A vos marques….prêt …partez !
avril 8, 2010
Aujourd’hui, l’Union fait la Nation (UN) va désigner son candidata unique. Je ne suis pas, éditorialement parlant, proche du probable candidat. Nul doute, il pourrait être Adrien Houngbédji. A plus de dix ans de carrière dans le desk politique, je puis affirmer que je ne connais pas l’homme tant il n’est accessible qu’aux faiseurs de manchettes. L’alliance qui souhaite en faire son cheval de bataille a sans doute de motivations particulières. Le candidat unique de l’UN sera le Président du Parti du Renouveau Démocratique. Est-il prêt à être le candidat unique ? La question mérite d’être posée. Ceux qui sont proches de lui sont si sûrs de leur succès éventuel qu’ils prophétisent que ce sera comme une lettre à la poste. De l’intention affichée à la réalité du terrain, il y a un gros fossé que les » unes » des journaux auront du mal à combler.
Monsieur Adrien Houngbédji a des qualités unanimement reconnues. Il est un homme de paix. Cette qualité est remarquable car à plusieurs reprises, il a été associé à des tentatives » bizarres » qu’il a toujours gentiment refusées. En 2001 et en 2006, il a réaffirmé son attachement à la démocratie et à la tranquillité publique. Le Bénin a retrouvé la paix. En 2006, il a appelé à l’apaisement. Il a déjoué le complot des révisionnistes patentés qui lui suggéraient un plan B.
Aujourd’hui, son destin est entre les mains de ses compagnons. La désignation du candidat unique de l’UN marque le début de la pré campagne électorale présidentielle. Le candidat aura à rattraper un grand retard. Ses deux principaux adversaires ont une longueur d’avance sur lui. Je vaudrais nommer Abdoulaye Bio Tchané et Boni Yayi. Les deux hommes disposent déjà de cellules au niveau des arrondissements du pays. Le candidat unique de l’UN bénéficiera de la machine des partis qui composent l’alliance. Ces machines ne sont pas suffisamment huilées parce que non mis en ordre de bataille.
Les défis sont nombreux pour l’UN. Au plan de la communication politique, un énorme travail attend la cellule » parisienne » de l’UN. L’enjeu de la communication politique de la présidentielle de mars 2011, c’est la formulation du message de mobilisation sociale. Ce ne sont pas les stéréotypes du » venir de France » qui vont projeter dans l’opinion la nouvelle image du candidat naturel. Loin de la coupe aux lèvres, il ya bien des embûches qu’il convient de surmonter. Communiquer, ce n’est pas seulement obtenir la faveur des commerçants d’encre et d’image. C’est surtout se faire comprendre à travers un canal approprié. On ne peut aller à une bataille sans circonscrire l’adversaire, ses atouts, ses faiblesses. Le candidat naturel a deux adversaires : Bio Tchané et Boni Yayi. Ce qui est certain, l’adversaire le plus redoutable est bien Bio Tchané. Ce dernier pourra bénéficier de la machine redoutable du G13. Comment corriger l’image de régionaliste qui se colle de plus en plus (c’est un atout et une faiblesse) à l’UN ? A l’opposé, les personnalités d’horizon divers qui s’agglutinent autour de la candidature de Bio Tchané étoffent la candidature de ce dernier et renforcent sa stature. Il est dans l’intégration par parties.
Demain, fera-t-il beau sur le chemin ? Demain sera-t-il un jour nouveau avec le candidat naturel de l’UN ? Demain, tous les enfants chanteront-ils l’hymne national avec beaucoup d’entrain avec le candidat de l’UN ? Demain, l’unité nationale sera-t-elle une préoccupation essentielle de l’action politique intérieure de l’UN ? La course sera lancée avec un code de conduite strict. Il faudra présenter le candidata sous un autre jour.
A vos marques…Prêt…Partez.
Herbert Houngnibo
Animation de la vie politique : Le parti de Rafiatou Karimou en Conseil national demain
avril 8, 2010
Le samedi 10 avril 2010 se tiendra à Sakété le Conseil national du Front d’éveil pour le développement (Fed). Un rendez-vous qui annonce le retour sur scène de Rafiatou Karimou après une longue absence pour des raisons de santé.
Sakété attend l’événement ! Les petits plats sont mis dans les grands pour en faire une réussite totale. Il s’agit du Conseil national du Front d’éveil pour le développement (Fed). Sont attendus à ce rendez-vous les membres du bureau directeur national, les bureaux des fédérations au niveau des départements et les responsables des organisations des jeunes et des femmes du parti. L’événement de Sakété aura un cachet spécial parce que c’est la première manifestation officielle de la présidente du parti après son retour de la France. Ensuite, il y a que ce Conseil national intervient à moins d’un an des législatives et présidentielles de 2011. La mobilisation des troupes est donc un impératif pour toutes les forces politiques. Rafiatou Karimou et les siens ne veulent pas être du reste. Créé en octobre 2006 à Cotonou, le parti a déjà pris part à deux élections à savoir les communales et les législatives dernières.
Le camp Abiola prend peur
Selon les dernières informations qui nous sont parvenues, l’annonce du Conseil national du Fed à Sakété fait peur déjà aux partisans du ministre François Abiola. Ces derniers, de sources crédibles entendent organiser une contre manifestation le même jour et à la même heure à Sakété. Certains parlent même de meeting géant. Or, la réalité sur le terrain aujourd’hui est que les forces politiques largement dominantes à Sakété et même dans les environs sont le Madep et le Fed. Le reste se passe de commentaire.
E.B
Après la rencontre du palais : L’UN confirme la démission des ses membres de la Cps
avril 8, 2010
Les membres de l’alliance politique « Union fait la Nation » sont décidés à ne pas accompagner la Lépi tant que le consensus n’est pas réalisé. Tout en réaffirmant leur soutien au rapport du groupe de travail, ils se désolidarisent de toute démarche tendant à démarrer le recensement porte-à-porte sans trouver de solutions aux dysfonctionnements relevés par le groupe de travail. Ils l’ont reprécisé dans le présent communiqué pour prendre l’opinion nationale et internationale à témoin. Et pour marquer sa réserve , ‘alliance confirme la démission de ses membres de la Cps/Lépi.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le 6 avril, à l’invitation du Chef de l’Etat, une délégation de l’Union fait la Nation a pris part à une séance de concertation sur le rapport élaboré par le Groupe de travail spécial constitué à la suite d’une précédente séance de travail tenue le 9 mars dans le but d’évaluer le processus d’établissement de la LEPI.
L’Union fait la Nation se réjouit que les travaux du Groupe de travail aient confirmé le caractère illégal, opaque et confus des opérations effectuées jusqu’à ce jour, notamment la cartographie censitaire. Appréciant en effet les résultats de cette opération, le rapport mentionne :
· Des cas de non dénombrement de ménages ;
· Des cas de dénombrements fantaisistes de ménages ;
· Des données statistiques contestables dans nombre de départements du pays (par exemple, 477 villages et quartiers de ville au lieu de 311 dans le Borgou ; 355 villages et quartiers de ville au lieu de 380 dans l’Atacora ; population de 8 ans et plus supérieure à la population totale estimée pour la même période dans le Plateau, etc.…)
· Délimitations imprécises et bases non stables des villages et quartiers de ville ;
· Non publication de la liste exhaustive des données stipulées à l’article 24 de la loi »
L’Union fait la Nation constate que les exposés des responsables de la MIRENA , loin de dissiper les craintes, n’ont fait que confirmer le caractère suspect des résultats. C’est ainsi qu’à titre d’exemple, le nombre d’enfants de moins de 8 ans ne serait que de 30.000 dans tout le département de l’Alibori.
C’est ce qu’a rappelé l’Union fait la Nation lors d’une longue concertation en comité restreint dans la salle d’audience du Chef de l’Etat, en présence des Représentants de l’Union européenne et du PNUD.
Dans ce cadre, l’Union fait la Nation a rappelé l’observation du Groupe de travail en ce que « le fait qu’une échéance fixe soit agitée comme un chiffon rouge
Entraîne autant de précipitation que de crispations nuisibles à la sérénité des activités techniques ainsi qu’à la préservation du consensus politique ». Elle a également rappelé la recommandation n° 3 du Groupe de travail qui demande d’ « assurer une gestion plus réaliste et avisée du chronogramme pour éviter les suspicions nuisibles au consensus politiques et à la sérénité des techniciens chargés de la mise en œuvre des opérations ».
L’Union fait la Nation tient à porter à la connaissance de l’opinion publique ces points de vue qu’elle a développés au cours de la concertation en comité restreint. Elle soutient les conclusions du Groupe de travail, notamment la nécessité « d’organiser la suite du processus du RENA de manière à réussir les phases à venir ». Elle exige par conséquent leur mise en œuvre avant la poursuite des opérations, en particulier avant le démarrage des opérations de recensement porte à porte.
L’Union fait la Nation se désolidarisera de toute opération engagée dans la confusion actuelle et en violation du consensus que constitue le Rapport du Groupe de travail. A cet effet, elle confirme les démissions de ses représentants à la Commission politique de Supervision.
Fait à Cotonou,le 7 avril 2010
Le Coordonnateur général de L’UNION
Kolawolé A. IDJI
Réalisation de la Lépi : L’Union européenne réaffirme son soutien au processus
avril 8, 2010
Les partenaires au développement impliqués dans le processus de réalisation de la Lépi suite à la rencontre du mardi au Plais de la République ont fait sortir un communiqué de presse. Ils réaffirment à cette occasion leur engagement à appuyer le Bénin pour la réalisation de ce précieux outil. Voici l’intégralité du communiqué.
Déclaration de L’Union européenne
L’Union européenne, représentée par l’Ambassade de France agissant en qualité de Présidence locale, les Ambassades de la République Fédérale d’Allemagne et des Royaumes de Belgique, du Danemark et des Pays-Bas ainsi que la Délégation de l’Union européenne près la République du Bénin:
- réitère son attachement à la réalisation d’une Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI) en République du Bénin et ce, conformément aux engagements pris par les Autorités béninoises dès 1998 et formalisés par un dispositif législatif;
- salue le dialogue poursuivi par la classe politique, le Gouvernement, les organes en charge de la LEPI et les acteurs de la vie sociale en vue de l’apaisement des tensions entourant le processus de la LEPI et prend acte des conclusions, propositions de solutions techniques et politiques et recommandations telles qu’élaborées dans le rapport du Groupe de travail sur le processus de la LEPI; note en particulier que ce rapport ne préconise pas l’interruption dudit processus mais soumet des propositions constructives aux différents acteurs afin de l’améliorer;
- invite les acteurs concernés à réaliser et préserver un consensus satisfaisant pour permettre d’organiser des élections libres, fiables et crédibles et considère la réalisation de la LEPI comme l’un des éléments-clefs de la consolidation démocratique au Bénin;
- réaffirme sa confiance dans les institutions et les acteurs de la République pour parvenir à un tel résultat qui répond à l’intérêt national et confirmera le rang et l’image de la République béninoise et de son caractère démocratique sur la scène internationale, continentale et régionale;
- confirme son appui technique et financier dans le cadre du projet PAREL géré par le PNUD en soutien aux opérations de la MIRENA et de la CPS et invite ces organes à poursuivre leurs travaux dans un esprit de transparence et de communication aussi bien à l’égard de la représentation nationale, de la classe politique que du peuple béninois dans son ensemble.
Fait à Cotonou le 06 avril 2010
Sortie de la Crise de la Lépi : Toujours des fuites en avant
avril 8, 2010
Au lieu de conclure simplement à la pause pour gagner du temps et avancer dans le processus de la Lépi, la rencontre du palais a été une rencontre de plus. La conclusion de l’élaboration d’un chronogramme pour appliquer les recommandations du rapport du groupe de travail est un choix délibéré à faire du surplace.
De façon courageuse et sincère, le Chef de l’Etat qui sait que le rapport appelle une pause et une correction, devrait accéder à cette exigence d’aujourd’hui si tant est que la volonté existe pour réaliser une Lépi transparente, fiable et consensuelle. Face à l’ampleur des dysfonctionnements relevés, les partisans du Chef de l’Etat n’ont pas eux-mêmes cru devoir dire autre chose au palais mardi dernier. Seule l’opposition, dans sa logique a réaffirmé sa position pour qu’on ne poursuive pas le processus dans la médiocrité et en continuant de violer la loi. La cartographie censitaire doit être reprise et c’est le nœud gordien qu’a réaffirmé le Président de l’Union fait la Nation, M. Bruno Amoussou par exemple. Car, si la loi demande de donner des numéros aux maisons et cases afin que les citoyens puissent se faire enregistrer sur cette base, comment peut-on de façon transparente recenser les gens si la cartographie n’est pas fiable et exhaustive ? Comment corriger la situation créée avec les cases qui se sont ajoutées dans certains villages ou que l’on a diminué dans d’autres ? Voilà des faits qui sont réels et sur lesquels on ne peut pas fermer les yeux et décider de démarrer le recensement électoral. Mais au lieu de s’engager pour vider rapidement ces erreurs en décidant de faire les corrections, la rencontre a abouti à la recherche d’un chronogramme pour appliquer une feuille de route non définie. Et le fait de demander que les membres du groupe de travail se rendent disponibles ne rassure guère sur un recours à leur service en tant qu’entité. D’ici à là, ce serait les membres favorables pour la poursuite qui seront appelés pour continuer la marche et on prétendra toujours que les membres du groupe sont associés. Il aurait fallu trancher clairement le mercredi matin pour que chacun soit fixé. Que le rapport serve de référentiel ne veut absolument rien dire. A cette allure où chacun semble campé sur sa position avec le rapport pour paravent, les députés majoritaires risquent de poursuivre leur marche pour corser la note bientôt au parlement, malgré la décision sans surprise de la Cour à laquelle ils étaient déjà préparés. Au lieu qu’on assiste à des concessions de part et d’autre en respectant surtout la loi, chacun a simplement refusé de démordre. Et le jeu se poursuit au détriment de la Lépi.
Guy Constant Ehoumi
Quatre ans d’exercice de pouvoir de Yayi Boni : Les Fcbe de Parakou trouvent des motifs de satisfaction
avril 8, 2010
Il y a quatre ans déjà que le Chef de l’Etat le docteur Boni Yayi a pris le commandement de la République. Quatre ans après l’exercice de son pouvoir, la coordination communale à Parakou de la Fcbe trouve des motifs de satisfaction dans la gestion de l’homme. Elle a animé à cet effet le 5 avril 2010 une conférence publique pour l’exprimer.
Quatre années déjà de pouvoir sur les cinq à passer, la coordination de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) de Parakou, pense que le Chef de l’Etat le docteur Boni Yayi, est déjà presque à terme de son mandat. Cette coordination pense que même s’il n’est pas encore à la fin, son mandat peut être déjà évalué. Et c’est à cet exercice que la coordination s’est adonnée. Le regard rétrospectif de cette coordination sur le temps déjà passé par le Chef de l’Etat et les actions qu’il a posés, et les autres actions en cours d’exécution font dire à cette coordination que le Président Yayi Boni a eu à faire beaucoup de choses pour notre pays le Bénin et qu’il y a donc des motifs de satisfaction dans le bilan de ce dernier. La coordination a cité entre autres la gratuité de la césarienne, la gratuité de l’enseignement maternel et primaire, la gratuité au niveau supérieur pour les non secourus et non boursiers, le reversement des enseignants contractuels en permanents d’Etat, les microcrédits aux plus pauvres. La réalisation de certains grands chantiers tels l’agrandissement de l’aéroport de Cotonou, la construction des échangeurs, le bitumage de certains axes sur tout le territoire national n’ont pas été occultés. La coordination estime que le docteur Yayi Boni a donné un coup d’accélérateur au développement du Bénin lors de sa mandature en cours de finition. Elle estime qu’on ne change pas l’équipe qui gagne. La coordination rassure le président Yayi Boni de son soutien.
Boniface Kolawolé Biaou
Adieu Camarade Fantodji !
avril 8, 2010
Un communiqué laconique émanant du parti communiste béninois a fait état de la transition du camarade Pascal Fantodji vers l’infiniment grand. Il est donc décédé. Le responsable aux relations publiques du parti communiste, faisant office de porte-parole a annoncé qu’il s’est éteint le 05 Avril 2010 des suites d’une maladie. Pascal Fantondji mérite un hommage appuyé du peuple béninois. Il mérite des funérailles grandioses. Sans le parti communiste du Dahomey, la démocratie d’aujourd’hui n’existerait. C’est sous la direction éclairée de ce mathématicien de service que les masses populaires de nos villes et de nos campagnes se sont révoltées contre l’oppression et la dictature sans cause du régime militaro-marxiste. Le Parti Communiste du Dahomey a mené une lutte méthodique pour semer les bases d’une alternance forcée en 1989 et 1990.
Pascal Fantodji est un symbole du communisme au Bénin. Il a cru à la dictature du prolétariat. Il a consacré sa vie à la formation des cadres pour l’avènement d’une société juste. Ancien candidat à la présidentielle de 1991, l’enfant rebelle de Djakotomey a cru qu’il était possible de convaincre le peuple par les idées .C’était une erreur de compréhension sociologique. Les néocolonialistes ont vite fait d’introduire l’achat des consciences dans les nouvelles mœurs politiques du pays. Le communisme était son âme, sa force et sa prière. Il a cru durant toute son existence qu’il était possible de renverser la bourgeoisie compradore. Jusqu’à son dernier souffle, il n’a pas pu le faire. Au contraire, son parti, le PCB a été secoué par une dissension interne. Les anciens communistes s’accusent de révisionnisme Kroutchévien. Les dissidents du Parti Communiste Marxiste Léniniste du Bénin (PCMLB) sous la houlette de Me Magloire Yansunu ont pris la tangente pour des raisons d’ordre idéologique. En fait, les camarades Magloire, Séraphin, Luc et autres ont reproché au bureau politique du parti de s’être rapprochés des tortionnaires d’hier, démocrate de l’époque. L’argumentaire a été rejeté par le bureau de Pascal Fantodji. Bref, Pascal Fantodji n’a pas vécu inutilement. Seulement, il n’aura pas réussi à consolider les bases du parti. La dissension est l’expression de l’échec d’une cohésion.
Le communiqué du parti que dirige Pascal Fantodji apprécie la perte de cet intellectuel émérite, tel Castro affaibli par la maladie : » Cette disparition représente une immense perte pour le mouvement communiste et révolutionnaire du Bénin et d’Afrique, ainsi que pour les travailleurs, la jeunesse progressiste et les peuples de notre pays « . La disparition de Pascal Fnatondji est une énorme perte. Le silence des services publics de presse est une faute déontologique et un vide historique. Cet homme mérite un documentaire. Mais ce n’est pas la faute à la presse. En effet, nos hommes politiques refusent souvent toute initiative allant dans ce sens. Impossible de rédiger un essai sur leurs exploits de leur vivant. Soit, ils n’ont pas le temps soit ils y se réservent par rapport au coût. Pascal Fantodji est inconnu des enfants de la conférence nationale. Et pourtant, il est le fondateur et premier secrétaire du Parti Communiste du Bénin (PCB). Les témoignages qu’on invente après la mort d’un personnage sont hypocrites. Le camarade Fantodji a marqué son temps. Il a besoin d’un hommage digne de son courage. La chute du communiqué du Parti Communiste du Bénin éclaire l’état de la continuité du service public : » Le Parti Communiste du Bénin appelle les communistes, les révolutionnaires et patriotes du Bénin à transformer cette immense douleur en une force pour la réalisation de l’objectif pour lequel Pascal Fantodji a consacré toute sa vie : la révolution « .
La révolution est nécessaire pour que le peuple puisse se réconcilier avec lui-même. Sans révolution, il n’y a pas d’émergence. Je ne connais aucun pays du monde qui ait pu émerger sans une révolution c’est-à-dire sans sacrifice et esprit de justice. Le Parti Communiste du Bénin (PCB) pour l’honneur et le respect de la mémoire de Pascal Fantodji doit initier avec l’international communiste un Colloque panafricain sur l’œuvre et la vie de ce combattant de la liberté. Cuba peut bien aider à la concrétisation de cette œuvre d’utilité publique pour la jeunesse révolutionnaire.
Herbert Houngnibo
Marche forcée pour une Lépi non consensuelle : La coalition Abt met le gouvernement et la Cps en garde
avril 8, 2010
Les acteurs politiques les plus concernés par la Lépi pour les élections au Bénin continuent de donner de la voix. La coalition Abt 2011 à travers un communiqué met en garde le Gouvernement, la CPS-LEPI et autres organes techniques contre la poursuite de la réalisation d’une LEPI non consensuelle. Cette réaction vient conforter la majorité qui réclame plus de transparence dans le processus.
La coalition Abt-2011 ne veut pas se laisser prendre au piège d’une Lépi qui n’est pas suivie et contrôlée par toute la classe politique béninoise. A travers un communiqué, elle fait observer que les conditions actuelles, à savoir : le temps matériel nécessaire, l’environnement de crise politique, économique, sociale et morale, ne garantissent pas la réalisation d’une Lépi fiable. Elle propose de réaliser plutôt pour les élections de 2011, une bonne cartographie censitaire et un recensement électoral national approfondi (RENA) correct. Quitte à poursuivre calmement le processus de la Lépi après 2011. De plus, la Coalition ABT 2011 met en garde le Gouvernement, la Cps-Lépi et autres organes techniques contre la poursuite de la réalisation d’une Lépi non consensuelle. Elle prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale contre l’entêtement du Gouvernement à réaliser une Lépi taillée sur mesure, source de troubles dont il sera tenu pour responsable.
Avec ce communiqué de l’autre grande alliance en lice pour les élections de 2011, on constate alors que ceux qui souhaitent la Lépi forcée et illégale selon la loi et dénuée de consensus sont réellement minoritaires. Cela demande donc que les personnes en charge du processus écoutent les différentes remarques et en tiennent compte pour améliorer le processus qui est de loin aussi une panacée pour des élections fiables. Deux cas dans la sous région en sont des exemples palpables de la possibilité d’un montage grotesque de fraude par des experts informaticiens. Les partisans de ABT ne veulent pas que le Bénin rejoigne cette liste.
Communique de presse de la coalition abt 2011 sur la réalisation de la Lépi
Depuis un certain temps, de sérieux et persistants problèmes se posent dans la réalisation de la Liste Electorale Permanente informatisée (Lépi).
Sa Commission Politique de Supervision (CPS) et sa MIRENA n’ont pas été épargnées par ces problèmes.
Pour pallier ces difficultés, une rencontre du Chef de l’Etat avec la classe politique et les organisations de la société civile a débouché sur la mise en place d’un Groupe de travail chargé d’améliorer la réalisation de la Lépi.
Le rapport de ce Groupe de travail soumis au Chef de l’Etat révèle de sérieux dysfonctionnements qui confirment les appréhensions émises par les différents acteurs politiques et la société civile.
Partant de ces dysfonctionnements, les Elus de la Nation ont, entre temps, abrogé la loi instituant la Lépi. Mais la Cour Constitutionnelle par la Décision DCC 19-949 du 05 avril 2010 a déclaré cette loi contraire à la Constitution.
Face à cette situation, la Coalition ABT 2011 prend acte du contenu du rapport du groupe de travail et de la Décision de la Cour Constitutionnelle.
La Coalition ABT 2011 se prononce sans équivoque en faveur d’une LEPI juste et transparente comme elle l’avait déjà exprimé dans un précédent communiqué de presse
La Coalition ABT 2011 fait observer que les conditions actuelles (le temps matériel nécessaire, l’environnement de crise politique, économique, sociale et morale), ne garantissent pas la réalisation d’une Lépi fiable.
C’est pourquoi, la Coalition ABT 2011 recommande de concentrer les efforts pour la réalisation effective d’une bonne cartographie censitaire et d’un recensement électoral national approfondi (RENA) correct pour la conduite des élections de 2011.
Il est entendu que la réalisation de la Lépi est un processus qui peut se poursuivre au delà des prochaines élections.
La Coalition ABT 2011 met en garde le Gouvernement, la CPS-Lépi et autres organes techniques contre la poursuite de la réalisation d’une Lépi non consensuelle.
Elle prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale contre l’entêtement du Gouvernement à réaliser une Lépi taillée sur mesure, source de trouble dont il sera tenu pour responsable
Fait à Cotonou, le 07 avril 2010
Pour la Coalition ABT 2011,
Razacki AMOUDA ISSIFOU
Réaction de Dassoundo après le verdict de la Cour constitutionnelle : « Nous devons faire en sorte que la Lépi soit gérée politiquement »
avril 8, 2010
Le premier vice-président de l’Assemblée nationale André Dassoundo, membre de la Cps lépi a réagi hier au Palais des Gouverneurs suite au verdict de la cour constitutionnelle qui casse la loi abrogative de la Lépi. Dans sa réflexion, le président Dassoundo pense que la loi est attaquée et cassée parce qu’elle abroge. Une loi corrective n’aurait pas été facilement attaquable devant la Cour. Il constate que le départ des membres de l’opposition de la Cps, est un mauvais signal. Au lieu de conclure à une victoire d’un camp sur l’autre, il exhorte toutes les parties à regarder du coté des conclusions du groupe de travail afin d’aller vers une Lépi consensuelle. Il précise que la Lépi actuelle a beaucoup de chance pour aboutir après 2011. C’est pourquoi il préconise une élection classique en 2011.
Quelle réflexion vous inspire la décision de la Cour constitutionnelle au sujet de la loi abrogative cassée ?
Je pense que les juges sont partis sur la base de l’interprétation que le droit leur permet pour déclarer non conforme à la constitution la loi abrogative. Il est vrai qu’une loi d’abrogation est susceptible d’être attaquée facilement devant la Cour. Une loi de correction, aurait été un peu difficile à attaquer. Ceci étant, nous devons respecter les décisions de la Cour qui sont des décisions sans recours. A partir du moment où la loi est cassée, nous devons faire en sorte que la question soit gérée politiquement. S’obstiner à réaliser une lépi croyant que c’est la victoire d’un camp sur l’autre parce que la Cour a dit que la loi abrogative est contraire à la constitution serait une erreur. Parce que ça va nous amener au dérapage. Si la liste est faite dans les conditions actuelles, elle sera contestée. Et si nous allons aux élections sur cette base convenez vous avec moi que d’office elle sera forcement contestée. C’est pour cela qu’il faut regarder du coté du rapport du groupe de travail. Ce soir nous allons nous retrouver au palais avec le chef de l’Etat. Il faut que nous fassions l’effort de marquer une pause pour analyser ce rapport et que toutes les parties puissent accorder leurs violons. Au-delà des lois, du bon sens, ce que nous avons de plus cher dans notre pays, c’est la paix. Si la paix arrivait à être menacée, tout le soubassement de notre démocratie sera en danger. La crédibilité de notre jeune démocratie est en jeu. Je pense au delà de tout que là où on est arrivé, on doit faire en sorte que le consensus règne. Le départ de nos collègues de l’opposition est un mauvais signal. La Lépi doit être conduite par l’opposition et la mouvance. Il est vrai que leur départ n’empêche numériquement pas la Cps de continuer. Nous devons aller de façon objective. Nous devons laisser le temps au temps. C’est-à-dire que ce n’est pas obligatoire d’aller à une élection en 2011 avec la Lépi. Nous pouvons faire une élection classique. Et reprendre la Lépi dans une période neutre à partir de 2011 et 2012. Puisque nous sommes dans les délais limites, et que nous nous soupçonnons, nous pensons que si nous sommes tous d’accord on ne peut pas faire une Lépi dans la précipitation. Nous savons tous qu’une Lépi précipitée nous amènerait là où personne ne souhaite. Et si nous nous organisons un peu plus, on peut réussir une élection classique en 2011. C’est vrai que les élections communales nous ont révélé les limites de ce qu’on faisait. Je vais souhaiter que les conclusions du groupe travail soient passées au peigne fin. Il y a de fortes chances que la Lépi soit prête après 2011. Aujourd’hui la tension est trop forte, le soupçon très élevé et le risque de dérapage est là. Tous le monde est sous tension.
Le bruit court que vous vous apprêtez à démissionner comme les autres membres de la Cps, membres de l’Union fait la Nation. Réaction.
Nous sommes dans le débat pour la réalisation de la Lépi à la Cps. C’est vrai que nous les députés qui sommes à la Cps et désignés par l’Assemblée sommes d’accord pour réaliser la Lépi. Maintenant que nous avons des problèmes, il faut trouver les solutions. Nous avons demandé ensemble qu’un groupe de travail siège et nous propose la porte de sortie. Nous allons ce soir nous retrouver pour analyser les conclusions du groupe. Si on convient que le processus peut se poursuivre, nous irons, mais, par contren s’il est nécessaire d’arrêter le processus dans l’intérêt de la nation, nous allons nous plier.
Partagez vous les mêmes inquiétudes que les députés de l’opposition ?
Je ne sais pas ce que les députés de l’opposition ont décidé de faire. Au delà de ce que nous appartenons à des grands ensembles, nous avons des convictions propres à chaque groupe, à chaque individu. C’est d’ailleurs sur ces bases que nous fonctionnons, nos convictions ne nous permettent pas de trahir le peuple, de faire des choses qui vont créer le trouble dans le pays. A l’inverse de ce que les autres pensent ou font, nous estimons qu’il faut d’abord voir la conclusion du groupe de travail. Parce qu’il ne faut pas être comptable de tout ce qui est mis sous la table. A des moments donnés, il faut savoir s’arrêter. Je pense que je n’ai pas démissionné pour le moment et je continue de croire qu’il y aura une porte de sortie.
Y a-t-il des points de désaccord entre le président de la République et vous sur la lépi ? Qu’est ce vous lui dites au cours de vos multiples rencontres depuis que la tension a commencé à la Cps ?
Ce n’est pas ces temps-ci seulement que nous rencontrons le président de la République. Chaque fois que nous nous rencontrons, j’essaie de lui parler franchement. Et le président de la République a le sentiment que nous disons la vérité. C’est pourquoi il a le plaisir de nous recevoir régulièrement. Nous dialoguons pour le bien du peuple. Moi aussi en ma qualité d’élu à l’Assemblée, j’ai la responsabilité de lui faire le point
Propos recueillis par Tobi P Ahlonsou
avril 7, 2010




