Drame de Tori Avamè : Valentin Aditi Houdé assiste les victimes

novembre 14, 2016

Le bureau de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (And), avec à sa tête l’Honorable Valentin Aditi Houdé, s’est déplacé le vendredi 11 novembre 2016 à Tori Avamè pour assister les victimes du drame survenu sur le site d’incinération des produits avariés. De vivres, d’importantes sommes d’argent avec une particularité ont été offerts.

60 sacs de 100 kg de maïs, 60 sacs de 25Kg du riz, 35 cartons de tomates en boîte, de pâtes alimentaires, de bidons d’huiles… Ce sont les différents vivres offerts aux victimes et leurs familles de Tori Avamè. A en croire le président de l’And, Valentin Aditi Houdé, le bureau a choisi cette manière de procéder parce que des orphelins et la famille des victimes seraient en difficultés. Les membres de l’alliance ont accompagné ce lot de vivres d’une participation d’un million (1000.000) Fcfa, en plus la participation de deux cent cinquante-six mille (256.000) Fcfa de leurs enfants pour assister uniquement les orphelins des victimes. Selon la vice-présidente Célestin Adjanonhoun, chaque militant a demandé à ses enfants de venir en aide à leurs frères orphelins. « Nous venons avec un message d’espoir ici. Nous sommes venus avec les vivres et surtout  le message de nos enfants », a-t-elle expliqué. L’élu communal, le maire Robert Tolèvo Vitonou reconnaît que ce geste a une grande particularité  aux yeux des autres gestes déjà reçus. « Nous accueillons avec beaucoup de cœur ce geste que vous nous apportez », a-t-il confié. Ce drame qui ne dit pas son nom, fait toujours traîner certaines victimes dans les centres de santé. Le Chef d’arrondissement d’Avamè, Augustin Vianou a expliqué qu’actuellement on fait un bilan de 31 décès sur les 94 blessés et 31 personnes sont toujours gardées dans les centres de santé. « Quand je vois ces personnalités aujourd’hui, c’est un honneur », a dit le Ca Augustin Vianou. Par ailleurs, le retard de ce geste, explique le président Valentin Aditi Houdé, par la grandeur de l’alliance, donc il faut attendre la participation de tous les militants. Très apprécié par les bénéficiaires, le président Houdé juge insignifiant et convie par la suite les gens de bonne volonté à continuer à se manifester.

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Prétendue main de Patrice Talon dans l’affaire 18 Kg de cocaïne pure : « Le Chef de l’Etat n’est pas un attardé », dixit Orden Alladatin

novembre 14, 2016

Le député Orden Alladatin a eu un regard croisé sur l’actualité nationale qu’internationale, le vendredi 11 novembre 2016. Reçu sur Capp Fm, il n’a pas du tout apprécié certaines rumeurs qui ont fustigé que le gouvernement serait derrière l’affaire 18 kg de cocaïne pure retrouvés dans un conteneur destiné  à l’homme d’affaires Sébastien Ajavon,  au Pac. L’élection de Trump à la tête des Etat-Unis ne changerait rien dans notre pays, selon l’invité.

Dans une telle affaire, la justice est la seule habileté  à agir. « Je suis convaincu que nous ne pourrions sortir que si la justice ne soit au cœur de l’affaire », a martelé l’invité de Capp Fm le vendredi dernier pour balayer de revers de la main l’inventaire de ceux qui accusent le silence du gouvernement. En outre, pour Orden Alladatin, le gouvernement n’aurait été auteur d’une telle cocaïne dans le conteneur. Mais « qui cela arrange ? Ni Talon ni personne », se questionne-t-il. A l’en croire, quand on est devant plusieurs hypothèses on ne prend pas en compte une seule ; car le mis en cause des ennemis commerciaux. Il soutient que ce n’est pas le rôle du Garde des Sceaux de se prononcer sur cette affaire, mais il pourrait donner des instructions au Procureur de la République à qui le légitime pouvoir est affecté. « Inculper quelqu’un fait par du ressort de la justice », ajoute-il. Il a émis une hypothèse à ce sujet en disant que si la justice n’avait pas ainsi procédé, on dirait que ce sont deux hommes d’affaires. Abordant le coût faramineux du budget de l’Etat, Orden Alladatin a évoqué que cela n’est pas un rêve creux et a invité à rêver grand. Sur ce sujet, il est convaincu qu’on peut s’endetter mais à des  taux préférentiels. « Même si on s’endette, on va payer », assure-t-il. Au sujet de la présidentielle aux USA, l’invité de Capp Fm a dit qu’il est surpris comme tout le monde, malgré les propos tenus au cours des campagnes. Pour lui, cela prouve que la démocratie américaine a quelques problèmes. Loin d’être prometteuse, l’élection de Trump à la tête de cette grande puissance ne changerait rien à notre pays.  « Quelque soit celui qui est élu à la tête des USA, nos problèmes demeurent les nôtres », a-t-il notifié.

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Envol du Nouveau Départ avec  son premier budget : Bernard Lani Davo disculpe le gouvernement Talon

novembre 14, 2016

L’ancien ministre, ancien député à l’Assemblée nationale, Bernard Lani Davo s’est prononcé sur certaines questions d’actualité notamment celles relatives au programme d’action du gouvernement Talon et de son premier budget d’exercice 2017. C’était, hier, dimanche 13 novembre 2017 à travers l’émission débat, zone Franche de la chaîne de télévision canal 3.

299 projets, 77 réformes sont à réaliser en cinq ans. Ainsi nous enseigne le programme d’actions du gouvernement du Nouveau départ. A la publication de ce programme d’actions, plusieurs voix se sont élevées pour démontrer selon eux, l’infaisabilité de cette feuille de route du nouveau régime. Mais l’ancien ministre, Bernard Lani Davo croit en ce programme. Il se base sur deux réalités, pas les moindres. Pour lui, si le Président de la République du Bénin est entouré de Pascal Irénée Koupaki, de Abdoulaye Bio Tchané, deux des sommités du pays à avoir de bonnes expériences dans le domaine des finances et de l’économie, puis d’autres cadres  compétents de classes supérieures, il n’a pas de raison à douter de la faisabilité de ce programme d’actions. Et d’ajouter que ce programme d’actions n’est qu’une suite détaillée du projet de société du gouvernement Talon lors des dernières campagnes présidentielles. Dans ses dires, l’esprit de publication de son programme d’actions montre que le gouvernement du nouveau départ ne veut pas naviguer à vue. Quant à la question liée au tout premier budget du gouvernement qui s’élève à plus de 2010 milliards, l’ancien parlementaire pense que c’est une bonne chose tout en étant conscient  de la taille de ce budget. « Sur le plan de la mobilisation des ressources, il faut rêver » a fait savoir Bernard Lani Davo. Et ce pour montrer la possibilité pour le régime Talon de mobiliser les ressources afin d’exécuter ce budget. « L’élaboration du budget répond à plusieurs facteurs ainsi qu’à plusieurs critères » enseigne l’ancien ministre, banquier de formation. Il est convaincu que ce budget a été réalisé aux respects des règles vu la qualité des collaborateurs du président de la République, Patrice Talon. Mais il invite les instances de contre pouvoir à jouer leur rôle en faisant des propositions de bonne facture au gouvernement afin de lui permettre de réajuster certaines choses si le besoin se fait sentir. Dans cette même perspective, il a invité le Président de la République, Patrice Talon et le Président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji à œuvrer pour la réorganisation du monde politique au Bénin notamment le statut des partis politiques et de l’opposition au pouvoir.

De la publication des résultats audits

En abordant les questions pêle-mêle sur l’actualité béninoise, l’ancien ministre a indiqué qu’il est contre la publication des résultats des audits. Car, fait-il savoir, cela ne règle aucun problème. Pour lui, il vaut mieux situer les responsabilités, punir les malversations et prendre des résolutions pour éviter dans le futur d’éventuelles malversations. Et en ce qui concerne la révision de la constitution, il a fait noter qu’accepter un mandat unique, c’est dire oui à une dictature dans une démocratie. Il propose un mandat renouvelable une seule fois. Mais il est pour la révision de la constitution  au vu des besoins. Abordant l’affaire Cocaïne dans les conteneurs de Comon Sa, Bernard Lani Davo a expliqué que rien ne prouve l’implication du gouvernement Talon. Et d’ailleurs, dit-il, le président n’a pas d’intérêt à commanditer un tel forfait s’il est toujours d’amitié avec le magnat de la volaille au Bénin, Sébastien Ajavon. A l’en croire, cette affaire est un dossier de la justice. Mais il a émis le vœu de ce que la justice béninoise fouille davantage le dossier afin de savoir la vérité sur le dossier. «  Laisser le dossier sans savoir celui ou ceux à qui appartiennent cette drogue ne donne pas une bonne image à notre pays » a indiqué l’ancien ministre en ajoutant que depuis des années, le Bénin est considéré comme une plate forme tournante du trafic de drogue. Parlant de la récente descente du chef de l’Etat dans le septentrion du pays, il a fait connaître que ce déplacement n’est pas tard. Et ce, contrairement à ce que pensent certains citoyens. Pour lui, aucune règle ne détermine la période de la visite du Président dans les régions du pays. Et d’ajouter que le Président peut décider de ses voyages à l’intérieur du pays quand il se sent dans le besoin. « Depuis la prise du pouvoir du Président, il n’a jamais mis pied dans la commune de Lalo (commune d’origine de Lani Davo) » a fait savoir l’ancien ministre du gouvernement Yayi pouvait inviter le président Talon à visiter sa commune.

De l’élection de Donald Trump

« Je ne suis pas surpris de l’élection du nouveau président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump » lâche Bernard Lani Davo bien qu’il soit conscient de l’écart des intentions de vote entre Trump et son challenger avant le vote. Pour lui, vu l’alternance dans ce continent, il était fort probable que le candidat républicain gagne les élections. Aussi, fait-il noter que la politique de trump qui promet d’assurer la sécurité du peuple à l’intérieur du peuple contre celle de son challenger basée sur la sécurité extérieure, lui a été bénéfique. «  On ne vient pas faire ce qu’on veut à la tête du pouvoir en Amérique. C’est une nation de compétence », fait savoir l’ancien ministre pour expliquer que plusieurs points du projet de société de Donald Trump ne seront pas exécutés. Et de compléter que ce nouveau président de l’Amérique est déjà contraint d’utiliser des compétences qui ne sont pas des politiques. Plus loin dans ses propos, Bernard Lani Davo espère que Donald Trump puisse développer les politiques  de financement des Etats africains notamment le MCA.

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Ministère du tourisme et de la culture :  Le « mépris » du ministre  Ange N’koué dénoncé par les acteurs culturels

novembre 14, 2016

La plateforme des confédérations  et des fédérations d’artistes et d’acteurs culturels du Bénin sont très remontés contre le ministre du tourisme et de la culture Ange N’koué. Elle l’a fait savoir le vendredi 11 novembre 2016 au Hall des arts lors d’une conférence de presse. Elle  a, au cours de celle-ci  dénoncé le «  mépris » de la part de leur autorité de tutelle.

Les réformes en cours dans le secteur de la culture, le projet du budget  exercice 2017 et la problématique du Bureau béninois  et des droits d’auteurs et des droits voisins (Bubedra), voilà les trois axes sur lesquels s’est déroulée la conférence de presse organisée par la plateforme des confédérations et des fédérations d’artistes culturels du Bénin. Pour le porte-parole de la plateforme des confédérations et des fédérations d’artistes culturels du Bénin Pascal Wanou, trois raisons justifient le « mépris » du ministre Ange N’koué. Il y a, dit-il, le mépris des règles et des réalités  du secteur culturel malgré l’existence des lois qui régissent le secteur. A côté de cela s’ajoute le « mépris » de la vérité et de l’intelligence de l’autre et le mépris des hommes et des acteurs culturels. Au regard de tout ceci et aux dires de Pascal Wanou, cela montre que le ministre Ange N’koué s’impose pour faire passer ces décisions.  Le cas qui les a touchés le plus est la rencontre qu’elle a eue avec le ministre Ange n’koué le 09 août 2016.  Au cours de cette rencontre aux dires de Pascal Wanou, le ministre Ange N’koué leur a présenté magistralement le nouveau visage du fonds de la culture par son entendement. « Nous lui avions fait des propositions. Mais le ministre Ange N’koué n’a pas pris celles-ci en compte », a dit Pascal Wanou. La plateforme des confédérations et des fédérations d’artistes culturels du Bénin a entrepris des démarches. Face à toutes ces démarches, il va se poser des problèmes juridiques sans précédent lorsqu’il va s’agir d’engager les actions de la part du ministre Ange N’koué.

Parlant du projet de budget exercice 2017 du ministère du tourisme et de la culture, Pascal Wanou a fait observer qu’il y a une grande déception et un sentiment de révolte. Ce budget revu à la hausse passe de six milliards-cinq à trente-cinq milliards sept. « Nous ne voyons aucune explosion. Mais il y a d’injustice à corriger dans ce budget  », a martelé Pascal Wanou. Il urge donc de faire toutes les corrections qui s’imposent, a souhaité Pascal Wanou. Pour lui, le ministre Ange N’koué n’est pas en train d’aider le chef de l’Etat à réussir son mandat.

 La problématique du Bubedra

Les problèmes du bureau béninois du droit d’auteurs et des droits voisins sont multiples et multiformes. Il y a, aux dires de  Eric Thomson le dossier « Copie privée ». Cet état de choses n’arrange pas les artistes du fait de l’utilisation et de l’exploitation de leurs œuvres à partir des nouveaux supports de consommation que sont clef Usb, carte mémoire, disque dur, téléphones.Malgré la mise en œuvre des dispositions de la loi relative au droit d’auteur au Bénin ce phénomène de « Copie privée » demeure toujours. Prenant l’exemple du Burkina Faso, la Côte d’Ivoire ou ses droits sont bien respectés, le Bénin par contre bafoue ces dispositions. «  Le Chef de l’Etat n’a qu’à instruire le ministre Ange n’Koué pour que cette loi soit prise en compte », a martelé Eric Thomson

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10 novembre 2016 : Albert Tévoédjrè a 87 ans

novembre 10, 2016

tevoedjre1Né le 10 novembre 1929 à Porto-Novo, Albert Tevrodjrè souffle sa 87e bougie. Un an de plus que l’Ecole de la Nouvelle Conscience a bien voulu célébrer pour saluer les actions de cet homme qui ne cesse de se battre pour son pays. L’engagement du professeur Albert Tèvroedjrè en faveur du dialogue interreligieux est la preuve que l’homme souhaite laisser à sa progéniture un monde en paix. Voilà pourquoi, nous lui souhaitons un joyeux anniversaire !

Lorsque vous vivez pendant 80 ans, c’est une grâce de l’éternel mais après cette limite, c’est une bénédiction de Dieu. On peut donc dire que le Père céleste a béni le professeur Albert Tevroèdjrè puisque ce jeudi 10 novembre 2016, l’homme souffle sa 87e bougie. En effet, Albert Tévroèdjrè est né le 10 novembre 1929 à Porto-Novo. Marié à Isabelle Ekué, Professeur de lettres, le « renard de Djrègbé » est père de trois enfants et trois petits enfants. Diplômé du Massachussets Institute of Technologie, la prestigieuse université américaine, il est économiste, professeur des universités et homme politique. La vie de cet homme ressemble à celle d’un combattant. Aux lendemains des indépendances, il dirige la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France et co-fondateur du mouvement africain de libération nationale, ce qui lui ouvre la porte du secrétariat d’Etat à la présidence de la république. Son amour pour la défense des intérêts des peuples le conduit au Bureau international du Travail en 1965 où il est expert en planification de la main d’œuvre. Après des années de dispense de cours dans des universités, il crée le 1er janvier 1984, l’association mondiale de prospective sociale (AMPS) à l’issue du colloque mondial sur les implications sociales d’un nouvel ordre économique international. Trois ans plus tard, il crée le Centre panafricain de prospective social (CPPS). Vrai combattant, il est élu député en avril 1991 dans son pays le Bénin puis ministre du plan, de la Restructuration économique et de la promotion de l’emploi du 10 avril 1996 au 24 juin 1999. Sous l’avènement de Yayi Boni, il sera le médiateur de la république comme pour rester fidèle à sa ligne de défense des droits humains. Aujourd’hui âgé de 87 ans, il se fait appeler « Frère Melchior » ; n’oublions pas qu’il a fait le séminaire de Saint Gall. Son dernier combat est la lutte pour le dialogue des peuples et la promotion de la paix dans le monde. Il vient en effet de lancer une petition au niveau international en faveur de la paix dans le monde. Comme le dit les Ivoiriens, « il faut respecter les hommes qui ont vécu ». Parler du Pr Albert Tevroedjrè devrait mobiliser plus de 1000 parutions. Tout simplement Happy Birthday papy !!!

Source extérieure

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Concours national d’arts plastiques : Aimé Akpinkou alias Azébaba sacré meilleur

novembre 10, 2016

societeLes résultats du Concours national d’arts plastiques (Peinture et sculpture) organisé par la Fédération des associations professionnelles des plasticiens et graphistes du Bénin (Faplag-Bénin) dans le cadre de  la célébration de la Journée internationale des arts plastiques édition 2016 viennent de tomber. Selon le verdict rendu public le vendredi 04 novembre 2014,  à la Médiathèque des Diasporas à Cotonou, le premier prix est revenu à l’artiste plasticien béninois Azébaba Maharajah.

L’artiste plasticien béninois Azébaba Maharajah, de son vrai nom Aimé Akpinkou. C’est à lui que revient le premier  prix du Concours national d’arts plastiques (Peinture et sculpture),  initiative de  la Fédération des associations professionnelles des plasticiens et graphistes du Bénin (Faplag-Bénin). En effet, cette compétition organisée dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des arts plastiques édition 2016  a enregistré plus d’une dizaine de candidatures.  D’après le  jury, présidé par l’artiste plasticien Dominique Zinkpè,  la sélection a été très minutieuse. Les membres ont tenu compte entre autres, de la qualité de l’œuvre et les couleurs utilisées. Pour eux, l’œuvre  de Azébaba  est plus de qualité car elle colle plus au thème proposé pour la compétition. Tous les membres du jury ont été unanimes s’agissant de l’appréciation de l’œuvre de l’artiste. En effet, l’œuvre  de Azébaba s’intitule «IfaWlin». C’est la création de la terre selon le Seigneur Ifa. Cette terre a été créée par l’arc-en ciel à l’aide de la première fille Dada Sègbo qui est devenue la lune pour gouverner la nuit. C’est donc cette fille qui a aidé «Aïdohouèdo» à créer  la terre avec tout ce qu’elle contient. A travers cette œuvre, Azébaba a choisi de retracer cette histoire car il n’y avait que l’obscurité  avant la création de la lumière par «Aïdohouèdo» qui s’est transformé en soleil pour qu’on ait le jour et la nuit. D’où la naissance et la voyance des couleurs. Ces couleurs, pour l’artiste font du bien aux Hommes car elles dégagent des rayons, des énergies positives depuis la création du jour. Raison pour laquelle, il utilise ces couleurs pour peindre des œuvres que les agents appellent curatives. Pour la présente œuvre qui a séduit le jury, l’artiste a utilisé les matériaux comme le « vi » pour les ténèbres plus les peintures à huile. « J’ai produit cette œuvre parce que je suis un initié intronisé à bas âge et le premier plasticien à peindre sur les divinités », a confié l’artiste. Pour lui, cela fait plaisir que son œuvre soit primée, après plusieurs années de travail. Cette distinction est la preuve qu’il est sur de bonne voie car longtemps, les gens trouvaient un peu diaboliques ses œuvres.  Tout comme le doyen en art plastique, Gratien Zossou, le président de la Faplag, Philppe Abayi, les grands noms de l’art plastique présents au jour de délibération, ont tous décerné un satisfecit à l’artiste Azébaba. Pour avoir mérité ce sacre, l’artiste tout comme les deux autres qui l’ont suivi (deuxième et le troisième), a reçu des mains des organisateurs des lots faits d’une enveloppe financière et d’un diplôme d’honneur.

A la rencontre de l’artiste

Descendant des artisans fabricants des objets d’arts et de fusils en pays Agony, l’artiste plasticien béninois Azébaba Maharajah se fait distinguer par la qualité et l’originalité de ses œuvres. Il a un style curatif et légendaire qui sort de l’ordinaire. Son travail consiste à agencer des signes et des couleurs pour régler des problèmes urgents de société. A l’en croire, l’on peut être guéri juste en regardant ses tableaux riches en signes et couleurs du Fâ. L’art, l’artiste l’a hérité de ses aïeux qui ont été les premiers artisans fabricants des objets d’arts, des fusils artisanaux, des masques Guèlèdè à Agony. Bien qu’ayant été initié dans le couvent, intronisé et moine de Ifâh à l’âge de neuf ans, l’appellation Azébaba (Le grand sorcier en Fongbé) n’est pas mystique comme le pensent bon nombre de gens. C’est un nom qui lui a été collé pour avoir réalisé avec succès, le portrait d’un Chef de collectivité, un ancien combattant de la famille Glèlè à Lissazounmè en 1998. Sans avoir vu la personne, Azébaba a dessiné sans faille cet ancien combattant de l’armée française. Et pour les fils et les proches de l’illustre disparu, l’artiste est un grand sorcier. Et c’est à partir de là que les gens ont commencé à l’appeler Azébaba. Une appellation qui a trouvé un écho favorable partout où passe l’artiste. Azébaba a fait ses premiers pas depuis le bas âge. Au Ce2, l’artiste, à cette étape embryonnaire de sa carrière, faisait des cahiers de choix et des crèches. Il était très sollicité parce qu’il le faisait avec soin. A un moment donné, l’art a pris le dessus sur les études de l’artiste. Plasticien sculpteur, musicien, photographe en ce moment, le désir de Azébaba de devenir un artiste au complet l’a conduit à l’Ecole internationale des arts du Nigeria (Oshogbo Arts school). Après trois ans de formation dans cette école très respectée dans le monde entier, l’artiste a reçu son parchemin qui atteste qu’il est un professionnel pur de l’art et un produit de Oshogbo Arts school. Dans ses recherches, Azébaba a eu la chance d’épouser quelques courants d’idées de certains ancêtres des artistes comme Salvador Dali et Van Gogh. Ces deux noms inspirent l’artiste dans son travail.

Des œuvres d’art qui guérissent !

Les œuvres de Azébaba sortent de l’ordinaire. Un témoignage de tous les visiteurs des œuvres de l’artiste. Quand Azébaba grandissait dans l’art, il a compris que ce qui se faisait comme art n’était pas trop juste pour décorer les salons et les bureaux. « Quand on va en Chine comme en Inde, on a des tableaux d’arts qui sont placés dans les maisons comme des gardiens. Une chose qui m’a inspiré à fouiller un peu dans le Fâ », a expliqué l’artiste. Dans ses recherches, Azébaba a constaté que le Fâ est le premier envoyé qui a travaillé sur les signes et les couleurs pour faire ses miracles et installer la paix sur toute la terre. C’est ainsi qu’il a décidé de poser les pas dans ceux de Fâ. Le style souvent utilisé par l’artiste est le surréalisme. Il s’est spécialisé dans le pointillage et le tatouage. Comme le Fâ, ce disciple de Salvador Dali et Van Gogh guérit par des couleurs, des formes, des signes et des verbes. L’artiste a un style curatif qui sort de l’ordinaire. Son style est légendaire et parle plus du passé, du présent et du futur, à l’image du Fâ. Dans ses œuvres, l’artiste essaie de faire ressortir et partage ce qu’ils appellent « les côtés cachés » du Fâ encore moins connus de tous. Azébaba agence les couleurs, les signes et les couleurs pour régler des problèmes urgents de la société. Il a l’habitude de peindre les femmes avec les pointillages. D’aucuns disent que l’artiste dessine des femmes nues. A ses dires, le pointillage est un vêtement qu’il porte à la femme ; car pour lui, la femme est le sel et le sucre de la vie. S’il accorde plus d’importance à la femme dans ses œuvres, c’est parce que la femme est, selon lui, le goût de la vie. C’est par elle que sont venus le Fâ pour les animistes et Jésus-Christ pour les chrétiens. En dehors de la femme, le Fâ, Azébaba passe par le biais de la musique où il est également connu pour inciter à la paix dans la cité à travers ses œuvres d’arts. L’autre mission de l’artiste est de faire connaître à tous qu’on n’a pas besoin forcément d’aller vers un féticheur, un guérisseur traditionnel ni un spiritualiste et de dépenser gros pour obtenir la guérison. Azébaba amène chacun à se connaître pour que la paix règne partout.

Des ambitions géniales !

Les projets de Azébaba à court comme à long termes sont énormes. L’une des ses ambitions est d’exposer ses œuvres partout dans le pays afin de faire connaître à la population ses découvertes, ce qu’il sait faire. Azébaba rêve un jour d’avoir un musée dans lequel il y aura toutes ses œuvres qui portent sur le Fâ. Il projette également rassembler un jour les gens qui maîtrisent les signes et les couleurs du Fâ pour une large campagne de sensibilisation à l’endroit des populations qui ignorent encore les informations utiles sur le Fâ. « Ce rassemblement ne sera pas une religion. Il sera un mouvement qui fera savoir que tout est positif et que Dieu nous a tout donné. Ce rassemblement fera savoir que tout ce que Dieu a créé a d’une utilité dans la vie. Il fera siens les messages de Dada Sègbo. Je dis et je redis que sans l’argent on peut se faire guérir juste avec mes tableaux riches en signes et couleurs de Fâ », confie-t-il. Il faut rappeler que l’homme est aussi connu dans le monde musical avec à son actif plusieurs opus et des chansons. Azebaba, profondément ancré dans sa culture, a commencé par la musique avec le groupe Mpesse Mpesse du Ghana ; mais sa rencontre avec l’artiste chanteur Fela Anikula kpoKuti va le conduire vers des horizons nouveaux. Il entre en contact avec l’école des beaux-arts d’Oshogbo au Nigéria pour des formations tant en musique que dans les arts plastiques. En 1991, il sort son premier album de six titres intitulé « J’aime Cotonou » avec N’pessè N’pessè du Ghana au Nigeria . En 1995, il crée le Groupe Yankiss Poly Junior à Godomey . En 2004, il sort le deuxième Album « On va Tiloler » de six titres. Dans la même année, il sort le troisième Album de sept titres « Waba » ; et en 2012, il sort des chansons Spirituelles du Fâ et des Divinités en exclusivité encore au Studio. Très connu à l’extérieur, du fait de son métier de pâtissier et à cause de la musique qu’il a pratiqués pendant des années, Azébaba a un parcours artistique très riche. Il a à son actif plusieurs distinctions.

Victorin Fassinou

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Visite de constat du Psdcc/Banque Mondiale à Zè : Un satisfécit décerné à la communauté de Tozounkpa

novembre 10, 2016

Les responsables du Projet de services décentralisés conduits par les communautés (Psdcc) et le Chargé du projet à la Banque Mondiale, John Van Dyck, ont effectué hier 9 novembre 2016 une visite de terrain pour constater l’exécution des travaux dans la commune de Zè. Très satisfaits des réalisations conduites par la communauté, ils ont décerné une reconnaissance au village de Tozounkpa.

Cette visite se situe dans le cadre de la 11ème mission de supervision de la Banque mondiale, au cours de laquelle de différentes descentes sont effectuées pour constater les réalisations du projet. Selon le Secrétaire exécutif du Psdcc, Germain Ouin Ouro, Tozounkpa dans l’arrondissement de Koundokpè, est une localité qui bénéficie de deux composantes du projet. Notamment  la composante de la réalisation d’infrastructures.   A ce point, il a été construit des salles de classe dans le village. Ce qui nous amène ici, précise le Secrétaire,  c’est le programme pilote de filets sociaux qui est la 2ème composante du projet. Il faut noter que ce programme a couvert 125 villages sur le plan national et porte en son sein deux types d’activités qui se font : le transfert conditionnel indirect,  qui consiste à apporter un moyen financier à des ménages extrêmement pauvres pour leur permettre d’accéder au minimum d’alimentation ; le deuxième consiste au financement des Travaux mobilisateurs d’intérêt collectif (Tmic) qui sont initiés par le village et qui sont exécutés à l’aide d’un contrôleur qui est recruté à cet effet. Par ailleurs à Tozounkpa, par rapport au Tmic,  il y a une portion de 9 kilomètres de route qui a été aménagée dans un contexte où la commune est très enclavée avec des routes dégradées. « Donc le 2ème volet a permis d’améliorer l’accès à ce village », clarifie Germain Ouin Ouro. Il vient en outre, à point nommé de reconnaître les efforts consentis par cette communauté et ceci, suivant l’objectif qui est de visiter le village, l’infrastructure et d’apprécier la mobilisation autour de ces différents investissements dont il a bénéficié. « C’est juste la satisfaction, parce que lorsque vous investissez dans une localité et vous constatez que vos efforts sont couronnés de succès, ça vous donne de très grande gaieté et vous permet d’aller d’avant », a dit le Directeur de cabinet, Joël A. Gankpé, représentant le Ministre de la Décentralisation, avant de faire reconnaître que c’est cette communauté qui a donné satisfaction et qui se retrouve d’ailleurs la meilleure. Pour le Chargé du Psdcc à la banque mondiale, cette communauté a travaillé avec enthousiasme. « Nous avons trouvé que c’est très important d’aider les communautés d’avoir un meilleur cadre de vie », a-t-il conclu.

Joseph-Martin Hounkpè

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Commission de la CEDEAO : Une réunion du comité de pilotage du projet d’autoroute Abidjan-Lagos

novembre 9, 2016

COMMUNIQUÉ  FINAL

  1. Une réunion du Comité de pilotage du projet d’autoroute Abidjan-Lagos (Projet d’Autoroute) s’est tenue le 4 novembre 2016 à Sofitel Hôtel Ivoire, à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire.
  2. La cérémonie d’ouverture a été marquée par trois(03) allocutions prononcées par le Président de la Commission de la CEDEAO, le Ministre de l’Énergie, des Travaux et du logement du Nigéria, Président du Comité de pilotage et enfin par le Premier Ministre de la Côte d’Ivoire. Ils ont tous souligné l’importance du projet et ont exhorté les parties prenantes à œuvrer pour une réalisation rapide de ce projet qui constitue le projet phare de notre région.
  3. La réunion avait pour objectif d’accorder à toutes les parties prenantes l’opportunité de recevoir des points d’information sur les tout derniers progrès accomplis relativement à l’Autoroute et de formuler des recommandations en vue de redynamiser les activités du Comité de pilotage mandaté pour assurer la mise en œuvre effective du projet de construction de l’Autoroute.
  4. La présente réunion a vu la participation des Ministres des Infrastructures/Travaux Publics/Transports des pays ci-après:
  • République de Côte d’Ivoire ;
  • République du Ghana ;
  • République Fédérale du Nigeria ;
  • République Togolaise.

Le Ministre des Infrastructures et des Transports de la République du Bénin, qui n’a pu faire le déplacement, s’est excusé.

  1. La réunion du Comité de pilotage a examiné et analysé les points suivants :
  2. État d’avancement de la ratification du Traité
  3. État d’avancement et perspectives de l’étude sur la construction de l’Autoroute
  4. Financement du projet
  5. Concernant la mise en œuvre du Traité, il a été noté que les cinq États membres n’ont pas encore ratifié le Traité. Toutefois, tous les cinq États membres déploient des efforts visant à faire en sorte qu’il le soit.
  6. Concernant l’état d’avancement de la construction de l’Autoroute, il a été reconnu qu’un certain nombre d’États membres entreprennent des interventions sur certaines sections de l’Autoroute sous la forme d’études de faisabilité et de travaux de rénovation.
  7. En ce qui concerne le financement des études du projet, l’on a noté que celui-ci a été obtenu auprès de la Banque africaine de développement sur la base de la répartition suivante :
  8. Prêt du FAD d’un montant de 3 millions d’UC réparti équitablement entre la République du Bénin, la République du Ghana et la République Fédérale du Nigéria ;
  9. Don du FAD d’un montant de 2 millions d’UC, réparti équitablement entre la République de Côte d’Ivoire et la République Togolaise ; et
  10. Don du FAD d’un montant de 4 millions d’UC octroyée à la Commission de la CEDEAO représentant un montant total de 9 millions d’UC pour financer une partie de l’étude relative au projet de construction de l’Autoroute Abidjan – Lagos.

En outre la Banque a réussi à mobiliser une subvention d’un montant de 9,13 millions d’euros auprès de la Commission de l’UE (Guichet de la Facilité d’investissement pour l’Afrique), portant ainsi à 16,28 millions d’UC (soit 22,72 millions de dollars) le financement total en faveur de cette importante étude.

  1. Le Comité de pilotage a pris les décisions suivantes :
  2. Afin d’améliorer la gouvernance du Comité de pilotage, il a été créé un poste de Vice-Présidence assuré par la Côte d’Ivoire pour permettre au dit Comité d’atteindre les objectifs à lui assignés.
  3. Le Comité de pilotage se réunira le dernier jeudi-vendredi de chaque trimestre pour assurer le suivi et évaluation des progrès réalisés relativement à la construction de l’Autoroute. Il se réunira comme suit :

-Togo :    30-31 mars 2017

-Ghana :  29-30 juin 2017

-Nigeria : 28-29 septembre 2017

-Benin :   07-08 décembre 2017

Au cas où les dates sus-indiquées coïncident avec un jour férié, le pays hôte en avisera le Comité de pilotage en temps opportun et la réunion se tiendra alors une semaine plus tard.

  1. Le Comité de pilotage a décidé de créer une Unité de gestion du projet, laquelle  disposera de points focaux pour s’occuper des problèmes qui se posent au niveau local dans chaque État membre. L’Unité sera basée à la Représentation permanente locale de la CEDEAO à Abidjan et intègrera un représentant (ayant une expertise technique) de chaque État membre. La Commission de la CEDEAO adressera un courrier à chaque État membre à l’effet de solliciter la nomination de son représentant.
  2. Finalement, le Comité de pilotage a formulé les recommandations suivantes :
  3. La ratification du Traité devrait intervenir avant le 30 mars 2017.
  4. Les cinq États membres ainsi que la Commission de la CEDEAO ont été invités à prendre les mesures nécessaires pour assurer la signature/ratification (si applicable) de leurs accords de financement respectifs avec la BAD pour l’exécution de l’étude, avant le 15 décembre 2016.
  5. L’Équipe en charge de la réalisation de l’étude se réunira du 28 au 30 novembre 2016à Abidjan en vue de proposer les calendriers spécifiques de la mise en œuvre des études et des travaux.
  6. Chaque pays doit déterminer le tracé de l’Autoroute traversant son territoire en recourant au mécanisme interne visant à s’attaquer aux problèmes environnementaux et sociaux locaux.
  7. Les États membres qui entreprennent les études de faisabilité sur des sections de l’Autoroute sont invités à fournir des renseignements sur ces études visant à garantir une synergie avec la prochaine étude financée par la BAD et à éviter la duplication des efforts.
  8. La réunion recommande vivement à la Banque d’utiliser une procédure d’appel d’offres restreinte pour le recrutement des consultants chargés de réaliser l’étude sur la construction de l’Autoroute.
  9. 11. Enfin, la réunion du Comité de pilotage a exprimé sa profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA,Président de la République de Côte d’Ivoire pour l’accueil chaleureux et l’authentique hospitalité africaine qui leur ont été réservés pendant leur séjour à Abidjan. Les ministres ont également exprimé leurs félicitations au Gouvernement et au peuple de Côte d’Ivoire pour l’organisation réussie de la réunion.

Fait à Abidjan, le 04 novembre 2016

Pour le Comité de pilotage

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Visite de la présidente de la conférence des chefs et de gouvernement de la Cedeao en Guinée Bissau : Ellen Johnson Sirleaf suit la recommandation de ses pairs

novembre 9, 2016

COMMUNIQUE FINAL

Suite au briefing de la Conférence des Chefs  d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO par S.E. Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée sur le récent Accord signé par toutes les parties prenantes de la Guinée Bissau, le 14 octobre, 2016 à Conakry, Guinée, en marge du Sommet sur la sécurité maritime tenu à Lomé, Togo, le 15 octobre 2016, la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO a chargé Son Excellence Madame Ellen Johnson Sirleaf, Présidente de la République du Liberia et Présidente de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO de veiller de toute urgence, avec les parties prenantes de Guinée Bissau, au suivi de la mise en œuvre de l’Accord signé.

Faisant suite à cette décision, la Présidente s’est rendue en Guinée Bissau le 5 novembre, 2016 pour des consultations plus poussées avec les principaux acteurs de la mise en œuvre de cet accord en 10 points signés à Conakry, Guinée. Son Excellence Madame Ellen Johnson Sirleaf était accompagnée du Ministre des Affaires Etrangères du Liberia, Madame Marjon V. Kamara, du Représentant du Médiateur de la CEDEAO, Mr. Yousouf Kiridi Bangoura, Ministre  d’Etat et Secrétaire Général de la Présidence de Guinée, du Président de la Commission de la CEDEAO, S.E. Marcel A. de SOUZA et du  Commissaire aux Affaires politiques, Paix et Sécurité, Mme Halima Ahmed. Des représentants de la CEDEAO, de l’Union Africaine, des Nations Unies et de l’Union européenne ont également participé à la mission (P5). La mission a eu des consultations avec les différentes parties.

Les objectifs de la mission étaient :

  1. La nomination au plus tôt d’un Premier Ministre de consensus, avec pour mandat la formation d’un gouvernement inclusif d’unité nationale;
  2. La reprise au plus tôt des activités parlementaires normales en vue de l’examen et de l’approbation du programme proposé par le gouvernement nouvellement mis en place ;
  3. L’organisation d’une table ronde de dialogue national pour discuter du ‘Pacte de Stabilité’ visant à articuler les réformes constitutionnelles et institutionnelles clés avant les élections législatives 2018.

Après consultations avec le Président de la République de Guinée Bissau, S.E. Jose Mario Vaz et les représentants des  principaux acteurs clés, notamment, le PAIGC et les 15 députés «dissidents», le PRS, le Président de l’Assemblée Nationale Populaire et le Premier Ministre, la mission a noté que les points suivants peuvent constituer un moyen de débloquer la situation et ouvrir la voie à une mise en œuvre rapide de l’Accord en 10 points de Conakry, ce qui permettrait d’alléger les souffrances du peuple de Guinée Bissau:

  1. Que les principaux acteurs réaffirment leur engagement à respecter l’Accord de Conakry;
  2. Encourager les acteurs à accélérer la réintégration des 15 députés «dissidents’ au sein du PAIGC, conformément à l’Accord de Conakry;
  3. La nomination, sans délai, par le Président de la République d’un Premier Ministre de consensus jouissant de sa confiance;
  4. La formation d’un gouvernement inclusif tenant compte de la représentation parlementaire des partis politiques;
  5. La convocation des sessions parlementaires le plus tôt possible;
  6. L’organisation d’une table ronde de dialogue national pour discuter du ‘Pacte de Stabilité’ visant à articuler les réformes constitutionnelles et institutionnelles clés avant les élections législatives 2018 (comme stipulé dans l’Accord de Conakry).

La mission de haut niveau de la CEDEAO exhorte toutes les parties prenantes de Guinée Bissau à respecter l’Accord de Conakry. Enfin, la Présidente de la Conférence des Chefs d’Etat de Gouvernement remercie le Gouvernement et le peuple de Guinée pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, ainsi qu’aux membres de sa délégation, et pour toutes les facilités mises à leur disposition.

Fait à Bissau, le 5 novembre 2016

Signé:

Son Excellence Madame Ellen Johnson Sirleaf 

Présidente de la République du Liberia et Présidente en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO

 

 

S.E. Jose Mario Vaz 

Président de la République de Guinée Bissau

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Abraham Zinzindohoué sur les questions de multipartisme : Les quatre critères qui définissent un parti politique

novembre 7, 2016

L’émission ‘Questions actuelles’’ de Capp Fm, a reçu le vendredi 04 novembre 2016, l’ancien Ministre Abraham Zizindohoué. Il a porté sa réflexion sur le multipartisme au Bénin tout en abordant liés à une alliance de partis politiques dans un Etat démocratique.

L’ancien Ministre Abraham Zinzindohoué est l’auteur du livre ‘’Réflexions sur le multipartisme au Bénin et son impact sur le développement’’, à partir duquel il  a abordé les problèmes liés aux partis politiques au Bénin. L’univers politique béninois ne respecte pas certaines normes ; ce qui fait de certains partis de simples regroupements plus ou moins existants. Pour l’invité de Capp Fm, quatre importants critères pourraient définir un parti politique. Il faut noter à cet effet, le  critère de continuité, le critère de survie du parti, le critère de la conquête du pouvoir et son exercice, et enfin le critère de recherches de soutien populaire. Pour Abraham Zinzindohoué, le multipartisme intégral qui a pour vocation de mettre ensemble tous les partis politiques ensemble, est un danger. « Ce n’est pas une vie partisane », a-t-il confié. Par ailleurs, la création de partis politiques au Bénin, à l’appréciation de l’ancien Ministre, est un moyen de se chercher de poste. Parlant du financement des partis politiques, il confie que cela paraît très important pour leur survie. « L’activité politique ne se fait pas sans moyen et c’est de là que vient la question de cotisation », fait-il savoir. Pour lui, les textes existent pour la cotisation. Mais les militants ne se manifestent pas et laissant cette charge à une seule personne, ce qui fait de cette dernière le pion et leader du parti politique. Il reprécise que dans un pays où la vie politique n’est pas  financée  il y a du scandale. Il donne à ce point l’exemple de la France. Il reconnaît, en outre le bien fondé du projet de système partisan annoncé par le Président Patrice Talon. Le journaliste curieux, a posé la question de savoir pourquoi, souvent au Bénin, les partis politiques ne remportent pas les élections. Abraham Zinzindohoué a fait savoir que d’abord entre les partis politiques il y aune guerre généralisée. A son souhait, il faut que les différents partis politiques se fondent en un grand parti politique. Selon lui, ce n’est qu’à seul prix que le Bénin puisse connaître un réel développement.

Joseph-Martin Hounkpè

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