Fin de la sensibilisation des journalistes et de la société civile de l’Uemoa : Les participants recommandent plus de vulgarisation

avril 8, 2010

Le séminaire de 72 heures organisé par la Cour de justice de l’Uemoa à l’intention des journalistes et membres de la société civile a pris fin hier à Cotonou. Les participants ont souhaité que la vulgarisation des textes de l’union se poursuive pour atteindre davantage de cibles.

Depuis hier jeudi 8 avril 2010, le séminaire régional de sensibilisation des journalistes et membres de la société civile des Etats de l’Uemoa sur le droit communautaire, a pris fin à Cotonou. Organisée par la Cour de Justice de l’institution sous-régionale présidée par M. Abraham Zinzindohoué, cette rencontre a regroupé une quarantaine de participants dont trois journalistes et deux membres de la société civile de chaque Etat de l’Union.
A la fin de cette rencontre, les participants ont formulé plusieurs recommandations. Entre autres, ils ont demandé qu’un prix de meilleure application du traité et des normes de l’Union soit décerné au pays qui en donne la preuve chaque année. Ensuite, il est demandé de vulgariser les textes et normes de l’Union partout et même dans les langues nationales. Il a été aussi recommandé de faire en sorte que les fondamentaux de l’Uemoa soient intégrés aux programmes d’enseignement dans les différents pays. Les participants sont venus à ces conclusions car, le principe de la libre circulation des personnes,  biens, capitaux et services,  est consacré par le traité de l’Union, mais son application n’est pas effective à cause de la méconnaissance des normes  communautaires par les populations. Pourtant, elle apparaît comme  la clé de l’intégration, donc de la réalisation du marché commun.
Et comme ces entraves à la libre circulation des personnes et des biens  sont d’ordre juridique, politique, administratif, il faut que tout soit mis en œuvre pour sensibiliser toutes les catégories socioprofessionnelles de chaque Etat membre pour que des améliorations notables aient lieu. Ledit séminaire a été clôturé par le Directeur de cabinet du ministre en charge de la communication M. Wilfried Martin

Guy Constant Ehoumi

Partagez

Réaction du Parti politique « Uns » : Amègnissè rejoint l’UN contre la Lépi non consensuelle

avril 8, 2010

Le parti politique Union Nord sud de Monsieur  Andoche Amègnissè est aussi contre la Lépi non consensuelle. A travers le présent communiqué, il réaffirme son engagement aux côtés de l’union fait la Nation pour agir contre toute tentative visant à imposer une Lépi non consensuelle pour les élections de 2011.

COMMUNIQUE DE PRESSE
Parti Politique Union Nord Sud (UNS) et l’Opposition TSYB 2011
L’heure est grave. La démocratie béninoise chèrement acquise à la Conférence des Forces Vives de la Nation est sérieusement menacée par une instrumentalisation de la LEPI que l’on voudrait tailler sur mesure pour maintenir le pouvoir en place contrairement à la volonté du peuple souverain.
La Cour Constitutionnelle elle-même déjà taillée sur mesure ne rate aucune occasion pour démontrer qu’elle est aux ordres de la mouvance présidentielle au détriment de l’opposition. La mauvaise gouvernance, la gabegie et les prévarications ont mis notre économie à genou et provoqué le retour du FMI avec le risque d’un retour au Programme d’Ajustement Structurel (PAS).
Jamais depuis la fin du parti unique et l’avènement de la démocratie, notre cher pays le Bénin n’a été aussi mal géré, avec des tensions sociales aussi répétitives et exacerbées, caractérisées par des grèves qui paralysent tous les secteurs vitaux et menacent la paix sociale.
Les églises sont transformées en instruments de propagande politique grâce à la distribution massive de l’argent. La République du Bénin est progressivement transformée en une République bananière par un Chef qui a promis le changement et n’a apporté que la marche en arrière.
Face à ce désastre qui s’amplifie de jour en jour, une délégation des forces de l’opposition radicale extraparlementaire TSYB 2011 regroupées au sein du parti politique Union Nord Sud (UNS) conduite par son Président le Professeur Andoche AMEGNISSE, Leader de cette opposition dont le candidat à l’élection présidentielle de 2011 est Abdoulaye BIO TCHANE, a été reçue au siège national de la Coalition Union fait la Nation (UN), par les Responsables de cette coalition le Mercredi 07 Avril 2010 afin de se donner la main pour s’opposer résolument sur le terrain, à la mise en œuvre d’une LEPI forcée qui refuse de prendre en compte les préoccupations légitimes de l’opposition exprimées par la Coalition Union fait la Nation (UN) ; et d’unir leurs efforts pour mettre fin en 2011 à la marche en arrière pompeusement baptisée le CHANGEMENT.
Dans tous les cas, la démocratie triomphera en 2011 et le Bénin sera sauvé de la gabegie.
TSYB 2011, LA LUTTE CONTINUE POUR CHASSER DU POUVOIR PAR LES URNES EN 2011 CEUX QUI FONT MENTIR LE CHANGEMENT!!!

Fait à Cotonou, le 08 Avril 2010
 
Secrétaire Général du Parti Union Nord Sud (UNS),  
Mr. Alexandre John TIKPA

Partagez

Premier test de respect de la parole donnée : L’Un, le dos au mur

avril 8, 2010

La Coalition « Union fait la Nation » a donné rendez-vous ce jour au peuple béninois pour lui annoncer le nom de son candidat unique pour la présidentielle de 2011. Le respect de cet engagement apparaît comme un test pour mesurer la capacité de cette coalition à honorer ses engagements vis-à-vis du peuple dans le futur.

Si aujourd’hui, la coalition « Union fait la nation » ne rend pas public le nom de son candidat, il aura raté une occasion de prouver sa capacité à honorer ses engagements vis-à-vis du  peuple béninois dans le futur. Car, ce que le peuple a vécu jusque-là avec les hommes politiques et qui fait que les Béninois aspirent à une alternance en 2011, c’est le non respect des engagements.
Certes, la population est pressé de connaître le candidat, mais ce n’est pas elle qui a demandé à l’Union fait la Nation de lui donner un rendez-vous. A partir du moment où cette alliance, de façon responsable, a donné le rendez-vous, elle doit le respecter, quelle que soit la situation qui se présente à elle. Sauf en cas de force majeure que les Béninois apprécieront eux-mêmes.
En réalité, le respect du rendez-vous de ce jour sera un point marqué et cela rassurera le peuple sur la capacité de l’alliance à lui redonner espoir. Les leaders de l’union ont donc intérêt à faire savoir coûte que coûte le nom de leur candidat. Autrement, ils auraient mis de l’eau au moulin de ceux qui ont juré qu’ils étaient incapables de s’entendre autour d’un candidat. Et c’en serait fini du défi qu’ils ont promis de relever. Le peuple béninois ne veut plus croire aux marchands d’illusions ou à ceux qui ne tiennent pas parole.

Guy Constant Ehoumi

Partagez

Substitution du représentant de la société civile à la Cps : Pourquoi la Cour ne tranche pas le recours de Fors-Lépi ?

avril 8, 2010

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la Cour Constitutionnelle n’a pas donné suite au recours de Fors-Lépi contre le remplacement de son représentant à la Cps-Lépi. Ce recours dure plus de huit mois et pourtant elle a déjà rendu des décisions sur des faits très récents liés au même sujet.
La Constitution n’a certes pas fixé de délai à la Cour constitutionnelle pour rendre ses décisions. Mais il n’est pas exagéré de dire que la Cour est créée pour se prononcer sur des recours pour des situations d’un temps et pour les hommes de ce temps. Sinon, on n’aurait pas créé une si lourde machine qui pèse sur le budget national chaque année, comme les autres institutions de la République. Ce qui est incompréhensible dans le processus actuel, c’est que cette Cour Constitutionnelle arrive quand même à donner suite à d’autres recours depuis que Fors-Lépi a déposé le sien. Mieux, la matière dans laquelle ce regroupement d’organisations de la société civile a sollicité l’arbitrage de la cour est précise et claire. Il s’agit de la substitution de quelqu’un d’autre à son représentant à la Commission politique de supervision de la Cps Lépi. Et celui-là continue de siéger jusqu’ici. A quoi servirait une décision qui viendrait donner raison à Fors-Lépi si le remplaçant de son représentant venait à finir le mandat dans la Commission ? Si Fors-Lépi n’a pas raison, il faut que la Cour tranche. Et s’il a raison, il faut qu’on le sache aussi. On ne comprend donc pas comment on laisse des matières des mois durant et on tranche d’autres en quelques semaines.
La Cour a l’obligation de satisfaire les attentes qui ont prévalu à sa création. Elle a été créée pour que les requérant bénéficient de la réparation du tort qui leur aura été fait. Pour que le peuple béninois continue donc de reconnaître son utilité, il faut qu’elle donne satisfaction dans des délais raisonnables.

Guy Constant Ehoumi

Partagez

Poterie de Sè : Une identité qui s’impose sur le marché béninois

avril 8, 2010

A quelques quatre-vingt-dix (90) kilomètres de Cotonou, une petite localité du Sud Ouest du Bénin fait parler d’elle à travers une activité traditionnelle : la fabrication de plats, de casseroles de cuisine, de jarres, de pots de fleurs et autres objets d’art à base d’argile cuite. Votre journal vous amène à découvrir, les merveilles et la beauté de la Poterie. Une culture et un art qui s’imposent sur le marché tout en nourrissant son homme au grand dam des ustensiles modernes.

Un après midi de jeudi. Nous sommes dans une rue de Sê, un arrondissement de la commune de Houéyogbè. Malgré la chaleur, deux dames sortent, des paniers sur la tête, et se dirigent vers les bas-fonds, à la sortie du village. En fait, il s’agit des femmes qui travaillent tous les jours pour produire la poterie. L’argile, la matière première, s’achète aux abords des zones humides, dans les bas-fonds avec un panier dont l’unité de mesure est appelée « Quinsivi ». Selon les informations que nous avons reçues sur place, le « Quinsivi » est vendu à 500 F Cfa, un peu moins d’un Euro. Là-bas, dans les bas-fonds, c’est une autre industrie et un autre monde qui récupèrent la boue argileuse pour la revendre. C’est au retour de ces femmes que le travail d’équipe commence. Ces bonnes dames se sont constituées en une association dénommée Groupement des femmes potières de Sè (Gfps) dont la Présidente est Madame Béssan Houingan Denise. C’est un groupement de douze femmes spécialisées dans la fabrication de la poterie. Aux dires de ces femmes, le travail se fait tous les jours, sur commande ou non. La matière première ramenée des bas-fonds est séchée au soleil puis trempée dans de l’eau et pétrie avec les pieds et les mains. Un véritable travail traditionnel. Vient ensuite le moment décisif : le façonnage de l’argile pétrie en différents objets de cuisine, de décoration et parfois de construction (Tuile). Une journée entière de soleil permet de sécher l’article au « four » pour le rendre dur. La cuisson des tuiles, quant à elle, dure dix heures de temps en moyenne et celle des canaris cinq heures. Voilà en substance comment se font les jarres dont la seule évocation fait penser à l’arrondissement de Sè dans la commune de Houéyogbè.

Le groupement : une entreprise

Le groupement est une organisation bien structurée et gérée par une Présidente, Madame Béssan. Elle est assistée d’une Vice-présidente et d’une secrétaire Générale. Le groupement a bénéficié d’un terrain de l’administration locale et d’un fonds canadien, ce qui lui a permis de construire un siège et d’obtenir le matériel nécessaire pour la bonne marche du travail. Les activités du groupe sont financées par la Caisse locale de crédit agricole et mutuel (Clcam) de la localité. Les recettes sont gérées de la manière la plus simple et sur avis consultatif de tous les membres. Une partie constitue le fonds de roulement, une autre est épargnée pour rembourser les crédits et la troisième partie est distribuée aux membres pour subvenir aux besoins quotidiens des ménages. Les commandes sont directement livrées aux clients alors qu’une boutique au bord de la voie Cotonou – Azové sert à l’exposition de l’autre partie de la production. Il est à noter que les activités sont plus intenses en période de sécheresse. Pendant la pluie, le travail tourne au ralenti parce que les bas-fonds sont inondés. Dans ce cas, l’extraction de l’argile devient chose difficile. Le « Quinsivi » d’argile devient cher sur le marché et la production n’est plus rentable. A part le groupement,  il y a des actions individuelles. Des femmes travaillent donc dans le secteur en individualité. La poterie de Sè a une histoire et une bonne partie de sa population s’y adonne avec aisance. Pour ce qui est de l’impact économique, les enquêtes ont révélé que cette activité influe positivement sur l’économie de Sè. C’est l’une des activités qui ont financé, en partie, à travers les taxes perçues, la construction du marché de l’arrondissement.  Elle emploie une main d’œuvre considérable et procure aux ménages la majeur partie du revenu familial. Elle attire également les touristes en visite ou en transit dans le Département

« Un plus au budget familial  »

Selon les membres du groupement, le travail occupe pratiquement toute la journée et elles ne peuvent que féliciter leurs époux qui comprennent bien les enjeux. Elles affirment qu’ils les aident énormément, ce qui fait que le ménage n’en prend pas un coup. Le revenu de chaque membre du groupement est une bouffée d’oxygène pour le budget familial, ont-elles aussi reconnu. Elles estiment toutefois que parfois elles enregistrent des pertes dans la fabrication et la vente, ce qui a une influence sur le gain mensuel. C’est la seule occasion où le mari trouve à dire sur « ce travail qui retient sa femme au dehors toute la journée ».

Histoire de la jarre

Selon la légende, une femme originaire de Sè aurait épousé un chasseur dans un village d’à côté (Djrè). Un jour, le mari est allé à la chasse et a vu des génies en train de travailler l’argile pour lui donner la forme d’une jarre. Impressionné, le chasseur est revenu rapporter la découverte à sa femme et a souhaité qu’elle le suive le lendemain pour aller voir ce qui se fait dans la brousse. La dame de retour a rapporté la découverte à ses parents à Sè qui ont voulu qu’elle mette la technologie au service de ses sœurs avant de regagner le domicile conjugal. Depuis, la pratique s’est perpétuée et est devenue l’une des grandes activités génératrices de revenus dans la localité. Elle se transmet de la mère à la fille et fait partie intégrante, de nos jours, de l’identité culturelle de Sè.

Médard Essiu (Coll)

Partagez

Exposition anarchique des aliments le long des voies au Bénin : Un phénomène qui interpelle le ministère de la santé (Le cas du tronçon Calavi-Godomey encore criard)

avril 8, 2010

Depuis deux ans, la voie Calavi-Godomey est en reconstruction. Ce qui expose  malheureusement tous les alentours et même tout ce qui passe,  à la poussière et parfois à la boue. Sur ce tronçon,  des aliments  prêts pour la consommation sont installés sans grande mesure hygiénique. Selon les agents d’hygiène et de santé, cette exposition anarchique des nourritures a des  conséquences fâcheuses sur la santé des consommateurs.

L’exposition d’aliments sans aucune précaution aux abords du tronçon Godomey-Calavi est une réalité qui, actuellement, est dénoncée par les consommateurs de ces deux villes. Mais ceux-ci n’ayant pas une association pour défendre leurs intérêts, n’arrivent  jamais à s’extérioriser à propos de ces dysfonctionnements. Le constat est là. Il suffit de faire un tour à Godomey où le phénomène est très poussé, pour s’imprégner du danger sanitaire qui guette les consommateurs.  Viande de porcs, beignets d’haricot et de maïs, ignames frites,  du pain  sont les nourritures qui, pour la plupart, subissent  le sort de la poussière.  « Nous n’avons jamais voulu faire du mal à qui que ce soit en étalant nos marchandises le long de la voie », ont  déclaré les vendeuses de pain,  à l’entrée du pont de Godomey. Toutefois, celles-ci  avouent que de temps à temps, elles sont confrontées à la mévente. Pour elles, la solution à cette mévente serait de faire découvrir leurs produits pour attirer la clientèle. Tout comme M. Sylvain Tozé, plusieurs autres agents d’hygiène révèlent que les risques sanitaires que courent les consommateurs de ces nourritures non couverts  sont énormes. Les maladies résultant de cette pratique qu’ils qualifient de mauvaise, sont essentiellement diarrhéiques et cholériques. Selon leurs explications, ces maladies sont causées par les microbes qui sont transportés avec la poussière. La situation de mauvaise  alimentation que vit le pays doit préoccuper les uns et les autres en l’occurrence l’Etat à travers son département en charge de la santé. La mauvaise consommation et la malnutrition se posent avec acuité sur tout le territoire. Cotonou et  Porto-Novo, les villes phares qui devaient servir de bons exemples aux autres localités reculées, sont malheureusement plus exposées à ce phénomène. Pour certains, la seule solution pour y remédier, est d’asseoir des  associations de défense des consommateurs, puis, sensibiliser davantage les vendeurs et vendeuses de nourritures.
 
Associations de consommateurs inexistantes

« Les difficultés rencontrées par les  citoyens  béninois dans la consommation est le fait qu’ils n’ont pas d’associations authentiques pouvant défendre leurs droits », expliquent certains observateurs. Pour ces mêmes personnes, reconnaissant que l’Etat seul ne peut pas tout faire, elles souhaitent que les béninois se penchent plus sur la question de la consommation au pays. Ceci en installant des bureaux de défenseurs des consommateurs,  lesquels seront actifs au niveau local, départemental et national. Selon leur avis, la mission de ces bureaux doit bénéficier du soutien des acteurs impliqués dans la chaîne alimentaire à tous les niveaux.

Structures d’hygiène moins actives

La santé n’a pas de prix, dit-on. Les conséquences du choléra qui a sévi dans la ville de Cotonou et dans d’autres localités du pays en 2008,  sont  encore vivaces dans les souvenirs. En entendant que ces associations naissent, l’Etat doit pouvoir prendre ses responsabilités en rendant plus dynamiques ses structures de contrôle alimentaire et d’hygiène.  Ce faisant, les  paisibles populations pourront manger sain et jouir de leur droit de consommation, rassurent les spécialistes. Ce que reproche le commun des béninois à l’Etat, c’est de n’avoir pas initié des opérations de contrôles et de sensibilisations à l’endroit des populations rurales et urbaines. Selon d’autres citoyens qui se sont confiés à nous,  le rôle que doit jouer l’Etat pour assurer la bonne alimentation des populations est  très important. 

Victorin Fassinou (Coll)

Partagez

Renouvellement des organes de gestion de la Came : Pour une politique pharmaceutique plus moderne et performante

avril 8, 2010

Adoptés en janvier 2010 en conseil des ministres, les nouveaux statuts de la Centrale d’achat de médicaments essentiels (Came), requièrent un nouveau cadre qui régira désormais le fonctionnement de la structure. Hier jeudi, il a été question du renouvellement des organes de gestion de la Came. C’est à travers l’organisation de la 1ère Assemblée générale extraordinaire de la structure pharmaceutique, tenue au Conseil national des chargeurs du Bénin, à Cotonou.

Ouverte hier par le ministre de la santé, le Professeur Issifou Takpara qui avait à ses côtés, l’Ambassadeur des Etats-Unis, Sem James Knight, Mme Janet Schulman, Directrice par intérim de l’Agence américaine pour le développement international et, des membres de son cabinet, la 1ère Assemblée générale extraordinaire de la Came, s’est appesantie sur le renouvellement des organes de gestion de la structure, conformément aux nouveaux statuts récemment adoptés. Occasion pour le président sortant du comité de gestion de la Came, M.Koffi Mévo, de repréciser dans son mot de bienvenue, qu’il sera question aux participants, d’examiner ces nouveaux statuts et autres textes juridiques, de les approuver, puis, de passer au renouvellement des organes de gestion. Pour l’Ambassadeur américain, cette 1ère Assemblée générale extraordinaire de la Came, relance la structure qui doit désormais se positionner comme un instrument de politique pharmaceutique plus moderne et performant au Bénin. Après avoir rappelé la contribution et l’engagement des Etats-Unis aux côtés du gouvernement béninois, pour garantir l’accès aux produits de santé et, lutter contre le paludisme, Sem James Knight a indiqué que les nouvelles réformes de la Came, permettront, entre autres,  de réduire la vulnérabilité du système aux détournements de médicaments et autres produits pharmaceutiques. « Ce nouveau cadre qui régira désormais le fonctionnement de la Came, contribuera à lutter contre la vente illicite des médicaments, les détournements de stocks de médicaments du secteur public et, autres défis qu’il convient de relever », a indiqué l’Ambassadeur américain. Pour le ministre Issifou Takpara, c’est un printemps qui s’ouvre pour la Came. La mise en place de nouveaux organes de gestion, signifie pour lui, la fin de la gabegie et le règne de la transparence. « Tous les hôpitaux peuvent désormais s’adresser à la Came, si et seulement si les engagements à payer les factures sont pris », a-t-il dit. Mieux, la Came qui, de fait, sera lisible et suivie de près, tant à l’intérieur que par les partenaires techniques et financiers étrangers, deviendra un fleuron à multiplier, puisque désormais, « la traçabilité du Cfa, de l’Euro ou du dollar sera une exigence dans la gestion de la Centrale » a-t-il conclu.

Dénis Magnidet

Partagez

Oeil de cerbère

avril 8, 2010

An 4  vu par Alao !
Le bilan des quatre années de gestion du pouvoir  de  Boni YAYI est globalement positif selon Alao Bouraïma, un membre du bureau politique de la Renaissance du Bénin. Il trouve toutefois que si le changement est sur orbite, il convient d’infléchir les méthodes car les habitudes ne se changent pas brutalement. Ce  qui est intéressant, c’est la loyauté qui caractérise cet acteur politique. Il est bien de savoir que son regard est constant sur le changement avec cette formule :  » là où le débat parlementaire opprime, la loi protège « . Une allusion à peine voilée à la décision de la cour constitutionnelle sur la Lépi.  Le Président devra aussi se rendre accessible à ceux qui pourraient bien l’éclairer.

Ça démarre !
La campagne pour la conquête de la Marina va être lancée avec la désignation du candidat unique de l’Union fait la Nation. Yayi Boni va se concentrer sur l’homme de Porto-Novo. Deux fronts vont s’ouvrir. Celui d’en haut avec Bio et celui d’en-bas  avec Adrien. Cette bataille avant la lettre est intéressante car elle permettra de peser dans la balance les trois officines politiques. C’est une guerre d’intelligence politique. Malheur au groupe politique qui va sommeiller en matière de la maîtrise de l’information. C’est Napoléon qui nous a enseigné que l’information, c’est le pouvoir. Kérékou en sait quelque chose.

Thomas et l’ami Blaise !
Blaise Compaoré en visite au Bénin a été reçu par son homologue, Thomas Boni Yayi. Il est bien  pertinent de demander si en fixant le Président de la République dans les yeux, Blaise ne songe pas à son ex-compagnon, Thomas Sankara. Et comme Boni Yayi  se prénomme aussi Thomas, les deux présidents demeureront amis jusqu’au moment où l’un d’entre eux ne tiendra pas parole et cherchera à éliminer son compagnon. Il faut toujours se méfier des amitiés entre un  » Blaise  » et un  » Thomas « . Historiquement, c’est Blaise qui trahit toujours Thomas.

Yayi doit être aussi investi !
La candidature de Boni Yayi devrait aussi faire l’objet d’un débat interne au sein de la majorité présidentielle. Ce n’est pas un mimétisme. Il s’agit de faire en sorte que sa candidature soit effectivement l’œuvre concertée de tous les courants politiques. Le risque est qu’il se pourrait que sa succession soit ouverte. Et les ambitions vont s’exprimer en désordre. Il vaut mieux éviter le débat pour ne pas tomber dans le piège de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) de France. A l’UMPP, il ne s’agit pas de consensus. Le candidat est connu. Le plus dur, c’est la disponibilité des mamelles financières.

Herbert Houngnibo

Partagez

Visite d’amitié du président Burkinabé au Bénin : 21 coups de canon pour séduire Compaoré (Ça cent un coup monté contre Abt)

avril 8, 2010

Après le président gabonais, c’est son collègue du Burkina Faso qui a foulé le sol béninois dans l’après midi du jeudi 08 avril 2010. Blaise Compaoré a bénéficié de 21 coups de canon comme il n’en a jamais été le cas auparavant dans notre pays…

Une opération de charme pour séduire le n°1 du Faso ! C’est de cela qu’il est question hier à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou. Vingt et un (21) coups de canon qui ont alerté les populations d’Aïbatin, Gbèdégbé et Djoméhountin. Le président Compaoré lui-même serait étonné de toute cette attention subite surtout que ce n’est pas la première fois qu’il foule le sol béninois. Selon certaines indiscrétions, le gouvernement a tout mis en œuvre pour le marquer au cours de son séjour béninois. Une attention qui n’est pas innocente. En  effet, dans sa nouvelle stratégie pour rempiler en 2011, il est question pour Boni Yayi de faire en sorte que son adversaire le plus redoutable, Abdoulaye Bio Tchané ne soit plus candidat. Une décision difficile qui ne pourra jamais être effective sans Blaise Compaoré aujourd’hui doyen des chefs d’Etat de la sous-région. Sans fausse modestie, le président de Faso reste l’un des rares chefs d’Etat de l’Afrique dont la voix a un poids. Boni Yayi veut jouer sur cette sensibilité pour enfin contraindre Bio Tchané au désistement. D’ailleurs, Le président Compaoré pour les Béninois reste l’un des parrains de celui en qui les populations dans leur majorité placent tous leurs espoirs face à l’échec combien amer du régime du changement. C’est dire qu’en dehors des manifestations officielles, les deux chefs d’Etat auront de sérieux débats à huis clos. On annonce d’ailleurs l’arrivée d’autres chefs d’Etat après Blaise Compaoré. De que faire perdre le sommeil aux partisans de Abt.

Grégoire Amangbégnon

Partagez

Désignation du candidat de l’UN : Soglo, Amoussou, Houngbédji, Fagbohoun et Sèhouéto face à l’histoire

avril 8, 2010

C’est finalement ce jour, vendredi 09 avril 2010, que l’Union fait la Nation se retrouve pour, entre autres, présenter au peuple béninois son cheval gagnant pour le rendez-vous de 2011. Une rencontre historique qui, il faut l’avouer, place chacun des leaders de l’alliance devant ses responsabilités face à l’histoire et l’avenir de la démocratie dans notre pays.

Les Béninois pourront-ils enfin pousser un ouf de soulagement ce jour ? Du moins ceux des Béninois qui croient en l’Union fait la Nation. La question mérite d’être posée. Cependant, personne ne veut se hasarder à y répondre. C’est une interrogation à laquelle ne peuvent répondre que les principaux dirigeants de l’Union. Fagbohoun, Soglo, Houngbédji, Amoussou, Sèhouéto sont-ils vraiment conscients de la responsabilité qui est la leur par rapport aux attentes des Béninois ce jour ? En réalité, selon certaines indiscrétions, on peut répondre par l’affirmative. Il n’empêche qu’il faut appeler leur attention sur un certain nombre d’éléments, dont le premier est l’impatience qui gagne de plus en plus les Béninois. Ils sont des millions à souhaiter entendre autre chose que les louanges sans cesse répétées des partisans de Boni Yayi, chantées de jour comme de nuit. Avec le report de la désignation, vendredi dernier, la plupart de nos compatriotes ont commencé à perdre espoir. Il est question ce jour de leur redonner espoir en procédant à tout prix à la désignation du candidat unique, fut-il un éclopé.
Le deuxième élément qui milite en faveur d’une désignation obligatoire ce jour est relatif à ce que l’adversaire d’en face pense réellement de l’Union fait la Nation. Malgré les nombreuses démonstrations de force du groupe de Bruno Amoussou, Boni Yayi et son entourage continuent de répandre  dans l’opinion publique qu’il leur sera impossible d’aller au bout de leur logique en désignant un candidat unique pour 2011. Le rendez-vous de ce jour doit pouvoir relever le défi. Plus qu’un impératif, cela devient une exigence. Fagbohoun, Amoussou, Houngbédji, Soglo et Sèhouéto doivent avoir compris cela.
Le dernier élément a trait au sens profond de l’initiative. C’est une première dans l’histoire de notre pays. Une initiative qui fait pointer une lueur d’espoir quant à l’avenir politique du Bénin en ce sens que, si elle aboutit, elle fera oublier enfin les tristes années de l’histoire de notre pays marquées par des luttes stupides entre les principaux leaders politiques de l’époque.
La rencontre de ce jour s’inscrit dans le sens de la concrétisation de ce rêve. Il suffit que le candidat de l’Union soit désigné ce jour pour que ses initiateurs comprennent que l’UN n’est pas seulement leur chose, mais plutôt celle de tout un peuple qui rêve de voir autre chose.

Euloge Badou

Partagez

Page suivante »