Le Prd est à la maison

décembre 11, 2014

La marche de Porto-Novo a eu lieu. Les militants et sympathisants du Parti du Renouveau Démocratique ont répondu à l’appel. C’est un raz-de-marée. Sans surprise. Le Prd est à la maison. C’est un test de popularité. Le principal parti d’opposition a fait une démonstration de taille. Un peu comme pour dire :  » Ici, c’est chez nous « . La longueur de la file est impressionnante. Comparativement à celle d’en face, celle des Fcbe, la file de l’opposition principale est plus importante. L’absence du leader de l’opposition béninoise, le Dr Adrien Houngbédji n’a pas émoussé l’ardeur et la spontanéité des militants. Leur chant favori illustre bien que le parti tient la ville :  » Le Prd, toujours plus fort….Le Prd ne mourra pas….Arc-en-ciel, notre parti… « . L’opposition élargie a fait le déplacement de Katchi, devenu l’instant d’une marche, la place de la résistance.

Le Prd n’a pas fait cette marche pour le plaisir de revendiquer. Il est aussi en campagne. On peut tirer quelques enseignements de cette sortie du parti arc-en-ciel.

  1. Le Prd a rassuré qu’il tient encore Porto-Novo. C’est un avertissement à peine voilé aux dissidents affichés et potentiels du Parti. Autrement, point de salut politique pour celui qui voudrait émerger sur les cendres du Prd ;
  2. Le Prd a lancé un message aux présidentiables comme le ferait une fille de 20 ans sur un podium de concours de beauté.  » Voyez comme je suis belle « . Autrement, le Prd a démontré qu’on doit pouvoir compter avec lui pour le choix du prochain Président de la République ;
  3. Enfin, le Prd a confirmé une fois encore que le discours politique cohérent rassemble le peuple.

Comme on pourrait le comprendre, la marche de Porto-Novo est une introduction à celle de ce jeudi. Le souffle est retenu…

Herbert -Tauyé Houngnibo

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Double carton jaune

décembre 10, 2014

L’opposition politique au régime du Président Boni Yayi tente de reprendre la main. Après la cacophonie des marches parallèles, l’heure est à la marche de l’unité. Pour la forme, c’est une bonne nouvelle. Et pour cause, la cacophonie est une honte. Elle est l’expression d’une absence d’héritage de comportement et d’idée. Quand l’opposition se retrouve, c’est la démocratie qui a une chance de survivre. La majorité présidentielle est bien malade à l’annonce de la réconciliation de l’opposition. Il n’y a plus de motif valable pour interdire les marches projetées pêle-mêle. Les marches auront bel et bien lieu.

La marche de Porto-Novo est un carton jaune. Porto-Novo est le fief incontesté de l’opposition. Le principal leader y réside. Son nom est Adrien Houngbédji. La marche sera présidentielle. C’est-à-dire un mouvement gigantesque. Son ampleur donnera le ton de la marche du lendemain, 11 décembre 2016. La marche de Cotonou du 11 décembre 2014 sera le second carton jaune. Ce qui est synonyme de carton rouge.

L’arbitre, le peuple donnera-t-il le carton rouge sur le champ ou attendra-t-il la prolongation, pour sortir le carton fatal ? Les conditions s’accentuent à se faire réunir. La majorité présidentielle a décidé aussi de marcher pour soutenir le chef de l’Etat et la démocratie. En fait, il s’agit d’une marche de provocation dont le but est de semer la confusion qui pourrait être fatale pour les uns et les autres. La police a le devoir de protéger les personnalités de premier plan. Dans cette longue marche, où se trouve la Renaissance du Bénin qui a des députés à l’Assemblée Nationale qui votent contre le gouvernement, mais a un ministre au gouvernement ? Cette position hermaphrodite est-elle porteuse de bonheur pour la Rb ? Le carton rouge plane …

Herbert Houngnibo

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Dialogue Hors-Sujet  

décembre 8, 2014

Le dialogue avec les forces politiques n’a pas eu lieu ce vendredi 05 décembre au palais de la Marina. L’opposition a décliné l’invitation. Disons, l’opposition plurielle a refusé de faire avaliser un projet du Président de la République. La raison du refus de participer à un dialogue avec le gouvernement est à lire dans toutes les déclarations rendues publiques par l’opposition plurielle.  La Rb, membre de la majorité présidentielle s’est démarquée de l’invitation adressée par le ministre en charge des relations avec les institutions. Cela s’appelle de la liberté conditionnelle. L’Union fait la Nation rejette l’offre au motif que l’alliance ne voudrait pas servir :  »  de décor à un monologue démagogique fait de promesses sans lendemain « . Le Prd maintient son cap.  Il n’y croit pas.

En somme, l’appel du Président de la République a été mal entendu. Cette invitation présidentielle a été jetée à la poubelle par l’opposition naturelle et l’opposition de la confusion. Quoi qu’il en soit, le Président se rend de plus en compte que la parole présidentielle a subi une métamorphose en matière de crédibilité.  Le dialogue en question est-il vrai, opportun, sincère et utile ? Là est la question principale.

C’est un dialogue inopportun. Le problème n’est une affaire de dialogue. C’est un problème législatif. Un tel problème ne trouve pas sa solution au sein l’exécutif. C’est au niveau du parlement. Le Président de la République s’est trompé, une fois encore. Le sujet du dialogue est illisible. L’opposition marche pour réclamer la tenue des élections à bonne date. Malheureusement, ce n’est pas le gouvernement qui établit la liste électorale. Le gouvernement peut-il engager le processus de la mise en place  de la Liste Electorale Permanente Informatisée (Lépi) sans l’implication effective de l’Assemblée Nationale ?  En faisant constamment recours au Président de la République  pour régler l’imbroglio, l’opposition confère au Président de la République plus de pouvoir qu’il en a.  Si la liste n’est pas disponible, la faute est à qui ? Pas au Président de la République. La faute est au parlement et à la société civile.

La liste alternative ne peut pas de faire par voie de norme administrative. Ce n’est pas un décret qui décidera de cela. Par conséquent, l’opposition représentée au sein du Cos-Lépi s’embrouille. La question n’est pas le dialogue. La question est de faire du dialogue intra-parlementaire. Cette concertation n’est pas l’œuvre du Président de la République mais une prérogative du Président de l’Assemblée Nationale, des Présidents des groupes parlementaires, des Présidents des commissions de l’Assemblée Nationale.

Nous traversons un moment d’oisiveté politique qui fait le lit à plusieurs vices. Le plus pernicieux est le refus de réfléchir et d’imaginer la solution pour sortir de l’impasse. Le dialogue politique au palais n’est pas la solution. Les marches ne constituent pas la solution idéale.  Il faut voir les difficultés en face. Le boycott actif est pertinent tandis que la marche du 11 décembre 2014 est impertinente puisqu’elle ne vise pas le Cos-Lépi.  Par conséquent, l’opposition ne sait pas vraiment où elle va. Si l’objectif est de chasser Boni Yayi du pouvoir avant le terme constitutionnel, cela est du ressort de l’irresponsabilité et de l’Hors-Sujet.

Herbert Houngnibo

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Tube vision sur la 3

décembre 5, 2014

Loin de la politique, il y a une vie : la culture par le divertissement. Et c’est Canal 3 qui nous l’offre à travers la star de la musique de la nuit, Venir Venance. Un espace de musique, de culture en général est une chance pour la paix, la tranquillité sociale. C’est donc une bonne nouvelle de savoir qu’on peut partager une solitude de joie partagée par la magie de la télévision.

Le promoteur de l’espace culturel tant recherché s’explique à travers quelques coupures de presse. Il voudrait promouvoir les richesses de la culture africaine, soutenir la diversité culturelle, partager les expériences des plus grands noms du monde culturel artistique et sportif africain avec le grand public. Dès demain, à partir de 16 heures, nous aurons droit à une cure de culture. Et ce, pendant 52 minutes. Il y a de quoi se distraire.

Les rubriques annoncées tiendront-elles la promesse du spot qui aiguise déjà nos appétits ? La question est d’autant plus importante que Tube vision doit faire en sorte qu’il soit vite adopté par tous ceux qui pensent que la meilleure distraction, ce n’est pas le débat stérile entre marcheurs parallèles ou marcheurs perpendiculaires. Nous avons réellement besoin de regarder autre chose. Nous avons envie de revisiter le patrimoine culturel de notre pays. Déjà le chroniqueur nourri aux belles lettres peut regretter l’absence de rubrique destinée aux fables. Comme jadis au village, sous l’arbre de la sagesse. Mais le monde moderne a ses élans et tendances. On doit faire avec. Toutefois, un détour dans l’univers de la parole qui enseigne, qui éduque sous la puissance des métaphores et des litotes est à faire sans défaire.

La place du cinéma dans Tube vision est une opportunité à saisir pour faire la promotion du cinéma local mais continental. Le cinéma s’il n’est pas exportable pose problème. Voilà pourquoi Tube vision doit être le ferment de l’émulation, de la concurrence saine, le théâtre où les imaginations fertiles vont s’affronter pour le bonheur du vrai et du beau.

Avant de vivre ce que nous propose la Trois (3) à travers Tube Vision, on peut déjà demander au promoteur de nous trouver un  » Jacques Martin  » dans l’espace de 10 minutes pour faire éclore à nos enfants l’art d’écouter la bonne musique. On peut suggérer le principe qui consisterait à inviter un chanteur célèbre. Des enfants (deux ou trois) pour interpréter chacun à leur tour un titre de l’invité, qui pourrait chanter un couplet avec eux. Avant de chanter, chaque enfant est questionné par l’animateur, ces questions, j’en suis convaincu, vont faire la célébrité de Tube vision. Bonne chance à l’artiste du micro qui nous revient sur Canal 3.

Herbert Houngnibo

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Fcbe : Sous un air de Titanic

décembre 4, 2014

Décembre égrène ses jours. Dans quelques semaines, nous entrerons dans la campagne électorale pour l’élection des députés à l’Assemblée Nationale en 2015. Le Président de la République voudrait en faire un test pour organiser sa succession. Les nuages d’une éventuelle révision de la constitution semblent se dissiper. La majorité présidentielle n’a pas de candidat. Boni Yayi n’échappera pas à la fatalité de ses prédécesseurs. Il n’a pas préparé sa relève ou la relève… C’est ce qui explique que dans la mouvance qui l’a servi, on note plusieurs candidatures qui viennent d’horizons divers. Dans sa tour de Cadjèhoun, le président assiste impuissant à la cacophonie des ambitions. C’est précisément le 1er juin 2015 qu’il se rendra compte qu’il n’a plus de majorité. Les velléités d’autonomie du député de Bembérékè, Djibril Débourou ne sont que le début du commencement de la conjugaison au passé simple du régime. Le régime se heurte aux icebergs de la réalité politique du pays. Boni Yayi ne maîtrisera plus la situation politique au lendemain des législatives. Et pour cause, il ne sera plus un enjeu de conquête du pouvoir.

Va-t-il s’écrouler aussi facilement sur les terres qui l’ont vu grandir politiquement ? Il semble répondre bien sûr que non.

Comme en 2006, le prochain Président de la République sera élu comme on joue à la tombola, à la sortie d’une messe à Saint Jean Baptiste de Cotonou. Un pur hasard !

En définitive, ce qui compte, c’est la manière de laisser le pouvoir. L’heure est au bilan. La balance des rancœurs est-elle déficitaire ou excédentaire ? Loin de la coupe aux lèvres, le Président de la République a bien de souci à se faire. La vigilance de ses vis-à-vis le déboussole et le contraint à rester dans la ligne de la conférence nationale. Comme le Titanic, Fcbe va s’écrouler si la révision de la constitution s’invite dans le jeu à travers la constitutionnalisation de la Cour des Comptes.

Herbert Houngnibo

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Interdire toutes les marches

décembre 3, 2014

Le 11 décembre 2014, l’opposition souhaite descendre dans la rue pour réclamer l’organisation des élections.  Elle ne voudrait pas marcher contre la révision de la constitution mais  pour réclamer l’organisation à bonne date des élections. La cible comme d’habitude, c’est  la Présidence de la République.  La démarche est suspecte. On ne comprend pas ce que l’opposition attend d’un gouvernement dont on connaît les prérogatives en la matière.

Il y a bien longtemps que l’opposition ne fait plus rêver que ceux qui ne souhaitent pas la voir exercer le pouvoir. Mais l’électeur sans carte d’électeur, sans papier -lépi s’interroge, partagé entre le  doute, la déception, la colère parfois.  Le  Président sortant Boni Yayi semble décliner toute responsabilité en pointant du doigt les structures mises en place  par voie législative qui ne parviennent pas à sortir le joyau tant attendu. Le gouvernement déclare avoir mis à disposition les moyens financiers nécessaires pour assurer l’achèvement de l’opération d’enregistrement.  Le constat est que la correction de la Lépi souffre d’incorrection.

A qui profite le jeu de gaspillage de l’argent public ? Au Cos-Lépi, il y a toutes les tendances : Mouvance et opposition. Les uns estiment que la Lépi est une filière giboyeuse tandis que les autres tout en pensant la même chose, passent à l’action concrète de la dépense publique. Qui ment, qui dit la vérité ? Personne d’entre eux.

Dans ce contexte, l’opposition multicolore projette des marches sans objectif spécifique ? La mouvance dans un élan belliqueux met ses  » fous  » et  » délinquants  » en activité pour perturber les marches programmées.  Tout cela projette l’image d’une classe politique sale et mal nourrie. Le modèle burkinabè, ce n’est pas ça. C’est de la discipline dans l’ordre.  Ensuite, ce n’est pas la pagaille. Ce n’est pas la rancœur. Si l’opposition burkinabè devrait tenir compte des querelles intestines, elle n’aurait jamais réalisé l’exploit de chasser le dictateur professionnel, Blaise Compaoré. Le décor que projette la classe politique pour le 11 décembre 2011 est puant.

Pour encadrer une seule manifestation,  des  structures telles que  les groupes d’intervention de la police nationale, le service de protection des hautes personnalités, les brigades de recherches et d’intervention ou de répression du banditisme. Un policier assurant de telles missions porte sur lui en moyenne 25 kilos de matériel comprenant sa tenue, ses moyens de défenses et de protections individuels et collectifs ainsi que les moyens de transmissions radio. Les moyens matériels individuels et collectifs utilisés lors de maintien de l’ordre dit  » MO  » sont les casques, bâtons de défense de police à poignée latérale dit tonfa, boucliers, fusils lance-grenades, grenades lacrymogènes, canons lanceurs d’eau, tracteurs anti-barricade, dispositifs de barrages de ponts utilisés en cas d’importantes manifestations et sur ordre de la hiérarchie encadrant le dispositif.

Pour trois manifestations annoncées par des  » « insurgés  » dans une cacophonie indescriptible, il y a lieu pour l’autorité en charge du maintien de l’ordre d’interdire toutes marches aussi bien à Cotonou qu’à Porto-Novo. Sans commentaire.

 Herbert Houngnibo

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Voirie de la politique béninoise

décembre 2, 2014

Qui dirige l’opposition au Bénin ? Ce n’est pas Adrien Houngbédji qui s’est empressé d’aller faire enregistrer son parti comme parti d’opposition dans les archives du Ministère de l’Intérieur. Ce n’est non plus Bruno Amoussou qui a perdu l’essentiel de sa jeunesse des années 1950 pour paraître de plus en plus un homme qui fait la paix à temps et à contre temps.

L’opposition est dirigée par Boni Yayi. Et pour cause, c’est bien lui qui impose son calendrier. C’est lui qui donne les directives sans que l’opposition ne s’en aperçoive. On a bien vu comment il parvient à opposer régulièrement le Prd à l’Union fait la Nation (Un). Le communiqué du Prd en date du 1er décembre 2014 montre bien que l’opposition est malade de son passé. En réalité, le Prd ne défend pas le peuple qu’il prétend incarner. Il est en train de régler ses comptes avec le Parti Social Démocrate. Autrement dit, le Prd, c’est un homme, Adrien Houngbédji. Le Psd, c’est aussi un homme, Bruno Amoussou. Leur querelle, on n’en sait pas trop. Ce qu’on sait par contre, c’est que Houngbédji Adrien a des griefs contre Bruno Amoussou. Il ne le dira jamais publiquement mais en privé, ceux qui l’abordent savent bien qu’il a des reproches  » historiques  » à faire à Bruno Amoussou. La réciproque est-elle vraie ? Peut-être.

On a beau écrit sur le bilan de Boni Yayi en peau de chagrin, sa popularité en lambeaux, sa majorité à géométrie de cosinus, ses revirements. Seulement, il a un savoir-faire politique qui consiste à distraire l’adversaire. Il y a souvent coutume de dire que  » la classe politique est médiocre « . Il n’a pas tort. C’est une classe politique vieille, fatiguée et usée qui ploie sous l’âge des rancœurs.

L’opposition d’aujourd’hui est la source de nos malheurs. C’est elle qui a transformé l’agneau Boni Yayi en loup. Oui ! C’est l’alliance Wologuèdè [Rb, Pds, Madep, Force Clé et consorts] qui a appris les mauvaises choses à Boni Yayi. Ce sont les opposants de la rue qui ont ingurgité les médicaments de la catastrophe d’aujourd’hui à Boni Yayi. La société civile de l’époque qui vociférait contre Feu Ahmed Akobi :  » On ne veut plus les anciens ! »

Ils étaient tous représentés au gouvernement. Les privilèges de l’Etat  étaient plus importants pour eux. Conclusion, ils ont opté pour le parachutage en hissant au pouvoir quelqu’un qui n’a jamais eu un mandat électif, n’a jamais été nommé ministre après une vie militante dans un parti politique. Une telle classe politique est bel et bien médiocre. Président Boni Yayi, vous avez raison. Le parachutage, c’est la règle au Bénin. Les anglophones nous ont donné une belle leçon avec l’échec mérité et retentissant de Dorothée Gazard, deux fois ministre de la Santé sans avoir milité dans un parti politique. Au Botswana, ce n’est pas un exploit. En Afrique du Sud, on considère ça comme une faveur et Aux Etats-Unis, on appelle ça, de la complaisance.

Le Prd quant à lui, n’a aucune culture politique. Ce n’est pas étonnant que la direction exécutive rame à contre courant de l’histoire. Le Prd n’est pas un parti. Savez-vous comment on devient tête de liste au Prd ? Demandez à Tchessy, ex-député Prd, Atao Hinnouho, ex député Prd, …. La culture politique n’existe nulle part dans nos partis dits politiques. Nous avons des leaders régionaux qui occupent des postes réservés à des régions. La preuve est que le Ministère de la famille est le ministère des cadres du nord de notre pays. Les nominations au ministère de la famille, quand on les prononce, vous êtes tenté de danser le  » kêtêké « , tellement la symphonie des noms vous renvoie à une chanson du septentrion.

Marches parallèles, négociations en cachette pour aller dans un éventuel gouvernement d’union nationale, rien de cette opposition ne peut nous surprendre. Il y a cependant des valeurs individuelles comme ces fils de bonnes mœurs qui ont refusé d’être ministres. Qui peut le faire dans cette opposition là ou dans cette société civile là ?

Arifari Bako, hier opposant, rapidement récupéré, il se la coule comme ministre des affaires étrangères à vie jusqu’au 06 avril 2016 ! Quid de Miss  » Touche pas à ma constitution « , ministre aussi plusieurs fois sans avoir eu une carte de membre de parti politique, prouesse sous les tropiques mais dérision au-delà !

Herbert Houngnibo

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OIF : Défaite des francophones

décembre 1, 2014

Les francophones naturels se sont effacés devant la francophone choisie, Jean Michaëlle. C’est  le verdict du consensus démocratiquement imposé par le Président de la France aux prétendants à la succession du francophone naturel Abdou Diouf. C’est un séisme. L’Afrique francophone, une fois encore a perdu le nord. Elle est à la recherche de leader charismatique. Ceux qui mènent la barque des Etats, actuellement exposent leur limite. C’est une défaite. Impossible de prendre de la hauteur. La francophonie, en réalité, est malade de la qualité des chefs d’Etat de l’espace. Pour la plupart, les chefs d’Etat de l’espace sont sans point de vue. Manipulés et aux ordres, ils ne sont pas capables de voir plus loin que la promesse officieuse de se maintenir au pouvoir.

Peut-on dire que le consensus a prévalu  au conclave à huis clos des six chefs d’Etat et de gouvernement les plus impliqués ? Peut-on espérer réellement un débat de fond dans une réunion informelle à laquelle participent par exemple, Denis Sassou-Nguesso, le Premier ministre canadien Stephen Harper, François Hollande, Macky Sall, le président du Burundi Pierre Nkurunziza et le président mauricien Kailash Purryag ?  Ils ont tout simplement vendu la Francophonie à l’Amérique du Nord puisqu’ils sont vieux dans l’esprit et n’appréhendent pas correctement les enjeux de la nouvelle francophonie face aux défis du terrorisme linguistique ambiant ? François Hollande en œuvrant pour la défaite des francophones expose sa vision et sa compréhension de la grandeur de la France.  En réalité, qu’on ne s’y trompe guère : la francophonie s’américanise. L’élection de la canadienne est la preuve que la francophonie se meurt. En déménageant du continent africain pour l’Amérique du Nord, la francophonie démontre une fois encore que la démocratie, ce n’est pas toujours la supériorité numérique. Là où ça se décide, c’est ailleurs. Précisément à l’Elysée. La Francophonie est une affaire de la France. C’est un instrument qui a échappé aux francophones d’Afrique. Il est important de tirer trois (03) enseignements de cette défaite pénible des francophones.

  1. La Francophonie est un espace à reconstruire en lui donnant une autre dimension diplomatique notamment par rapport à sa contribution réelle à l’universel ;
  2. La Francophonie est orpheline d’un leader charismatique sur le continent pour assurer la stabilité dans  l’espace africain francophone ;
  3. Les petites  » trahisons  » entre chefs d’Etat francophones empoisonnent la diplomatie africaine francophone et la rendent vulnérable.

L’ancienne gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean a donc  succédé Sénégalais Abdou Diouf, qui se retire après trois mandats à la tête de l’instance internationale qui compte 77 pays membres, dont 20 qui ont le statut d’observateur. Peut-elle réussir comme le baobab Abdou Diouf ?

Herbert Houngnibo

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Diplo-Mensonge

novembre 6, 2014

La voix du Bénin ne porte plus. Un ancien haut fonctionnaire de la Cedeao, l’expose sans détour : « Il n’y a plus de diplomatie béninoise depuis 1994″. Le Bénin a échoué à domicile. Ce n’est pas un événement inédit. Me Robert Dossou a déjà subi un revers pareil pour la commission de la Cedeao sous le règne du Président Soglo Nicéphore. Et depuis, le Bénin n’est jamais parvenu à aller plus loin dans les organisations internationales. Ce n’est pas le profil des candidats qui est en cause. Au contraire le profil des candidats est intéressant.

Au Bénin, le Prof Dorothée Gazard a été battue pour le poste de Directrice Afrique de l’Organisation Mondiale de la Santé. Et la sous-région avec. Le Ministre béninois des affaires étrangères, invité de la télévision nationale ce 05 novembre 2014 a affirmé que l’Afrique de l’Ouest a présenté trois (3) candidatures qui ont totalisé près de vingt-trois (23) points. Ce qui laisse envisager qu’une candidature unique pourrait donner une chance remarquable pour l’Afrique de l’Ouest. Hélas, les démons de la division ont rendu visite à la diplomatie ouest-africaine. Le Mali et la Côte d’Ivoire accusent le Bénin d’être la base de la désunion en lambeaux. La candidature du Prof Dorothée Gazard n’a pas été consensuelle au niveau de la Cedeao. On s’interroge alors sur la nature de la diplomatie. Le chef de la diplomatie béninoise n’est pas le Ministre des Affaires Etrangères. C’est le Président de la République. Comment a -t-il pu faire pour qu’on assiste à une inflation de candidatures alors que son pays, le Bénin a une candidate qui a un profil  » intéressant  » ? Quels sont les ballets diplomatiques officieux et officiels qui ont été nourris pour que l’Afrique de l’Ouest se mobilise derrière la candidature de Dorothée Gazard ? Ce n’est pas une question de profil pour l’essentiel. C’est une question de rapport entre Etats. Le Président a négocié quoi ? Le Bénin a -t-il le sens du respect de la parole donnée ? La candidature du Prof Dorothée Gazard est-elle réellement celle du gouvernement ? De source diplomatique, proche du Mali et de la Côte D’Ivoire, on pointe un doigt accusateur envers le Président Boni Yayi comme le responsable principal de la cacophonie qui a régné au sein de l’Afrique de l’Ouest. Quand on observe avec de la hauteur, on constate que les candidatures nombreuses viennent de l’espace Uemoa. De quoi montrer les limites managériales de la présidence en exercice de l’Uemoa.

En somme, l’échec de Dorothée Gazard est partagé entre une diplomatie de non-respect de la parole donnée et une diplomatie de l’autruche qui refuse de voir que l’échec est évident. Le Président Boni Yayi est entièrement responsable de l’échec de sa ministre en charge de la santé. Il a méconnu les codes apparents et réels de l’élection au sein d’une organisation internationale comme l’Oms. Tout se tient. Quoi qu’il en soit, la continuité demandée par les délégués en confirmant l’adjointe au poste de Directrice Générale relève du bon sens. Aussi bien au niveau de l’expérience que de la pratique du statut de fonctionnaire internationale.

Herbert Houngnibo

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Compaoré, Yamoussokro et la rébellion

novembre 4, 2014

Sans grande surprise, M. Blaise Compaoré s’est refugié à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, ville d’Houphouët Félix, un des commanditaires de l’assassinat sanglant de Thomas Sankara. C’est depuis Yamoussokro que M. Compaoré tentera de donner un sens à sa vie. Il n’a pas l’intention de devenir Pasteur comme au Bénin pour espérer le  » pardon  » de ses nombreux crimes de sang.  Il restera tel qu’il est apparu aux africains en octobre 1987 : un monstre froid, introverti, tueur à gage, faux médiateur et déstabilisateur commun des régimes stables. En Côte d’Ivoire où il a trouvé asile pour service rendu, il se sent bien chez lui. Les rebelles de la Côte d’Ivoire sont des produits  » made in ComparoréLand « . Il les connaît. Il les a formés. Ce sont ces rebelles sans niveau qui mettent les officiers ivoiriens régulièrement formés dans les grandes écoles au garde-à-vous. C’est Compaoré qui a appris aux ivoiriens à prendre les armes. Sinon, en réalité, les ivoiriens  préfèrent les palabres à la bouche que les palabres ensanglantées. C’est avec joie que Compaoré est à Yamoussokro pour constituer la base arrière de la déstabilisation de la transition dans son pays. Ainsi, à Yamoussokro, il va installer un cabinet de consultation militaire pour promouvoir les rébellions dans l’Uemoa. A Yamoussokro, les rebelles ivoiriens, libériens, maliens, nigériens viendront prendre des instructions.

Pauvre Compaoré !  Il affirme avoir été trahi par ses proches. Tans pis ! Cela n’est pas là le problème. L’ex Président du Faso se trompe. Son séjour, ce n’est pas Yamoussokro. Il a sa place à La Haye, à côté de Laurent Gbagbo, en attendant 2016 pour qu’il soit rejoint par Guillaume Soro et Alassane Ouattara. Un  Compaoré Blaise qui  se présente à Yamoussokro comme quelqu’un qui n’a jamais péché. Plusieurs rapports de l’Onu l’ont accusé d’être co-auteur, complice (au sens pénal du terme) de plusieurs rebellions à commencer par la déstabilisation du régime de Laurent Gbagbo. Le Journaliste béninois et  Professeur de Sciences Po à Paris, Francis Kpatindé  nous plonge dans un souvenir macabre de cet homme qui fait actuellement  le paon à Yamoussokro. Le  Front révolutionnaire uni (RUF)! Ce fameux front était animé par des gens qui coupaient les bras des enfants. C’est Ouagadougou, leur base arrière. Les criminels du RUF étaient formés à Pô, là où l’armée, les parachutistes s’entraînent. M. Compaoré Blaise connaît bien Pô.  Le rapport des Nations unies sur la question a été établi et écrit par des chercheurs. Ce rapport existe, tout diplomate sérieux l’a dans ses tiroirs confidentiels. En tout cas, au Bénin on l’a.  Accueillir ce Monsieur sur le sol ivoirien, c’est compréhensible mais à Cotonou, c’est inadmissible. Lorsque Charles Taylor, ami et complice du sieur Compaoré Blaise a été jugé par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone à La Haye, Blaise Compaoré n’ait pas été appelé, même pas  comme témoin. C’est une défaite du droit international et une complaisance de l’Occident. Pendant son séjour en Côte d’Ivoire, M. Blaise Compaoré va apprendre les mauvaises choses à Ouattara  et aux ivoiriens. Voilà pourquoi, le Conseil de Sécurité de l’Onu doit se pencher au plus vite  sur le cas de Blaise Compaoré en l’isolant de la Cedeao. Si son peuple même le compare à Ebola, cela veut dire qu’il est dangereux. Le virus de la rébellion est contagieux. Tant qu’il résidera  à Yamoussokro, il n’y aura pas la paix au Burkina. D’où l’urgence de lui communiquer au plus tôt, son dossier judiciaire. La Cia et le Fbi considèrent M. Blaise Compaoré comme un sujet important du droit communautaire de la rébellion !

Herbert Houngnibo

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