Dossier Icc-Services : L’opposition demande aussi à Yayi de rembourser
28 juillet 2010 par richard
L’opposition incarnée par l’union fait la Nation a dénoncé hier mardi 27 juillet à son siège, une tentative de noyade du dossier Icc-Services par le pouvoir Exécutif. Le dossier devrait être géré par la justice dans l’indépendance totale recommande-t-elle pour que les spoliés rentrent rapidement en possession de leur argent.
Le Président de l’Union fait la nation parlant au nom de ses pairs à cette conférence de presse a fait savoir que c’est le rapprochement des membres du gouvernement des responsables de Icc-Services qui a induit les Béninois en erreur. Mieux, des ministres à la réception des dons de ces responsables de Icc ont déclaré que ce sont des gens de bonne volonté, des exemples. Cela a laissé croire que les responsables Icc-Services avaient les agréments pour les placements qu’ils faisaient. A travers cela, le gouvernement est entièrement responsable de la catastrophe de Icc-Services et ne peut pas s’y soustraire. Il ne doit pas non plus laisser croire que tout le monde est responsable. Ils peuvent le dire aujourd’hui parce qu’ils ont pris le temps de faire des enquêtes avant de réagir après la sortie d’apaisement du candidat de l’Union fait la Nation Me Adrien Houngbédji il y a quelques jours.
C’est le laxisme, le clientélisme et la mobilisation permanente et tous azimuts au profit de la réélection du Chef de l’Etat actuel qui a conduit au scandale de Icc-Services a dit M. Bruno Amoussou. Il s’agit de l’éclatement d’un dossier qui détruit la cohésion nationale et met à mal les valeurs d’intégrité. Et c’est parce que l’Union fait la nation a perçu très tôt le visage du tremblement de terre qu’il n’a pas réagi dans la marmaille des réactions. L’enquête conduite minutieusement a permis de démasquer les vrais acteurs. Cela leur a permis de reconstituer l’immense scandale politico financier. Ce sont d’ailleurs les grandes lignes qui ont été présentées par le Vice président de l’Union fait la nation Me Adrien Houngbédji le 16 juillet 2010. Mais cela a suscité l’émoi chez ceux qui se faisaient passer pour des sauveurs des spoliés. Pour M. Bruno Amoussou, les politiciens de la mouvance organisent depuis l’éclatement du dossier des mises en scène pour amuser le public. Dans une complaisance notoire, on laisse même des religieux éhontés qui ont permis au système de spolier les béninois venir parler. D’autres posent des actes tendant à obstruer les pistes devant conduire à la manifestation de vérité. Mais avec toutes ces manigances le pouvoir exécutif ne peut pas se laver de l’eau puante pourtant indélébile qui vient de l’éclabousser. « Même les vociférations des mercenaires politiques ne peuvent pas enlever ce scandale de la tête des Béninois avant les élections de 2011» a précisé Bruno Amoussou. Car, c’est la promotion de l’image des responsables de Icc-Services par les membres du gouvernement et l’audience présidentielle qui ont fait que plusieurs Béninois ont succombé au placement illégal qui a tourné court. Pendant les cérémonies de réception d’ouvrages offerts par les responsables de Icc-Services, les autorités de l’Etat présentent ces derniers comme des citoyens modèles à suivre. Voilà pourquoi le gouvernement peine selon M. Amoussou à bien gérer le dossier.
Voies illégales
Pour la gestion de ce dossier, l’union fait la nation dénonce les méthodes qu’utilise actuellement le gouvernement. Elle qualifie cela de voies illégales. Car l’arrestation du ministre de l’intérieur contre les textes de la République, était bien un montage pour permettre après au procureur de le relâcher. Dans le même temps, on organise un tapage autour de la demande de saisine de la Haute Cour de justice. Mais le parlement n’entend pas recevoir un dossier parcellaire. Il faut que le chef de l’Etat complète les ministres impliqués dans l’affaire de la Sonapra et de la Cen-sad pour que le dossier soit complet a dit Bruno Amoussou. Il a fait constater que pendant que l’on n’associe pas la société civile au processus d’enquête, il y a une tendance pour que les responsables des placements brûlent les documents authentiques afin que l’on ne puisse pas connaître la vérité. Tout ce qui se passe ne peut pas conduire à voir clair dans le dossier pense M. Amoussou. Il a ironisé en disant que pour enterrer une affaire, il faut la confier à une commission. Mais dans le présent dossier, le gouvernement en a créé plusieurs autres afin qu’on ne connaisse pas la fin avant les élections de 2011. Et le candidat à sa propre succession viendra saupoudrer les petits épargnants comme s’il leur faisait du bien. Le recensement actuel ne peut pas permettre d’évaluer le préjudice selon Amoussou alors que l’Un est préoccupée par la récupération des dépôts.
Et pour vite y arriver, l’union fait la Nation demande que le Chef de l’Etat lui-même rembourse la valeur des objets de propagandes réalisés à son effigie, que les montants des cargaisons de vin soient remboursés de même que les frais engagés dans les différents meetings et marches organisées par les fonds de Icc-Services. «Il faut cela avant les décisions de justice » réclament les responsables de l’un. Les fonds importants de Icc-Services qui ont été stockés pour servir à la campagne électorale doivent aussi revenir. Pour les responsables de l’Un, tous les receleurs doivent rembourser à Icc-Services les butins pour permettre de donner satisfaction aux victimes.
Enfin, il faut que la commission judiciaire soit dotée de tous les moyens et de la liberté requise pour faire son travail en toute indépendance pour la manifestation de la vérité, recommande M. Bruno Amoussou. Voilà les préoccupations exprimées par les ténors de l’opposition presque au complet hier à leur siège à cotonou.
Guy Constant Ehoumi




Commentaires
Feel free to leave a comment...
and oh, if you want a pic to show with your comment, go get a gravatar!