La vie en prison

27 juillet 2010 par richard 

Le médiateur de la République est sorti de sa tour du manoir du soleil levant de Porto-Novo pour visiter les prisons d’Abomey, de Lokossa et de Ouidah. Visite accompagnée de la presse. Le monde carcéral est un monde à part.  Nos confrères qui ont fait le déplacement sont revenus avec des témoignages qui nous obligent à mettre sous-main la douloureuse affaire d’escroquerie ICC pour pencher un tant soit peu sur les conditions de détention de nos compatriotes qui ont choisi de se mettre en marge des NORMES.
 Oisiveté, surpeuplement, détention de mineurs, longue détention préventive sans jugement, longue instruction de dossiers , vétusté des établissements carcéraux, mauvaise hygiène, manque de personnel admnistratif, prisonniers atteints de troubles psychologiques, voilà le tableau peint par notre confrère Fortuné Agueh de l’Autre Quotidien. Comment  sortir de cet univers sans foi ni loi ? La question préoccupe le médiateur de la République. En fait, il s’agit d’une question de préoccupation nationale. Le Médiateur de la République fait bien d’appeler l’attention de l’opinion publique sur les graves dyfonctionnements de notre dispositif carcéral. On doit le souligner.
 Comment sortir du cercle vicieux ? La question est aujourd’hui d’actualité. La société se métarmorphose. Les délits et les crimes qui se sont multipliés dans notre pays ont besoin d’être sanctionnés. Comment offrir aux délinquants des conditions qui ne les déshumanisent pas ? C’est la grande problématique de l’équation carcérale au Bénin. Nous avons aujourd’hui des prisons  qui constituent des nids d’apprentissage de la corruption crapuleuse et de la criminalité au grand dégré.  Comment faire de nos prisons des centres de redressement éducatif mais aussi le terreau où pourrait pousser de nouvelles vies ?
 Il vaut mieux prévenir que guérir. Le sage n’a pas tort. Quelle que soit l’éducation à admnistrer , il y a aura toujours des esprits portés vers le non droit. Voilà pourquoi la construction de prisons est nécessaiare. On peut expérimenter des, formes de prison. Par exemple, la prison à domicile. Le délinquant est surveille grâce à une médaile qu’il porte. Il ne peut pas quitter un rayon donné. Cela peut être envisagé pour les prisonniers de luxe…C’est une préoccupation qu’il convient de confier aux criminologues.
 C’est un suejt assez importanat qui nécessite une étude sérieuse à partir de grandes orientations de la peine à infliger aux différentes catégories de délinquants. Cela suppose une architecture appropriée, un aménagement qui intègre les aspects de santé, d’environnement, bref c’est un vaste chantier  qui exclut l’agitation, la prévention. Il nous faut réinventer notre façon culturelle de réprimer la petite délainquance. Quant à la criminalité féroce, il n’y aucune honte à ne pas faire comme les Etats-Unis ; la chaise électrique pour les criminels de grands chemins. N’en déplaise aux adeptes de l’abolution de la peine de mort.
 En somme, la vie carcérale  au Bénin est  impropre à la dignité humaine. Elle fait le nid d’une autre forme de délinquance plus pernicieuse. Un sursuat national est impérieux pour bâtir l’avenir de nos prisons.

Herbert Houngnibo

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