Succès d’un procès

7 novembre 2016 par  

Fin de procès tout aussi épique qu’équivoque que celui qui porte le nom du président de la Socité CAJAF -COMON dans une affaire de colis suspect retrouvé dans un de ses conteneurs  de gésiers en provenance du Brésil.

Tout a commencé par une enquête médiatisée par un officier  de l’unité mixte du port (1) pour observer un intermède par la garde à vue du Président de la société et ses employés (2) et un procès retentissant au succès évident qui laisse un entrefilet d’ombres (3).

  1. Une enquête médiatisée

L’enquête menée par l’unité mixte du Port  a permis de découvrir un colis suspect. Une enquête menée sans discrétion et en méconnaissance des principes en la matière. Agitations, bavardages,  médiatisation de toutes les étapes de l’enquête, bref, c’est un scénario digne de roman pour enfants de la maternelle.Le professionnalisme de l’enquête préliminaire est quasi inexistant. Ce qui a donné lieu à une salade abondamment pimentée de déclarations incohérentes. C’est une des pires  enquêtes  menées par un officier dans l’histoire récente de notre vie judiciaire. Ce qui a induit une garde à vue,la  plus longue  pour des prévenus dont le plus  médiatisé aura été Sébastien Ajavon.

  1. La garde à vue : lieu de pèlerinage

La garde à vue du prévenu extraordinaire, Sébastien Ajavon a donné lieu à un  pèlerinage de partisans et sympathisants  de l’ex candidat à la présidentielle de mars 2016. Le ballet de personnalités politiques et des têtes couronnées a vite changé la bataille judiciaire en une bataille politique. Le délai de la garde à vue est respecté. Les huit  (08) jours  maximum ont été respectés.  Le Procureur de la République  a fait une apparition  pour signifier les charges telles qu’elle ressort de l’enquête menée supra.  Le droit à l’information du public a été respecté. Autre élément d’élégance judicaire, le silence du garde des sceaux. En effet,   c’est au procureur de la République revêtu du sceau de sa fonction d’éclairer l’opinion. Les moyens de la défense sont assurés. Les avocats ont eu accès à leur client. La presse libre a couvert tous les instants du processus. Les commentaires aussi, des plus insensés aux raisonnables. Tout y est…pour que commence  ce procès qui s’est soldé par un succès.

  1. Un succès retentissant avec un entrefilet d’ombres

Le Procureur de la République  avec une feinte de corps juridique habile et technique  a dégagé la balle dans le camp du tribunal par la formule de  » la comparution immédiate « . Ce qui signifiequ’il a eu au préalable de charge qu’il convient de démontrer ou de démonter. Le collège d’avocats de Sébastien Ajavon a  tenté avec succès à démonter l’argumentaire du ministère  public. La révélation de la défense, c’est bien le jeune avocat Alain Orounla, devenu l’instant d’un procès, la vedette et l’attraction des médias internationaux. Le  procédurier Alain Orounla introduit le prétoire dans le droit maritime avec ses envolées lyriques dont il  est le seul à avoir le secret.  Le tribunal après avoir écouté et confronté les versions a conclu à l’insuffisance des preuves et au doute épais qui a émaillé l’enquête préliminaire.

En somme, le procès a été un succès. Toutefois, un entrefilet d’ombres existe. D’où vient le sachet bleu de 18 kilogrammes de  » Cocaïne pure  » ? Qui a changé les scellés des conteneurs ?   La phase judiciaire est terminée.  La phase politique gronde avec des nuages qui s’amoncellent à l’horizon.

Herbert-Tauyé HOUNGNIBO

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