Discussions entre Marcel de Souza et le Général Yakubu Gowon : La réussite de la Cedeao au menu

novembre 2, 2016

Le président de la Commission de la Cedeao, Marcel de Souza, a salué le rôle de leadership et la vision du Gal Yakubu Gowon qui avaient contribué à la création, en 1975, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Lors de la visite de courtoisie qu’il a rendue à l’ancien chef de l’Etat nigérian, le lundi 31 octobre 2016, pour le féliciter pour son 82ème anniversaire célébré le 19 du même mois, M. de Souza lui a exprimé la gratitude de la population ouest-africaine pour l’établissement de l’espace communautaire.

Ce rôle que vous, et le défunt président togolais, Gnassingbé Eyadema, avez joué dans la création de la Cedeao demeurera à jamais ancré dans l’esprit des citoyens ouest-africains et des générations à venir, a laissé entendre Marcel de Souza.

Le président de la Commission a également félicité le Gal Gowon pour les multiples efforts qu’il a fournis en vue de l’accélération du processus d’intégration économique régionale. Votre vision, a-t-il indiqué, est toujours d’actualité et a permis de nombreuses réalisations.

Au nombre de ces réalisations, il a cité la suppression des visas pour faciliter la mobilité intra régionale, la libre circulation des personnes et des biens de même que la promotion du droit d’entrée, de résidence et d’établissement des citoyens de la communauté.  «Aujourd’hui, le mouvement migratoire en Afrique de l’Ouest est sept fois plus important qu’ailleurs», a fait savoir Marcel de Souza.

L’entrée en vigueur du Schéma de libéralisation des échanges et du Tarif extérieur commun de la Cedeao, la réalisation d’une union douanière ouest-africaine, la mise en œuvre de la feuille de route pour la mise en place de la monnaie unique de la région d’ici à 2020, sont également à mettre à l’actif de la Cedeao, a rappelé M. de Souza.

D’autres progrès réalisés par l’organisation régionale portent, selon lui,  sur laconstruction de l’autoroute Abidjan-Lagos, la mise en œuvre du programme de construction des postes de contrôle juxtaposés et du projet de gazoduc de l’Afrique de l’Ouest.

Malgré ces réalisations, de nombreux défis restent à relever, a souligné M. de Souza, citant entre autres, la lutte contre la pauvreté, le chômage et la migration des jeunes ouest-africains vers l’Europe, la corruption, le manque criard d’infrastructures, sans oublier le faible volume des échanges commerciaux de la région.

«Les échanges entre nos pays sont estimés aujourd’hui à 15 milliards de dollars américains, alors qu’ils sont de 67 milliards d’euros avec l’Europe. Nous échangeons quatre fois plus avec l’Europe qu’entre nous-mêmes. Mais nous pensons qu’avec la construction de l’autoroute Abidjan-Lagos, de chemins de fer, de ports et d’aéroports, nous réaliserons des progrès beaucoup plus significatifs», a martelé M. de Souza.

Pour sa part, le Gal YakubuGowon a félicité Marcel de Souza pour sa nomination à la tête de la Commission et lui a souhaité, ainsi qu’à l’ensemble de son équipe, beaucoup de succès dans l’atteinte des objectifs de l’intégration régionale.

L’ancien président nigérian a fait, à son hôte, la genèse de la création de la Cedeao. Celle-ci, a-t-il souligné, était l’émanation de la volonté de tous les chefs d’Etat ouest-africains de l’époque, rappelant que feu Gnassingbé Eyadema et lui-même n’avaient seulement pour mission que de convaincre les autres.

«L’ambition des chefs d’Etat à l’époque était de créer une communauté qui serait un foyer pour chaque citoyen ouest-africain, indépendamment de sa nationalité», a-t-il déclaré.

Le Gal YakubuGowon a émis le vœu de voir les autres communautés économiques régionales africaines se développer à l’image de la Cedeao, afin, dit-il, de favoriser l’essor économique de l’Afrique et la réalisation de l’union africaine. Il a loué les efforts déployés par la Commission de la Cedeao depuis sa création en 2007 pour promouvoir le développement économique et l’intégration en Afrique de l’Ouest. L’intégration régionale était également au centre des échanges que Marcel de Souza a eus, le mardi 1er novembre 2016, avec le nouveau représentant permanent du Nigeria près la Cedeao, Babatunde Nurudeen.

Le diplomate nigérian a déploré les entraves à la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace communautaire, caractérisées notamment, selon lui, par le racket et le harcèlement des voyageurs aux frontières des Etats membres ainsi que la multitude de postes de contrôles illégaux sur les principales autoroutes ouest-africaines.

Il a félicité Marcel de Souza pour les diverses mesures qu’il a prises depuis qu’il préside aux destinées de la Commission, notamment celles visant à assainir les ressources financières de la Cedeao.

«Ces mesures donnent déjà des résultats très encourageants et le Nigeria est très satisfait de vos actions à la tête de la Commission de l’organisation régionale», a-t-il conclu.

Abuja,

le 1er novembre 2016

Source : Cedeao

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5 questions à Yawovi Adem SIEKRO, Chef Bureau Lomé du Comité International de la Croix-Rouge : «Le CICR s’efforce de prévenir la souffrance des populations»

octobre 27, 2016

Le samedi 22 octobre 2016, la Croix-Rouge Béninoise a tenu  son assemblée  générale élective à Porto-Novo.  En marge  de cette assemblée, nous avons interrogé Monsieur Yawovi Adem SIEKRO, chef de bureau du CICR à Lomé. Notre invité  est revenu sur la mission du CICR, les actions de prévention de la délégation régionale d’Abidjan, le rôle du CICR dans la libération  de quelques lycéennes de Chibok et les nouvelles perspectives pour la société nationale de la Croix-Rouge du Bénin.

 

yaoviAdem SIEKRO, à quoi sert le CICR en ces temps de paix, comme nous l’observons au niveau de la sous-région ouest-africaine ?

Le Comité International de la Croix-Rouge est une organisation humanitaire qui a pour mission d’apporter protection et assistance aux victimes de conflits armés et d’autres situations de violence. Le CICR s’efforce, vous vous en doutez, de prévenir la souffrance des populations par la promotion et le renforcement du droit et des principes humanitaires.

Dans un souci d’efficacité, le CICR est structuré de manière à couvrir toutes les régions du monde. Ainsi la délégation régionale d’Abidjan dont dépend le bureau de Lomé couvre 5 pays : la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Burkina Faso, le Bénin et bien sûr le Togo. Cette région étant relativement calme, ce sont essentiellement des activités de prévention et d’appui aux sociétés nationales qui y sont menées.

In concreto, quelles actions mène la délégation régionale?

Au titre des actions que nous menons au niveau de la délégation régionale, on peut citer l’assistance aux déplacés et aux réfugiés dans les crises qui ont secoué ou qui continuent de secouer les pays comme le Mali, le Niger ou le Nigéria.Ainsi, les populations installées dans les provinces de l’Oudalan et du Soum, dans le Sahel burkinabé ou celles dans les Etats de Kano et de Bornu au Nigéria. La crise post électorale en Côte-d’Ivoire a fait naître des besoins importants  en matière humanitaire. Heureusement, les choses se sont nettement améliorées mais, le CICR continue de mener ses activités dans l’Ouest du pays pour soutenir les populations qui reviennent notamment du Libéria. Les délégués du CICR visitent des détenus en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Burkina Faso et au Togo, puisque nous avons aussi mandat de par les Conventions de Genève, de visiter les personnes détenues en relation avec un conflit armé ou une situation de violence afin de nous assurer qu’elles sont détenues dans des conditions qui préservent leur dignité. Les observations du CICR à la suite de ces visites sont adressées de façon confidentielle aux autorités. Beaucoup d’actions sont menées comme par exemple, le soutien aux sociétés nationales à travers la fourniture de matériel, la formation, les conseils, et les moyens financiers.  Nous organisons aussi des concours de plaidoirie dans le cadre de la promotion du Droit International Humanitaire

On entend dire que le CICR a joué un rôle  essentiel dans la libération de 21 filles  du Lycée Chibok ? Quel a été ce rôle ?

Le CICR est une organisation neutre. C’est pourquoi nous ne sommes pas impliqués dans les négociations politiques qui ont conduit à la libération des lycéennes de Chibok. Notre rôle a été celui d’un intermédiaire neutre à qui les deux parties en présence ont fait confiance ; nous avons donc apporté la logistique pour transporter les filles du lieu de leur libération vers leurs familles. Et nous sommes prêts à jouer le même rôle, si d’autres négociations aboutissent à la libération des autres filles et que les parties nous le demandent.

La Croix-Rouge du Bénin a retrouvé son unité depuis le samedi dernier. Peut–on dire que la médiation de la délégation  d’Abidjan a porté ses fruits ?

Il faut plutôt dire que c’est tout le Mouvement international de la Croix-Rouge qui est venu en soutien à la Croix-Rouge Béninoise, puisqu’en plus du CICR, la Fédération internationale des Sociétés de Croix-Rouge et de Croissant Rouge (FICR) aussi était présente aux côtés de la CRB. C’est une bonne nouvelle qu’une société nationale retrouve sa cohésion, son unité. Un travail patient et méthodique a été entrepris par les membres de la société nationale. Ce qui a abouti à  l’assemblée générale conformément à la loi. On se réjouit  de ce retour à la quiétude et on souhaite vivement qu’ensemble, les membres de cette société nationale recommencent par travailler pour le bien des personnes vulnérables au Bénin.

Quel est votre message à l’endroit de la communauté de la Croix-Rouge du Bénin ?

Je voudrais d’abord féliciter tous les membres et volontaires qui ont bien accepté de faire preuve de patience et d’esprit de collaboration afin d’arriver à doter la société nationale d’organes désormais représentatifs. C’est aussi l’occasion pour moi d’exhorter les uns et les autres à poursuivre dans la même lancée afin que les Béninoises et les Béninois qui ont besoin de leurs actions puissent être fiers d’eux. Je vous remercie.

 Réalisé par Herbert Tauyé

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Atelier national sur la justice fiscale : Des réflexions pour un régime fiscal efficace au Bénin

octobre 25, 2016

Les locaux de la fondation Friedrich-Ebert-Stiftung abritent depuis, hier, lundi 24 octobre 2016, et ce pendant deux jours, l’atelier national sur la justice fiscale. Cet atelier est organisé par l’International des services publics (Isp)  pour l’Afrique et les pays arabes en collaboration avec le Syndicat national des travailleurs du Bénin (Syntrib).

Les taxes et impôts constituent une source majeure de recettes publiques dans toute économie. Alors que dans les pays en développement comme le Bénin, les sociétés multinationales arrivent par des moyens sophistiqués et illégaux à déjouer les systèmes fiscaux nationaux en payant moins de taxes et d’impôts aux administrations fiscales. C’est pour donc aider ces pays en détresse fiscale que l’Internationale des services publics pour l’Afrique et les pays arabes a initié un atelier national sur la justice fiscale au Bénin. Et ce, en collaboration avec le Syndicat national des travailleurs du Bénin (Syntrib), avec l’appui de la fondation Friedrich-Ebert-Stiftung. Cet atelier vise à sensibiliser les affiliés de l’Isp du Bénin et d’autres parties prenantes sur les taxes/impôts et la justice fiscale. Aussi, vise-t-il à influencer les règles fiscales existantes pour fixer de nouvelles adaptées à appréhender les réels revenus de ces sociétés multinationales.

A l’ouverture de l’atelier, le secrétaire général de la Syntrib, Yves J. Gnélé a planté le décor. Pour lui, cet atelier permettra d’outiller l’administration fiscale béninoise afin que le pays puisse améliorer sa gestion fiscale. Quant à la chargée de programme de la fondation Friedrich-Ebert-Stiftung, Nouratou Zato Koto Yérima, cet atelier est d’autant plus important car il réunit aussi bien des cadres de l’administration des impôts que des responsables de la société civile y compris des journalistes économiques. « S’il est vital en tant que travailleur de revendiquer ses droits, il est tout aussi impérieux d’accomplir ses devoirs pour un meilleur développement du Pays », a-t-elle indiqué pour exhorter davantage l’engagement des participants (travailleurs) pour plus de justice fiscale qui touche la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite. Ce qui, selon elle, permettra de combattre la mauvaise gouvernance qui déchire le tissu social et économique et sape les efforts de développement de nos pays notamment le Bénin. Elle a ensuite invité les participants à s’imprégner des enjeux de la justice fiscale et à apporter des solutions idoines qui aideraient les Etats à réussir le pari d’éradiquer la pauvreté. Prenant la parole, le représentant de l’Isp, Daniel Orbeko, est revenu sur les engagements de l’institution. Pour lui, l’International des services publics pour l’Afrique er les pays arables s’engagent, conformément à son mandat, à influencer les règles fiscales mondiales  en mettant la pression sur les gouvernements nationaux et en encourageant la coopération fiscale régionale afin de les amener à se doter de régimes fiscaux efficaces et à renforcer leur capacité financière à fournir des soins de santé publique, l’éducation, l’eau, l’énergie, la protection sociale, le développement des infrastructures… Le directeur général des impôts, Nicolas Yenoussi a, avant de déclarer lancer les travaux, indiqué que cet atelier a pour but d’influencer les règles fiscales existantes pour fixer de nouvelles adaptées à appréhender les réels revenus de ces sociétés afin de les assujettir à l’impôt juste et convenable.

Gilles G. Gnimadi (Stag)

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Vers un taux de croissance de 1,6 % en Afrique subsaharienne : La Banque mondiale prévient les pays africains (Améliorer la productivité des petits exploitants agricoles)

septembre 30, 2016

A travers une conférence vidéo, la Banque mondiale a présenté à l’Afrique son actuelle image économique. C’était hier, jeudi 29 septembre 2016 depuis son siège à Washington. Et ce, par le truchement du rapport de la dernière édition d’Africa’s Pulse, une publication semestrielle de la Banque mondiale. Ainsi, il est à noter que le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne devrait continuer de baisser à 1,6% en 2016, son niveau le plus bas depuis vingt ans. Ce ralentissement s’explique par les difficultés économiques rencontrées par les principales économies de la région notamment le Nigéria, l’Afrique du Sud qui subissent toujours les contrecoups de la chute des coûts des matières premières. Cependant, un quart des pays du continent sont parvenus à maintenir une bonne dynamique de croissance. Il s’agit du Sénégal, de la côte d’ivoire, pour ne citer que ceux-là. « Il est impératif d’améliorer la productivité des petits exploitants agricoles pour augmenter les revenus des populations rurales et réduire la pauvreté en Afrique subsaharienne », a déclaré Punam Chuhan-Pole, économiste principale de la Banque mondiale pour l’Afrique et auteur du rapport.  Et d’ajouter : « Mais cela demande d’investir dans les biens publics en milieu rural, notamment les infrastructures, d’adopter de meilleures technologies et de développer la recherche agronomique. Il faut aussi améliorer la qualité des données disponibles».

Le rapport recommande aux pays africains de prendre rapidement les mesures qui s’imposent pour s’adapter aux faibles prix des matières premières, rendre leur économie moins vulnérable aux chocs et développer de nouvelles sources de croissance durable qui profite à tous les Africains. Le développement de la productivité agricole permettra à la fois d’augmenter les revenus des ménages ruraux, de baisser le prix des denrées alimentaires et de développer l’industrie agroalimentaire sur le continent.

Gilles G. Gnimadi (Stag)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Perspectives économiques de l’Afrique : certainspays poursuivent leur croissance dans une conjoncture morose

WASHINGTON, le 29 septembre 2016— Après avoir ralenti à 3 % en 2015, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne devrait continuer de baisser à 1,6 % en 2016, son niveau le plus bas depuis vingt ans. Les difficultés économiques rencontrées par les principales économies de la région (le Nigéria et l’Afrique du Sud en particulier), qui subissent toujours les contrecoups de la chute des cours des matières premières, expliquent ce ralentissement. Ces pays doivent de surcroît s’adapter à des conditions de financement moins favorables et faire face aux incertitudes pesant sur leurs politiques économiques. Cependant, un quart des pays du continent sont parvenus à maintenir une bonne dynamique de croissance.

Telles sont les conclusions de la dernière édition d’Africa’s Pulse, publication semestrielle du Groupe de la Banque mondiale qui analyse les perspectives économiques du continent. Le rapport constate des taux de croissance très hétérogènes à travers le continent et révèle des disparités entre les pays. Alors que la croissance s’est effondrée dans de nombreux pays, l’Éthiopie, le Rwanda et la Tanzanie affichent toujours en moyenne des taux annuels supérieurs à 6 %. Enfin, d’autres pays tels que la Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus performantes du continent.

« Il ressort de notre analyse que les pays qui s’en sortent le mieux sont également ceux qui disposent d’un cadre de gestion macroéconomique plus solide et d’une réglementation plus favorable aux activités commerciales. Leurs exportations sont aussi plus diversifiées et leurs institutions plus efficaces », a souligné Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique.

Malgré un léger rebond, les cours des matières premières devraient rester bien en deçà des niveaux record enregistrés entre 2011 et 2014, du fait d’une reprise mondiale fragile. Pour faire face à leurs besoins croissants de financement, les pays exportateurs de matières premières ont commencé à réduire leurs dépenses, mais de manière inégale et encore insuffisante. Dans un tel contexte, la reprise devrait être modeste, avec une croissance réelle du PIB prévue à 2,9% en 2017, et 3,6 % en 2018.

Africa’s Pulse indique, qu’en 2017, les performances économiques des pays du continent continueront d’être contrastées. Si les plus grandes économies de la région et les autres pays exportateurs de matières premières devraient enregistrer une légère hausse de leur croissance, au fur et à mesure que lescours se stabiliseront, le reste de l’Afrique progressera à un rythme soutenu, notamment grâce aux investissements dans les infrastructures.

Du fait de la conjoncture internationale encore fragile, certains pays devront procéder à des ajustements structurels plus importants pour réduire leurs déficitsbudgétaires et extérieurs et mieux résister aux chocs économiques. Pour améliorer leurs perspectives de croissance à moyen terme, ces pays devront également réorienter leur politique macroéconomique et accélérer les réformes structurelles.

Augmenter la productivité agricole et réduire la pauvreté

 La chute des prix du pétrole et des matières premières a porté un coup dur aux pays qui en sont dotés. Ces pays doivent impérativement diversifier leur économie, en améliorant notamment leur productivité agricole, l’Afrique étant à la traîne en la matière. Alors que la productivité a augmenté ailleurs dans le monde, grâce à l’optimisation des intrants agricoles et à l’adoption de nouvelles techniques, la plupart des pays d’Afrique subsaharienne se sont contentés d’augmenter leur surface agricole.

Contrairement aux autres régions en développement, l’Afrique n’a pas accru ses dépenses publiques dans ce secteur qui représente pourtant un tiers de son PIB et emploie les deux tiers de sa population active.

Davantage d’investissements et des politiques plus adaptées permettraient de développer l’économie rurale, de réduire plus rapidement la pauvreté et de promouvoir une croissance plus équitable. L’amélioration de la productivité agricole est indispensable pour réussir une transformation structurelle de l’économie et assurer le développement économique des villes. Cela permettra à davantage de personnes de trouver un emploi dans les secteurs non agricoles et d’augmenter leurs revenus.

« Il est impératif d’améliorer la productivité des petits exploitants agricoles pour augmenter les revenus des populations rurales et réduire la pauvreté en Afrique subsaharienne »,a déclaré Punam Chuhan-Pole, économiste principale de la Banque mondiale pour l’Afrique et auteur du rapport. « Mais cela demande d’investir dans les biens publics en milieu rural, notamment les infrastructures, d’adopter de meilleures technologies et de développer la recherche agronomique. Il faut aussi améliorer la qualité des données disponibles».

Augmenter la production et la productivité agricoles permettra au continent de capitaliser sur le développement rapide des marchés régionaux africains, qui devraient représenter près de 3000 milliards de dollars d’ici 2030. Or, à ce jour les pays d’Afrique subsaharienne n’investissent pas suffisamment dans des projets à haut rendement. Ils devront donc mieux calibrer leurs dépenses publiques dans ce secteur afin de générer des retombées plus positives sur l’économie dans son ensemble.

Le rapport recommande aux pays africains de prendre rapidement les mesures qui s’imposent pour s’adapter aux faibles prix des matières premières, rendre leur économie moins vulnérable aux chocs et développer de nouvelles sources de croissance durable qui profite à tous les Africains. Le développement de la productivité agricole permettra à la fois d’augmenter les revenus des ménages ruraux, de baisser le prix des denrées alimentaires et de développer l’industrie agroalimentaire sur le continent.

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Conférence régionale sur l’inclusion financière : La Bceao et le Fmi s’engagent pour la finance pour tous

septembre 21, 2016

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) en collaboration avec le fonds monétaire international (Fmi) ont conjointement organisé une conférence régionale sur l’inclusion financière. C’était, hier, mardi 20 septembre 2016, à Dakar, au Sénégal sur le thème : « Finance pour tous : promouvoir l’inclusion financière en Afrique de l’ouest ».

En moyenne, seulement 34 % de la population adulte d’Afrique subsaharienne a accès aux services financiers et moins de 18 % dans l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), selon les statistique du Fonds monétaire international. C’est pourquoi l’organisation de la conférence régionale sur l’inclusion financière vient à point nommé.  Cette conférence ouverte, hier, à Dakar, a donné l’occasion aux participants d’examiner comment améliorer l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest. Ce qui permettra aux pays de la sous région ouest africaine de savoir les stratégies adéquates à la réduction considérable de la pauvreté et des inégalités d’accès aux services financiers de base.

A l’ouverture de la conférence de haut niveau à Dakar, le gouvernement de la Bceao, Tiémoko Meyliet Kone, a, dans ses mots de bienvenu,  indiqué que cette rencontre est d’une actualité brûlante et d’une importance cruciale. En effet, ajoute-t-il, la problématique de l’inclusion financière revêt, de nos jours, un enjeu majeur de développement à l’échelle mondiale et plus particulièrement pour les pays africains puisqu’elle est devenue un catalyseur de croissance économique.  Pour lui, il est donc normal que la stratégie d’inclusion financière soit placée au centre de toute politique de développement visant à accélérer la croissance, lutter contre la pauvreté et réduire les inégalités sociales.  Prenant la parole, le Directeur général adjoint du Fmi, Mitsuhiro Furusawa, a indiqué que  l’objectif de cette rencontre  est d’examiner l’impact de l’inclusion financière sur la croissance et la réduction de la pauvreté. « A l’heure actuelle, environ 2 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à des services financiers de base. La plupart sont pauvres et une grande proportion, africaine», a fait savoir le directeur général adjoint du Fmi pour bien situer les participants. En poursuivant, il a laissé entendre que même avec la banque mobile, seulement 34 % de la population adulte africaine a accès à des services bancaires ; dans l’Uemoa, c’est moins de18 %.  Et d’ajouter que : « trop de ménages n’ont pas de compte en banque ; trop de petites entreprises n’ont pas accès au crédit ». Cette triste réalité dévoile, sur d’autres plans, les indices de la pauvreté dans les pays africains.

Après avoir félicité les organisateurs de cette rencontre, en l’occurrence la Bceao et le Fmi pour la tenue de cette conférence régionale de haut niveau, le Ministre de l’économie, et des finances et du plan (MEFP) de la République du Sénégal, Amadou Ba, a indiqué que la thématique de la rencontre est devenue un des piliers de l’agenda du développement, du G20, des banques centrales ainsi que des Etats, en raison de ses effets sur la réduction de la pauvreté et la croissance inclusive. « Conscients des enjeux de l’inclusion financière sur le développement de notre sous région, les autorités monétaires de l’Uemoa ont mise en œuvre, ces dernières années, des réformes visant à instaurer un cadre propice à l’exercice de l’activité bancaire et financière et à la promotion de l’inclusion financière », a expliqué Amadou Ba. Ce qui justifie, a-t-il dit, l’amélioration de la situation de l’inclusion financière au sein de l’UEMOA avec un taux de bancarisation strict qui est passé de 7% en 2007 à 15% en 2014 et une évolution remarquable du taux global d’utilisation des services financiers (intégrant la monnaie électronique) passée de 16% en 2007à 61% en 2014. Avant de déclarer ouverte cette conférence, Amadou Ba a indiqué qu’il est persuadé que des recommandations pertinentes seront formulées pour l’élaboration de politiques efficaces de promotion de l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest.

Encourager une inclusion active

Avant de conclure ces propos, le Directeur général adjoint du Fmi a fait une autre observation en ce qui concerne l’inclusion financière.  Pour lui : « L’accès aux services financiers n’est pas nécessairement la même chose qu’une participation active au système financier. Prenons l’exemple de l’Afrique du Sud : les comptes en banque incluant un service minimum ont conduit à une augmentation considérable du nombre de comptes. Mais cinq ans plus tard, 42 % de ces comptes étaient inactifs. Donc, si beaucoup de clients ont profité de ce système, ce ne fut pas le cas pour un grand nombre de clients. L’enseignement à tirer de cette expérience est qu’il convient de s’efforcer d’aider les personnes qui viennent d’être incluses au système à tirer parti des services qui sont mis à leur disposition. Une formation est nécessaire, en particulier en ce qui concerne la comptabilité, l’établissement d’un budget et la planification pour les petites entreprises. Évidemment, il faut aussi que les chômeurs et les personnes qui sont sous-employés aient un emploi, afin d’avoir un revenu à épargner et à investir. Mais c’est là le sujet d’une autre conférence. Notre tâche consiste à veiller à ce que l’inclusion financière donne des moyens d’agir aux individus, aux familles et aux petites entreprises, en particulier dans les communautés pauvres, parallèlement à des systèmes financiers qui fonctionnent bien et qui peuvent leur donner du pouvoir et renforcer les économies. Le FMI considère que l’inclusion financière est un pilier essentiel du développement économique. Avec la Banque mondiale et d’autres institutions régionales, nous collaborons avec beaucoup de pays africains pour concevoir des réformes qui peuvent favoriser cette inclusion. Nous continuerons de chercher à mieux comprendre les questions en jeu, ainsi qu’à développer et à partager les pratiques optimales avec nos pays membres, afin d’encourager les politiques qui permettront  de plus en plus à des personnes de tirer parti des possibilités qui leur sont offertes d’améliorer leur condition de vie. Cet effort ne fait que commencer ».

Gilles G. Gnimadi (Stag)

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Appui de la Banque Mondiale à la bonne gouvernance :  30 millions de dollars accordés au Bénin

juin 29, 2016

Les nouvelles autorités béninoises peuvent se réjouir. Depuis, le 23 juin 2016, le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque Mondiale a approuvé un crédit de 30 millions de dollars pour promouvoir la bonne gouvernance dans le pays. Ainsi précise un communiqué rendu public depuis le jour de la prise de la décision à Washington.

Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui (23 juin 2016) un crédit de 30 millions de dollars (soit plus de 17 milliards de francs CFA) destiné à aider le Bénin à remédier aux problèmes de gouvernance et difficultés techniques dont souffre la gestion des investissements publics tout en fournissant des incitations aux résultats à un certain nombre de ministères spécifiques afin qu’ils améliorent leur gestion des projets. Le nouveau Projet d’appui à la gestion des investissements publics et à la gouvernance (Pagipg) va renforcer les capacités de l’État en matière de gestion des investissements publics, promouvoir la bonne gouvernance et la responsabilisation, et apporter des financements conditionnés aux résultats dans les secteurs stratégiques de l’énergie, de l’eau et de la justice. Cette opération, qui s’aligne sur les efforts actuellement entrepris par les autorités en vue de promouvoir une gestion plus transparente des fonds publics, est également pleinement en phase avec le double objectif du Groupe de la Banque mondiale consistant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à favoriser une prospérité partagée.    » Ce projet arrive à un moment opportun alors que le nouveau gouvernement prend d’ores et déjà des mesures pour améliorer et promouvoir la bonne gouvernance. En ciblant les secteurs stratégiques de l’électricité, de l’eau et de la justice, il mettra en place des mesures qui les inciteront à améliorer leur gestion des projets d’investissement et à en assurer une exécution plus transparente, ce qui aura des retombées positives sur le développement économique et social du pays « , commente Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin. Le Pagipg a pour caractéristique importante d’intégrer les organisations de la société civile (Osc) et les médias dans le processus de suivi des projets d’investissement de l’État. Les principaux organes d’information et Osc  axés sur l’efficacité et la rentabilité des investissements publics seront formés aux questions de gestion ainsi qu’au suivi et à l’évaluation, et sollicités pour évaluer la performance du programme d’investissement du gouvernement.  Selon Pierre Laporte, cette opération, qui sera mise en œuvre sur une période de cinq ans (de 2016 à 2021), « contribuera à soutenir les efforts engagés par les autorités béninoises pour accroître les taux d’exécution budgétaire et d’achèvement des projets « .

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Développement durable : Les propositions de Germain Hodonou pour l’économie béninoise

juin 27, 2016

L’amélioration de la démocratie béninoise pour développer son économie a fait l’objet d’une rencontre-débat  le samedi 25 juin 2016 au Codiam à Cotonou. Cette rencontre-débat animée par L’écrivain, docteur en économie et enseignant à l’université en France Germain Hodonou lui a permis de proposer des pistes pour développer l’économie béninoise.

La vie de tout être humain, de tout pays et celle de toutes les œuvres humaines ont besoin d’une organisation. L’organisation et sa gestion relèvent d’une nécessité absolue. C’est par ces phrases que l’écrivain, l’économiste et enseignant à l’université Germain Hodonou a démarré cette rencontre-débats le samedi 25 juin 2016 au Codiam à Cotonou. Pour lui, la démocratie, c’est d’une part la souveraineté du peuple, d’autre part c’est l’existence non seulement d’une partie majoritaire ou coalition majoritaire de partis au pouvoir mais aussi d’un parti minoritaire ou d’une coalition minoritaire de partis représentant l’opposition. Le léger retard  constaté sur l’échiquier des idées au Bénin depuis 1990 jusqu’en 2016 montre selon Germain Hodonou que la démocratie n’est pas viable eu égard à des dérives de 2006 à 2016. Sur ce dit-il, la démocratie a besoin d’amélioration grâce à de nouvelles décisions et d’actions pour qu’elles deviennent l’un des moyens utiles à la compétitivité de l’économie béninoise. Pour y arriver l’Etat doit baisser la courbe de la corruption et doit mettre en place une structure de lutte contre ce monstre hideux à plusieurs têtes. L’écrivain Germain Hodonou propose trois qualitatifs afin de faire face à la corruption. Il faut encourager les pratiques de dénonciations, le remboursement des finances publiques par les détourneurs et la mise en place d’un comité de lutte contre la corruption. La lutte efficace contre la corruption servira de tremplin  à l’économie béninoise, car elle fera dégager selon Germain Hodonou des milliards de francs qui seront utilisés dans d’autres domaines de la vie du Bénin et de son peuple.

  Les pistes de solutions

 L’économie béninoise fait partie des plus faibles du monde avec un taux d’endettement de 42% du produit intérieur brut ; ce qui démontre le degré de dépendance élevé du Bénin envers ses créanciers et ses bailleurs de fonds. En conséquence les réformes sont à faire. C’est pourquoi Germain Hodonou propose la modernisation des infrastructures touristiques afin de  faire connaître le Bénin dans les grandes capitales à partir des publicités sur les grandes chaînes de télévision. Ces actions doivent passer par l’agrandissement de l’aéroport international Bernadin Gantin, la formation des jeunes pour l’accueil à l’aéroport, la propreté le long de la mer. La réduction du nombre de parti et le nombre relativement élevé de débats radio-télévisés aideront à l’émergence de nouvelles idées pour dynamiser l’économie béninoise.  L’autre piste proposée est le paiement des impôts par les retraités. Cette recette budgétaire aux dimensions novatrices pourrait être employée pour augmenter les bourses des étudiants. Germain Hodonou opte également pour la construction des industries dans certains  villages afin de transformer les produits de la terre sur place. L’ordre dans la fiscalité des entreprises pourrait participer à l’amélioration de l’économie béninoise à travers la formule une entreprise une adresse et enfin Germain Hodonou propose  la fusion du Bénin, le Ghana et le Togo pour gérer un certain nombre de ministères à titre confédéral.

Boniface Kabla

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Séance du travail au Ministère du Plan et du développement : Les priorités du « Nouveau départ » ont désormais un écho favorable de la Banque Mondiale

mai 11, 2016

Le Ministre d’Etat du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané et la  Mission du Groupe de la  Banque mondiale   à sa tête  Directeur des opérations de la Banque mondiale, Pierre Laporte et Vera Songwe directrice régionale  de l’Ifc,  ont eu hier mardi 10 mai 2016, une séance de travail.  Au cabinet du dit ministère à Cotonou,  des discussions ont porté sur pas mal de sujet  visant le bien-être de la population et le développement tant souhaité par le régime du nouveau départ.  

Les priorités en matière du développement du régime « Nouveau départ » ont désormais un écho favorable auprès  de la Banque Mondiale.  En effet, la première réunion de la Mission du Groupe de la  Banque mondiale avec le nouveau gouvernement de Patrice Talon à travers le Ministre de d’Etat du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané s’est tenue hier. La délégation de la  Mission du Groupe de la Banque mondiale,  conduite par  le Directeur des opérations de la Banque mondiale, Pierre Laporte et Vera Songwe directrice régionale  de l’Ifc a eu un échange fructueux avec la partie béninoise à sa tête le Ministre Abdoulaye Bio Tchané. Au cours de cette séance,  l’assistance a eu droit à une présentation approfondie des projets du portefeuille Bénin Gbm et une vision claire des perspectives des nouvelles possibilités concrètes d’intervention du Gbm. Aussi ont-ils eu une  explication des modalités de mise en œuvre. Les  atteintes et les priorités du gouvernement  ont  été écoutés. Ces attentes du gouvernement évoquées par le Ministre d’Etat du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané à l’occasion ont été entre autres : le déblocage de la dernière tranche de l’aide budgétaire, projet dans les domaines de l’emploi, de l’énergie, de l’agriculture notamment le coton, de l’amélioration de l’environnement des affaires, de la facilitation du fonctionnement du secteur privé, des reformes institutionnelles à conduire par le Gouvernement, des infrastructures, de l’eau potable. Ces aspects stratégiques au niveau sectoriel ont  fait l’objet de discussion lors de la rencontre. Comment la   Mission du Groupe de la  Banque mondiale   entrevoie ce processus avec le Bénin.  Le Directeur des opérations de la Banque mondiale, Pierre Laporte explique que la banque mondiale a un projet de 740 millions de dollars. Dans ce montant, une grande partie est déjà encore cours.  Il reste environ, une centaine de millions de dollars à travers cinq projets. Le Ministre d’Etat du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané, cette réunion fait suite à celle qu’il a eue il y a quelques deux semaines avec la Banque Mondiale à Washington. Elle répond à la demande du gouvernent de venir discuter avec lui de sa vision et celle du président de la République de l’économie du pays, des perspectives du développement et les chances que le Bénin a de réaliser ces perspectives. Le gouvernement a annoncé finir avec le délestage d’ici décembre 2016. Le Ministre Abdoulaye Bio Tchané, a confirmé que l’un des appuis du Bénin pour la concrétisation de ce rêve est la Banque Mondiale. Raison pour laquelle, la séance a débattu du point énergétique. A en croire M.  Bio Tchané toutes les priorités du gouvernement évoquées à la rencontre ont reçu un écho favorable.

Victorin Fassinou

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« Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne » : Les suggestions du Fmi pour un retour aux taux de croissance élevés

mai 9, 2016

Le Bureau pays du Fonds monétaire international (Fmi) a procédé le vendredi 6 mai 2016 au lancement du rapport biannuel du Département Afrique du Fmi sur les « Perspectives économiques régionales » (Per) avril 2016. A l’auditorium de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam) à Cotonou, cette cérémonie a donné l’occasion à une présentation sur Les opportunités et défis de l’Afrique et une discussion publique sur les Per entre le Directeur adjoint du département Afrique Fmi et l’assistance constituée d’étudiants et de professeurs de l’Uac.

La principale conclusion du rapport les « Perspectives économiques régionales » (Per) avril 2016 dont Cotonou a connu son lancement le vendredi dernier est que la situation économique en Afrique subsaharienne est difficile. L’Afrique a connu des taux de croissance plus faibles que par le passé. 3,5 % en 2015 et 3% en 2016.Pour M. Roger Nord, Directeur adjoint département Afrique, Fmi, dans sa présentation lors du lancement, a fait savoir dans son développement qu’Il a raison pour ce ralentissement. C’est l’effondrement des cours de matières premières dans les pays comme le Nigéria et l’Angola et d’autres producteurs de minerais par exemple ont de taux de croissance très faibles et dont la moyenne tire vers le bas des taux de croissance en Afrique. En effet, la chute des cours des produits de base a comprimé les recettes budgétaires et d’exportation de nombreux pays d’Afrique subsaharienne qui exportent essentiellement des produits de base. Étant donné que, d’après les projections, les cours devraient rester faibles pendant toute l’année 2016, les activités minières existantes ont été réduites dans plusieurs pays (Afrique du Sud, Botswana, Guinée, République démocratique du Congo, Sierra Leone et Zambie) et certains nouveaux projets ont été reportés (Côte d’Ivoire). À court terme, pour la grande majorité des pays de la région, la marge de manœuvre est limitée pour contrer les freins à la croissance. Sur le plan budgétaire, la baisse prononcée et apparemment durable des cours du pétrole rend l’ajustement inévitable pour les pays exportateurs de pétrole et les possibilités d’étaler cet ajustement dans le temps sont de plus en plus limitées. Dans la plupart des autres pays, les politiques budgétaires doivent continuer de s’inscrire dans un cadre de dépenses à moyen terme tenant compte à la fois de l’impératif de viabilité de la dette et des besoins de développement.

Des pistes pour l’Afrique

D’après sa présentation, il y aussi des points forts. Il s’agit de la Côte-d’Ivoire 5%, au Sénégal 6, 5 % au pays de l’Afrique de l’Est ( Tanzanie , Ouganda, Mozambique, et Rwanda,) qui ont connu des taux de croissance forts et qui continuent à connaître des taux de croissance élevés. La raison pour cela est que la moindre dépense sur les recettes de matières premières est une bonne chose, a expliqué M. Nord. La recommandation du Fmi pour l’Afrique au regard de la situation qu’elle traverse est de diversifier les économies et de réduire la dépendance sur les ressources naturelles et aussi de s’ajuster à ce choc de prix qui dans l’estimation du Fmi est un choc permanent. Donc il faudra s’ajuster par la voie des politiques budgétaires, par la voie des politiques monétaires et aux changes où ils ont disponibles. Il faut aussi s’ajuster au plan structurel et investir dans le futur. Ce n’est pas un choc sur un an et deux ans qui compte.D’après des estimations fondées sur des observations internationales, la région dispose encore d’un potentiel inexploité considérable pour accroître ses recettes fiscales.Pour s’assurer que les taux de croissance du passé reviennent, M. Nord estime qu’il faudra investir dans les infrastructures, dans l’énergie et surtout, dans la jeunesse, dans l’éducation et dans la formation. Et c’est seulement en faisant cela qu’on peut tirer le plein avantage du dividende démographique dont jouit l’Afrique, a-t-il ajouté. Du côté du Fmi, M. Nord et le Représentant résident Luc Moers ont promis l’accompagnement de l’institution dans les efforts des pays d’Afrique pour que le taux de croissance des fois passées reviennent. A la suite de la présentation, place a été donnée à une discussion publique sur les Per entre les conférenciers et les étudiants et professeurs de l’Uac. La Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Mme Odile Atanasso, présente à ce lancement a salué l’accompagnement du Fmi aux pays de l’Afrique Subsaharienne. Elle a promis que le gouvernement de Patrice Talon fera de son mieux pour accroître le taux de croissance au Bénin.

Affissou Anonrin

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Séminaire de formation de la société civile et de la presse : L’Uemoa forme sur le contrôle budgétaire

avril 21, 2016

Le Département des Politiques Economiques et de la Fiscalité Intérieure de la Commission de l’Uemoa réunit au Burkina Faso du 20 au 22 avril 2016 des acteurs de la presse et de la Société civile. Cette rencontre sur les finances publiques au sein de l’Uemoa vise à renforcer les capacités des participants sur les textes de l’Uemoa afin de leur permettre de mieux jouer leur rôle de contrôle de l’action publique.

Ledit séminaire a été ouvert par le Directeur de cabinet du Commissaire en charge des  Politiques Economiques et de la Fiscalité intérieure de la Commission de l’union économique et monétaire ouest Africaine M Abdoul Aziz le mercredi 20 avril à Bravia Hotel. Pour lui, la présence des participants témoigne de leur engagement pour la mise en œuvre des réformes communautaires relatives aux finances publiques dans l’espace Uemoa. Les acteurs de la société civile et les journalistes jouant le rôle d’éveil des citoyens et de contrôle citoyen de l’action publique, il était utile de renforcer leurs capacités sur les innovations adoptées par les Chefs d’Etat pour la performance des finances publiques. Au cours du séminaire, les acteurs de la Société civile et de la presse de l’espace Uemoa s’’informeront sur le dispositif du contrôle externe en vue de l’évaluation des politiques publiques. Le contenu de la gestion axée sur les résultats leur sera développé  par Jérôme Bonherbe Pôle/PNUD. Les principales orientations de la comptabilité des matières ; la règlementation communautaire sur les marchés publics meubleront les échanges. Les différents pays participants partageront leur expérience en matière de veille citoyenne. Tout ceci vise à améliorer l’implication des acteurs civils pour une meilleure gestion des finances publiques dans l’espace Uemoa.

Guy Constant Ehoumi

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