Polémique autour du statut juridique du Padme : Le rapport du cabinet Deloitte qui met en difficulté le gouvernement

avril 29, 2009

Le Cabinet d’expertise Deloitte représenté au Bénin par l’Associé gérant Marc Wabi a préféré faire parler son professionnalisme que de se compromette dans le dossier Padme. Le rapport qui a sanctionné les travaux d’audit juridique qu’il a mené au niveau du Padme, conformément à l’offre de service de mars 2008, montre tout simplement que le gouvernement du Dr Boni Yayi n’était pas sur le droit chemin.
La mission confiée au Cabinet Deloitte n’avait pas pour objectif l’évaluation de l’actif et du passif du Padme et encore moins l’efficacité des organes de l’association. Cette mission avait à analyser la validité des textes utilisés, les contours juridiques, la solidité et la fiabilité du processus qui a conduit à la désignation des membres de l’Assemblée générale de l’association Padme, de vérifier la légitimité et la validité des mandats des membres de chacune des assemblées générales, de donner une opinion juridique sur les modalités de transfert des actifs et passifs et enfin de déterminer la position de l’Etat dans le processus de passage de la phase projet à celle d’association puis de la phase association à la phase société anonyme. Pour les responsables du Cabinet Deloitte, il est important de mentionner que le Padme est engagé dans un processus qui nécessite une grande vigilance en matière juridique. A ce jour d’ailleurs et par rapport à sa mission et aux travaux effectués, il ressort de l’avis du Cabinet Deloitte que le Padme est en train d’accomplir convenablement sa transformation.

 

« Les actif et passif transférés lors du passage de la phase projet à la phase association l’ont été conformément à la convention signée entre les parties et les modalités mentionnées ont été de droit et respectées », a noté le rapport du Cabinet Deloitte. Quant au projet de transfert des actif et passif lors du passage de la phase association à la phase société anonyme, il convient de noter avec le Cabinet Deloitte que les modalités n’ont certes pas encore été validées mais sont en l’état acceptables.

 

Pour le Cabinet Deloitte, le recours à la création d’une Société anonyme (SA) par l’Association  Padme lui permettra de subsister à la création de la société. L’association peut, en tant que personne morale disposant de la personnalité juridique propre et de l’autonomie financière, participer à la nouvelle société en tant qu’actionnaire. Et la transformation institutionnelle du Padme devrait en conséquence conduire à la création d’une société anonyme qui ne met pas fin à l’existence de l’association. En effet, le plan en définitive validé par les membres de l’association Padme est de mettre en place la Société anonyme sans dissoudre l’Association…Dans le cadre du processus d’évolution institutionnelle envisagée, il apparaît, selon le Cabinet Deloitte, que la présence de l’Etat peut constituer un facteur bloquant. « Certes la mise sur pied de l’association Padme a nécessité le transfert à l’Association des actif et passif du projet d’appui au développement des micro entreprises (Padme) par l’effet d’une convention signée entre l’Etat (représenté par le ministère des finances et de l’économie) et l’Association (représentée par le président de son bureau exécutif) en septembre 1999.

 

Toutefois, au terme de l’article 5.1 intitulé «Propriété-Jouissance» il est indiqué que l’association aura la propriété et la jouissance des biens corporels et incorporels, et de l’ensemble des actifs apportés à compter du jour de la signature des présentes », a indiqué le rapport du Cabinet Deloitte qui a d’ailleurs conclu que l’Association Padme est propriétaire des biens à elle transférés et peut ainsi en disposer librement. « Les contrôles et interventions de l’Etat ne se feront donc pas sur la base de sa qualité de donateur mais sur la base d’autres textes tels   que la convention N°1652/MFE/DC/MICROFIN relative à l’autorisation d’exercice », a souligné le même rapport qui poursuit en faisant remarquer que l’Etat est membre de l’Assemblée générale au même titre que les autres membres.

 

« Pour ce qui concerne les actes que poserait l’association en sa qualité d’actionnaire, seul le bureau exécutif de l’association ou l’Assemblée générale serait habilité à prendre les décisions concernant la marche de la société à créer et notamment par la désignation de ses représentants au Conseil d’administration de la société » a mentionné le rapport. Ces observations qui sont claires comme l’eau de roche ne font qu’embourber le gouvernement qui s’est engagé dans un bras de fer depuis des années avec les anciens responsables du Padme. Aujourd’hui en tout cas, chacun croise les doigts et attend ce que fera la justice qui projette de vider définitivement le dossier Padme le 4 juin prochain.

 

Affissou Anonrin

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Faible utilisation des passages supérieurs de Cotonou : Le gouvernement n’a pas répondu à la priorité des populations

avril 29, 2009

Les populations de Cotonou n’utilisent pas vraiment les passages supérieurs  construits sur l’avenue Steinmetz et au carrefour Houéyiho. Ces riverains préfèrent passer sur les voies habituelles. Ce qui démontre que la réalisation du gouvernement ne répond pas à une priorité des populations de la ville. C’est du moins l’impression que donnent les populations à qui on a réalisé ces ouvrages.
Le gouvernement du changement est passé à côté dans sa réalisation précipitée des passages supérieurs de l’avenue Steinmetz et du carrefour Houéyiho à Cotonou. Ces infrastructures réalisées à coup de milliards ne sont pas  utilisées réellement par les populations. Ces dernières continuent de passer sur les voies habituelles, abandonnant les passages supérieurs. Ce comportement des populations prouve qu’elles n’avaient pas besoin en urgence de ces constructions réalisées par le gouvernement du changement. Ce n’est pas leur priorité actuellement. Une petite descente sur le terrain montre que les populations veulent plutôt qu’on règle les problèmes d’eau qui stagne sur les voies  et dans les maisons pendant les saisons des pluies et durent des mois. Elles veulent aussi qu’on leur répare les voies qui mènent chez eux dans les quartiers et qui sont totalement dégradées.

Certains n’ont pas été tendres vis-à-vis du gouvernement par rapport au rechargement des voies bitumées de Cotonou qui ressemble à leurs yeux à un gâchis, parce qu’elles ne comprennent pas. Elles se demandent pourquoi le gouvernement refuse de transférer les moyens à la Commune de Cotonou pour réparer les voies des quartiers qui sont totalement dégradées. La construction des passages supérieurs n’a été demandée à personne et si le gouvernement les avait consultées avant d’agir, elles lui auraient déconseillé de faire maintenant les passages supérieurs. On comprend alors pourquoi le gouvernement précédent n’en avait pas fait une priorité. Certainement que cela ne répondait pas à la préoccupation pressante des populations.  Voilà qui pose un problème de la gestion participative des affaires de l’Etat, où les populations doivent être associées aux choix des options de développement que doit faire le gouvernement. L’Exécutif doit désormais en tenir compte parce que les bailleurs de fonds ne seront pas du tout contents et prêts à continuer de financer ce qui ne contribue pas à la réduction de la pauvreté ou à l’amélioration des conditions de vie des populations.

 

Guy Constant Ehoumi

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Commune de Malanville : Des jeunes Fcbe saccagent la mairie à l’instigation d’un ministre

avril 29, 2009

La commune de Malanville était en ébullition hier. Des jeunes qui seraient de la grande famille des Forces cauris pour un Bénin émergent sont allés saccager les locaux de la commune. Les motivations réelles de cet acte d’incivisme restent pour l’instant à déterminer clairement.
Dans la matinée d’hier, un groupe de jeunes qui se réclameraient de la grande famille des Forces cauris pour un Bénin émergent a pris d’assaut la mairie de Malanville. Ces jeunes, dans leur fougue, ont fait de nombreuses casses et ont contraint les agents de la mairie à vider les lieux. En l’absence du maire et de ses adjoints tous en mission, les manifestants ont contraint les travailleurs de la mairie à évacuer leurs bureaux. Les agents qui ont opposé une résistance ont été simplement bastonnés. « Nous avons une seule exigence, que le maire démissionne de la tête de la commune », a laissé entendre un des manifestants. Ainsi, durant toute la journée, ils ont été les locataires des lieux, interdisant l’accès à toute personne.

 

Selon des témoignages, ces assaillants seraient venus principalement des arrondissements de Garou et de Madékali. Ils se disent prêts à occuper les lieux autant de jours qu’il faudra jusqu’à ce que Bako Issaka démissionne et qu’un nouveau maire soit élu. « S’il faut nous tuer, nous sommes tous prêts à mourir », a affirmé un autre. Il faut rappeler que le conseil communal de Malanville compte 25 conseillers dont 14 de la liste FCBE et 11 du G13. Les manifestants estiment que malgré leur supériorité numérique, les élus FCBE n’ont pas d’influence sur les décisions du conseil, le maire étant du G13. Cette manifestation vise donc à affaiblir le G13 et renforcer les FCBE au sein du conseil de Malanville, fief par excellence du G13. Ce qui parait curieux c’est que ces jeunes ont posé leurs actes en toute impunité. Ils n’ont eu aucune réaction en face. On se demande alors dans quel régime on se trouve si des citoyens peuvent se lever et semer la terreur sans la moindre réaction des forces publiques. Plus grave, les recoupements faits révèlent qu’ils auraient agi avec le soutien d’un ministre de Yayi qui serait en faite l’instigateur de ces actes de vandalisme dont l’objectif est de faire partir par la force un maire élu. On est dans quelle république?

 

Boniface Biaou

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Commune de Sô-Ava : La brigade de recherche de Cotonou aux trousses de 16 militants Prd

avril 29, 2009

Après les échauffourées du vendredi 17 avril à Sô-Ava suite à l’installation controversées  des cinq conseils de villages qui restent dans l’arrondissement de Vekky, la brigade de recherche de Cotonou a délivré 16 convocations aux militants Prd. Déjà, les responsables du Parti arc-en-ciel voient à travers cet acte, une manœuvre d’intimidation politique.
16 militants Prd de Sô-Ava sont dans l’œil du cyclone du pouvoir. C’est la brigade de recherche de Cotonou qui est sollicitée pour épingler partout où besoin sera ces  16 militants Prd mis à l’index. A la réception des convocations qui ont été délivrées contre eux, certains militants se sont demandés pourquoi c’est la brigade de recherche de Cotonou qui les interpelle directement alors qu’il y a une brigade à Sô-Ava. Selon des indiscrétions, la cause de cette interpellation remonte aux évènements du 17 Avril dernier où les populations ont mis à sac le secrétariat de la mairie suite à l’installation controversée des cinq conseils villageois restant sur les 12 que compte l’arrondissement de Vekky. Cette installation s’est soldée par un affrontement violent. La tension a monté d’un cran ce vendredi 17 avril 2009 entre les militants Prd et Fcbe. A l’issue des échauffourées, la commune a enregistré une fois encore d’autres blessés dont un militant Prd tombé en syncope et récupéré dans un état comateux au Chnu après qu’il ait fait le tour des hôpitaux de Zinvié et de Calavi en vain. De sources dignes de foi, on apprend que le maire de la commune lacustre, M.  Onitchango aurait convoqué les élus locaux des cinq villages de l’arrondissement de Vekky dont l’installation a été recalée par le préfet suite aux nombreuses plaintes et grognes des populations. A-t-il reçu l’aval de la hiérarchie ? On ne saurait le dire. Toujours est-il que  sur les lieux, les élus Prd ont décidé de faire le vote à main levée ou de s’aligner derrière leur candidat parce qu’ils  sont numériquement majoritaires et redoutent toute manipulation des résultats au regard des précédents graves enregistrés dans la commune. Toutes les fois qu’il a été question d’installation, du moins pour ce qui concerne la grande partie du choix des chefs de village, le Prd est sorti perdant sur toute la ligne malgré sa majorité dans bon nombre de villages.  Pour les dernières installations, la commission en charge de l’organisation des opérations s’est opposée à ce mode d’élection à main levée proposé par les élus Prd. Les conseillers Prd ont donc décidé d’aller aux élections en montant une garde anti-fraude dans la salle. De sources dignes de foi, les organisateurs de l’élection, dont le maire Onitchango, se sont arrangés pour faire passer d’abord les trois conseillers Prd sur cinq d’un village de Vekky.  L’un des deux conseillers Fcbe a tenté de substituer  les bulletins de vote des Prd. Il aurait été pris la main dans le sac. C’est de là que la bagarre a éclaté.

 

Tobi P. Ahlonsou

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Après un long séjour en France : Boni Yayi rentre ce jour sans rencontrer Sarkozy

avril 29, 2009

yayi-sarkozyLe Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi rentre ce jour au bercail après son long séjour en France. C’est du moins ce que renseignent des sources proches du Palais de la Marina. Malheureusement, il n’aura pas rencontré en tête-à-tête à l’Elysée le président français Nicolas Sarkozy.
Le président de la République, le Dr Boni Yayi rentre déçu de la France. Malgré toute la diplomatie mise en œuvre, il n’a pas pu rencontrer en tête-à-tête son homologue français Nicolas Sarkozy avec qui il devrait discuter des questions liées à la coopération franco-béninoise. Cette rencontre annoncée à grand renfort de publicité ici à Cotonou aurait été annulée par l’Elysée. Pour les uns et les autres, c’est à croire que rien n’a été fait par le diplomate béninois Albert Agossou en poste à Paris pour que ce rendez-vous entre Boni Yayi et Nicolas Sarkozy ait lieu. C’est d’ailleurs l’impression qu’a eu le président Boni Yayi lui-même qui n’aurait pas manqué de déverser sa colère sur l’Ambassadeur du Bénin près la France.
En dehors du rendez-vous mal négocié avec Sarkozy, le président Boni Yayi aurait connu le même sort avec le Président Directeur Général d’une très grande société française de télécommunication. Arrivé au lieu de rendez-vous à l’heure, le Pdg dont il s’agit n’aurait pas aimé qu’on le fasse attendre longtemps. Il aurait alors vidé les lieux. Ce n’est que le lendemain qu’il a envoyé le représentant Afrique de son entreprise. Mais hélas ! Il n’y avait plus rien de concret à négocier. Les meubles ont été en partie sauvés avec cette rencontre entre le président Boni Yayi et l’ancien président français Jacques Chirac et ce match de football auquel le premier magistrat du Bénin a  assisté aux côtés de Nicolas Sarkozy. Mais hélas, le lieu et le moment n’étaient pas indiqués pour discuter de choses sérieuses.

A en croire certaines sources, ces rendez-vous de sauvetage ont été obtenus grâce au dynamisme d’un conseiller à la présidence de la République qui connaît mieux les milieux français. Selon des indiscrétions, en dehors des failles liées à la préparation de la visite, l’ombre de Gbadamassi aurait terni le séjour français du chantre du changement.

 

Affissou Anonrin

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Présence de la grippe porcine dans les pays du Nord Le gouvernement béninois a intérêt à prévenir contre le danger

avril 29, 2009

On n’a jamais imaginé il y a quelques années, que la grippe aviaire pourrait passer les frontières du Nord au Sud pour se retrouver au Bénin. La transhumance s’est rapidement opérée, et, notre pays a malheureusement connu ses moments de présence du virus H5N1 dans certaines localités. On avait vite apprécié les choses en les justifiant par la présence de la grippe aviaire dans certains Etats du voisin de l’Est. Mais à présent qu’il s’agit de la grippe porcine, vu que beaucoup de béninois apprécient la viande de porc, et que celle-ci peut être exportée dans notre pays aux travers des mailles frauduleuses, vu que le Bénin constitue un pays de transit pour beaucoup de passagers des vols venant du Nord via l’aéroport Roissy-Charles de Gaules de Paris, il incombe au gouvernement béninois de prendre des mesures préventives.

 

En France, avec 4 cas suspects détectés notamment dans trois régions du Nord et 1 en région parisienne, l’appel a été lancé à la prudence. Les Etats-Unis, avec 20 cas enregistrés dans cinq Etats dont le récent dans celui d’Ohio, selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies (Cdc), font des pieds et des mains pour éviter la propagation du mal. A Tokyo, l’aéroport Narita a été équipé  de façon à mesurer la température de tout passager venant du Mexique.

 

Et parlant du Mexique où il a été enregistré 81 décès et 1300 personnes contaminées par le virus A/H1N1, la mise en quarantaine des porcs a démarré. Si on parle de mise en observation des passagers fiévreux  dans certains pays comme la France, l’Espagne, la Nouvelle-Zélande et l’Israël, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) qui parle «d’urgence de santé publique internationale», a déjà tiré sur la sonnette d’alarme. Le monde étant devenu planétaire, les échanges se faisant plus rapidement et les hommes se déplaçant plus souvent d’un continent à l’autre, l’urgence est justifiée. Au Bénin, le gouvernement est averti de ce que la grippe porcine peut atterrir sur son  territoire par personnes interposées, même si comme d’habitude, on trouve le vilain plaisir d’écarter l’éventualité d’exportations frauduleuses de la viande porcine. Vigilance et rigueur strictes aux frontières doivent être les règles  de contrôle du trafic humain des Etats du Nord vers le Bénin.

 

La sensibilisation doit être également envisagée en direction des populations qui, elles, doivent collaborer avec les institutions d’élevage spécialisées pour signaler des décès porcins. Enfin, le ministère de l’agriculture de l’élevage et de la pêche doit déployer, en collaboration avec le ministère de la santé et celui de l’intérieur, des actions préventives pour éviter la panique et éloigner au maximum le danger.

 

Denis Magnidet

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Bazil et le masque sacré » au Ccf : Vers une promotion des dessins animés au Bénin

avril 29, 2009

Afrique Arts Toons, une association de production de dessins animés, a donné dans la soirée d’hier une projection de dessins animés « Anna, Bazil et le masque sacré ». C’était à l’auditorium du Centre culturel français de Cotonou.
Promouvoir les dessins animés au Bénin. Tel est l’objectif de «Afrique Arts Toons», une association de production de dessins animés, portée sur les fonts baptismaux en 2007 et qui compte actuellement en son sein une dizaine de béninois dessinateurs, comédiens, littéraires et artistes musiciens. Hier, cette association a fait plaisir aux cinéphiles béninois de Cotonou, notamment les enfants à travers le titre « Anna, Bazil et le masque sacré ».

 

Ce film est la première production et le tout premier dessin animé entièrement réalisé au Bénin. L’intrigue « d’Anna, Bazil et le masque sacré » est ficelée en trois (03) épisodes autour d’un masque Guèlèdè qui a le pouvoir de faire tomber la pluie. Dans cette projection spéciale, il s’agissait de  l’aventure de Anna et Bazil, commencée à la gare de Kétou, une ville du Sud-Est du Bénin, où les deux jeunes débarquent pour des vacances qui vont se révéler mouvementées. Cette production du Centre de réalisation de matériel de communication coproduite par Ps/Cd-Bénin et Fafa, s’est déroulée en vingt minutes. Une rencontre avec l’équipe de réalisation a suivi cette projection. Ce fut en fait une rencontre qui vise à donner quelques éclaircissements sur la production, un film autour du trafic d’objets d’arts sur fond de promotion touristique au Bénin.

 

Victorin Fassinou

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Vague de débrayages dans le secteur de l’éducation : Des indices pour corroborer les mauvais résultats de fin d’année

avril 29, 2009

Cinq semaines seulement séparent encore élèves et écoliers des examens de fin d’année, notamment le Certificat d’études primaires qui démarre le 08 juin 2009 au primaire.

Alors que tout était parti pour justifier la bonne évolution de l’année académique, une année scolaire sans grands mouvements de débrayage a-t-on dit, des manifestations de mécontentement sont actuellement notées de part et d’autre pour handicaper les espoirs. Dans la ligne de mire se trouvent l’Intersyndicale des enseignants contractuels de l’Etat qui, la semaine dernière, a marché sur le ministère des enseignements maternel et primaire à Porto-Novo, puis, la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb) qui observe depuis hier mardi, soixante douze (72) heures de grève. Les conséquences, comme il fallait s’y attendre, sont désastreuses vu que, les écoles primaires publiques sur toute l’étendue du territoire sont paralysées jusqu’à lundi prochain. Et ce n’est pas tout ! L’Intersyndicale des enseignants contractuels de l’Etat qui réclame aux comptes de ses syndiqués, le rétablissement de leur salaire suspendu depuis quatre (4) mois, n’entend pas baisser les bras, tant qu’il ne sera pas organisé des formations diplômantes à l’endroit des siens issus des promotions 2005, 2006, 2007 et 2008.

 

D’ailleurs dès lundi prochain, ils seront en grève, ont-ils indiqué pendant soixante douze (72) heures renouvelables chaque semaine. C’est dire que la crainte exprimée par la plupart des parents d’élèves se justifie par rapport à la catastrophe qui se prépare aux examens du 08 juin prochain. M. Maxime Hounvou, parent d’élève indique pour sa part qu’il ne faut pas s’attendre à un miracle comparativement aux résultats de l’année dernière. Mais ce n’est pas l’avis de Mme Jeanne Kpakpo commerçante, qui pense que le gouvernement écoutera à temps les enseignants afin d’éviter la catastrophe. Tout compte fait, l’horizon est trouble et, il urge que le ministre Félicien Zacharie des enseignements maternel et primaire fasse des pieds et des mains, pour satisfaire instamment les revendications de ces travailleurs. Le cas échéant, chacun tirera au moment opportun la leçon qui s’impose. Naturellement, ce sera aux comptes du gouvernement du Dr Boni Yayi.

Denis Magnidet

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avril 28, 2009

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Amélioration de la santé économique et financière du Bénin : Ce que disent les statistiques

avril 28, 2009

Qu’est-ce que le gouvernement du Dr Boni Yayi a fait en trois ans au plan économique et financier ? Le sujet suscite aujourd’hui la polémique. Si pour certains Béninois, rien n’a été fait, pour le ministre Soulé Mana Lawani, des progrès sensibles ont été enregistrés.
Au nombre des constats effectués sur le plan économique et budgétaire à l’avènement du pouvoir du Dr Boni Yayi, on peut citer entre autres, le faible niveau de la croissance économique qui a connu un ralentissement depuis 2001 (6,2 % en 2001 à 2,9 % en 2005), des difficultés de trésorerie publique causées par des contre performances économiques, l’accumulation d’importants arriérés de paiement intérieurs, des dysfonctionnements dans plusieurs secteurs d’activité économique et la nature très peu réconfortante des relations entre le Bénin et les partenaires techniques et financiers du fait du manque de volonté politique dans la mise en œuvre des réformes structurelle. D’importantes actions engagées ont permis de redonner espoir à toute la population et de gagner la confiance des partenaires techniques et financiers. C’est du moins ce que confirme le ministre Soulé Mana Lawani soutenu par son collègue Pascal Iréné Koupaki. Depuis 2006, ont-ils révélé, la tendance de l’activité économique s’est inversée avec une nette hausse malgré les chocs subis en 2008 du fait des crises alimentaire et énergétique. Le taux de croissance réel est passé de 2,9% en 2005 à 3,8% en 2006 ; 4,6% en 2007 et 5% en 2008. Cette tendance a été confirmée par la dernière mission du Fonds Monétaire International (FMI) qui a décerné un satisfecit au Bénin face aux performances de l’économie béninoise malgré les effets de la hausse des prix des produits alimentaire et des produits pétroliers. En trois années d’exercice du pouvoir, les actions phares réalisées dans le domaine économique et budgétaire ont permis de réaliser l’assainissement des finances publiques, d’améliorer de façon sensible les recettes et de maîtriser les dépenses de l’Etat. Au titre de l’assainissement des finances publiques, l’apurement des arriérés intérieurs de l’Etat qui s’élevaient à près de 200 milliards au début de l’année 2006, l’amélioration de la gestion des dépenses publiques par l’élaboration de la nomenclature des pièces justificatives des dépenses publiques et du répertoire des prix de références, la préparation d’un nouveau code des marchés publics qui a été voté par l’Assemblée nationale dans le but d’une plus grande transparence dans la passation des marchés publics, la reddition des comptes annuel de l’Etat… font partie des actions phares menées. Au titre de l’amélioration des recettes de l’Etat, les actions majeures réalisées sont : le renforcement des capacités humaines et matérielles des régies financières, la création d’un cadre de concertation entre l’administration fiscale et le secteur privé, l’amélioration de la gouvernance interne des régies à travers la lutte contre la fraude et le renforcement des corps de contrôle. Ainsi, les recettes budgétaires ont connu une évolution remarquable comme l’indique le tableau suivant.

Guy Constant Ehoumi

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