupture de remettre un pays exsangue au travail; sur le plan agricole avant tout, pour éradiquer la misère et le chômage.

J’invite donc notre peuple à garder son calme, sa sérénité et sa détermination car notre ennemi commun, c’est la misère, l’ignorance et l’injustice. Nous devons ensemble nous ceindre les reins pour relever un grand défi : la Renaissance de notre patrie.

Je vous remercie.

Déclaration du Médiateur de la République : ‘’Dossier Sébastien Ajavon’’

Le Médiateur de la République invite les Béninois à la patience

Citoyennes, citoyens, chers compatriotes

L’article 10 de la loi instituant le Médiateur de la République dispose en son alinéa 3 que ‘’ne relèvent pas de la compétence du Médiateur de la République les procédures engagées devant la justice ou la dénonciation d’une décision judiciaire’’.

Cependant, le Médiateur de la République ne peut rester indifférent ou insensible à tout évènement susceptible de mettre en péril la paix, la stabilité, l’unité nationale et surtout notre fragile processus démocratique.

C’est pourquoi, je me permets de lancer un appel pressant à tous nos compatriotes.

Nous devons faire montre de patience face à la situation actuelle.

En effet, la justice de notre pays est saisie d’un dossier concernant un de nos compatriotes qui est une personnalité importante de notre économie nationale et du paysage politique béninois. Je voudrais vous inviter, chers compatriotes, à faire confiance à notre justice dont les acteurs sont présumés aussi patriotes que chacun d’entre nous.

Aussi, voudrais-je que ces acteurs ne fassent l’objet d’aucune pression, d’où qu’elle vienne.

Ainsi, grâce au patriotisme éclairé de tous les Béninois, il pourra être fait une juste et rigoureuse application de la loi par les juges.

Vive l’unité nationale dans la paix et la concorde.

 Porto-Novo, le 02 novembre 2016

 Le Médiateur de la République

Joseph H. Gnonlonfoun

(Magistrat)

Déclaration de l’honorable Sado Nazaire

Depuis cinq jours déjà le président astien Ajavon est placé en garde à vue pour une présumée affaire de trafic de drogue. Il s’agit d’une situation déplorable qui risque d’entamer sérieusement l’image de marque de notre pays. C’est une épreuve pour notre cher pays le Benin qui nous interpelle tous et ne peut laisser personne indifférente. En ces temps de conjoncture économique et financière difficile, le Bénin a mieux à faire que d’investir son énergie dans une affaire qui  distrait le peuple ou qui ajoute à sa misère. Le gouvernement de la rupture vient de transmettre son projet de budget ambitieux à l’Assemblée nationale et nous pensons que les énergies doivent être concentrées sur des défis sérieux du genre.

Nous percevons cette affaire comme un gros défi pour le Gouvernement de la rupture qui doit sauvegarder la cohésion et la stabilité nationale.

C’ est pourquoi, nous plaidons pour la libération rapide du Président Ajavon afin de libérer le peuple, toutes tendances confondues, du grand stress qu’il subit depuis son arrestation. Cette libération n’exclut en rien la poursuite  des enquêtes  par les autorités compétentes.

Enfin, nous prions le Tout Puissant, afin qu’il inspire le Président Patrice Talon et le couvre de beaucoup de sagesse pour un dénouement heureux de cette crise.

Je vous remercie.

Communiqué du Comité directeur du CNP

Le comité directeur du Conseil National du Patronat du Bénin, s’est réuni ce jour, 02 Novembre 2016 en session extraordinaire au sujet de l’affaire d’un colis de produit qui aurait été testé illicite retrouvé dans l’un des conteneurs commandés par la société du président du Conseil National du Patronat du Bénin, Sébastien Germain Ajavon.

Le comité directeur apporte tout son soutien au président Sébastien Germain Ajavon, lui réitère toute sa confiance, l’assure de la certitude de son intégrité, de sa probité et de son honnêteté.

L’économie du Bénin a besoin d’entrepreneurs de cette envergure et le tandem Patrice Talon-Sébastien Germain Ajavon que les béninois ont plébiscité  au cours des dernières élections  reste et demeure une chance inédite pour le développement socio-économique de notre pays.

Une main invisible ne remettra pas en cause ce tandem que le chef de l’état a toujours lui-même voulu pérenne et porteur de progrès  pour notre économie.

C’est pour cela que nous nous demandons à l’ensemble de nos concitoyens de rester optimistes sur le bon dénouement de cette affaire que la justice de notre pays a déjà pris en main.

 Fait à Cotonou, le 02 Novembre 2016

 Le 2ème vice-président,

Monsieur Régis Facia

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Affaire «cocaïnes» retrouvées dans un conteneur de Cajaf Comon : Pourquoi pas privilégier la médiation ?

novembre 2, 2016

ajavon-chez-nago-2Depuis le vendredi 28 octobre 2016 où l’affaire de « cocaïnes » retrouvées dans l’un des conteneurs destinés à la société Cajaf Comon a éclaté, tellement de choses se disent. C’est la confusion totale. On a l’impression que les uns et les autres n’arrivent plus à maîtriser leurs nerfs. Certains accusent le gouvernement d’avoir une main invisible dans cette affaire. D’autres accusent plutôt le camp Ajavon. Depuis vendredi dernier, c’est une véritable situation de cafouillage qui entoure cette affaire. Seulement, au-delà de tout, la question est de savoir si on ne peut pas laisser de côté les susceptibilités et privilégier la médiation ? Dans tous les autres pays, cette piste existe et est exploitée, bien que la justice fasse son travail. Cette piste de médiation, dans bien des cas, est plus efficace que toute autre solution. A cet effet, il revient au gouvernement d’afficher son autorité. Car, le sujet n’est pas anodin. C’est une affaire dans laquelle est cité l’un des plus grands opérateurs économiques du pays, par surcroît le président du patronat. Ce n’est pas un poids plume. La justice est là, certes, mais il y aussi que la médiation est une piste capable de sauver la paix, la stabilité et l’image du pays qui est aujourd’hui très écornée par cette affaire. Aujourd’hui’ on peut regretter les disparitions des présidents Emile Derlin Zinsou, Mathieu Kérékou, et bien d’autres, dont le charisme pouvait permettre de mener à bien cette médiation. Mais il y en a qui sont encore là. Il s’agit notamment de l’ancien président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo, du Professeur et ancien Médiateur de la République, le frère Melchior Albert Tévoédjrè et Séfou Fagbohoun qu’on ne voit malheureusement plus souvent. Il y a aussi d’autres sages et notables, des chefs religieux, le Clergé. C’est tout un ensemble qui peut apporter sa contribution à la résolution pacifique de cette affaire. Depuis le 6 avril, le Chef de l’Etat a affiché une certaine ouverture d’esprit envers toutes les confessions religieuses. C’est un atout à exploiter dans la résolution de cette affaire de « cocaïne ». En attendant, que les gens évitent de mettre le couteau dans la plaie.

Athanase Dèwanou

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Affaire de 18 Kg de cocaïne dans l’un des containers de Cajaf Comon : Sébastien Ajavon s’en remet à la justice de son pays

octobre 31, 2016

Interpellé vendredi 28 octobre dans l’après-midi, à la sortie d’une conférence de presse, par la compagnie de gendarmerie maritime du port de Cotonou, le président directeur général du groupe Cajaf-Comon, Sébastien Ajavon est toujours en garde à vue. Et ce, après une saisie de cocaïne dans un conteneur destiné à sa société  qui est l’une des plus grandes entreprises agroalimentaires du Bénin.

Depuis vendredi dernier, l’homme d’affaire Sébastien Ajavon vit aux côtés des hommes en uniforme. Tout a commencé au petit matin de ce vendredi au Port autonome de Cotonou (Pac) lorsque des gendarmes de la brigade maritime ont intercepté un conteneur en provenance du Brésil. Ce conteneur est destiné à la société Cajaf-Comon. Les hommes en uniformes ont découvert, dans ce conteneur 18 kg de cocaïne pure d’une valeur estimée à environ 9 milliards de francs CFA. Du coup, trois de ses employés ont été arrêtés. Ils ont été ensuite placés à garde à vue.

Informé de cette affaire, le président directeur général de la société Cajaf-Comon a convoqué un point de presse. A l’entame de ce point, il dénonce déjà un complot contre sa personne. «  Il paraît que quand on rentre en politique, il y a des coups qu’on reçoit et c’est quand même étonnant. Vous savez au temps de Yayi, pendant tout le dernier quinquennat, les menaces arrivaient tout le temps, pour dire qu’on allait mettre la drogue dans mes marchandises. Nous avons été vigilants. Dieu aidant, ils n’ont pas pu atteindre leur objectif et ce fut le tour de la rupture à laquelle nous même avions participé. Ce que je dois vous dire est que nous ne sommes pas là pour polémiquer et nous faisons entièrement confiance à notre justice. Ce que je dois dire à l’instant où nous sommes, c’est qu’il y a des agents de Comon qui ont été arrêtés et qui sont en garde à vue et nous allons laisser la justice faire son travail mais il faudrait que la lumière soit faite parce que nous recevons des milliers de conteneurs. Comment est-ce qu’ils ont su que dans ce seul conteneur, il y avait de la drogue ? Alors, il faudrait que le gouvernement de la rupture fasse la lumière. C’est une « manière de voyous » puisque nous avons constaté que les plombs qui étaient sur les conteneurs n’étaient plus là…. Mais malheureusement pour eux, la société qui a envoyé les marchandises n’est pas une petite société. C’est la plus grosse société agroalimentaire du Brésil qui a envoyé les conteneurs. Vous savez, tout est tracé. On sait quand le conteneur est mis, quels sont les plombs qui sont mis dessus, jusqu’à ce qu’il arrive à Cotonou. Ce que je voudrais demander aux enquêteurs, c’est de donner la température du colis contenant la drogue. D’habitude quand nous ouvrons les conteneurs, nous prenons la température. Si vous faites des vices de formes sur ce dossier, ça va mal se passer… Mais ce qu’ils doivent comprendre, c’est que Cajaf-Comon n’est pas encore propriétaire de la marchandise. Moi c’est quand je la reçois dans mes entrepôts que ça devient ma propriété… », tels sont en substance les propos de Sébastien Ajavon au cours de son point de presse.

A la sortie de ce point de presse, il a été arrêté puis conduit à la compagnie de la gendarmerie maritime qui l’a gardé jusqu’à la nuit vers 22h, avant d’être conduit à l’Ocertid. A peine passé, une heure dans cette structure policière, il a été conduit à la brigade territoriale de Ganhi où il séjourne en garde à vue jusqu’à ce jour. Ses amis et sympathisants n’ont pas manqué de manifester leur mécontentement.

 Du collectif de ses avocats

 « Selon  le parquet de Cotonou, monsieur Sébastien Ajavon doit être considéré comme en garde à vue. Cependant, nous tenons à préciser qu’aucune notification de garde à vue ni de charge ne lui a été faite. Toujours selon le parquet de Cotonou, l’enquête a été confiée à l’Office central de répression du trafic illicite de drogue (Ocertid). Or jusqu’à présent, notre client, Monsieur Sébastien Ajavon n’a pas été auditionné. En somme, depuis hier vendredi 28 octobre 2016 à 18 heures, monsieur Sébastien Ajavon est privé de sa liberté d’aller et de venir de façon, évidemment, arbitraire. Ce qui constitue une violation flagrante des droits de l’homme garantis par notre constitution et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Nous vous remercions. », s’est ainsi exprimé, lors d’un point de presse tenu le samedi 29 octobre à la fin de la matinée, le collectif des avocats de Sébastien Ajavon conduit par le bâtonnier Jacques Migan.

 Les regards tournés vers la justice

Le vendredi 28 octobre 2016, la brigade du port de Cotonou a découvert 18 kg de cocaïne dans un conteneur de marchandises de volaille destinées à l’homme d’affaire béninois, Sébastien Germain Ajavon, et qui a conduit à sa garde à vue. L’affaire est allée très vite dans tous les sens. Elle a pris une tournure politique. Sauf qu’il revient à la justice exclusivement de faire la lumière sur ce dossier.

Dans toutes les réactions lues et entendues depuis l’éclatement de l’affaire de « drogue d’Ajavon », il y a une qui semble très impartiale. Il s’agit de la réaction du député Orden Alladatin. « Au sujet de l’affaire dite Ajavon, ce ne sont ni les états d’âme, ni les jérémiades, ni les montages grotesques, ni même les insultes qui élèveront notre jeune démocratie.C’est, plutôt, comment le droit sera dit dans cette affaire », a-t-il rendu public. Et c’est bien l’attitude que les uns et les autres doivent adopter, jusqu’à l’établissement de la vérité dans cette affaire. Car, elle ne fait que commencer et aucun de ceux qui réagissent ne connaissent sans doute les tenants et les aboutissants. La politisation de cette affaire risque, à notre avis, de la compliquer plus qu’il ne faut. La découverte de la cocaïne de 18 kg dans un conteneur destiné à une société de l’homme d’affaire Sébastien Ajavon et qui a conduit à sa garde à vue depuis vendredi mérite que toute la lumière soit faite. Et ce n’est que la justice seule qui peut le faire. Seulement, aujourd’hui, on a trop tôt tiré des conclusions. Le gouvernement en place, plus précisément le Chef de l’Etat, serait à la base de cette affaire. En tout cas, c’est ce qui se dit par bon nombre de personnes depuis quelques jours. Pourtant, depuis leur alliance pour le deuxième tour de la présidentielle de mars 2016, personne ne peut démontrer que le courant ne passe plus entre Talon et Ajavon. Au contraire, ces deux personnalités seraient véritablement tournées vers l’émergence économique de leur patrie commune.  Du coup, on se demande quel serait l’intérêt du président Patrice Talon à déstabiliser Sébastien Ajavon ? Ce « crime » profiterait-il à Talon ? Une question qui s’avère essentielle. Car, rien ne peut encore pousser le Chef de l’Etat à aller à cet extrême. En effet, les ambitions politiques amèneraient Talon à le faire. Seulement, Talon a dit, depuis la campagne électorale, et l’a confirmé pendant son investiture, et ne cesse de répéter qu’il ne fera qu’un seul mandat à la tête du pays. Autrement, en 2021, Talon ne sera pas candidat à sa propre succession. Mieux, pour prouver sa bonne foi, il œuvre pour  constitutionnaliser cette disposition qu’il juge important et salutaire pour l’approfondissement de notre démocratie. Alors, en quoi Ajavon le générait ? Lui qui est déjà président de la République !

Dans cette affaire, les partisans de l’homme d’affaire doivent prendre exemple sur le cas personnel du président Talon qui, accusé de tout, a triomphé grâce à la justice béninoise et française. C’est donc trop tôt de tirer des conclusions hâtives. Aucun Béninois ne voudrait du mal de ce grand homme d’affaire, l’un des plus grands contribuables du pays. C’est aussi le patron des patrons du Bénin. Le moins qu’on puisse lui souhaiter, c’est de se tirer de cette affaire et continuer à aider son pays tel qu’il le fait depuis des décennies.

Quelques déclarations

Sébastien Ajavon

Chers concitoyens,

Comme vous le savez, je suis

Homme d’affaires

Président du Patronat

Partenaire politique du Président TALON

Mais une seule chose importe dans la construction de ma personnalité : le respect des engagements et de la probité. Je suis aujourd’hui en politique et …

o Il paraît qu’il n’y a pas d’éthique en politique. Mais quand j’ai décidé d’aller en politique c’est bien pour faire la politique autrement : c’est-à-dire de manière saine sans penser à détruire ses adversaires politiques. Ce qui caractérise de tous temps la politique politicienne Béninoise.

* Depuis ce matin des manœuvres sont en cours pour salir la réputation de la Société COMON, et donc ma propre réputation que j’ai mis plusieurs décennies à construire.

* Un fort contingent d’agents des forces de l’ordre Béninoises ont organisé une descente au pied de l’un de mes conteneurs arrivés au port de Cotonou en provenance du Brésil.

* Sur la base d’informations qu’ils auraient auparavant reçues, et avec une certitude complice et assassine qui n’a même plus eu besoin de vérifier l’information, ils ont invité la presse pour venir constater l’opération et le procureur serait aussi saisi.

* Ledit conteneur a été ouvert en présence de leur huissier et de mon huissier que j’ai dû dépêcher sur les lieux.

Constat avant ouverture :

Notre plomb sur le conteneur a été sauté et remplacé par un autre d’origine chinoise. Donc visiblement, le conteneur a été violé.

A l’ouverture, juste à l’entrée dudit conteneur qui comporte plus de 2000 cartons, ils ont découvert un sachet de 18 Kilos de stupéfiant.

* Ce n’est pas la première fois que j’ai fait l’objet de telles manœuvres. Le régime précédent a tenté plusieurs fois et sans succès de diverses manières de me salir.

Nous sommes à l’ère de la rupture et nous pouvions espérer ne plus avoir à vivre de tels faits ! Y sommes-nous réellement ? Nous sommes inquiets face à des pratiques d’un autre temps.

* J’ai voulu organiser ce point de presse

  1. Pour prendre tout le peuple béninois à témoin.
  2. Vous renouveler toute ma probité et ma détermination plus que jamais ferme à œuvrer pour le développement de mon pays.
  3. Je fais confiance aux institutions de notre pays. J’exige que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que tous les auteurs de cet acte aussi bas et aussi ignoble soient appréhendés et punis à la hauteur de leur forfaiture.
  4. J’offre tout mon concours à la justice de notre pays pour y arriver. Et pour en donner le gage je me mets à sa disposition et en dehors de tout concours politique pour y répondre et conduire les responsables devant la justice béninoise.

Noël Chadaré, Sg Cosi-Bénin, « Depuis hier, il est dans une situation qui n’est pas du tout intéressante » « On s’est posé la question de savoir dans quel pays sommes-nous. Sommes-nous dans un pays de droit ou dans un pays de non droit ? Si nous sommes dans un pays de droit, quand on arrête quelqu’un qui est de cette notoriété que vous connaissez, on lui notifie la charge, on lui dit ce pourquoi on l’a arrêté. Mais depuis hier, jusqu’à ce jour, à l’heure où nous parlons, on ne lui (Sébastien Ajavon,Ndlr)  a pas notifié la charge retenue contre lui, pourquoi est-ce qu’il est gardé et il est là comme cela. C’est de façon arbitraire qu’il a été arrêté, de façon injuste. Donc, nous sommes en train d’être dans un Etat de non droit. Parce qu’il y a le minimum qu’il faut faire. Nous estimons que ce pouvoir-là doit faire de telle sorte que le droit soit dit. On ne peut pas arrêter quelqu’un de cette manière et l’humilier. Depuis hier, il est dans une situation qui n’est pas du tout intéressante. Pour quelqu’un qui a ce poids économique et qui fait beaucoup pour ce pays, on ne peut pas poser les actes de cette manière, même si tout le monde est justiciable. Nous voulons que le droit soit dit dans les brefs délais. Nous, organisations syndicales et organisations de la société civile.

Naturellement que dans les jours à venir, nous allons nous retrouver. On ne vous dira  pas ce que nous allons faire mais nous sommes dans la dynamique de nous battre pour que le droit soit respecté dans notre pays. Parce que la démocratie, c’est une quête permanente et nous ne permettrons pas qu’un pouvoir vienne mettre notre démocratie à mal.

Selon ses dires, c’est qu’on a changé au niveau du conteneur, les scellés  et on a constaté que la drogue a été mise à la lisière. Pour quelqu’un qui, effectivement voulait faire ce trafic, pourrait dissimuler la drogue dans le carton. C’est possible qu’il ait eu une manipulation. C’est une probabilité très forte.

Président de l’ong Alcrer, Martin Assogba, « Nous voudrions très rapidement entendre la vérité de ceux qui l’accusent » : « Moi ce qui me chagrine, c’est qu’étant entendu que nous sommes dans un pays de droit et que depuis hier, on n’a pas notifié correctement du mis en cause ce qu’on lui reproche dans le dossier. Moi je suis gêné. Nous avons entendu la vérité du mis en cause, nous voudrions très rapidement entendre la vérité de ceux qui l’accusent afin que nous puissions faire notre opinion. Nous demandons à ceux qui nous gèrent aujourd’hui de penser à la paix et la quiétude de notre pays. Nous sommes dans un Etat de droit, et quand on arrête quelqu’un, il faut lui notifier correctement ce pour quoi il a été arrêté. Et il faut que sur toute la ligne, la transparence se fasse et que les droits de l’homme soient respectés. Nous y tenons comme la prunelle de nos yeux. Nous ne pouvons pas continuer à être dans des tensions dans notre pays. Il faut qu’on cesse avec les tensions, il faut qu’on cesse avec les violations, il faut qu’on cesse de monter l’adrénaline des populations. Nous voulons aller vers le développement et le développement ne se fera que dans la quiétude et dans le respect de chacun des citoyens. Donc, je me résume en disant que nous avons entendu la part de vérité du mis en cause, nous attendons vivement et dans les délais les plus proches, la part de vérité des autorités de notre pays. Je vous remercie. »

OrdenAlladatin, Député à l’Assemblée Nationale: « Ce ne sont ni les états d’âmes, ni les insultes…qui élèveront notre jeune démocratie. Au sujet de l’affaire dite Ajavon, ce ne sont ni les états d’âme; ni les jérémiades, ni les montages grotesques, ni même les insultes qui élèveront notre jeune démocratie.C’est, plutôt, comment le droit sera dit dans cette affaire. Veillons-y à travers le respect des Droits du personnage mis en cause et l’application des textes en vigueur pour la manifestation de la vérité.Une bonne justice dans cette affaire est le seul gage de crédibilité du pays et de son modèle démocratique. Alors, calmons-nous donc tous et veillons à ce que la justice fasse très bien son travail. C’est mon intime conviction. »

Albert Tévoédjrè : ATTENTION  AU  VENT  SAUVAGE  DE NOVEMBRE ! : Le Bénin aborde le mois de novembre en oubliant (s’il le savait) qu’il exista  quelque part un écrivain qui s’appelait Emile Veraeheren. Il laissa un poème  que j’offre à notre commune méditation pour ce mois  du souvenir de nos défunts qui nous hantent comme le vent dont on ne sait d’où il vient ni  où  il va…

 » Sur la bruyère longue infiniment,

 Voici le vent cornant novembre

Sur la bruyère, infiniment,

 Voici le vent

Qui se déchire et se démembre,

 En souffles lourds battant les bourgs.

Voici le vent, Le vent sauvage de novembre « 

Ceci veut dire qu’ici au Bénin, le  temps est venu de prendre garde,  de se protéger contre les intempéries  et de     PRENDRE CONSCIENCE que d’un côté  comme de l’autre ou de tous autres côtés  » On peut tout perdre en voulant tout gagner  »                                                                                             Quelque chose  DOIT se passer ! Quelque chose doit changer… ! TRES VITE !

 » L’opinion publique est une force politique qui n’est inscrite dans aucune Constitution « ( A.Sauvy)

Albert  TEVOEDJRE (Frère Melchior)- 30 Octobre 2016

Dossier réalisé par la Rédaction

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Installation d’un nouveau transformateur sur le site de la Ceb à Allada :   Juguler la crise énergétique qui sévit dans le département de l’Atlantique

octobre 28, 2016

Le ministre de l’eau, de l’énergie et des mines accompagné d’une forte délégation était hier jeudi 27 octobre 2016  sur le  poste de  transformation électrique d’Avakpa dans la commune d’Allada.  Objectif, constaté la mise en place effective du nouveau transformateur  acquis par le gouvernement du président Patrice Talon  pour juguler le problème de la crise énergétique qui sévit dans le département de l’Atlantique depuis le 21 octobre 2016.

Les populations d’Allada, Ouidah, Calavi et environs auront le courant le 2 novembre 2016 en qualité et en quantité. C’est du moins ce qu’on peut dire du nouveau transformateur qui est en train d’être installé sur le poste de transformation électrique d’Avakpa dans la commune d’Allada.  Sur ce site, les techniciens  de la communauté électrique mettent déjà les bouchés doubles pour la fourniture du courant électrique. Le ministre Jean Claude Houssou n’a ménagé aucun effort pour constater hier, jeudi 27 octobre 2016 l’évolution des travaux sur ce site.  « Aujourd’hui ce que vous voyez devant nous c’est la manipulation d’un nouveau transformateur que nous avons rapidement dépêché depuis Lomé pour pouvoir régler l’incident qui est arrivé », a laissé entendre le directeur régional du transport de la Ceb Laurent Mèdéwou. Propos renchérit par le directeur du transport de la Ceb Antoine Akémakou qui a souligné que  ce transformateur est l’un des ouvrages stratégiques et  qu’ils ont  reçu les instructions des hautes  autorités pour qu’on puisse avoir la sécurité sur tous les transformateurs à la Ceb en particulier celui d’Avakpa.  Le directeur de la société béninoise  électrique Laurent Tossou  s’est dit  rassurer du travail qui est  abattu par la Ceb. Il a saisi l’occasion pour inviter  les populations concernées par cette crise énergétique que la Ceb est mobilisée pour que  les difficultés soient résolues. «  C’est avec satisfaction que je suis venu me rendre compte de l’effectivité de ce transformateur  pour voir comment les gens sont mobilisés autour du travail pour pouvoir  faire en sorte que  les populations soient rapidement alimentées. Une avarie importante et rare. », a dit le ministre  Jean Claude Houssou. Des leçons doivent être tirées de cette crise, a fait remarquer le ministre Jean Claude Houssou. C’est pourquoi il a invité les directeurs de la Ceb à revoir dans quelle mesure ces installations peuvent être doublées pour que cette avarie puisse être basculée pour amoindrir la souffrance de la population par rapport au manque d’énergie.

Boniface Kabla

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Conseil des Ministres du mercredi 26 octobre 2016 : Le gouvernement a adopté son programme d’actions

octobre 27, 2016

Six dossiers majeurs ont été au menu du point de presse animé hier, mercredi 26 octobre 2016, par le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence, Pascal Iréné Koupaki. Longtemps attendu par les Béninois, le Gouvernement a finalement adopté son Programme d’actions sur cinq (05) ans (2016-2021). Ce programme d’action estimé 9. 039.000.000.000, s’articule, selon le Ministre d’Etat,  autour d’une ambition et d’une volonté puissante de relance de manière durable le développement économique, social du Bénin, en prenant en compte trois (03) piliers.

Lire le point de presse du Ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki 

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jour mercredi 2016 octobre 2016 en séance hebdomadaire sous la présidence du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement. J’ai retenu pour ce point de presse 6 éléments majeurs.

1er point : Force unique chargée de la sécurité intérieure en République du Bénin

Le Président de la République a pris le 16 septembre 2016 un décret qui met la gendarmerie nationale à la disposition du Ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique pour emploi. Cette réforme vise la création d’une force unique chargée de la sécurité intérieure à travers la fusion des forces de sécurités intérieures à savoir, la Police nationale et la Gendarmerie nationale. La mise en œuvre concrète de cette réforme nécessite la mise en place d’une commission d’étude de la création de cette force unique. Le Conseil des Ministres a donc pris un décret portant mise en place de ladite commission qui a un délai d’un mois pour déposer le rapport de ses travaux.

2ème point : Agrément au régime C du Code des investissements

Le Conseil a adopté le projet de décret portant agrément au régime du Code des investissements du projet d’installation par la Société Dongaco Sa d’une usine de fabrication de jus en cannette ou en bouteille sur le site industriel de Sèmè- Podji. Il s’agit d’une usine de fabrication de jus de fruits. La nouvelle unité de production relève de la transformation industrielle et à ce titre, est éligible à ce régime privilégié. Le montant des investissements programmés par cette société s’élève à 6.900.000.000 f cfa. Le projet vise à créer 125 emplois permanents.

3ème point : Déclaration de politique sectorielle dans le secteur de l’économie numérique

Le secteur de l’économie numérique rencontre beaucoup de difficultés dans notre pays à tel point que le Bénin est classé 128ème sur 139 pays quant à  la maturité du secteur des Tic au Bénin.  Le secteur du numérique est potentiellement porteur de croissance et porteur d’emplois. Si nous nous engageons maintenant à faire les réformes appropriées et à mettre en œuvre des projets phare identifiés. Par ailleurs le Bénin sera doté d’un code numérique qu’il faut élaborer avec un dispositif juridique, légal et réglementaire, un dispositif fiscal également, ainsi qu’une agence d’exécution du conseil du numérique. Le Conseil des Ministres a adopté le décret portant approbation de la déclaration de politique sectorielle du secteur de l’économie numérique. Cette déclaration fixe les orientations stratégiques dans le secteur du numérique pour les quatre (04) prochaines années.

4ème point :   Adoption du cadre institutionnel du secteur agricole

Le secteur agricole est l’un des principaux leviers de développement économique de création de richesses et de création d’emplois dans notre pays. Il est prévu dans les cinq (           05) années à venir un plan d’investissement massif pour une agriculture de grande envergure. Pour porter cette ambition, il faut mettre en place un nouveau dispositif d’administration du secteur agricole. Un nouveau dispositif d’accompagnement des acteurs de la filière et du monde rural. Pour des raisons d’efficacité, d’obligation de performance, de promotion des filières, d’utilisation optimale des ressources publiques, ce nouveau dispositif assurera la séparation des fonctions régaliennes et des fonctions d’appui au développement des filières agricoles. Le nouveau dispositif portera également la territorialisation du développement agricole en ligne avec le schéma d’aménagement du territoire, ce que nous appelons l’agenda spatial. Il s’agit donc à travers ce nouveau dispositif de favoriser le recentrage de l’Etat sur ces fonctions régaliennes et de permettre au secteur privé d’innover et de prendre en charge le secteur productif. Au regard de l’ensemble de ces considérations, le Conseil a donc revu le cadre institutionnel du secteur agricole et a pris trois (03) décisions majeures :

-création des pôles de développement agricole : l’ensemble du territoire national est découpé en  sept (07) pôles de développement agricole. Le pôle de développement est le cadre de mise en œuvre opérationnelle des politiques, programme et projet de développement agricole. Le pôle représente un territoire de développement organisé autour d’un nombre limité de filières prioritaires, moteur de développement d’un ensemble de commune dans une perspective d’intercommunalité ;

-chaque pôle de développement agricole est administré par une agence territoriale. L’agence territoriale de développement agricole est un établissement public ;

-la coordination nationale et la supervision des pôles de développement agricole seront assurées par le Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, qui va créer des directions départementales  de l’agriculture de l’élevage et de la pêche. Le Conseil des Ministres a ainsi adopté le décret qui consacre ce nouveau cadre institutionnel du secteur agricole ; cadre institutionnel qui vise à instaurer une nouvelle dynamique de développement des filières agricoles et un mieux des acteurs du monde rural.

5ème point : J’ai l’insigne honneur de vous annoncer au nom du Président de la République et de son équipe ministérielle, que le Gouvernement du Nouveau départ a son Programme d’action.

Le Programme d’action du Gouvernement adopté ce jour, 26 octobre 2016, servira de boussole à l’action publique au cours du quinquennat 2016-2021. Le Programme d’action du gouvernement s’articule autour d’une ambition et d’une volonté puissante de relance de manière durable le développement économique, social du Bénin. Ce Programme prend appui sur trois (03) piliers :

-la consolidation de la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance ;

-engager la transformation structurelle de l’économie béninoise ;

-améliorer les conditions de vie des populations.

Ces trois piliers portent sept (07) axes stratégiques qui ont conduit au choix d’un scénario, celui du décollage. L’ambition présidentielle est de faire passer notre pays d’une économie de pauvreté au décollage économique pour améliorer les conditions de vie des Béninois. Ce décollage est à notre portée par le travail acharné de chacun de nous, par la méthode, l’organisation, par la rigueur la gouvernance éthique à tous les niveaux. Le Programme d’action du Gouvernement contient 77 réformes qui sont considérées comme des chantiers prioritaires. La mise en oeuvre de ces réformes permettra de renforcer les trois piliers dont je viens de parler et les axes stratégiques autour desquels l’action publique sera déployée durant la période 2016-2021. Le Programme d’actions du Gouvernement comporte un portefeuille de projets bien entendu, projets d’investissements. Il y aura 160 projets prioritaires qui sont déjà en cours mais qui ont besoin d’être dynamisés. Il y aura 94 projets prioritaires nouveaux et 45 projets phare du quinquennat, soit un total de 299 projets pour un programme national d’investissement ressortant à 9.039.000.000.000 fcfa. Le Conseil a, en outre, a adopté le cadre institutionnel de coordination de la mise en œuvre et du suivi évaluation du Programme d’action du Gouvernement.

6ème point : La destruction palétuviers dans les écosystèmes humides et l’abattage des cocotiers dans la zone littorale.

La préservation des écosystèmes fait partie intégrante de la lutte pour la protection de l’environnement, de développement durable et la promotion de l’écotourisme. Mais on observe de plus en plus une dégradation de certains écosystèmes et une destruction des mangroves et des espèces qui y sont habitées. La zone des mangroves et un lieu de reproduction de nombreuses espèces aquatiques. Les mangroves permettent le maintien de la diversité biologique. Elles doivent donc être protégées. Mais les populations qui vivent le long des cours d’eau littoraux et la côte, les utilisent pour leur besoin en énergie domestique. Les mangroves sont donc menacées. Alors qu’elles participent à la survie de l’humanité. Les menaces les plus sérieuses sont l’exploitation incontrôlée du bois, l’érosion des berges, des cours d’eau et l’urbanisation. Le phénomène est observé aussi au niveau des cocoteraies le long du littoral. Il est donc nécessaire que notre pays assure la régulation et la stabilisation de l’environnement en protégeant les mangroves. Le Conseil a donc décidé d’interdire la destruction des palétuviers dans les écosystèmes humides et l’abattage des cocoteraies le long de la zone littorale  dans le cadre de l’élaboration d’une stratégie de protection et de gestion durables des mangroves au Bénin. Le Ministre du Cadre de vie et du Développement Durable et le Ministre de la décentralisation et de la Gouvernance locale, ont été instruits à cet effet.

Merci

 Propos recueillis et transcrits par Joseph-Martin Hounkpè

Maintenant, place aux actes

Il était très attendu par les Béninois. Il est enfin là. Le gouvernement a désormais son programme d’actions. Plus de six mois après son installation. Il devient la boussole de l’action publique, a souligné le ministre d’Etat, secrétaire général du gouvernement, hier, mercredi 26 octobre 2016 à la Marina, au point de presse hebdomadaire sur le conseil des ministres. Selon le ministre d’Etat, Pascal Irénée Koupaki, l’un des points inscrits au conseil des ministres d’hier est l’adoption du programme d’actions du gouvernement. Globalement, selon ses explications, il y aura pendant le quinquennat 2016-2021, 77 réformes, 299 projets exécutés et financés par la somme de 9.039 milliards. On retient des explications du ministre d’Etat que le programme prend appui sur trois (03) piliers à savoir la consolidation de la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance ; l’engager pour la transformation structurelle de l’économie béninoise et l’amélioration des conditions de vie des populations. Le gouvernement avait déjà annoncé les couleurs en élevant son budget de 2017 à plus de 2010 milliards de F Cfa. Une première au Bénin. Peu après son investiture, le Chef de l’Etat avait confié que son ambition, c’est de se faire porter en triomphe par ses compatriotes à la fin de son unique mandat, ceci grâce aux réalisations qu’il entend mettre en œuvre au profit des populations et du Bénin. Si ce programme d’actions est parfaitement mené à terme, sans doute que le Bénin et les Béninois se porteront mieux que maintenant. Ce programme d’actions est un défi relevé et un message lancé à ceux qui trouvaient que le gouvernement de la rupture et du nouveau départ naviguait à vue depuis six mois. Talon et son gouvernement viennent de donner la preuve qu’ils prenaient leur temps pour se doter d’une boussole, justement afin de ne pas naviguer à vue. Les populations attendent beaucoup du président Talon, raison pour laquelle elles l’ont plébiscité le 20 mars dernier contre la continuité voulue par le président sortant, Thomas Boni Yayi. C’est le moment de rassurer les populations qu’elles ne se sont pas trompées en optant pour la rupture plutôt que la continuité. Les Béninois attendent maintenant les actes. Et là, le Chef de l’Etat est attendu au tournant de 2021, à l’heure du bilan.

 Athanase Dèwanou

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